- Emma
Bonjour à toutes et à tous, je m'appelle Emma Pottier, je suis la Head of Brand Content chez Ausha et je suis aussi l'animatrice du podcast Tips que peut-être que certains et certaines d'entre vous connaissent. Ausha, pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c'est la plateforme d'hébergement de nouvelle génération pour les podcasts et pour les podcasters. On va vous offrir plein d'outils spécialisés en podcast. podcast marketing pour vous aider à amplifier votre voix. Et aujourd'hui, je reçois Alexandre Vaquier, créateur du podcast Les héros de la vente. Son podcast parle de vente, bien entendu, mais avec une particularité, il a choisi d'aller sur des sujets très pointus, très de niche, avec des experts qui sont tout aussi pointus. Et depuis son lancement en 2019, le podcast cumule aujourd'hui, près de... plus de 400 000 écoutes. Donc forcément, moi, j'ai voulu comprendre comment tu avais fait, Alexandre. Et donc aujourd'hui, on va décortiquer ensemble les stratégies que tu as testées pour faire connaître ton podcast. D'ailleurs, celles qui ont fonctionné et celles qui n'ont pas fonctionné, ça m'intéresse tout autant. Salut Alexandre, et merci beaucoup de me donner un peu de ton temps pour comprendre tout ça.
- Alexandre
Salut Emma, merci à toi de m'accueillir dans vos lives LinkedIn. C'est vrai Ausha, moi, je l'utilise depuis les débuts. Donc, c'est top de vous faire un retour sur ces sept années de podcast.
- Emma
Sept ans. Tu fais partie des podcasteurs longue durée. On va dire qu'il n'y en a pas tant que ça. Donc, déjà, bravo pour ça. Alors, déjà, petite question, on va dire rituelle, que j'aimerais en tout cas ritualiser dans les LinkedIn Live. Tu as dix secondes devant toi pour convaincre ta cible idéale, ton auditeur idéal d'écouter ton podcast Les Héros de la Vente. Tu lui dis quoi ?
- Alexandre
Oui, c'est vraiment une question de vendeur, ça, le pitch de 10 secondes. Tout simplement, si tu vends un produit ou un service et que tu as une problématique dans ta croissance, écoute le podcast L'Héros de la Vente. Il y a 250 épisodes, donc tu trouveras sans doute un épisode qui va t'aider et te débloquer ta problématique.
- Emma
Parfait. Aujourd'hui, du coup, on l'a dit, L'Héros de la Vente, c'est plus de 400 000 écoutes. Alors du coup, je reprends vraiment du recul, je commence avec une question assez large. Selon toi, qu'est-ce qui a contribué à faire connaître le podcast si tu devais citer trois actions ou trois stratégies ?
- Alexandre
Alors pour rassurer les gens, quand j'ai lancé ce podcast, j'avais aucune stratégie, si ce n'est de faire des épisodes. Et en fait, les stratégies se sont mises en place au fur et à mesure. Il faut vraiment voir ça comme la construction d'une maison, ça se fait brique par brique. C'est rare qu'il y ait un hack magique qui débloque plein d'écoutes ou plein de clients. Donc moi, en gros, les trois piliers, je vais peut-être plus parler de piliers qui ont fait que le podcast a marché et qui ont fait que j'en ai fait mon business. Aujourd'hui, je ne fais que le podcast, je vis de mon podcast. Donc le premier pilier, c'est d'avoir créé un podcast de niche. Donc de choisir un segment très spécialisé, donc la vente B2B. Et ensuite, la deuxième stratégie, ça a été de faire énormément d'actions sur LinkedIn. On va en parler, tout ce que j'ai activé sur LinkedIn. Mais comme c'est un podcast professionnel, j'ai utilisé LinkedIn comme, on va dire, mon outil d'acquisition et de communication. Et ensuite, le troisième pilier, ça a été... Donc le podcast existe depuis 7 ans et je crois que j'ai fait le virage vidéo 2 ans après. Donc les deux premières années, c'était que de l'audio. Et à un moment donné, on a fait de la vidéo, ce qui m'a permis d'activer d'autres leviers de communication, d'acquisition. Et il y a 2 ans de ça, j'ai aussi fait le virage de la vidéo, mais en studio. Donc on parlera de ça aussi si tu veux, pourquoi j'ai choisi de tourner tous mes épisodes dans des studios de podcast.
- Emma
Ah bah carrément, j'ai plein plein plein de questions. Alors déjà, le podcast de niche, ça c'est un peu mon, comment je vais dire ça, le combat que je défends auprès des podcasteurs. Souvent on a peur de faire un podcast de niche, on a l'impression qu'il va falloir y avoir assez d'audience. Moi je suis convaincue du contraire et du coup toi tu le montres bien. Pourquoi est-ce que tu as choisi d'aller sur des sujets aussi pointus et est-ce que tu as eu peur justement au début de te lancer sur une toute petite...
- Alexandre
niche comme ça alors pour mettre le contexte donc on est en 2019 moi j'écoute des podcasts depuis peut-être deux ans le boom du podcast en france c'est à peu près à cette époque là 2017 2018 donc j'écoute à l'époque pas mal de podcasts enfin pas mal y en avait pas beaucoup non plus un genre celui de Mathieu Stéphanie et celui de Pauline Legnaud, donc sur l'entrepreneuriat. Et à un moment donné, je me dis, moi aussi, j'ai envie de m'essayer à l'exercice du podcast. Je ne vais pas me lancer sur des podcasts comme eux parce que ça n'a pas de sens, ils font très bien ce qu'ils font. Mais de quel sujet je pourrais parler ? Et à l'époque, j'avais une entreprise, donc une startup, qui développait des logiciels pour former les commerciaux. Et j'avais envie d'utiliser ce podcast pour aller chercher à la fois des partenaires et des clients. dans le monde de la vente, et aussi utiliser le podcast pour me former moi, avoir des mini masterclass sur la vente, donc la prospection, la stratégie commerciale. Je sentais qu'il y avait à la fois un trou dans la raquette dans moi, mes compétences sur la vente, et il fallait que je comble ce trou dans la raquette. Et en plus, sur le secteur du podcast, à l'époque, il n'y en avait pas en France, en tout cas, de podcast spécialisé sur la vente. Et la petite histoire, c'est quand je l'ai lancé, donc c'était en 2000 et 2019 je pense, début 2019 et bien il y a deux autres podcasts qui se sont lancés pile poil au même moment ah ouais ok donc comme quoi quand on a une idée il ne faut pas trop tard traîner à la lancer, il faut y aller mais donc voilà un peu le contexte et les raisons pourquoi j'ai choisi un podcast de niche à l'époque je ne me posais pas trop cette question de dire est-ce que la niche ça va être une problématique ou un avantage c'était plus de me dire ça va me servir à mon activité Merci. à ma progression en tant qu'entrepreneur. Et en plus, il n'y a pas trop de choses qui se font sur ce domaine-là, donc autant y aller.
