- Speaker #0
Bienvenue chez The Patron, le podcast qui démystifie la réussite. Ici, le syndrome de l'imposteur se transforme en courage et la chance se provoque. Je suis Elvire, coach en leadership, je suis ravie de t'avoir parmi nous. N'hésite pas à liker et partager et enjoy. Aujourd'hui sur The Patron, j'accueille Adeline Perez. Adeline est connue sur les réseaux sociaux pour son personnage et ses contes un amour de chef. Elle a rendu le prénom Elvire encore plus glamour et connu, très célèbre, très célèbre. Je suis heureuse de t'accueillir aujourd'hui sur le podcast, bienvenue Adeline.
- Speaker #1
Merci Elvire.
- Speaker #0
Quand je t'ai contactée la première fois, c'est toi qui m'as dit « Ah mais avec mon personnage qui s'appelle Elvire, moi j'avais même pas capté que ce personnage de DRH absolument horrible s'appelait Elvire. »
- Speaker #1
Oui, tu retires ça tout de suite, j'adore ce personnage d'Elvire. bah oui elle vire elle vire Elvire pour une RH c'est quand même magique c'est évident c'est un pote qui m'a donné l'idée c'est parfait tu connaissais le prénom Elvire ou c'est lui qui te l'a soufflé ?
- Speaker #0
non c'est lui qui me l'a soufflé il m'a dit mais attends ton personnage de RH il devrait trop s'appeler Elvire j'étais ah mais oui t'as remarqué aussi qu'elle boit un verre de scotch avec des rouleaux de scotch c'est parce que c'est un verre de scotch ça je l'avais vu je l'avais capté quand tu l'as expliqué pour tous les gens débiles comme moi qui comprenaient pas tes blagues non mais j'ai des amis très proches qui qui...
- Speaker #1
qui disent « Ah, le verre de scotch, ça y est, je l'ai ! » Donc, je ne juge pas.
- Speaker #0
Ok, merci. Moi, je suis contente quand il y a des personnes comme toi qui, un, font des blagues sur des sujets intéressants et qui nous permettent d'apprendre des choses en plus sur l'intergénérationnel, sur l'environnement de travail, prendre un peu de recul sur le management. Et je suis toujours fan quand, en plus, ces personnes mettent mon prénom. En valeur, j'ai essayé de souffler mon prénom. Je pense à toutes mes potes qui ont eu des filles. Il n'y a personne qui l'a choisi. Donc au moins, je suis contente que toi, tu l'aies choisi. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Comment ça t'est venu cette idée d'un amour de chef ? Tu as eu un chef particulièrement adorable ?
- Speaker #1
Non, justement. Et c'était pour... Quand je me suis lancée sur les réseaux, je voulais donner des conseils aux jeunes. Sans humour ou quoi, tu vois, juste pour les aider. Parce que je voyais qu'ils ne savaient pas faire un CV, ils ne savaient pas comment répondre aux questions d'entretien, ou ils se posaient beaucoup de questions sur les rapports en entreprise. Je disais, ah, s'il y a un truc que j'ai compris, c'est les règles du jeu en entreprise. Donc, je vais aller leur donner des conseils. Mais je vais pouvoir leur donner des conseils. hyper transparent, avec beaucoup de vulnérabilité. Vraiment, leur dire ce qui se passe derrière.
- Speaker #0
Qu'ils comprennent qu'il y a un mode d'emploi, en fait.
- Speaker #1
Qu'ils comprennent, oui, voilà, les petites règles du jeu secrètes que personne ne dit, parce qu'en entreprise, ça ne se dit pas. Et je disais, je le fais pour eux. Je le fais avec le cœur. Donc, l'amour de chef, l'amour de boss, c'est moi, en fait. C'était ça. Parce que des fois, il y en a qui me disent, donc un amour de chef. Alors donc, vous êtes dans la restauration, vous faites de la cuisine. Non, non, non.
- Speaker #0
C'est le chef en mode patron, patronne.
- Speaker #1
Voilà, c'est pour ça que j'avais pris ce pseudo-là.
- Speaker #0
Et du coup, tu as fait évoluer d'un compte avec des conseils pratico-pratiques pour aider les jeunes à progressivement des mini-sketsches et des sketchs avec des personnages filés qu'on retrouve. Comment ça s'est fait cette évolution ? Tu as démarré en 2020, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, un truc comme ça. L'évolution se fait parce que sur les réseaux sociaux, tu es obligé de constamment te renouveler. Et puis, au plus tu es à l'aise... En fait, quand j'ai commencé, je n'étais pas du tout à l'aise. Si jamais tu vas voir mes premières vidéos, tu vois que c'est... Trois conseils pour... Conseil numéro... Et t'es obligée. Je suis maquillée, je suis coiffée, tu vois. Et je suis très rigide. Genre, vraiment, genre... Trois conseils... Et vous, qu'en pensez-vous ? Tu vois ? Et au fur et à mesure, tu te sens de plus en plus à l'aise à force de tourner. Parce que moi, je n'avais aucune connaissance vidéo ou quoi. Et au plus tu te sens à l'aise, au plus tu as... personnalité transparaît. Et moi, ma personnalité, c'est faire des blagues. Donc, au plus j'ai été à l'aise avec ça, au plus j'ai pu continuer à faire évoluer le compte. Et là, je rajoute les sujets qui m'intéressent. Moi, l'intergénérationnel m'intéresse énormément. Je suis très, très fascinée par la génération Z, donc je veux tout savoir sur eux. Et forcément, ça se voit dans mes vidéos.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui te fascine tant avec la génération Z ?
- Speaker #1
Leur audace, je ne suis pas quelqu'un d'audacieux, je ne me définis pas comme ça, bon apparemment je le suis un petit peu quand même.
- Speaker #0
Visiblement tu te forces bien quand même.
- Speaker #1
Mais j'admire leur audace, leur façon de dire je ne suis pas d'accord ou leur façon de poser des limites parce que moi c'est quelque chose de très difficile pour moi, de m'imposer, de mettre des limites, de dire non, tout ça c'est des trucs que je travaille encore dessus. M'exprimer, prendre la parole, eux ils n'ont pas trop de soucis, si le PDG va dire un truc en réunion... Il est possible que t'aies l'ostagiaire qui lève la main pour dire par contre je suis pas d'accord. Genre, comment ?
- Speaker #0
Chut ! Chut ! On nous a pas regardé, on a pas le droit de lever la main !
- Speaker #1
Mais qui es-tu ? Qui oses-tu pour adresser la parole au chef et tout ? Et ils ont aucun problème avec ça, et puis ils ont raison en fait. C'est bien, donc je suis très fascinée par cette génération qui change tellement de choses.
- Speaker #0
Là je revois et je mettrais des extraits dans... Bien sûr t'as beaucoup de personnages et... Et tu te renouvelles, mais il y a pour moi ces quatre personnages centraux. Il y a le chat aussi, évidemment. Le boss chat absolument...
- Speaker #1
Très toxique.
- Speaker #0
Très toxique. Hallucinant pour un chat. Mais sinon, tu as le personnage Jen qui est la génération Z.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc là, c'est la meuf la plus cool. Elle ne se laisse jamais déstabiliser. Elle met ses limites, comme tu disais. Qu'est-ce qu'elle a d'autre comme trait de caractère fort ? Oui, elle se laisse pas faire... Quand elle a fini, elle part. Parce que c'est écrit sur son contrat, elle ne va pas rester plus tard. Elle ne va pas avoir peur de contredire l'autorité. C'est de la génération zen. Elle va aller coacher la milléniale pour lui dire tu ne peux pas te laisser faire, on ne peut pas te parler comme ça, rebelle-toi.
- Speaker #1
C'est ça, c'est la zen qui coache la... Quadra en fait.
- Speaker #0
Je dirais peut-être la jeune milléniole puisque les millénioles, au bout d'un moment, ils voient ce qui se passe et ils se rebellent. Je pense que la Gen Z a un bon effet sur la milléniole et sur la génération X aussi.
- Speaker #1
Alors justement, cette génération Z, à chaque fois on la reconnaît parce qu'elle a toujours son téléphone à main, avec une coque très flashy et une attitude, comme tu disais, très audacieuse, je ne me laisse pas faire. La milléniale, on la fera à la fin. Le personnage plus âgé qui a toujours une chemise, qui est à fond dans son taf, qui se définit par son travail.
- Speaker #0
Principalement, c'est la génération X qui n'est pas comme la génération des baby-boomers. Et ça, c'est grâce aux abonnés où j'ai un petit peu plus creusé. Parce qu'à la base, je l'avais trop caricaturé. Ils disent oui à tout, ils ne contrediront jamais. Et en fait, après leur avoir parlé, je me suis rendu compte qu'effectivement, ils disent oui à tout. Non, Courvéable, merci, clairement. Mais ils sont quand même beaucoup plus sceptiques et beaucoup plus à remettre en question les choses que les baby-boomers. Ça commence à être des petits rebelles, les X. Mais par rapport à la Z, non, c'est pas encore ça. Mais le travail reste très central dans leur vie, mais pas que.
- Speaker #1
Et le Millennial ?
- Speaker #0
La milléniale est fortement inspirée de moi. Parce que pour moi, les milléniales, on est un peu coincés entre la génération X et la génération Z. On essaye un peu de faire le pont pour que les deux générations, tu vois, pour trouver des compromis, pour que ça cohabite. On a souvent du mal à se rebeller contre l'autorité. On ne sait pas trop dire non à notre chef parce qu'on nous a éduqués comme ça. À l'école, on nous a dit il y a des règles, tu obéis.
- Speaker #1
Faut être bon élève.