- Emma
Oui, c'est hyper intéressant. Tu as vraiment utilisé le podcast comme un média qui t'a apporté du business, en fait. Déjà, de base, c'était ton idée. Et les deux podcasts qui se sont lancés en même temps que toi, c'était aussi sur la même niche ou c'était un poil plus large ?
- Alexandre
Non, c'était sur la même niche. Et tous les trois, on a commencé à faire en plus des épisodes beaucoup portés sur la tech. sur le milieu des startups. Ça, je l'ai changé un peu après. Maintenant, je fais un podcast sur la vente un peu plus global, qui touche tout type d'industrie, de secteur, etc. Et je suis beaucoup moins focus sur la tech. Mais c'était des podcasts qui, finalement, se ressemblaient pas mal. Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, il y en a beaucoup des podcasts sur la vente. Et moi, je dois être le plus vieux parmi tous ces podcasts. Ah ouais,
- Emma
c'était mon idée. C'était ma question d'après. Est-ce qu'ils existent toujours, ces deux podcasts qui se sont lancés en même temps que toi ?
- Alexandre
Non.
- Emma
Tu vois, tu fais partie des rares qui ont vraiment continué le podcast, vraiment 7 ans de podcasting, c'est quand même pas rien du tout. Et qu'est-ce que ça change en termes de promotion aussi du podcast, de savoir exactement à qui on parle ? Parce que c'est ça aussi le podcast de niche, c'est que du coup ton persona, il est ultra précis.
- Alexandre
Ouais, alors on dit, je vais le dire en français, comme ça je ne fais pas un mauvais anglicisme, mais on dit que les riches sont dans les niches. Mais en gros, quand tu as un podcast de niche, c'est plus facile d'avoir une stratégie de monétisation. Donc moi, je l'ai eu deux ans après le lancement, donc j'avais déjà un certain nombre d'épisodes, et très vite, et un certain nombre d'écoutes. Et très vite, je suis allé voir des sociétés qui touchaient la cible de mes audiences. Et c'était assez facile de dire, j'ai un podcast sur la vente, donc mes auditeurs, ce sont des directeurs commerciaux, des commerciaux ou des dirigeants d'entreprises qui cherchent des solutions pour leur vente. Donc vous, vous êtes une entreprise qui vend des produits à ces populations-là, vous allez toucher directement à votre cible, est-ce qu'on fait affaire ou pas ? Et donc en fait, finalement, la monétisation. Donc ma première monétisation, c'était d'avoir des sponsors qui faisaient de la pub dans le podcast. Et ça a été finalement assez simple d'aller signer les premiers contrats. Je me rappelle que je faisais deux, trois rendez-vous et j'avais un contrat. Aujourd'hui, c'est bizarrement, c'est paradoxalement un poil plus compliqué parce qu'il y a beaucoup de monde maintenant sur le domaine de la vente et aussi des podcasts encore plus spécialisés que le mien. Et donc, il n'y a pas non plus 10 000 sponsors pour ce domaine-là. Donc, aujourd'hui, c'est un poil plus… challengeant d'aller chercher des sponsors sur ce domaine.
- Emma
Parce que souvent, on dit que pour atteindre un niveau de monétisation, il faut atteindre aussi un nombre d'écoutes très particulier. Mais en fait, c'est aussi l'avantage d'un podcast de niche, c'est que finalement, tu n'as pas besoin d'attendre ce niveau d'écoute particulier puisque les auditeurs sont tellement bien ciblés et correspondent tellement à cette niche et à cette cible que tu peux te permettre, même si tu as, allez, sans... Je grossis le trait, mais même si tu as 100 auditeurs, en fait, tu peux aller taper à la porte d'un sponsor en disant, même si j'ai que 100 auditeurs, c'est des 100 auditeurs qui sont hyper ciblés et donc qui seront hyper réceptifs aux messages de publicité que la marque pourrait faire.
- Alexandre
Oui, plus vous allez avoir un podcast spécialisé et moins la question des audiences va se poser. si on peut toucher 50 personnes pile poil dans sa niche, on y va alors que si on sponsorise un podcast qui a des milliers d'écoutes voire des millions mais qui parle de tout ça n'a pas tellement d'intérêt donc ça c'est un vrai avantage d'avoir un podcast de niche pour le coup ok et alors du coup ta deuxième stratégie
- Emma
même si tu l'as fait sans y penser et c'est très instinctif c'était d'être ultra présent sur LinkedIn c'est un énorme levier chez toi LinkedIn Merci. c'est quoi la place de LinkedIn dans ta croissance en fait ? Qu'est-ce que tu as fait concrètement pour promouvoir ton podcast ? Aujourd'hui, je crois que tu as 20 000 abonnés, il me semble, c'est ça ?
- Alexandre
Oui, c'est ça, oui. Alors LinkedIn, forcément, comme j'ai un podcast qui parle d'un sujet professionnel, en plus qui s'adresse plutôt au monde B2B, forcément, LinkedIn, c'était là où étaient mes audiences et mes potentiels clients. Et donc très vite, j'ai fait le choix de publier un post par jour. Alors pas forcément sur le podcast, mais sur d'autres sujets, sur mon activité. Et petit à petit, quand j'ai commencé à avoir un autre modèle payant, ou en gros mes invités payés pour passer dans mon podcast, on va en reparler si tu veux, et bien en fait, mes posts LinkedIn, c'était pour mes invités. Et donc, en fait, mes invités, quand ils passent dans mon podcast, ils savent que je vais faire une campagne de publication pour eux. Et effectivement, l'audience que j'ai acquis, donc tu as dit 20 000 personnes, mais c'est pareil, c'est 20 000 personnes spécialisées dans la vente, des dirigeants, des directeurs commerciaux. C'est intéressant pour un invité de savoir que je vais poster tous les jours pendant une semaine sur eux. Donc moi, aujourd'hui, LinkedIn, c'est plutôt pour mettre en lumière mes invités. Et après, je l'utilise aussi pour un... Un autre levier, je ne sais pas si tu veux qu'on en parle tout de suite, c'est pour diffuser mes épisodes. Tu veux que j'explique ?
- Emma
Oui, vas-y, c'est hyper intéressant.
- Alexandre
LinkedIn, en fait, c'est un outil qui permet... Aujourd'hui, quand on diffuse un podcast, on a des audiences à communiquer à nos sponsors ou à nos invités. LinkedIn, ça permet d'avoir, en plus des audiences, ça permet d'avoir des leads à envoyer à un invité ou à un sponsor. Je m'explique. Avant de diffuser sur YouTube ou Spotify ou les autres plateformes, je diffuse en avant-première l'épisode sur LinkedIn, un peu comme on fait là avec le live Ausha. Donc mes épisodes sont déjà enregistrés, je les diffuse comme un live LinkedIn. Et en fait, c'est un peu le principe du webinar, c'est-à-dire qu'on va faire une campagne de préinscription à ce live LinkedIn et on va avoir la possibilité d'inviter 1000 personnes par semaine de son réseau, donc de mon réseau, mais aussi du réseau de l'invité. On va pouvoir sectoriser ces invitations. Donc, si j'ai un invité qui veut toucher, par exemple, le monde de l'automobile, moi, je vais inviter les gens dans mon réseau qui sont dans l'automobile et lui, ainsi de suite. Donc, ça va permettre vraiment d'avoir des invitations ciblées. Et après, la deuxième…
- Emma
Tu fais ça manuellement ? Pardon, excuse-moi, je te coupe. Tu fais ça manuellement d'inviter les personnes, mille personnes ? Alors, en fait,
- Alexandre
tu peux faire un filtre sur LinkedIn. Donc, tu tapes le secteur, par exemple, industrie automobile. Là, ça affiche un certain nombre de gens. Et tu vas scroller au maximum pour arriver à 1 000 personnes et tu vas cocher une case qui va sélectionner les 1 000 personnes et envoyer une invitation à ces 1 000 personnes.
- Emma
OK.
- Alexandre
Voilà. Et la deuxième chose très importante, c'est qu'une fois que le live est diffusé, tu as la liste des inscrits comme un webinar et cette liste-là, tu peux la prospecter tout simplement. Et c'est ça qui va transformer des audiences en leads, puis en clients. Et ça aussi, c'est assez puissant parce que quand tu dis à un invité, oui, je fais X écoutes sur ton domaine, c'est puissant, mais la difficulté, c'est de transformer ces écoutes en clients. Par contre, si tu rajoutes, et en plus, je vais te passer entre 30 et 50 lead shows qui se sont inscrits où tu as les coordonnées, les contacts, les entreprises, là, ça devient justifié de payer pour passer dans un podcast qui t'apporte ça.
- Emma
Oui, complètement. C'est hyper intéressant. Et du coup, tu disais que ton invité, lui aussi, fait cette démarche d'inviter les gens de son réseau. Donc, au total, tu arriverais à me dire à peu près combien de personnes, en moyenne, je sais que ce n'est pas linéaire, mais combien de personnes assistent à tes prédiffusions d'épisodes en live, comme ça ?
- Alexandre
Oui, alors l'invité ne le fait pas toujours. Moi, je lui préconise de le faire, mais les invités ont plein de dossiers, de choses à faire. Et donc, souvent, ils ont un mois pour le faire, ils s'y prennent la dernière semaine parce que je leur relance. Mais les bons invités qui le font, on arrive à avoir une centaine de personnes sur le live. Les invités qui ne le font pas trop, ça va diviser par deux, on va avoir une cinquantaine de personnes. Mais ce qui est intéressant, c'est que tu as aussi des gens qui vont s'inscrire après la diffusion.
- Emma
Ah ouais, bah oui, ils peuvent avoir le replay.
- Alexandre
Ils peuvent avoir le replay, c'est assez rigolo, même s'ils peuvent avoir le replay sur YouTube ou sur Spotify. Mais ils vont s'inscrire peut-être parce qu'ils se doutent qu'on peut les contacter après. Donc c'est vrai qu'on peut se dire, attendez, il invite 1000 personnes, il invite 50 personnes, mais c'est comme une campagne d'email en fait, c'est que tu as un pourcentage... assez faible entre 1 et 10% de gens qui vont recevoir l'invitation et qui vont dire « Ok, je m'inscris » . Donc, c'est pour ça que c'est important de le faire sur un certain nombre de personnes. Donc, l'idéal, ce serait que pendant un mois, chaque semaine, l'invité invite 1 000 personnes. Ça fait 4 000. Et moi, je le fasse aussi. Alors, moi, je le fais une seule semaine puisque j'ai un épisode par semaine qui sort. Donc, je ne peux le faire qu'une seule fois.
- Emma
D'accord. Et alors, du coup, là, on parle de LinkedIn Live. Si on rattache un tout petit peu plus à la promotion de ton podcast, est-ce que, je ne sais pas si tu pourras répondre à mes questions, à cette question-là, mais est-ce que tu sais si les gens te découvrent, il y a beaucoup de gens qui te découvrent via ces LinkedIn Live et puis qui, après, continuent de t'écouter sur les plateformes d'écoute, par hasard, par exemple, ou est-ce que tu as l'impression que c'est un peu des one-shot où, en fait, les gens vont t'écouter à travers un LinkedIn Live pour... le sujet de niche ou l'expert de niche de l'épisode ?
- Alexandre
En fait, je pense que c'est pas propre à mon podcast, mais c'est propre à l'évolution du marché du contenu. C'est-à-dire qu'avant, les algorithmes sur tous les réseaux, le nombre d'abonnés était très important. Et du coup, t'avais des abonnés, et j'en faisais partie, qui suivaient un podcast religieusement, qui écoutaient chaque semaine la sortie du podcast, etc. Aujourd'hui, c'est moins vrai. Aujourd'hui, les abonnés vont découvrir notamment, si tu veux, on pourra en parler, mais par l'intermédiaire des shorts, des passages du podcast, ils vont se dire « tiens, je connais votre podcast » . On somme comme ça. Oui. Mais ce sujet-là, il m'intéresse particulièrement. Hop, je vais aller voir cet épisode. Ils ne vont pas forcément aller écouter d'autres épisodes, mais ils vont regarder cet épisode. Donc aujourd'hui, je pense que c'est très important de découper des extraits du podcast, de les diffuser sur toutes les plateformes où on peut mettre des extraits courts, donc les shorts sur YouTube. sur TikTok, sur Instagram, sur Facebook, Twitter même. Et comme ça, on va avoir des gens qui vont aller écouter un épisode, peut-être deux, mais pas forcément suivre le podcast religieusement.
- Emma
Ok. Et alors, on va parler justement de la vidéo juste après. Mais avant ça, je voulais que tu nous expliques un peu ton process de manière très concrète pour ce hack, on va dire, comment j'ai appelé ça, des lives détournés un peu de LinkedIn pour les gens qui voudraient faire la même chose. Comment tu fais ? Tu passes par quel outil ?
- Alexandre
Donc, moi, j'enregistre mes épisodes dans un studio. Donc, quelques jours après, on a les rushs. Donc, on va les monter. Et en fait, je vais mettre la vidéo montée dans un logiciel. Donc là, par exemple, nous, on utilise StreamYard. Moi, j'utilise le concurrent qui s'appelle Restream. Désolé, je le dis à la française. Et donc, en fait, dans Restream, tu peux dire, OK, je mets la vidéo sur quelle plateforme tu veux diffuser. Donc, moi, je choisis YouTube, LinkedIn, Facebook. Tu peux aussi le faire sur Instagram et X. mais je ne le fais pas sur ces réseaux-là. Tu peux le faire sur Twitch. Alors, je le fais sur Twitch, mais si tu veux, on en parlera dans les choses qui ne fonctionnent pas, mais sur Twitch, je n'ai pas besoin. Et ensuite, tu choisis la date, etc. Et ce qu'il y a bien pour les LinkedIn Live, c'est que tu peux créer l'événement LinkedIn avant et uploader la vidéo, je ne sais pas, deux semaines après et connecter ta vidéo à cet événement LinkedIn, ce qui permet de commencer à envoyer des invitations alors même que la vidéo n'est pas prête.