- Speaker #0
Il faut être bon élève. Quand tu arrives en entreprise, lui, c'est le boss. Donc, tu le respectes. OK. Ça, la Gen Z, on s'en fout complètement. C'est le boss. OK, je le respecterai quand il fera ses preuves. Tu vois, alors que nous, on est là. Ah, c'est le patron. Oui, bonjour, monsieur. Tu vois, on fait tout bien. Je ne dis pas que c'est tous les milléniaux. Parce que des fois, il y en a qui m'écrivent. Ouais, les milléniaux, on n'est pas tous comme ça. Mais en fait, la milléniaule, c'est moi.
- Speaker #1
Très inspirée de ton expérience. Ah ouais, de ouf,
- Speaker #0
de ouf. Des fois, je la caricature trop. Les gens disent, ouais, c'est trop caricaturé. Je suis là, mais non, mais c'est moi, en fait.
- Speaker #1
Et ce que j'aime bien avec ce personnage d'ailleurs, c'est qu'il y a toujours ce côté très doux, même dans les vêtements que tu choisis. Il y a cette douceur qui est représentée visuellement avec les vêtements et avec un regard qui finit souvent avec une larme de désespoir, d'incompréhension. C'est quoi le rêve de la milléniale ?
- Speaker #0
D'être reconnue. On a un besoin de reconnaissance. Alors ça s'explique parce que j'ai lu quand même pas mal de livres sur les générations pour comprendre pourquoi chaque génération est comme ça. Et les millénials, c'est vraiment parce qu'on a été élevés par les baby boomers qui, eux, ont eu une éducation assez austère et qui ont décidé de ne pas reproduire le même schéma, donc de nous chouchouter. Donc nous, on est tous persuadés d'avoir un talent potentiel caché et on a un peu cet égo un peu dissimulé. Et quand on arrive en entreprise, on se dit, est-ce que quelqu'un va voir mon... Mon potentiel, est-ce que quelqu'un va voir ma valeur ? Et c'est pour ça qu'on a autant besoin de reconnaissance et de feedback du chef. Et quand on ne l'a pas, on n'est pas bien. Et c'est pour ça qu'on est en thérapie, parce qu'on veut comprendre pourquoi notre potentiel n'est pas reconnu. Et je pense que c'est difficile pour les milléniaux d'arriver avec toutes nos illusions d'on a grandi en étant chouchouté. L'école nous a dit, surtout les écoles de commerce, vous êtes l'élite de la France. Vous allez sortir de l'école, vous aurez un travail tout de suite. et quand t'arrives dans la réalité Le marché du travail qu'on galère. Moi je sors d'école, je me retrouve au chômage.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Excusez-moi, j'ai une question. Quand j'ai fait le chèque. Oui, on a votre... Ah, j'ai eu un stage. Je peux refaire un autre stage ? Ouais, vas-y, fais 10 stages. Et après les stages, je fais quoi ? Des CDD. Ok, excusez-moi, je ne comprends pas le... Donc on a un peu ce retour à la réalité qui fait mal et... Et c'est ça qui est touchant dans les millénials, c'est qu'on s'attendait à plein de choses, et nos illusions en avaient truc, et puis ce n'est pas forcément le cas.
- Speaker #1
C'est très intéressant, je trouve, ce que tu dis, et moi je le vois même dans les accompagnements de coaching que je fais, ce besoin de reconnaissance qui génère tellement de frustration, notamment auprès de femmes qui sont intelligentes, qui travaillent très très dur, et qui ne comprennent pas ou c'est que ça ne fonctionne pas. quoi ? C'est que Comme s'il manque quelque chose dans le mode d'emploi. Parce que toi, tes personnages, ils sont quand même féminins. À part le Gen Z, peut-être qu'il est... Le X,
- Speaker #0
c'est censé être un homme.
- Speaker #1
Ouais, avec sa chemise.
- Speaker #0
Ouais, j'ai essayé de varier un peu les genres, mais c'est très féminin. J'ai une audience aussi à 60% de femmes aussi.
- Speaker #1
Ouais, donc elles se retrouvent comme des persos. En tout cas, ce que je trouve fascinant avec ton contenu, c'est que... En tout cas, moi, je le ressens que... Tu as des messages qui sont très travaillés. Ce n'est pas juste de la caricature pour faire de la caricature des différentes générations. Si vous regardez le contenu d'Edlin, vous allez apprendre des choses et vous allez comprendre par des blagues, mais vous allez quand même comprendre. Vous allez obtenir des clés de compréhension sur ces différentes générations et ça va vous permettre de mieux travailler avec toutes ces typologies. Donc, c'est vraiment, moi, je trouve que ça se voit énormément. Que tu travailles ton contenu, comment est-ce que tu fais justement pour... Je t'ai vu même avoir des invités sur... Faire quelques séquences, notamment j'en avais une sur le handicap. Comment est-ce que tu travailles pour continuer à te renouveler ? Comme tu disais, il faut se renouveler. Comment tu travailles ?
- Speaker #0
Déjà, je suis contente que les messages se voient, merci. Oui, c'est du travail parce que je ne veux pas juste raconter les choses de mon point de vue. C'est une personne. Donc j'essaie de m'entourer un maximum et de me renseigner un maximum. Donc c'est-à-dire... tous les livres qui existent sur les générations. Je crois qu'ils sont chez moi. Je les ai lus. Toutes les interviews de sociologues, anthropologues. J'ai besoin de me nourrir de ça pour travailler mes personnages. Et aussi, la source numéro un de matière, c'est les abonnés qui sont hyper ouverts à la communication, qui vont me raconter leur façon de voir les choses. Et c'est comme ça que je me suis dit, tiens, je devrais faire des groupes de génération, des groupes WhatsApp ou des groupes sur Insta. Un groupe de Gen Z, un groupe de Millenials, un groupe de X. Et après, quand j'ai des questions, quand j'ai besoin de faire valider un script, je peux leur demander. Genre, les Gen Z, vous voyez dire ça ? Et puis après, les Gen Z, ils sont exceptionnels. Je pose une question, au bout de cinq minutes, j'ai 300 messages. Je les adore. Bon, je me fais roster H24. Mais c'est exceptionnel parce que des fois, je suis en train d'écrire, j'envoie un truc, je crie, je fais, ah, c'est bon, j'ai ma réponse. Et ils vont me dire, je dis, mais non, mais nous, on dirait jamais ça. Ou, mais ça se dit plus cringe. Avant, déjà, ça se dit plus. Je suis obligée de mettre à jour mes listes d'expressions de Gen Z. Et ce qui me permet, justement, de creuser. Ou des fois, j'ai des commentaires de personnes un peu agressives. Ils vont dire, ouais, c'est n'importe quoi, on n'est pas comme ça. Selon les personnes, je vais dire, viens, je t'appelle, on se prend 30 minutes, explique-moi. Raconte-moi ton parcours. Pourquoi t'es énervée comme ça ? Et là, tu te rends compte de la souffrance des gens. qui ont tout donné pour leur boîte, qui à la fin se font licencier. Ah oui, ah oui, oula purée, dis donc Jean-Jacques, t'as plus de 55 ans, eh bien il va falloir y aller là.
- Speaker #1
Tu coûtes trop cher.
- Speaker #0
Tu coûtes trop cher et puis je sais pas ce qu'ils vont lui sortir. Alors que Jean-Jacques, il a une carrière de malade, il a une expérience de ouf. Mais bon, ça y est, désolé pour la société, t'es déjà trop vieux. Enfin, c'est horrible. Et il va te raconter ça en disant voilà, donc quand tu dis que les X, ça, nanana, ben moi ça me blesse parce que ce qui me permet de traiter chaque génération avec... J'ai des personnes en tête quand j'écris, tu vois. J'ai parlé à des personnes qui ont une souffrance. Tous, les X, les Y, les Z, on a tous des souffrances. Ce qui me permet d'apporter un peu plus de bienveillance et d'amour pour chaque personnage. Je les adore mes personnages. Même Elvire, elle prend des balles tout le temps. Mais j'adore parce que je me suis rapprochée des personnages qui ont ce métier de RH. Et des personnages qui font partie des générations pour les comprendre. Parce que pour moi, le pire, ce serait de faire de l'humour qui blesse les gens. Je trouve le monde, il est trop violent. Je ne peux pas rajouter de la violence. Mais je veux faire quand même. Passez mes messages, avec beaucoup d'amour pour chaque génération.
- Speaker #1
En fait, je rigole parce que je pense à une des dernières vidéos que j'ai vues, qui m'a fait beaucoup, beaucoup rire. C'était sur des blagues complètement déplacées par rapport à un séminaire, où il y avait un séminaire qui était organisé, et t'as deux personnages qui sont des gros beaufs. Il y a tout qui est pris en charge, sauf l'alcool et les putes. les bips. Pourquoi je raconte la chute ? Je repense à ce moment où Elvire, la RH, s'offusque en disant « mais non, mais c'est inacceptable, vous pouvez pas dire ça, bien sûr que c'est open bar ! » J'étais trop fière de ma femme. Franchement.
- Speaker #0
En fait, de base, c'est des abonnés qui me racontent leurs histoires. Ils se lâchent sur les réseaux. Franchement, les entreprises vous enquêtent anonymes pour savoir ce qui se passe. Demandez-moi. Je te jure. Moi, j'ai le sang filtre. Et donc, j'ai des abonnés qui me racontent ça. Il y a plusieurs histoires de... Je dis, il faut que j'en fasse une vidéo. Mais c'est dur quand même, tu te fais traiter de pute. Genre, lol, lol, personne ne t'écoute. La RH, ça va, t'es pas morte. C'est bon, tout le monde banalise.
- Speaker #1
C'est une blague.