- Emma
D'accord. et après la vidéo elle se lance t'as pas besoin d'être derrière ton ordi moi je le suis un peu si jamais il y a des questions pour répondre aux questions mais c'est pas obligatoire et petite question au passage tu le fais aussi avec Youtube en live aussi je sais qu'on va en parler justement t'as aussi une chaîne dans laquelle tu postes toutes tes vidéos mais là pour ce truc des lives des tournées tu le fais aussi sur Youtube est-ce que sur le même principe que LinkedIn tu peux récupérer un peu je sais pas trop comment ça fonctionne Merci. Tu peux récupérer un peu les adresses mail ? Est-ce que tu peux prospecter aussi sur les gens qui se connectent à ton live détourné sur YouTube ?
- Alexandre
Alors non, tu n'as pas ce principe-là. Éventuellement, si tu as des commentaires, tu peux aller solliciter les gens qui commentent. Mais pour l'instant, je n'ai pas ça. Et en plus, les commentaires, c'est souvent des anonymes. Tu n'as pas les noms, les prénoms, le nom des entreprises. Donc YouTube, ce serait pour une autre stratégie. On pourrait en parler, mais ce serait plus pour une stratégie SEO. Oui.
- Emma
D'accord. Transition de toute faite. Du coup, ton troisième choix stratégique, c'était donc la vidéo. Donc, tu as dit que tu avais commencé à filmer le podcast deux ans après le lancement de ton podcast, donc en 2021, mais que tu as vraiment fait dans un studio avec vraiment les gros moyens qu'en 2024, si je crois. Du coup, première question, comment ça se passait avant le studio ? Ça veut dire que tu avais, toi, acheté, on va dire... Tout ton équipement, comment tu faisais ?
- Alexandre
Non, de manière très simple. Un outil de visio qu'on enregistrait. À l'époque, j'utilisais plutôt des outils spécialisés podcast comme Zencaster. À l'époque, j'utilisais ça. Et ça t'enregistrait à la fois la piste audio séparée, la piste vidéo aussi. Et je mettais ça principalement sur YouTube. À l'époque, je ne le mettais pas encore sur LinkedIn. Et l'audio, je le mettais sur Ausha, tout simplement. Et la visio, effectivement, c'était en 2021. Et ensuite, à commencer la stratégie des shorts, c'était en 2023.
- Emma
D'accord. Donc, avec cette visio où tu étais toi en haut et ton invité en bas, Et ça, tu as vraiment eu la sensation d'un virage d'un point de vue aussi… découvrabilité de son podcast, même si ce n'était pas une vidéo, on va dire, avec les codes de YouTube hyper premium, hyper léché, etc. Même une vidéo toute simple comme ça, tu as l'impression que ça t'a vraiment propulsé ton podcast ?
- Alexandre
Alors, je dirais pas propulsé, je dirais que ça a donné un coup de boost, mais ce n'était pas exponentiel en mode, ok, je fais... Parce que des fois, tu fais du gros reach sur des shorts, par exemple, Ça m'est arrivé, on en parlera, que ce soit sur Facebook, LinkedIn, même TikTok, tu peux faire du 100 000 vues sur un short qui parle de vente, mais ce n'est pas pour autant que tu vas avoir 100 000 écoutes sur le podcast.
- Emma
Oui, parce que tu disais, il y a les types de consommation, la façon de consommer le podcast évolue, et effectivement, il y a de plus en plus de gens qui juste consomment un podcast à travers des extraits, en fait. Ils ont l'impression d'écouter un podcast, mais c'est juste une minute d'un podcast qui dure 40 minutes.
- Alexandre
Oui. Par contre, ce que j'ai remarqué, c'est qu'à un moment donné, avant de faire ces shorts, j'avais atteint une sorte de plateau de croissance où finalement, c'était un peu tout le temps la même chose. En mettant des shorts, ça a recommencé à décoller, mais pas comme ça, mais j'ai senti que ça a recommencé à décoller, sans doute parce que des gens découvraient le podcast à travers un short. Ils n'y allaient pas tout de suite l'écouter, mais ils en découvraient un deuxième, un troisième. À un moment donné, ils se disaient, tiens, j'ai une problématique sur la vente, je vais aller jeter un œil.
- Emma
ou une oreille c'est que l'algo aussi au fur et à mesure va pousser de plus en plus de shorts et du coup t'as l'impression après de connaître le podcast alors que t'as jamais vraiment fait la démarche d'aller sur Spotify ou sur Apple pour écouter un épisode entier mais du coup quand t'as une problématique tu te dis ça
- Alexandre
fait au moins 10 shorts que je vois passer sur la vente bon bah je vais aller l'écouter en fait t'es très notorié t'es finalement après j'ai fait des erreurs par exemple j'ai fait beaucoup de shorts sur... ou par exemple je ne mettais pas le logo les héros de la vente ou un call to action dans les notes pour dire allez voir la vidéo sur Youtube ou sur Spotify ce qui était un peu dommage parce que des fois tu avais des gens qui se disaient c'est intéressant ce short mais ils avaient la flemme d'aller chercher dans le profil de TikTok ou du compte qu'est-ce que c'était alors qu'aujourd'hui j'essaye de mettre un logo un gros logo Comme ça, ils peuvent se dire « Ah oui, j'ai vu l'héros de la vente, je vais aller voir sur YouTube, taper l'héros de la vente. » Tu vois, ils n'ont pas un lien à cliquer. Enfin, j'en mets un de lien à cliquer, mais je pense que c'est important quand même d'avoir des sortes de logos ou de faciliter le travail de la personne.
- Emma
Et quand tu fais du clipping, on appelle ça comme ça, tu as ta vidéo complète et tu fais des clips, des mini clips de tes extraits, de ta grosse vidéo. Est-ce qu'aujourd'hui, tu pars du principe que un short, doit un peu raconter une histoire de A à Z, c'est-à-dire que du coup, une personne peut juste consommer ton podcast via des shorts, ou est-ce que tu la joues un peu en mode teasing slash suspense pour justement pousser les gens à aller voir la vidéo ou écouter le podcast en entier ? C'est quoi ta stratégie sur ça ?
- Alexandre
Non, moi, je suis plutôt en mode, je vais prendre les 10 extraits les plus intéressants. D'accord. En fait, si tu veux, moi, il y a deux écoles dans le contenu. J'ai remarqué, c'est, il y a un peu l'école YouTube, c'est-à-dire à faire de l'entertainment, effectivement, faire du teething, faire des super, ouais, c'est ça, des super zappas, des super accroches, etc. Et d'ailleurs, dans mon monde, dans la vente, maintenant, tu as des mecs qui sont très forts là-dessus. Oui. Ils sont très forts sur Instagram aussi. Parce qu'ils vont avoir ces codes-là de l'infotainment, si tu veux. Et après, tu as la deuxième école qui est un peu plus mon école, en mode, moi, je fais un sujet de niche, premium. On va mettre à la fois la forme et le fond en mode premium, c'est-à-dire on va être dans un super cadre avec une super vidéo. Et l'invité va parler de sujets assez poussés sur la vente. On ne va pas faire de fioritures sur je vais vous teaser, je vais vous apprendre la vie, etc. Non, tu viens sur le podcast, tu viens sur le short, tu vas apprendre un truc. et voilà et moi c'est un peu ma radicalité où je sais que je perds des audiences en faisant pas l'infotainment mais c'est parce que je sais que je suis des créateurs de contenu qui sont comme ça, qui sont assez sobres dans leur contenu qui mériteraient beaucoup plus d'abonnés mais par contre les abonnés qui les suivent ils savent que c'est quali ils savent que le sujet va être bien traité bien analysé, les invités vont être qualitatifs Donc moi, je suis plutôt de cette école-là. Et ce qui me permet aussi peut-être de me prémunir des haters, même si je peux en avoir, mais ça va. Tu vois, c'est très soft. Alors que si je faisais plus de l'infotainment, je toucherais une cible plus large. Et forcément, dans cette cible plus large, j'aurais des gens qui ne piperaient rien et qui se lâcheraient dans les commentaires.