- Speaker #0
Et la fille, elle a grave mal pris, s'est fait insulter. C'est une souffrance. Je me dis, bon, ces personnes qui me racontent leurs histoires, moi j'ai besoin d'un peu de temps pour digérer, éponger mon sien. et donc j'ai besoin de prendre du temps et au bout de 24h je me lève comme ça je fais oh purée j'ai la chute j'ai la chute c'est qu'elle va voir la RH et la RH elle bloque pas du tout sur le bon détail c'est une des techniques humoristiques de fausse piste où tu crois qu'elle va,
- Speaker #1
et bah non et là je suis là oh c'est bon je peux tourner la vidéo j'ai ma chute c'est génial elle est géniale cette vidéo elle est vraiment géniale et c'est vrai que dans beaucoup de cas avec tes vidéos même si c'est caricaturé il y a une base de vrai je vois bien comment ce genre d'histoire peut se passer et je trouve ça génial un amour de chef, tu cartonnes sur tous les réseaux t'as un réseau de préférence ou qui t'a le mieux accueilli comment où est-ce que t'es le plus forte ça dépend,
- Speaker #0
j'ai commencé sur TikTok super accueil sur TikTok parce que tu voulais parler aux jeunes en même temps voilà, c'est pour ça que j'ai commencé sur TikTok la croissance tout de suite euh... avec une super communauté. J'avais peur de me prendre des haters. Je me disais, je ne suis pas équipée pour me prendre des haters. Trop adorables, les jeunes. Genre, vas-y, donne-nous tes conseils, c'est trop bien. OK, Instagram, j'ai galéré. Puis au bout d'un moment, je ne sais pas pourquoi, ça a démarré, je fais OK, cool. LinkedIn, je ne voulais pas y aller. Et après, j'ai été motivée par certains créateurs qui m'ont dit, mais non, vas-y, on va te donner de la force et tout. C'est Thibaut Roudot et Michel Coury qui m'ont dit, mais non, viens sur LinkedIn, ça va être trop bien. Je commençais à poster et puis tu vois, à chaque fois, ils venaient me donner de la force sous les commentaires. Et ça m'a vachement aidée, donc merci à eux. Et au début, tu prends un peu des haters quand même, parce que oui, l'humour n'a pas sa place sur LinkedIn. Ou pour qui tu te prends de venir me parler de management et tout. Ouais, c'est vrai, j'ai pas une carrière de fou, j'ai pas managé de ouf. Tu vois ce que je veux dire ?
- Speaker #1
Oui, mais t'as été managée.
- Speaker #0
J'ai été managée, mais comme j'ai un syndrome de l'imposteur qui est toujours avec moi,
- Speaker #1
il est là, il est bien venu.
- Speaker #0
ce genre de commentaire, pour moi, ça aurait pu m'arrêter. Et puis, c'est les autres qui m'ont dit, mais non, on continue, tu vois, c'est au début. C'est au début, sur LinkedIn, t'en prends plein la gueule. Et au moment où tu commences à avoir, je sais pas, 10 000 abonnés, tu vois, ça se calme. Et puis après, je suis à 100 000 abonnés, j'ai quasiment plus de haters.
- Speaker #1
100 000 abonnés sur LinkedIn, c'est énorme.
- Speaker #0
C'est pas mal, hein ?
- Speaker #1
Franchement...
- Speaker #0
Je suis contente parce que j'ai une bonne communauté. Et puis, les gens... Je les attends, j'attends leurs commentaires. Je me dis qu'il se passe Didier, il n'a pas commenté aujourd'hui. Tu t'attaches. Florence et Christophe, il n'est pas là. Les gens, ils commentent. Et après, je connais un peu leur humour. Et puis, je vais leur faire des blagues dans les commentaires. Donc, c'est trop sympa. Des fois, si quelqu'un m'attaque, je suis là. Ça, c'est bon. Je ne sais pas. Moi, il y a Elvire qui va aller lui répondre. L'autre n'a même plus besoin de te défendre. les gens vont se... te défendre aussi. Franchement, c'est trop cool. Je n'ai pas un réseau préféré puisque l'algorithme change tellement. Je n'ai rien compris aux algos. Je n'y comprends rien. Ça dépend du moment. En ce moment, sur LinkedIn, c'est trop bien. Sur TikTok, je ne sais pas. Il me boude un peu le réseau. Instagram, ça va. Ça dépend des moments. Facebook ? Ça poste automatiquement depuis Instagram, mais je n'ai pas passé beaucoup de temps sur cette plateforme. À tort, je pense. Et tu peux pas tout faire, tu vois. Youtube aussi, je suis toute petite. Je suis quand même toute seule à tout gérer. J'ai pas d'équipe. C'est moi toute seule, donc je fais ce que je peux, quoi.
- Speaker #1
Je sais plus si je t'avais raconté, mais une fois, j'ai commenté une de tes vidéos, et du coup, il y a une de tes abonnés qui m'a écrit, mais genre, un DM comme ça, pensant te parler, en fait. Et pour... Je l'ai réorientée vers toi, tu vois. Mais c'était très drôle, parce que j'ai vraiment eu tout un message, et elle commence à me raconter son parcours, son expérience, et je t'en m'adresse. Je crois que vous voulez envoyer ce message à Adeline qui est l'humoriste derrière ces personnages moi je suis juste une autre Elvire c'est ouf !
- Speaker #0
c'est très drôle mais tu vois les gens se confient parce qu'après derrière je respecte beaucoup l'anonymat je vais changer les prénoms, je vais changer les détails je vais changer un max de trucs pour pas qu'ils soient dans la sauce je vais les protéger, ils me font confiance Merci. C'est important la confiance.
- Speaker #1
Tu leur fais du bien.
- Speaker #0
Moi aussi. Pourquoi je fais ça ? Parce que besoin de reconnaissance de la milléniale. J'existe, je fais des vidéos, vous avez liké. C'est de l'ego.
- Speaker #1
Parce que toi, tu me disais, tu es hyper timide à la base. Mais oui.
- Speaker #0
Ça, c'est un truc que je travaille depuis des années. Le stand-up m'a aidée aussi, monter sur scène.
- Speaker #1
Tu as fait avant le stand-up ou après ? Ou en même temps ?
- Speaker #0
Pendant.
- Speaker #1
Pendant.
- Speaker #0
Pendant, ce qui m'a aussi aidée. Donc il y avait... J'ai progressé sur les vidéos à force d'en faire. Au bout d'un moment, tu t'améliores. Et entre-temps, il y a eu le stand-up que j'ai commencé et qui m'a aidée aussi. J'ai fait du théâtre, j'ai fait de l'impro, j'ai pris des cours d'interprétation. Tout ça pour mes personnages. J'ai toujours mes personnages en tête. Comment je peux être plus juste dans l'acting ? Parce que des fois, tu surjoues. Après, c'est un peu trop clownesque. Je me dis comment je peux prendre des cours de théâtre ? Comment je peux avoir plus d'idées ? Je vais prendre des cours d'impro. Comment je peux continuer à me développer ? Je suis tout le temps en formation. Formation humoristique, formation d'humour, formation d'écriture avec d'autres auteurs. En ce moment, je suis en formation avec des auteurs à Los Angeles.
- Speaker #1
No way !
- Speaker #0
Bah oui ! On fait des petites writers' rooms, des salles d'écriture. On écrit ensemble et on rebondit sur les vannes les uns des autres.
- Speaker #1
Génial ! mais ça c'est comment tu penses à aller faire une formation à Los Angeles sur de l'humour il y a un filon ou c'est quoi t'as quelqu'un qui t'a dit je lis beaucoup je lis les livres ensuite je me renseigne sur la personne qui a écrit le livre et
- Speaker #0
souvent ils font des petites formations des fois et là j'avais lu un livre de je sais plus qui qui faisait une formation et puis je fais la formation ou la masterclass du gars qui parle de son collègue qui fait aussi une autre formation. Et moi, j'adore les formations.
- Speaker #1
Parce que... Bon élève. Bon élève, besoin de... Syndrome de l'imposteur, bien sûr.
- Speaker #0
Besoin d'un diplôme qui dit, t'as vu, je suis drôle.
- Speaker #1
Oui. Bah oui,
- Speaker #0
c'est vrai. Alors du coup, j'ai plein de diplômes. T'as vu, j'ai fait la Sketch School. Et puis là, j'ai fait un stage à l'école du machin, one man, je sais pas quoi. Et là, parce que j'ai besoin de me rassurer, j'ai besoin de continuer à apprendre, j'ai besoin de me développer. Donc je suis toujours en formation.
- Speaker #1
Mais c'est toujours pour mes personnages. Donc c'est quelque chose qui a démarré en 2020 tout ça. Avant, est-ce que l'humour, le théâtre, ça faisait partie de ta vie ou pas du tout ? Pas trop le théâtre. J'en avais fait plus jeune, mais pas de ouf. L'humour a toujours fait partie de ma vie.
- Speaker #0
Mais les gens ne le savaient pas vu que je suis timide. Ils ne savaient pas que tu étais drôle ? Non. C'est-à-dire que tous les gens qui m'ont connue en soirée ou quoi, soit j'étais au fond, ils ne m'ont pas vue, soit j'ai dit bon, c'est tout. Je ne suis pas la meuf qui va mettre l'ambiance. Tu ne m'appelles pas. Pour mettre l'ambiance à une soirée où on se dit pas Oulala la soirée, elle est arrivée On va se marrer Non Adide elle est cachée là dans le coin En train de caresser le chat de la personne Parce qu'elle a des problèmes Avec les interactions sociales C'est plutôt ça Mais maintenant ça va mieux J'ai besoin de voir les gens, j'ai besoin d'être avec les gens Ça va beaucoup mieux maintenant la prise de parole Mais si je suis pas à l'aise Je redeviens timide de ouf Mon premier plateau télé Horrible C'était quoi ? Ils ne m'ont pas mis à l'aise du tout. Non, vas-y, je ne veux pas le dire, tu vas aller voir après. En plus, j'avais eu un coach par... Tu sais, les gens qui te coachent pour parler à la télé, il y a un coach média, je ne sais pas quoi. Mais horrible, la pauvre ! Je me disais, elle va être tellement déçue quand elle va voir ma performance. Non, je me suis pris une honte. Tu vois, je suis rouge et tout. Mes phrases, elles ne veulent rien dire. J'ai voulu faire une vanne. Horrible ! Tais-toi ! Et c'était nul, vraiment nul. Enfin, non, c'est bien, tu l'as fait, oui, je suis fière de toi. Mais non, vraiment, ce n'était pas ça. Donc la timidité, il faut que je sois à l'aise pour arriver à être moi-même. Si je ne suis pas à l'aise, tu vois une personne et tu dis, waouh, qu'est-ce qui se passe ? Ce n'est pas Adeline, ça.