- Emma
Oui, c'est un super conseil. De toute façon, c'est un peu le fil rouge du live. C'est de faire de la qualité avant de faire de la quantité. d'un point de vue audience tu préfères toi te concentrer sur les gens qui vont te rapporter ou qui vont rapporter quelque chose au client plutôt que de dire on va toucher tout le monde c'est un peu le propre du podcast de niche c'est deux stratégies différentes et les deux sont
- Alexandre
répondre à des besoins différents moi comme c'est vrai que j'ai un modèle économique où mes invités vont payer quelque chose je vais avoir du sponsor donc le sponsor pareil très niche va être soucieux aussi de ce qui va être dit ce qui va être présenté Merci. Et il y a des sponsors qui cherchent des mecs qui sont beaucoup plus drôles, rigolos, qui font un peu de fun et tout.
- Emma
Ou qui brassent plus large.
- Alexandre
Qui brassent plus large, mais ça va plutôt être des sponsors type start-up qui ont aussi des outils un peu plus larges à vendre. Alors que moi, des fois, je bosse avec des boîtes comme Salesforce, Upspot, qui sont quand même des mastodontes du secteur et qui veulent faire attention aussi à leur image.
- Emma
Oui, d'accord. Et alors du coup, en 2020... 4, tu commences à faire de la vidéo studio. Même question que tout à l'heure, est-ce que là, tu as l'impression que, pareil, tu as level up un peu ton podcast, qu'il y a une nouvelle dynamique qui se met en place et que du coup, le fait de soigner à la fois le fond et la forme fait passer ton podcast à un autre niveau ?
- Alexandre
Exactement. Début 2024, je me dis, pour mettre le contexte, je me dis, OK, j'arrête toutes mes activités, je me consacre à 100% dans le podcast. j'en fais mon métier et pour ça il faut que le podcast devienne plus professionnel et la case studio le choix d'enregistrer en studio elle est contraignante parce que moi je suis basé à toulouse or tout la plupart de mes invités sont à paris ça demande quand même d'aller à paris de loin studio de prendre un hôtel souvent et donc ça demande de l'argent mais en fait ce que je me dis à l'époque c'est je vais professionnaliser l'image Les audiences vont suivre, les sponsors vont suivre, la monétisation va être plus facile. C'est ça,
- Emma
tu investis dans ton podcast.
- Alexandre
J'investis beaucoup plus dans mon podcast. Ça passe d'un podcast un peu fait avec les moyens du bord à un podcast où il y a l'investissement. Et bien m'en a pris puisque en 2024, c'était un peu borderline pour avoir un salaire décent, etc. Je creusais un peu dans mes économies. Mais 2025, j'ai fait ce que je voulais faire en termes de chiffre d'affaires. Et là, 2026, j'explose les compteurs. Donc, tu vois, c'est vraiment un travail de fond, un peu d'artisan, où tu testes des trucs, c'est des trucs qui ne marchent pas, tu mets des briques. Mais au fur et à mesure, comme disait ma grand-mère, les petits ruisseaux font les grandes rivières.
- Emma
Et alors, pour revenir aussi sur la vidéo, aujourd'hui, un épisode long que tu filmes en studio. Tu en tires quoi ? combien de micro-contenus ?
- Alexandre
Alors un épisode long, moi ça va faire 45 minutes. toujours pareil, je ne fais pas des podcasts de 3 heures sur l'histoire de la personne etc je fais 45 minutes sur un sujet précis où l'invité doit délivrer un maximum de conseils et de valeurs pour qu'à la fin l'auditeur il se dise ouais j'ai appris un truc je peux l'appliquer dans mon activité à partir de ces 45 minutes je vais faire 10 shorts qui vont être diffusés sur toutes les plateformes où tu peux mettre des shorts
- Emma
Une newsletter qui va être un peu le teasing de l'épisode.
- Alexandre
Que tu envoies avant donc ?
- Emma
Que je vois quelques jours avant la diffusion.
- Alexandre
Ok.
- Emma
Et bien sûr la version audio et la version vidéo. C'est un peu les contenus que je fais autour de cet épisode.
- Alexandre
Ok. Et alors tu diffuses vraiment partout, tu le disais toi-même. Pourquoi est-ce que tu t'es pas concentré sur LinkedIn par exemple ? Tu sais que toi c'est B2B. Qu'est-ce que ça t'apporte d'aller taper un peu à la porte de toutes les plateformes comme ça ?
- Emma
Alors, c'est vrai qu'aujourd'hui, avant, je ne le faisais que sur LinkedIn parce que le travail était monstrueux de devoir diffuser un short sur tous les réseaux. Maintenant, tu as les outils où finalement, ça te prend un clic en plus pour diffuser sur tout le réseau. Donc, pourquoi s'en priver ? Et ça permet de tester aussi, tu vois, de voir qu'une vidéo, elle peut... popper ou exploser sur TikTok et pas popper sur LinkedIn. Et d'ailleurs, LinkedIn, au début, quand je publiais des shorts, je faisais énormément de reach. J'ai fait des vidéos, j'ai encore les captures d'écran où je faisais presque 400 000 vues sur une vidéo de shorts. Aujourd'hui, LinkedIn ne pousse pas du tout le format short. Tu vas faire aller au mieux, tu vas faire 2000 vues, 3000 vues, mais au mieux.
- Alexandre
Et ça, ça a changé il n'y a pas longtemps parce que...
- Emma
Oui, ça a changé cette année, je pense. En début d'année, je crois qu'ils ont commencé à... En fait, LinkedIn change beaucoup. Tu as l'impression qu'ils se cherchent. Ils veulent à un moment donné concurrencer TikTok ou YouTube. À un moment donné, ils reviennent à l'écrit. Toujours un peu approximatif, LinkedIn.
- Alexandre
Il faut tester plein de choses.
- Emma
Il faut tester, oui, c'est ça.