- Speaker #1
Alors, c'est rigolo parce que moi, c'est très intéressant de comprendre quelle est notre réaction quand on n'est pas à l'aise. D'être très au clair sur tel mécanisme. C'est quand tu n'es pas à l'aise. Moi, j'ai identifié que quand je n'étais pas à l'aise, je parlais énormément. Et j'étais un peu en mode surexcitée. Et du coup, maintenant, je m'attrape. Et je me dis, bon, là, je vais arrêter de parler parce que je suis un peu nerveuse. J'essaye de le dire de manière officielle pour me refaire redescendre.
- Speaker #0
Mais tu as raison, c'est comme ça qu'on... Le pouvoir de l'honnêteté, de la vulnérabilité, il est exceptionnel. Et ça, sur scène, en stand-up, je ne sais pas si tu veux faire du stand-up, c'est magique d'avoir ce pouvoir. de dire les choses là je suis pas bien parce que tout le monde va se mettre à ta place c'est rare les gens qui sont confiants pour de vrai qui sont hyper à l'aise c'est rare la plupart on est là oh mon dieu je sais pas parler en public je suis pas bien c'est nous la majorité en fait oui et puis c'est vrai
- Speaker #1
que les personnes qui sont très très très très à l'aise, t'as moins d'atomes crochus. C'est justement cette vulnérabilité qui fait que les personnes vont se mettre à ta place, vont se sentir connectées. Un jour le stand-up, mais c'est pas encore au programme, j'ai pas encore eu les couronnesses de le faire. Mais c'est dans ma liste. Je vais revenir sur une de tes grandes sources d'inspiration, parce que j'entends, tu bosses énormément, syndrome de l'imposteur, définition de la compétence, ce qui fait que tu vas toujours chercher à... à être plus crédible grâce à un autre diplôme, une nouvelle formation. Et en même temps, ce petit trésor que tu as en toi, il est lié au fait que tu as été en entreprise pendant une quinzaine d'années. Tu as évolué dans le monde du marketing, dans l'univers du sport, de fashion. Raconte-nous, s'il te plaît, ton parcours pro. Avant un amour de chef, c'était quoi la vie d'Adeline ?
- Speaker #0
Je crois que je n'ai jamais su ce que je voulais faire. Donc, j'ai toujours pris la voie la plus générale.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Tu vas faire ES ? Parce que tu sais pas ce que... On dit toujours ES ? Non.
- Speaker #1
Non, mais je comprends.
- Speaker #0
C'est quoi la nouvelle...
- Speaker #1
Je sais pas, je crois que ça existe plus.
- Speaker #0
C'est à littéraire, scientifique, ça a changé.
- Speaker #1
Ils ont changé.
- Speaker #0
Ok, bon j'ai pris le truc le plus global.
- Speaker #1
Tu sais que là on parle comme nos parents parlaient du bac...
- Speaker #0
Oui, chaque génération appelle pas le... Ça y est. C'est cette terminologie, je sais plus ce que c'est.
- Speaker #1
Donc toi t'étais ES, éco.
- Speaker #0
Donc j'étais le plus général.
- Speaker #1
Après.
- Speaker #0
Ensuite, j'ai une prof. J'ai dit, bon, je vais faire un BTS commerce parce que le conseiller d'orientation a dit faire un BTS commerce parce que c'est comme ça que tu vas trouver un taf.
- Speaker #1
Ça grandit où ? À Béziers.
- Speaker #0
D'accord. D'ailleurs, avec Joël Aksag, je l'ai perdu, mais sur certains mots, tu peux avoir le temps que ça revienne. Et le conseiller d'orientation m'a dit, écoute, il faut que tu fasses un BTS commerce parce que si tu veux bosser chez Darty, ça va me boire chez moi. J'ai dit, bon, d'accord. Et j'en ai parlé à ma prof au lycée. qui m'a dit, elle a regardé mes notes, elle a fait tu veux pas continuer un petit peu parce que prépa ça peut être sympa, après tu pourrais faire une école de commerce.
- Speaker #1
Redéfinition sympa.
- Speaker #0
Mais elle m'a vachement aidée en me disant ça, parce que moi je me suis dit ok c'est vrai que j'étais bonne élève donc autant continuer vu que je sais toujours pas ce que je veux faire. Comme ça ça me retarde le moment d'entrer sur le marché du travail. Donc j'ai fait prépa et ensuite tu fais école de commerce et tu dis c'est large école de commerce. Tu peux tout faire. Donc moi je suis sortie de l'école de commerce et je sais toujours pas ce que je voulais faire. Tu vois ce que je veux dire. j'ai décalé ma décision je décale encore aujourd'hui mais c'était bien qu'elle m'ait dit ça parce que du coup j'ai continué mes études elle m'a vachement inspirée cette prof et après je me suis dit en école de commerce après tu fais quoi ? tu fais un stage après t'es en stage et c'est quoi ton but ? c'est d'avoir un CDI après t'es en CDI et c'est quoi ton but ? c'est d'avoir une promotion tu vois je me suis jamais posé la question de ce que je voulais faire ou qui j'étais, pour moi j'étais quelqu'un qui travaillait bien à l'école et qui était un très bon exécutant en entreprise Hum Je ne suis pas quelqu'un qui va embêter, je ne suis pas quelqu'un qui va think outside the box. Moi, tu vois, on m'a appris les règles et je vais bien les suivre et je vais tout bien faire.
- Speaker #1
Super bon élève.
- Speaker #0
Donc, mon ambition, c'était d'être manager. Voilà, point.
- Speaker #1
Ok. Et comment tu rentres dans le secteur du sporting apparel ?
- Speaker #0
Au départ, j'ai commencé dans le luxe.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Milieu qui n'était absolument pas fait pour moi.
- Speaker #1
Tu as commencé chez qui ?
- Speaker #0
J'ai fait plusieurs maisons.
- Speaker #1
Ok,
- Speaker #0
j'ai fait plusieurs maisons en France et en Suisse. Et puis à un moment, je me suis dit que ce n'était pas pour moi du tout. Donc là, je suis partie dans le sport. Je cherchais un profil fashion. Je me suis dit que le sport, je n'y connaissais pas grand-chose. Même si j'aime bien en faire, mais je n'ai pas une culture sport de ouf. Donc ça a matché et je suis partie en Allemagne chez Puma. Et c'était génial. J'ai adoré. Et là, j'ai encore moins pensé au reste dans le sens de ma vie perso. J'étais là, boulot, parce que C'est trop bien de bosser pour des boîtes comme ça, toutes les marques de sport, c'est des super boîtes. Enfin moi j'ai eu une expérience exceptionnelle, tu voyages, t'apprends plein de choses.
- Speaker #1
T'es sur des projets assez cool, glamour. Mais oui,
- Speaker #0
attends, tu gères des collections, les chaussures avec la collection Rihanna, je sais pas quoi, vas-y laisse tomber, c'était trop bien. Donc en fait je me posais jamais la question de qui je suis en dehors de mon taf. Je me suis posé cette question.
- Speaker #1
Et c'est un peu porté et guidé par...
- Speaker #0
Toujours.
- Speaker #1
L'envie d'avancer, de monter les échelons dans Mario Bros. Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Je ne sais pas où je vais, mais j'avance. Je vais faire une prépa, je ne sais pas où je vais, j'avance. Je vais faire une école de commerce, je ne sais pas où je vais, j'avance. Je fais un stage, ok, tiens, je vais partir en voyage à l'étranger. Je ne sais pas où je vais, mais je vais apprendre des nouveaux trucs. Donc apprendre, avancer. Mais tu sais, je suis un bateau qui tourne, je ne sais pas trop comment, en rond. Je n'ai pas de... J'ai rarement une stratégie bien claire.
- Speaker #1
Tu suis le vent, en fait.
- Speaker #0
Alors que la meuf a fait 14 ans de marketing.
- Speaker #1
J'ai pas trop de stratégie. T'as fait du marketing ou pas ? Très grande capacité à parler de toi de manière positive. Et du coup après Puma en Allemagne, tu te dis le soleil me manque.
- Speaker #0
Je voulais aller à Barcelone et tout. Et puis j'arrive à Barcelone pour une autre marque de sport. Parce que j'étais en Allemagne.
- Speaker #1
Bah oui c'est ça.
- Speaker #0
Il fait froid en Allemagne.
- Speaker #1
parce que t'as quitté Puma pour rejoindre donc Reebok oui t'as été à la fin de ton parcours chez Puma ou t'avais juste vraiment envie d'aller à Barcelone non j'avais vraiment envie d'aller à Barcelone moi je serais bien restée chez Puma c'était sympa mais Reebok c'est tout aussi sympa
- Speaker #0
Nike toutes ces marques c'est trop bien et j'ai continué et puis c'est chez Reebok où j'ai eu un boss en fait j'ai eu plus de temps pour moi chez Reebok chez Puma je le gardais pas Merci. Et là je me retrouve genre à 18h j'ai fini mon taf. Et je fais quoi le soir moi ? Ce que je rappelle, je n'ai pas de vie à côté. Je n'ai pas de passion. Là, les gens se deviennent, oh la pauvre. Mais c'est vrai. Du coup, j'appelle mon boss. Je fais,
- Speaker #1
je m'ennuie.
- Speaker #0
Donne-moi plus de taf. Je crois qu'il n'a jamais entendu ça. Et ce qu'il m'a répondu, je crois que je ne l'ai jamais entendu non plus. Il m'a dit, non, je ne te donnerai pas plus de taf. Va profiter de ta vie. Tu as déjà vu un manager qui dit ça ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
André, il s'appelle. Ok, et donc là je me dis bon bah il a raison, il faut que je profite de ma vie. Donc je me forme pour une reconversion.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Bah oui, parce que j'allais pas juste rien faire. Ça va pas ou quoi ? Hyper-productivité. Non mais je travaille en thérapie, t'inquiète pas. Et donc je me forme pour être...
- Speaker #1
Mais tu t'ennuyais dans ton taf ou c'était juste que tu savais pas quoi faire à partir de 18h ?
- Speaker #0
Non mon taf il était trop bien, une fois que j'avais fini je faisais quoi ?
- Speaker #1
Un peu de hyper-activité.
- Speaker #0
Un peu ? Moi je lui proposais des business case sur des nouvelles collections potentiellement à lancer. mon chef Hitamé Non, te mets pas...
- Speaker #1
Calmos ?
- Speaker #0
Ouais, calme-toi.
- Speaker #1
Calmos à la playa ?
- Speaker #0
Ouais, c'est ça, va boire de la sangria un peu. Non, mais tu veux pas que je taffe ? Je sais pas comment j'ai pas fait un burn-out, je te jure. Et donc je me suis formée sur un autre truc, et puis à la fin je me suis retrouvée avec trois métiers en même temps. Allô, Dr Young ?
- Speaker #1
Et jusqu'au jour où ce job idéal...
- Speaker #0
Jusqu'au jour où je me fais virer. Bon, pour licenciement économique. Mais quand même, tu peux pas me virer, moi je suis... Je suis beaucoup trop rentable pour une boîte. Genre je bosse tout le temps, j'avais des chiffres de super résultats. Vraiment, pour moi j'étais intouchable. Mais au bout d'un moment, licenciement économique, on ferme des filiales, il se passe des trucs. Voilà, bye bye. Après c'était fait proprement et tout. Mais mon égo l'a grave mal pris. Et en plus je faisais des vidéos sur les réseaux pour parler de l'entreprise. Là je me dis super, je me suis virée. Tu veux que j'aille dire quoi aux jeunes ? Allez, boussons, on se connaît. En plus j'avais les boules, j'allais à l'arrière, je me suis virée. Et donc là, grosse interruption de l'imposteur. Je me dis, il faut que j'arrête les réseaux. Je n'ai aucune légitimité à parler d'entreprise. Je me suis fait virer. Fin. Fin du jeu.
- Speaker #1
Je n'ai plus de boulot, donc je suis nulle. Je n'ai pas le droit d'exister. Avant de creuser ce point, licenciement, tu dis, économique. Est-ce que pendant cette expérience, tu subis un manager toxique ou un environnement toxique ? Est-ce que c'est juste une histoire qui se termine pour des raisons qui te dépassent ? Est-ce que quand même pendant cette expérience, il y a des choses que tu remarques, alors qui te sont peut-être arrivées personnellement, ou que tu vois avec d'autres personnes, ou pas trop ?
- Speaker #0
Au moment du licenciement ? Ouais, au moment du licenciement. Non, pas trop, ça se passait assez bien. C'est juste qu'ils me faisaient miroiter une promotion que je n'ai jamais eue.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est juste le truc où tu sais, non, on va la donner ta promotion et tout.
- Speaker #1
En fait, ça se passe pas comme ça.
- Speaker #0
C'est juste le truc, mais de la toxicité très forte, comme j'ai pu voir dans d'autres industries. Non, je n'ai pas trop vu. Après, ce n'était pas forcément la toxicité. Des fois, c'est un manager très exigeant. Ce n'est pas qu'il est toxique. Il est très exigeant et ce n'est pas pareil. Donc, toxique, on l'utilise.
- Speaker #1
C'est quoi un manager toxique ?
- Speaker #0
Pour moi, c'est vraiment quelqu'un qui te cause du mal. Soit parce qu'il le veut, soit parce qu'il ne le veut pas. Et quand il le veut, il a vraiment cette intention de nuire et de te rabaisser, de t'humilier. En fait, il y a une échelle de la toxicité que j'ai créée pour moi. Et ceux qui sont vraiment... très toxiques, clairement, eux, leur égo fait que c'est les personnes que tu ne contredis pas. Et tu vois, quand ils sont là, tout le monde, plus personne parle. Il y a une loi du silence qui s'installe. Là, tu sens que tais-toi, sinon tu vas perdre ton taf. Voilà, c'est de la toxicité. Après, t'en as, ils sont toxiques. Ils n'ont pas vraiment voulu. C'est juste qu'il y a tellement de pression sur les gens, sur les managers, qu'il y a un moment... C'est dur de faire barrage, tampon entre la pression... Tu vois, ils essayent, mais des fois, t'es humain et... Tu vas parler un peu froidement à quelqu'un et la personne va dire « Waouh, il m'a grave mal parlé, il est toxique. » Il faut faire un petit peu la part des choses. Il y a des gens à qui tu peux parler et qui vont prendre conscience de ce problème et changer. Et ça, ce ne sont pas des gens toxiques. La vraie personne toxique, tu vas aller lui parler et va dire « Mais tu n'es qu'une merde, en fait. Si tu n'as pas les épaules, barre-toi. Non, pas barre-toi, je te vire. » Non, je te vire pas parce qu'il y a des indemnités. Barre-toi !
- Speaker #1
Je vais tout faire pour que tu aies envie de te barrer.
- Speaker #0
Mais au moment du licenciement, non, moi ça se passe bien. Donc j'ai pas envie de partir.
- Speaker #1
Et donc là, grosse remise en question ?
- Speaker #0
Bah oui. Quand ton taf, c'est ta vie, c'est ton statut, du coup t'es plus personne. Et là, c'est la panique. C'est le doute. C'est le qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce que je vaux ? Tu remets tout en question parce que déjà t'étais sur un système assez bancal, qui n'était pas sain, c'était pas du tout équilibré. Ta vie perso et ta vie pro, tu dois quand même avoir une certaine harmonie, un équilibre un peu plus... Et là, je ne l'avais pas. Donc, quand il y a un truc qui s'effondre, si tes autres piliers ne sont pas assez forts, c'est compliqué pour ta santé mentale. Donc là, oui, moi, ça a été une période assez difficile. Entre-temps, il me rappelle, le boss, me rappelle en disant « Eh, alors au fait, cette promotion, on va te la donner. Par contre, il faut que tu déménages au Spites. » Il me dit ça une semaine après m'avoir licenciée. Moi, ça fait une semaine que je pleure et que je mange du Nutella. Tu vois, genre... What ?
- Speaker #1
Et là, je me dis, ils se foutent de ma gueule. Quelle surprise ! Tu peux partir aux Etats-Unis. Une blague ! Le pays le plus stable pour les employés.
- Speaker #0
Voilà. Et je me suis dit, ok, je me pars. Si je le prends, le poste, ils vont me virer depuis là-bas. Et quand ils te virent aux Etats-Unis, c'est pas le même délire. Et puis, rupture de confiance,
- Speaker #1
tu vois, j'étais... Non, mais en fait, non. J'ai plus envie, là. Je change pas toute ma vie. Je boude. Donc, j'ai boudé. Donc, t'as boudé.
- Speaker #0
J'ai boudé, ouais.
- Speaker #1
À la plage à Barcelone.
- Speaker #0
J'ai boudé au soleil.
- Speaker #1
Avec des tapas.
- Speaker #0
Et j'ai fait mes vidéos et je me suis dit, on va creuser sur ça.
- Speaker #1
Parce que tu dis, tu n'avais pas de vie perso. Et en même temps, tu avais fait une formation pour reconversion, tu avais déjà les réseaux sociaux, tu avais déjà commencé à créer, à solidifier d'autres piliers.
- Speaker #0
Oui, mais pas forcément ce qui me passionnait. Tu cherches toujours un peu ce qui t'anime vraiment. La reconversion, j'avais fait prof de yoga parce que je suis quelqu'un de très stressée. Et c'était toujours dans l'idée de pouvoir transmettre aux gens des techniques anti-stress parce qu'ils sont trop stressés en entreprise. Donc si je deviens prof de yoga, je vais apprendre un max de techniques pour déstresser les gens.
- Speaker #1
Et je vais devenir quelqu'un d'hyper zen.
- Speaker #0
Alors j'y croyais, mais non. Mais ça va mieux quand même parce que tu apprends vraiment des techniques. Tout ça, ça peut aider dans les périodes difficiles, c'est vrai. Mais c'était toujours dans l'idée de je vais pouvoir aider les autres. à être moins stressée. Il y a toujours les autres avant moi. Encore une fois, on bosse ça en thérapie. Et donc, je me suis retrouvée avec la journée, je faisais mon taf de marketing, et le soir et les week-ends, j'avais les cours de yoga.
- Speaker #1
Tu donnais des cours de yoga.
- Speaker #0
Et je me stressais comme une malade pour donner des cours de yoga. Parce qu'il ne faut pas que ce soit la même routine.
- Speaker #1
Des flows différents.