- Alexandre
Et alors, si on reparle un tout petit peu de YouTube. parce que tu publies en live comme sur LinkedIn, tu publies aussi en live sur YouTube. De manière générale, toutes tes vidéos, elles sont en dur, on va dire, dans ta chaîne YouTube. Tu l'as dit aussi, les shorts, les clippings que tu fais de tes vidéos, tu les publies en shorts sur YouTube. Est-ce que c'est un peu de l'opportunisme pour l'instant YouTube ou est-ce que tu as une vraie stratégie derrière ? On sait, en tout cas, je le dis aux personnes qui nous écoutent ou qui nous regardent, YouTube devient vraiment… hyper important pour les auditeurs dans le monde du podcast. Ça devient vraiment l'une des plateformes les plus importantes par lesquelles les auditeurs découvrent des podcasts. Est-ce qu'aujourd'hui, tu as vraiment réussi à créer une petite communauté sur YouTube ou est-ce que pour l'instant, tu sais que ça vivote et tu vas bientôt t'y mettre potentiellement ? Mais voilà, quelle place a YouTube dans ta stratégie aujourd'hui ?
- Emma
Alors, c'est vrai que YouTube, ces dernières années, c'était vraiment par opportunité en mode, j'ai la vidéo. Pourquoi ne pas la mettre sur YouTube ? On va voir ce que ça donne. Ça a été long à monter les abonnés, même les vues, etc. Limite, à un moment donné, je me disais est-ce que ça ne me desserre pas ? Parce que j'ai un podcast qui fait 3000 écoutes ou 4000 écoutes sur Spotify, mais sur YouTube, il va faire 100 écoutes. Or, sur Spotify, c'est public. Sur Spotify, tu ne vois pas forcément, tu ne vois pas les écoutes. Alors que sur YouTube, tu les vois. Donc, tu peux te dire, attends, mais il ne marche pas en fait son podcast, etc. Mais en fait, YouTube, c'est quand même un outil hyper puissant en termes de SEO. Tu as des gens qui me découvrent sur YouTube. Et puis, en fait, tu te rends compte qu'après LinkedIn, pour le B2B, YouTube, c'est intéressant. Donc, tu ne penses pas que je vais investir du temps sur TikTok, même Instagram, etc. Facebook, je me pose la question, on pourra en parler si tu veux. Mais YouTube, je sais que c'est... Allez, sur LinkedIn, j'ai trouvé les hacks. On en a parlé de live LinkedIn, de faire des publications quotidiennement. Je mets de l'énergie dessus. Je trouve mes clients sur LinkedIn. J'ai une stratégie de prospection dessus. J'ai vraiment compris des trucs sur LinkedIn qui me permettent d'avoir du business. Sur YouTube, je ne les ai pas compris, même si je commence à y investir un peu de temps et d'énergie. Tu vois, je commence à faire attention aux miniatures parce que je sais que c'est important. Mais si tu veux, là, je mets des choses en place pour me dégager du temps. pour qu'en 2027 ce soit mon chantier principal YouTube, notamment parce que j'ai aussi créé un logiciel, ça, ça pourrait intéresser des auditeurs du live Ausha, mais j'ai créé un logiciel pour transformer des vidéos YouTube, notamment de podcast, en chapitres de livres, et de créer son livre. Donc j'ai créé mon livre, moi, grâce à ça, et de pouvoir l'auto-éditer ou l'envoyer à une maison d'édition, peu importe. Et du coup, je trouve qu'en fait, YouTube, il faut... Quand on est dans le B2B, c'est pas mal de s'y pencher. Et même quand on n'est pas dans le B2B. Et donc, ce sera mon chantier de 2027, YouTube.
- Alexandre
OK. Aujourd'hui, tu dirais que tu fais combien de vues, si tu es OK pour nous partager ça ?
- Emma
Aujourd'hui, la chaîne, j'ai regardé hier, elle a 2000 abonnés. Et une vidéo, c'est ça qui est intéressant, c'est que pendant longtemps, pendant les deux dernières années, une vidéo faisait 200 vues. Et là, dernièrement, je vois les vidéos font assez vite 700, 800, 1000 vues. Et donc, petit à petit, ça rattrape les audiences Spotify. Et j'ai l'impression qu'à un moment donné, ça va les dépasser. Je sens que, pareil, sur Spotify, j'atteins un plateau où ça recommence à plafonner. Alors que YouTube, ça rattrape et j'ai l'impression que ça va être crescendo et j'espère exponentiel.
- Alexandre
Oui, complètement. Et puis, alors moi, je le vois aussi avec Tips qu'on met aussi sur YouTube. Alors nous, ce n'est pas filmé Tips, mais on utilise la technologie Ausha qui nous rajoute des petits audio waves. YouTube, comme il y a une stratégie de SEO derrière, va aussi pousser des épisodes plus anciens, en fait. Et ça, c'est intéressant parce que moi, je me rends bien compte que les... Les épisodes de podcasts, de tips qui fonctionnent le mieux sur YouTube, ce sont des épisodes qu'on a sortis il y AEO moins trois ans. Donc ça permet aussi de faire vivre le contenu, peut-être un peu plus que sur Spotify ou sur Apple, qui va surtout pousser la freshness, comme on dit, le contenu plus neuf. Et puis YouTube, en ce moment, avec la montée des IA, et notamment le fameux AEO, GEO, on sait que c'est... hyper, hyper important. Et donc, du coup, je pense que ça va effectivement en prendre de plus en plus d'ampleur puisque les IA vont être capables de lire ta transcription d'épisodes. En plus, c'est des épisodes qui sont plutôt longs, donc les IA vont avoir accès à tout un contexte. Ils adorent en plus le côté expertise, sujet de niche très précis où tu as une question et hop, tu donnes la réponse. Ça, ils adorent. Donc, potentiellement, c'est vrai que déjà, c'est hyper important d'être sur YouTube et même si c'est Merci. Pour l'instant, de l'opportunisme, je suis complètement d'accord avec toi. Il y a moyen qu'à un moment donné, ça dépasse même les écoutes d'Apple et de Spotify. Et du coup, ça serait public, ça te permettrait d'avoir encore plus de sponsors ou d'augmenter tes prix pour aller chercher d'autres invités.
- Emma
Oui, exactement. C'est l'idée parce que ce sera plus facile de se monétiser encore plus avec des belles audiences publiques.
- Alexandre
Oui, complètement. Et alors, du coup, on a parlé de tout ce qui fonctionne et de ta stratégie que tu as mis en place, les différentes actions. Il y a aussi des choses qui n'ont pas forcément fonctionné. C'est ça que j'aime bien aussi avec ton histoire et ton parcours, c'est que comme c'est très intuitif tout ce que tu fais, il y a des choses que tu as testées et qui n'ont pas forcément fonctionné. Est-ce que là, en tête, tu as certaines actions à nous partager qui vraiment ont fait un flop ?
- Emma
Oui, par exemple, je diffuse des épisodes sur Twitch.
- Alexandre
Oui, il s'en parlait tout à l'heure,
- Emma
oui. Et souvent, j'ai zéro vue. Des fois, je fais une vue, je me dis que ça doit être ma mère, mais non, je ne pense pas, parce qu'elle n'est pas sur Twitch. Donc Twitch, je pense que ce n'est pas la cible. Pareil, je n'ai pas les codes, je n'y investis pas de temps, etc. Donc Twitch, ça ne fonctionne pas. Qu'est-ce que j'ai fait ? Tu vois, je mets les shorts sur Instagram. Alors ça, c'est quand même... Il y a quand même une réflexion à faire parce qu'il y a Instagram et il y a Facebook. C'est méta, c'est la même boîte. Je mets des shorts un peu en mode sans stratégie. Autant sur LinkedIn, je les retravaille, même un peu sur YouTube, je les retravaille. Mais sur Instagram et Facebook, je les mets parce qu'en un clic, c'est diffusé. Sur Instagram, tu peux faire… C'est difficile, mais tu peux faire un peu de vues sur un short. Mais par contre, ton nombre de followers, il grimpe petit à petit. Et là, c'est pareil, c'est public. Donc, des fois, j'ai peur que des sponsors se disent « Ok, il a pas mal d'abonnés sur LinkedIn, il commence à en avoir sur YouTube. Mais alors sur Instagram, il n'a même pas 1 000 abonnés. Donc, c'est bizarre, tu vois. » Et donc, des fois, je me dis « Est-ce que ça vaut le coup d'être sur Instagram ? » C'est vrai que c'est une plateforme que, même moi, personnellement, j'y vais pas trop. Donc, je me pose des questions sur cette plateforme. Et à l'inverse, Facebook, bizarrement, là, j'ai des shorts qui explosent. J'ai créé une page, l'Euro de la Vente, sur Facebook, un peu en mode, ce sera la page pour diffuser les shorts. Et elle a 10 000 abonnés. Donc là, pour le coup, tu vois, c'est un peu l'inverse. Et là, c'est pareil. Je me dis peut-être qu'à un moment donné, il faut que je prenne un peu de temps pour voir ce que je peux faire avec ces 10 000 abonnés. Est-ce que je peux les convertir ? Est-ce que je peux les solliciter ? Donc, tu vois, 2027, je suis entier YouTube, mais je pense qu'il faut aussi que j'investisse un peu de temps sur Facebook. Et donc, voilà, je dirais switch Instagram. TikTok, non, j'ai plutôt des bonnes surprises. J'ai souvent des vidéos qui pop, qui font 20 000, 30 000, 50 000, 80 000 vues sur des sujets autour de la vente. Donc TikTok, je suis agréablement surpris. Je pensais que ça allait être un peu comme Twitch, en mode ça n'a pas marché. Mais non, TikTok, ça va. Et après, est-ce que j'ai testé d'autres trucs qui n'ont pas marché ? qui ont fait des flops. Alors ça m'arrive, c'est assez rare, mais quand j'enregistre en studio, ça m'arrive d'avoir des problèmes d'enregistrement. Ça m'est arrivé la semaine dernière où tu as un micro qui ne marche pas.
- Alexandre
Et là,
- Emma
c'est la galère. Parce que moi, je me déplace, l'invité, des fois, il se déplace. Il faut qu'on refasse l'épisode. Et ça, c'est horrible quand ça arrive. C'est tellement de charge mentale en plus. Mais ça m'est arrivé peut-être trois fois. deux ans, tu vois, donc c'est trois épisodes à refaire sur 50 épisodes peut-être. Faut l'avoir en tête que ça va, ça arrive.
- Alexandre
Je crois que c'est un peu le fardeau de tous les podcasteurs, je sais que ça nous est tous arrivé, moi aussi ça m'est déjà arrivé de lancer un épisode et à la fin de cet épisode qui a duré une heure, t'es trop content de tout ce que t'as dit, t'as pas de traces, ça fait mal un peu.
- Emma
C'est horrible, ça arrive, mais il faut se dire que c'est normal. C'est la technique, par définition, ça peut bugger.
- Alexandre
Oui, mais par rapport à ce que tu disais sur Instagram, TikTok, Twitch et tout ça, en fait, on en revient encore à la même problématique de persona. Toi, tu as un podcast de niche qui a un persona très précis. Et effectivement, peut-être que toutes les plateformes ne se prêtent pas à ce persona. Et c'est hyper intéressant la réflexion que tu fais derrière de « est-ce que ça me dessert ? » soit ça ne te coûte pas plus en termes d'énergie, parce que comme... tu utilises un outil de ce que je comprends pour publier tous tes shorts, finalement, c'est une case d'en plus à cocher. Mais par contre, il faut se poser la question de est-ce que les 10 écoutes, je grossis le trait encore une fois, mais les 10 écoutes que tu peux avoir via Instagram ou via Twitch, est-ce qu'elles valent le coup versus l'image que du coup renvoie ton podcast sur ces plateformes-là ? C'est hyper intéressant et je pense qu'il n'y a pas forcément de bonne réponse, c'est à toi de faire ton choix sur ce point-là.
- Emma
Et j'ai l'impression que Instagram, alors peut-être Twitch aussi, met en avant les créateurs de contenu qui se mettent eux-mêmes en avant.
- Alexandre
Ah oui, l'incarnation.
- Emma
L'incarnat qui incarne, etc., le message. Là où moi, mes shorts, c'est mon invité qui est en avant. Donc en fait, ça change tous les semaines. Ça y a de nouvelles têtes qui apparaissent sur mon feed Instagram. Et ça, sur LinkedIn ou YouTube, ça pose pas de problème. Mais sur Instagram, j'ai l'impression que les gens, du coup, s'abonnent.
- Alexandre
à mon compte et voire rarement ma tête et j'ai l'impression qu'il y a un truc là-dessus sous-jacent à ça en fait oui oui c'est vrai que ça peut être lié moi j'aime bien dire que les gens écoutent pour la première fois ton podcast parce qu'ils sont intéressés par ton sujet ou par ton invité mais souvent ils reviennent pour la personne qui présente et bon voilà ça c'est ma conviction sur le côté de l'incarnation etc c'est un parti pris et il n'y a pas non plus de bonne réponse et après toi ça fait complètement sens de mettre en avant tes invités puisque c'est aussi ton business model derrière. Donc, je comprends.
- Emma
Mais si j'avais plus de temps, je pense qu'Instagram, je ne ferais pas la diffusion des shorts des invités, mais je ferais mes propres shorts de moi-même. Et ça aurait une autre dynamique. Mais bon, je n'ai pas le temps, donc il faut choisir ses combats.
- Alexandre
Il faut choisir ses batailles. C'est ça. Et alors, il y a un dernier levier dont on parle beaucoup chez Ausha. C'est le référencement du podcast qu'on appelle le PSO, le Podcast Search Optimization. Alors, ce qui est assez drôle, c'est que quand on en a parlé ensemble, tu m'as dit que ce n'était pas du tout quelque chose que tu avais consciemment travaillé. On le sait aussi que le PSO, en deux mots, c'est vraiment l'équivalent du SEO, le référencement sur Internet. Et donc, le PSO, c'est le référencement d'un podcast dans les plateformes d'écoute comme Apple, comme Spotify. On le sait que pour un podcast de niche, typiquement tips, on est un peu dans le même cas, c'est plus difficile de travailler son PSO. Mais du coup, ça m'intéresse de savoir... comment les gens te trouvent spontanément. Si on met de côté toute la promotion sur LinkedIn, sur YouTube que tu as fait, est-ce que tu sais, est-ce que tu arrives à mesurer s'il y a des gens qui tapent des mots-clés dans la barre de recherche d'Apple et de Spotify et qui tombent sur ton podcast ?