- Speaker #0
Il faut des flows différents, il faut que j'ajuste, et qu'est-ce qui se passe si quelqu'un arrive et qu'il a un problème à la hanche. Et imagine si j'ai une femme enceinte dans le cours, il faut que je pense aux options et tout. Je me suis pris la tête, n'importe quoi. Donc j'avais commencé à faire ça, mais en fait le yoga c'était pas ce qui m'animait. C'est bien d'en faire, pour moi, pour me détendre, parce qu'il faut que je me calme. Mais c'était pas ce que je voulais faire. Et créatrice de contenu, déjà là il y avait un petit peu plus de trucs, et quand j'ai rajouté l'humour, c'est là où j'ai dit ah c'est bon je suis à ma place. Et quand je suis montée sur scène, il y a un truc qui s'est passé, et j'ai dit waouh, le shoot de dopamine, je sais pas ce que c'est... Tout bien quoi, j'étais assez bon, je suis à la place, c'est là que je veux être, je veux dire des blagues, je fais rire les gens.
- Speaker #1
La première fois où tu as fait du stand-up, c'est après tu as été virée ?
- Speaker #0
Ouais, j'ai commencé le stand-up parce que je me suis dit, ma santé mentale elle est trop impactée, mon égo il est trop touché par ce qui vient de se passer. Qu'est-ce que je pourrais faire ?
- Speaker #1
Pour bien me mettre en danger ? Oui !
- Speaker #0
La fille est complètement folle.
- Speaker #1
C'est complètement folle. Je trouve ça génial comme approche, mais c'est un peu kamikaze, parce que c'est dur le stand-up.
- Speaker #0
Attends, regarde la façon dont j'ai vu les choses. J'allais pas bien. Je me suis dit, comment je peux être fière de moi ? Qu'est-ce que je pourrais rajouter comme compétence, comme corde à mon arc, pour être fière de moi ? Les personnes que je trouve, c'est ouf ce qu'elles font, c'est quoi ? C'est quoi le pire ? Qu'est-ce qui me ferait peur et que j'oserais pas faire et que je vois quelqu'un qui le fait, je me dis, et les gens sur scène qui font rire, j'ai dit,
- Speaker #1
imagine tu fais un pique, c'est horrible.
- Speaker #0
Ah bah vas-y, je vais faire ça.
- Speaker #1
De toute façon je suis tellement au fond du trou En vrai ça changera pas grand chose Ça peut que être mieux
- Speaker #0
Oui mais c'est vrai que c'était risqué Mais en fait j'ai eu un super coach Il a dit votre première fois sur scène vous inquiétez pas Vos textes on va tellement les bosser Que vous allez arriver sur scène C'est garanti que ça va rire Je vous laisse pas faire votre premier stand up sur scène Et vous prendre un vide
- Speaker #1
Non mais du coup, toi t'es quand même ceinture bretelle, parce que tu te dis pas, je vais écrire un truc que je vais montrer à deux potes, toi tu prends un coach de stand-up ?
- Speaker #0
Bah il y a des cours de stand-up, ouais, bien sûr. Tout le monde peut faire des cours de stand-up, il y a des stages, il y a des humoristes qui font des cours, t'apprends à écrire de l'humour, que tu veuilles faire de la scène, ou juste que tu veuilles... Je sais pas moi que tes présentations Powerpots, elles sont un petit peu plus funky, et que les gens regardent pas leurs mails quand tu parles sur scène. Juste ça, fais un stage d'humour, et tu... Tu captes l'attention des gens.
- Speaker #1
Alors vas-y, moi je veux savoir, t'as été où ? Je veux les adresser. Où est-ce que t'as fait ce stage ?
- Speaker #0
J'ai fait à Barcelone.
- Speaker #1
En espagnol du coup ?
- Speaker #0
Non, en français, on est beaucoup de français en Espagne.
- Speaker #1
Et du coup, il y a des stages de stand-up en français à Barcelone.
- Speaker #0
Yes.
- Speaker #1
Incroyable.
- Speaker #0
Après, j'ai fait un petit stage à Paris. Et après, c'est de la formation continue. Et en ce moment, c'est avec les States.
- Speaker #1
C'est avec les States.
- Speaker #0
Et c'est plus difficile de faire de l'humour quand c'est pas dans ta langue maternelle. Mais j'apprends plein de choses grâce à eux.
- Speaker #1
C'est super comme formation parce qu'en plus, eux, ils ont cette culture des punchlines qui est incroyable. Moi, j'ai lu 2-3 livres sur le stand-up. À chaque fois, c'est des...
- Speaker #0
Ah, tu vois, il y a un intérêt.
- Speaker #1
J'ai un vrai intérêt pour ça. Mais je n'ai pas encore eu la coronas.
- Speaker #0
Tu parles à un coach. Je me demande s'il y a un coach ici.
- Speaker #1
On en reparlera. Du coup, tu te lances dans le stand-up. Tu te dis, mes vidéos, je vois que je peux faire rire. Et là, tu te dis, de toute façon... C'est là où je me sens bien, c'est là où je reprends confiance en moi. Et donc tu te mets à fond sur le projet de l'humour sur les réseaux sociaux.
- Speaker #0
Parce que ça me fait du bien. Et pour moi l'humour c'est déjà un mécanisme de défense face à la vie. En fait tu peux rire de toutes les tragédies qui t'arrivent. Tu les digères. Tu fais une thérapie, tu fais une psy quand même. Tu digères ce qui t'arrive et après tu fais des vannes sur scène. Et en tout cas pour moi c'est une façon de rire au lieu de pleurer.
- Speaker #1
Oui, et aussi, je trouve, de reprendre les rênes de l'histoire. Parce que tu ne te positionnes plus en victime. Le fait d'arriver à le dire avec ce recul et cet humour, tu ne laisses plus la tragédie te définir, mais c'est ta capacité à le transformer en une force.
- Speaker #0
C'est ça. Pour moi, l'humour, ça te sauve des tragédies qui t'arrivent dans ta vie. Et on a besoin de ça. Parce que tu es humoriste, tu fais des blagues, c'est drôle et tout, mais en fait, je ne veux pas que les gens sachent ce qui se passe dans ma vie. Comme je te dis, elle ne m'a pas épargnée. Mais le fait d'avoir l'humour, ça me tient. Parce que le moment où je vais écrire, le moment où je vais tourner, j'oublie tout ce qui se passe et ça va bien, tu vois. L'humour, moi, ça me tient. Je pense que c'est mes vidéos qui me sauvent vraiment. Et je sais que je vais faire rire les gens. Et je me dis, ça me permet d'oublier un petit peu mes problèmes. Et je me dis, il y a peut-être des gens qui vont moins bien que moi. Et je les ai fait sourire ou rire pendant cinq minutes. Et ça, c'est ma plus belle... Vraiment, ça me fait beaucoup de bien. Donc l'humour, en tout cas pour moi, c'est salvateur.
- Speaker #1
C'est un de tes super pouvoirs en fait. Malgré tout le bazar et les déconvenus et la tristesse que chacun peut vivre d'ailleurs.
- Speaker #0
On ne sait pas ce qui se passe dans la vie des gens en fait. C'est pour ça qu'il faut de la bienveillance parce que tu ne sais pas ce que les gens traversent. Même les managers toxiques, il y en a, peut-être qu'ils sont méchants pour une raison, je ne veux pas les excuser. Mais en fait, même les gens qui ont l'air... Tu ne sais pas ce qu'il se passe dans ma vie. Tu te dis, elle est cool, elle rigole tout le temps. Il se passe des trucs, ce n'est pas possible. C'est pour ça que je prends vraiment plus de bienveillance les uns envers les autres. On ne sait pas ce que l'autre traverse en face.
- Speaker #1
On évoquait le spectacle de Philippine Deler tout à l'heure, qui a écrit un spectacle magnifique sur tous les déboires de sa vie, notamment sur son divorce. C'est vrai qu'il faut une sacrée force pour réussir à parler de ces événements dramatiques et arriver à le tourner en dérision. Et en même temps, j'imagine que c'est ce qui aide aussi à digérer, à accélérer le processus de guérison. Il y a des vraies douleurs derrière.
- Speaker #0
C'est une thérapie. Le stand-up, c'est une thérapie. En fait, le stand-up, ça m'a aidée parce que à chaque fois qu'il t'arrive une merde, tu ne te dis pas genre « Oh, mon corps a arrivé une merde. » Dis-toi que c'est de la matière à stand-up. Parce que si sur scène, il t'arrive rien, t'as rien à raconter, genre ouais, ce matin j'ai pris mon café et au lieu de prendre un vrai café, j'ai pris un décaféiné.
- Speaker #1
Oh non !
- Speaker #0
C'est horrible ! Oh là là ! Tandis que si t'as un vrai truc et que tu arrives à le tourner avec humour, les gens vont rire. C'est quelque chose que, ce que tu racontes sur scène, c'est drôle, tu le racontes dans une séance de thérapie, c'est pas drôle du tout, tu vois, genre... Mais sur scène, sous la lumière et c'est embelli par les vannes, là ça prend une dimension complètement différente.
- Speaker #1
Il faut juste se donner le temps.
- Speaker #0
de digérer l'émotion il ne faut pas aller sur scène non plus quand tu as un trauma tout frais que tu n'as pas digéré toi-même il faut se protéger en tout cas c'est mon approche d'abord digérer les choses et après vas-y autoroute fais-toi plaise j'ai envie de t'aider à
- Speaker #1
Bercy pour ce moment je veux être bienveillante aussi avec toi et pas te tirer vers là on est dans l'émotion je trouve que c'est beau la vulnérabilité
- Speaker #0
J'ai aucun problème avec les émotions. Je ne te raconte pas exactement ce qui se passe dans ma vie. Mais des fois, ça ne va pas. Et c'est beau la vulnérabilité, il ne faut pas la cacher. Après, je suis une hypersensible, tu vois. Donc les émotions, il faut que j'apprenne à les gérer. Et ça fait partie de la gestion des émotions. Des fois, je suis triste, des fois, je pleure, parce que la vie, je trouve, elle est dure quand même.
- Speaker #1
Donc c'est beau la vulnérabilité. C'est magnifique. Je trouve que c'est ce qui, encore une fois, aide les personnes à se connecter entre elles. Et moi, je milite énormément pour que la vulnérabilité trouve sa place en entreprise.
- Speaker #0
Bon courage.
- Speaker #1
Ouais. Je repense à tes personnages, du coup, la milléniale qui souvent pleure, qui en tout cas pleure presque de dépit parce qu'elle n'a pas réussi à exprimer d'ailleurs ce qu'elle voulait, ou à mettre une limite, ou à se faire respecter. C'est comme ça que je le vois, c'est qu'elle est désespérée de sa propre incapacité à mettre une limite à un moment. Bien sûr, on peut classer les émotions, mais c'est surtout de se dire, être capable d'exprimer ce qui est important pour nous et ce qui nous touche. Je ne supporte pas l'idée qu'on soit des robots au travail avec des armures, des masques. Et ce côté, les chouineuses, les femmes qui pleurent au bureau, c'est inacceptable. Alors qu'il y a des hommes qui tapent du poing sur la table et qui gueulent comme pas possible, qui se mettent en colère. Mais ça, c'est viril et ça, ça fait partie d'un leadership affirmé. Enfin, c'est mon coup de gueule, c'est mon moment du coup de gueule. Mais toi, par rapport à la vulnérabilité au travail, est-ce que c'est quelque chose qui nourrit aussi tes sketchs ? Comment est-ce que...
- Speaker #0
J'essaye de la faire passer parce que c'est quelque chose en quoi je crois. On avait une manager très haute. Il faut que quelqu'un soit très haut dans l'entreprise pour montrer l'exemple. Et elle, elle n'avait aucun problème à pleurer. Genre, réunion comme ex avec le DG et tout, je ne sais pas, mauvais résultat et tout. Puis elle était là à pleurer. Le DG, il était en panique parce que c'était la directrice, machin. Tu vois, elle était en panique. Tu voyais qu'il ne savait pas quoi faire. Et elle, elle était là en train de pleurer. Elle faisait, hé, c'est juste une émotion qui sort. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas compétente. Genre, calme-toi. voilà je pleure ça va ir ça ira mieux après il n'y a pas de j'attends rien de toi c'est juste une émotion qui sort et nous avait tout décomplexé parce que c'était la bosse c'est génial ça vient d'en haut et que elle tu as prêt à bon alors elle sèche ses larmes de fait on a eu un bon résultat de merde sur sur q1 on reprend sur q2 donc du coup ce que je propose et elle avait complètement normalisé le fait que voyant il se met en colère bas elle pleure et elle dit aux dg calme toi c'est juste une émotion ça va passer c'est pas génial je suis contente d'avoir eu ça
- Speaker #1
Ah, c'est génial.
- Speaker #0
Mais il fallait que ça vienne d'en haut. Parce que si t'as pas ce pouvoir d'influence dans l'entreprise, tu vas passer pour une fouineuse ou si t'as pas un environnement bienveillant autour. Parce qu'il y en a, une autre créatrice de contenu, elle, ce qu'elle fait, elle a sa petite équipe. Et puis, Marion, elle s'appelle. Elle, elle va dire à tout le monde, nous, tous les jours, on pleure. On pleure. Ah, il y a un chat qui pleure ? Ok, vas-y, sors l'émotion, ça va mieux. Ouais, le cortisol, il est sorti. Ok. Ah, attends, du coup, tu me fais pleurer. Parce que c'est des petites éponges, tu vois. Attends, viens, on pleure. On prend cinq minutes, on pleure. C'est bon, on avance. Elle est hyper saine, cette gestion des émotions.
- Speaker #1
Ce n'est pas joli de dire, mais écoutez, on tire la chasse. Tu vois, genre, on appuie, ça sort. Et puis après, c'est bon, on peut passer à autre chose. Et ce n'est pas grave.
- Speaker #0
Et je pense que les hommes, c'est difficile pour eux de pleurer parce qu'ils sont dans un système patriarcal aussi. Si tu pleures, tu es une... Les petites femmes ne la touchent pas.
- Speaker #1
À partir de 8 ans, on ne tolère plus trop de voir des petits garçons pleurer.
- Speaker #0
Alors que ça leur ferait du bien, je pense, de ne pas être jugées sur ça. Et ça aussi, je pense que c'est important aussi pour eux, la vulnérabilité en entreprise. Pas juste pour nous, pour eux aussi.
- Speaker #1
C'est un travail d'ailleurs que les hommes et les femmes doivent faire, d'accepter de voir les hommes pleurer. J'ai échangé avec une thérapeute de couple l'autre jour. Elle a dit que le problème, c'est qu'on demande aux hommes d'être sensibles. Et dès qu'ils se mettent à pleurer, nous, en tant que femmes, on réagit en mode... Non mais attends, c'est pas du tout sexy de te voir pleurer comme ça. C'est quoi cette émotion ? Gère-toi. Enfin, tu vois, on est aussi bien formatés sur ce point. Ça me fait penser, quand tu disais, cette manager qui pleure. Moi, je crois que c'est un de mes moments de honte absolue au bureau, où je me retrouve face à ma N plus 2 dans une réunion très tendue, et je me prends une bâche et je me mets à pleurer. Vraiment, je n'arrivais pas à stopper mes larmes. Face à moi, ma N plus 2 se fige. Je me disais, je suis très mal à l'aise de vous voir comme ça. comme ça. C'était bien qu'elle exprime qu'elle était mal à l'aise, mais vraiment, c'était encore plus horrible. Je suis sortie de ce rendez-vous tellement honteuse. Je te vois les yeux en mode choquée.
- Speaker #0
Oui, parce que j'ai tellement d'empathie pour toi.
- Speaker #1
C'était horrible. C'était horrible. En plus, vraiment, c'était le rendez-vous où je suis en mode, alors ça, c'est mon occasion de faire bonne impression. Je vais partager mes idées et je vais faire ci et tout. J'avais une pression de ouf. C'était un moment important et je me prends une petite droite, réaction automatique, je pleure et là,
- Speaker #0
Alors que c'était des femmes, il n'y a pas eu cette empathie en face.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Et oui, on peut mettre les gens dans des cases, mais après, chaque personnalité est différente. Alors que peut-être qu'avec des hommes, ça serait très bien passé. On ne sait pas, ça dépend des gens aussi. C'est pour ça que c'est difficile ce métier d'humoriste où tu mets un peu les gens dans des caricatures. Parce que la vie, elle n'est pas comme ça. Parce qu'il y a des hommes hyper à l'aise avec leurs émotions, beaucoup plus que certaines femmes qui ont un management assez masculin, dans le sens où on l'entend en entreprise. Et il y a des Gen Z qui sont à fond dans leur taf. Et il y a des Gen X qui n'ont rien à faire. Et à 16h, ils se barrent parce qu'ils vont à Disneyland. Tu vois, tu ne peux pas vraiment mettre des gens dans les cases, même si c'est ce que je fais.
- Speaker #1
Tu tires le trait.
- Speaker #0
Je tire le trait. J'essaie d'être juste et d'ajuster aussi en fonction des retours. Parce que j'aime bien que les gens me disent... Il faut que je vive avec la société aussi. Tu vois comment elle évolue, comment c'est perçu. C'est important,
- Speaker #1
tous ces retours. Et je trouve que ça se voit aussi, que tu continues d'évoluer, que tu as toujours des messages qui se renouvellent. Je sens bien cette curiosité que tu as et cette connexion que tu as avec tes communautés qui te permettent de continuer à être pertinente. Donc franchement, je t'apporte. Moi, j'adore. Je suis une grande, grande fan. Ça fait plaisir. Le temps défile. Je vais devoir arriver aux trois questions rituelles de fin d'épisode The Patron. Il faudrait qu'on ait une deuxième conversation une autre fois. Dans les questions rituelles, je t'offre un panneau publicitaire dans la ville de ton choix. Tu y marques ce que tu veux, tu y affiches ce que tu veux. C'est ton message au monde. Qu'est-ce que tu aimais ?
- Speaker #0
Les personnes gentilles. Ne changez pas, s'il vous plaît. C'est trop précieux. C'est beau, la gentillesse. Il faut juste se protéger.
- Speaker #1
Donc il faut rester gentil et se protéger de la méchanceté des autres ? Protéger cette gentillesse ?
- Speaker #0
Ouais. Tu peux pas être... Et c'est là où c'est la différence entre gentillesse et bienveillance. C'est que la bienveillance, ça t'empêche pas d'envoyer chier ceux qui vont pas mériter ta gentillesse, en fait. Parce que la gentillesse, à tort, on pense que c'est de la faiblesse, on dit « Ah, parce que bon, on peut lui marcher dessus et tout, et la bienveillance, j'ai l'impression que c'est de la gentillesse qui a compris. » que tu peux pas être gentil avec tout le monde. Il y en a, il faut mettre des barrières, il faut mettre des limites. Alors par contre, toi, tu me parles pas comme ça. Il faut savoir recadrer, il faut savoir se protéger, il faut savoir mettre des limites, tout en gardant ce cœur de bisounours, quoi.
- Speaker #1
Donc c'est, soyez d'abord gentil, et ensuite, devenez bienveillant quand c'est nécessaire.
- Speaker #0
Devenez bienveillant très vite, je pense. Parce que les gens ont tendance à abuser de ouf, et après, il y a que des gens aigris. Parce qu'au moment où c'est trop fait abuser, et je trouve ça trop dommage.