- Emma
Alors, je pense que c'est notamment pour ça, c'est des intuitions après, mais je pense que c'est pour ça qu'il faut que je grossisse sur YouTube, parce que les gens vont me trouver... C'est le deuxième moteur de recherche YouTube après Google, d'ailleurs ça appartient à Google.
- Alexandre
Complètement.
- Emma
Donc ils vont me trouver effectivement en tapant des mots-clés, prospection, vente, etc. Je l'ai déjà fait sur Spotify l'exercice et on me trouve assez rapidement, mais pas toujours ou pas en premier. Donc je t'avoue que c'est un trou dans ma raquette cette histoire de PSO. Je n'ai pas trop regardé effectivement ce qu'on pouvait faire avec Ausha. Je l'avais eu passé, mais toujours pareil, tu choisis tes batailles. des choses et j'arrive à faire grossir le podcast sans ça. Donc en gros, moi aujourd'hui, je pense que 1, les gens me trouvent avec la barre de recherche YouTube. Ils peuvent me trouver avec la barre de recherche Spotify, mais il faut un peu plus diguer. Et deux, et trois, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, je pense que les shorts, quand même, drivent de plus en plus d'audience, mais pas tant vers le podcast, mais plus vers un épisode en particulier. Et donc, effectivement, il faudrait, pareil que le PSO, mettre des choses en place. Mais ça permet de montrer aux auditeurs que même si j'ai réussi à créer un business autour du podcast et que j'en vis bien, etc., il y a plein de choses que je ne maîtrise pas, que je fais de manière instinctive. certaines marchent, d'autres ne marchent pas. Et donc, il faut rassurer les gens en se disant que c'est rare quelqu'un qui a une stratégie, qui sait déjà tout, qui reçoit toutes les cases, etc. En fait, tu testes des choses. Des fois, tu fais des rencontres, quelqu'un te dit « Tiens, tu as testé ça, ça marche, d'autres, ça ne marche pas. » Là, tu me parles du PSO, donc je vais m'y intéresser. Je vais regarder ce que propose Ausha. Mais c'est comme ça que ça se construit. Le seul truc, c'est qu'il faut avoir des convictions. Il ne faut pas hésiter de tester. et il faut tenir aussi un peu dans le temps c'est à dire moi ma première année où j'étais à temps plein sur le podcast je l'ai dit tout à l'heure c'était moyen en terme de chiffre d'affaires mais je me suis accroché et j'ai bien fait quoi.
- Alexandre
Oui c'est ça c'est encore une fois tu investis dans ton podcast notamment le PSO c'est des petites briques finalement que tu travailles pour avoir le résultat c'est comme le SEO tu as le résultat plusieurs semaines voire plusieurs mois après souvent mais toi tu parlais tout à l'heure de potentiellement avoir un tu te rencontres un peu un palier dans tes écoutes Spotify ou Apple, de travailler justement le référencement de ton podcast, ça peut te débloquer sur ce palier-là. Donc, voilà, un autre chantier à ajouter en 2027.
- Emma
Parce que tu t'ennuies. C'est bien.
- Alexandre
C'est ça. On arrive à la fin de ce live. J'avais une dernière question pour toi aussi, pour nos auditeurs spectateurs sur LinkedIn. Je ne sais pas comment on dit. Si quelqu'un écoute le podcast Merci. Non pardon, c'est quelqu'un qui nous regarde ou qui nous écoute à un podcast justement qui stagne et qui veut tester une des choses dont tu as parlé très vite cette semaine ou dans les semaines qui arrivent. Qu'est-ce que tu lui dirais ? Donne-lui un espèce de petit plan d'action.
- Emma
Oui, je testerai deux choses qui ont bien fonctionné pour moi, qui m'ont permis de vraiment professionnaliser le podcast et en faire mon activité. Donc la première chose, c'est de tester l'expérience studio. Alors, je sais, ça coûte de l'argent, mais pas tant que ça. Moi, j'ai un studio de podcast à Toulouse. On a des prix d'entrée à 130 euros pour faire une heure d'épisode. Ça reste raisonnable. Donc, faites l'expérience d'enregistrer en studio. Vous allez avoir une super vidéo, vous allez pouvoir travailler des shorts, etc. Vous allez pouvoir montrer ça à des sponsors potentiels en disant, vous voyez, un peu le cadre que je peux vous proposer, la qualité, etc. Ça va vous mettre aussi dans une posture de professionnel et moins de débrouille, je bricole des trucs derrière mon micro ou mon ordi. Et la deuxième chose, c'est de tester cette diffusion sur LinkedIn. Vous ne ferez pas forcément beaucoup de vues, mais vous ferez des inscrits. Vous allez pouvoir voir qui se sont inscrits à votre épisode, voir comment savoir quelles entreprises. quel profil, est-ce que c'est... Enfin, voilà, vous allez pouvoir avoir plein de données et là aussi, ça se monétise les inscrits à des podcasts même si on n'a que 10 mais si c'est 10 profils hyper ciblés, ça peut donner des idées.
- Alexandre
Eh bien, super. Merci beaucoup, Alexandre, pour tous tes conseils et d'avoir passé ces presque 50 minutes avec moi. N'hésitez pas à aller écouter et à aller vous abonner aux héros de la vente. Un super podcast si vous n'en avez pas entendu parler. Si vous avez pris le live en cours de route ou que vous souhaitez réécouter l'échange, le replay sera complet à la fois sur la chaîne YouTube Ausha et aussi en tips, en épisode de tips. C'est un nouveau format qu'on va lancer. Merci encore, Alexandre. Où est-ce qu'on peut te retrouver justement sur LinkedIn, j'imagine, pour suivre toutes tes aventures ?
- Emma
Ouais, sur toutes les plateformes, soit Alexandre Waquier, soit l'Héros de la Vente. Et le petit instant promo, j'ai sorti un livre sur la prospection, si ça vous intéresse, qui s'appelle « Prospecter comme un héros » , qui est disponible sur Amazon. Et justement, pour créer ce livre, deuxième promo, j'ai utilisé la plateforme Scribneo.com Donc Scrib comme un Scrib, et Neo comme Neo de Matrix.com Et donc, si vous avez un podcast notamment qui est diffusé sur YouTube, vous allez pouvoir... créer un livre assez facilement, n'hésitez pas à me contacter pour savoir comment on fait. Et si vous voulez enregistrer en studio, que vous êtes basé dans le sud-ouest, j'ai le studio, le Pastel Studio, en plein centre-ville de Toulouse, qui est disponible en location. Et je peux vous accompagner, si vous le souhaitez, pour faire un super épisode de podcast en studio.
- Alexandre
Eh bien, super. Merci encore, Alexandre. Et puis, à très bientôt.
- Emma
Oui, à bientôt, Emma. Merci de m'avoir invitée.
- Alexandre
Au revoir.
- Emma
Salut. Tu charges le bouton stop ?