- Speaker #1
Si tu te retrouvais face à Adeline, 10 ans, qu'est-ce que tu lui donnerais comme conseil ?
- Speaker #0
Adeline a 10 ans ? Qui a 10 ans ?
- Speaker #1
Oui, tu voyages dans le temps et tu te retrouves face à toi, âgée de 10 ans.
- Speaker #0
Qu'elle peut garder confiance parce que quoi qu'il arrive, elle va s'en sortir. Elle va trouver une solution. Et de toujours écouter son intuition. Parce que l'intuition, elle va toujours te dire ce qui est bon pour toi ou pas. Et que même si ton cerveau essaie de te donner une autre histoire... Dans ton corps, tu le sens quand il y a des gens qui ne sont pas faits pour toi. Tu as mal au ventre, tu as le mienchoir crispé. Il y a plein de petits signes. Tu as une petite voix dans ta tête. Moi, j'ai beaucoup de voix dans ma tête quand même. Mais il y a des signes, ne les ignore pas.
- Speaker #1
Écoute ton corps, écoute la petite voix.
- Speaker #0
L'intuition, elle sait. Et je lui dirais que c'est beau d'être sensible, qu'elle n'a pas besoin d'avoir honte de ça et que quoi qu'il arrive, elle va trouver une solution.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant dans tes deux réponses, C'est qu'il y a un côté reste pur, reste gentil, reste généreuse. Et ça ne veut pas dire que tu dois subir. Tu mets tes limites, tu mets à distance les personnes qui ont les mauvaises intentions, les mauvaises ondes. Et en fait, les deux sont possibles. Être gentil, bienveillant, généreux et ne pas se laisser marcher dessus.
- Speaker #0
C'est mon objectif, c'est ce que j'essaye de concilier. C'est pour ça qu'il y a des projets. qui sont exceptionnelles pour ma carrière, je vais dire non. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi, juste j'ai l'intuition qui me fait... Et ce n'est pas l'intuition de la peur de juste... Oui, j'ai la trouille, je ne vais pas y arriver. Ce n'est pas pareil. Non, ce n'est pas bon pour toi. Donc des fois, il y a des projets, je dis non. Et sur le papier, je dis... Mais pourquoi tu te pises ? Mais pourquoi tu...
- Speaker #1
Tu as vu les euros ? Oui ! Il y avait beaucoup d'euros !
- Speaker #0
Non, je ne le sens pas. Et c'est ça, des fois, l'intuition et la peur, tu as du mal à la différencier. Mais ce n'est pas les mêmes. Ce n'est pas les mêmes.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en réalité, ils vont souvent utiliser le même langage. Va pas par là, c'est dangereux.
- Speaker #0
Et ça, ça m'a pris du temps. Je cherche encore. Ça m'a pris du temps à faire cette différence. Et là, maintenant, je l'écoute. Je me dis, OK, c'est parce que c'est pas le bon moment. Donc, attends.
- Speaker #1
Avant, dernière question, parce que j'ai ma dernière question rituelle, mais j'aimerais bien quand même avoir une question en rab. Qui est... Donc là, tu l'as pas dans les notes.
- Speaker #0
Oh ! Petite coquine !
- Speaker #1
Mais tu auras la réponse. tes conseils ou ta méthode pour dépasser le syndrome de l'imposteur parce que ça en a beaucoup parlé qu'est-ce que toi t'as mis en place, qu'est-ce que tu fais ou qu'est-ce que tu penses que tu devrais faire que tu fais pas encore ouais mais moi je suis une grosse malade faut pas me demander ça moi c'est l'action je suis tout le temps dans l'action j'ai tout le temps en train d'apprendre un truc,
- Speaker #0
tout le temps en train de me former c'est une obsession parce que je veux pas que ce syndrome de l'imposteur me bouffe, je veux pas que mes angoisses me bouffent Et c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour calmer mon cerveau. C'est genre, tais-toi, arrête de penser et fais un truc. Même une petite étape sur... Si je ne suis pas bien, je vais relire une page d'un livre qui m'avait plu, ou de mes notes, parce que je prends des notes de tout, ou je vais écouter un podcast inspirant parce que je veux apprendre quelque chose de quelqu'un. Toujours, il faut que je me nourrisse. que j'apprenne un truc, que je fasse un truc.
- Speaker #1
Que tu te distrais aussi de ta rumination du coup.
- Speaker #0
En apprenant un truc.
- Speaker #1
En étant en action.
- Speaker #0
Et c'est pas forcément la meilleure chose, parce que moi je le pousse trop à l'extrême. Des fois, rien faire, s'ennuyer, marcher, faire des trucs méditatifs, les yoga, ce serait beaucoup plus sain pour mon cerveau. Donc c'est pour ça, c'est pas un conseil que je donne, c'est juste comme ça que je le gère. Je dis pas que c'est la meilleure manière, moi je suis un peu hyper active.
- Speaker #1
J'ai un épisode qui est sorti, je le conseille du coup si vous ne l'avez pas encore écouté. On a l'interview du docteur Valérie Yang qui est la fondatrice de l'Institut du syndrome de l'imposteur qui donne sa méthode, qui parle justement de cette relation à la compétence, le fait d'arriver à savoir que tu sais assez. C'est vrai que ce mécanisme d'aller chercher plus d'infos, de chercher plus de validation, de connaissances, c'est un cercle vicieux parce que personne ne peut tout savoir. Mais en même temps, en tant que coach, je te dirais qu'une des meilleures méthodes pour arrêter la rumination et d'être perdue dans des pensées qui tournent en rond, c'est l'action. Il y a du vrai dans le fait de faire des petits pas, c'est très important.
- Speaker #0
Parce que je vois que je m'épuise aussi. Et des fois, le cerveau, il ne peut plus. Je lui donne trop de trucs. Des fois, même moi, je suis dans un brouillard. Je fais, non, il faut que je continue à apprendre. Non, ça ne sert à rien. Ton cerveau, il n'enregistre plus rien. Calme-toi, va marcher, va faire un truc, détends-toi. Mais c'est très dur pour moi.
- Speaker #1
Très, très dur. En tout cas, je vois que tu te connais bien et que tu apprends. Oui, je travaille.
- Speaker #0
Tu apprends à te gérer. J'essaie, je suis sur le chemin. J'ai conscience de certaines de mes failles. J'en ai conscience, oui. J'essaie de bosser dessus. Mais ça, c'est dur. C'est très dur pour moi d'arrêter, de me poser.
- Speaker #1
L'inactivité doit devenir un pour-action.
- Speaker #0
Oui. Oh, c'est beau.
- Speaker #1
C'est trop fort. Dernière question pour toi. Si tu n'avais pas peur d'échouer, qu'est-ce que tu lancerais demain ?
- Speaker #0
Tu me l'avais demandé ça ou pas ?
- Speaker #1
Je vais te formuler un peu différemment, mais quel est le projet que tu n'as pas encore lancé ?
- Speaker #0
Oui, si je n'avais pas peur, j'aurais une équipe pour m'entourer. Et là, je pourrais faire encore plus de vidéos, je pourrais faire encore plus de projets, j'aurais quelqu'un pour m'aider sur la stratégie, j'aurais quelqu'un pour des personnes avec qui tourner, j'aurais une équipe. Mais c'est juste que j'ai trop peur des gens, en fait.
- Speaker #1
Tu ne fais pas confiance ?
- Speaker #0
Je ne fais pas confiance. Parce que, histoire personnelle, donc là, j'ai beaucoup de mal à faire confiance aux gens. Et c'est dommage, parce que j'adore collaborer, j'adore bosser en équipe. Tu vois, les trucs avec les auteurs, là, aux States, c'est génial de bosser en équipe, en fait. Mais là, de faire rentrer des gens dans cet univers, dans mon compte, tu vois, là, c'est là où je me dis, « Waouh, là, j'ai trop peur des gens. » J'ai trop peur des gens.
- Speaker #1
Je peux te donner un conseil ?
- Speaker #0
Avec plaisir.
- Speaker #1
Suis ton intuition. Il y a des personnes avec qui tu sais que tu peux collaborer. Tu en connais déjà beaucoup, j'en suis sûre. Et donc, il y a plein de formes de collaboration. Donc, suis ton intuition.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
C'était un grand bonheur Adeline de t'avoir sur le podcast ! J'étais un peu harcelée pendant des mois et des mois ! Non, c'est pas des mois, c'est des années ! Merci, vraiment ! Je suis trop contente de t'avoir rencontrée ! Super belle rencontre !
- Speaker #0
Moi aussi, vraiment une belle rencontre ! Ça fait plaisir des moments comme ça !
- Speaker #1
Je te souhaite énormément de bonheur ! T'as pas besoin de plus de succès, je te souhaite vraiment beaucoup de bonheur !
- Speaker #0
Merci, tout pareil pour toi ! Merci, c'est gentil !
- Speaker #1
Allez, on va arrêter de pleurer, mais merci à vous d'être restés jusqu'au bout de cet épisode. J'ai la gorge toute serrée d'émotions. C'était un super épisode. J'espère qu'il vous a plu. Mettez-nous des commentaires, vos questions. Je suis sûre que vous suivez déjà Adeline, un amour de chef sur tous les réseaux. Partagez cet épisode autour de vous. Mettez-moi 5 étoiles si vous avez apprécié, kiffé l'épisode. Et puis, je vous dis à très bientôt sur The Patron. Merci ! Merci à toi d'être resté jusqu'au bout. J'espère que cet épisode t'aura plus intrigué, inspiré. Et n'hésite pas à le partager, ainsi que de laisser une évaluation, un commentaire. Ça aidera énormément le podcast à être plus diffusé. Merci et à très bientôt sur The Patron Podcast.