- Antoine Lacouturière
Bonjour et bienvenue sur Toucher du doigt la santé, le podcast autour des soins, du bien-être et de la santé. Je m'appelle Antoine Lacouturière, ancien sportif de haut niveau en badminton, papa d'une petite fille. J'exerce l'ostéopathie et la sophrologie depuis plus de dix ans maintenant. Et ici, je vous propose des rencontres pour questionner notre manière de soigner au-delà des techniques. Aujourd'hui, je vous emmène dans l'univers de Loris Frisonni. ostéopathe spécialisé en pédiatrie, connu pour son travail de terrain et pour la manière dont il partage et questionne sa pratique, notamment sur les réseaux sociaux, ostéo des petits. Avec une influence réelle, il contribue à faire connaître l'ostéopathie pédiatrique de manière claire et responsable auprès de sa communauté et au-delà. Dans cet épisode, on parle de clinique, de pluridisciplinarité, de limites de champs de compétences. et aussi de la façon dont on peut aujourd'hui partager, transmettre et rendre visible ce qui se joue réellement dans les soins, en s'appuyant à la fois sur l'expérience du cabinet et sur les outils numériques. Avant de plonger dans cet épisode, une info pour celles et ceux qui suivent aussi la dimension formation de toucher du doigt la santé. Avec le Dr Virginie D'Angelo, nous proposons une formation en présentiel où on explore l'intégration des états de conscience modifiés au service du soin. toucher, relation, langage, système nerveux. Avec des outils concrets dérivés de la sophrologie et de l'hypnose notamment, directement applicables au cabinet. Si vous êtes thérapeute manuel, soignant, étudiant, et si ces sujets résonnent pour vous, la prochaine session se déroulera à Limoges les 20 et 21 mars. Pas de pression, pas d'obligation, juste une information. Plus d'infos sur mon site web ou un message privé. Tout de suite, l'épisode du jour avec Loris. Belle écoute ! Bonjour Loïs.
- Loris Frisoni
Salut Antoine.
- Antoine Lacouturière
Nous voilà à l'autre bout de la France dans ton cabinet. Merci de me recevoir aujourd'hui.
- Loris Frisoni
Avec grand plaisir. Effectivement, c'est pas tout proche de chez toi.
- Antoine Lacouturière
Effectivement, j'ai profité d'un détour en Suisse avec un congrès pour me dire c'est l'occasion, j'en profite. Je dis ton cabinet, mais je crois que c'est votre cabinet.
- Loris Frisoni
Oui, alors effectivement, on est plusieurs professionnels ici. Il y a deux salles de consultation. Dans une même salle, il y a moi, ostéopathe, qui y travaille, et une collègue à moi, consultante en lactation, IBCLC. Et j'ai un deuxième cabinet où il y a une ostéopathe également qui y travaille, et qui elle est non spécialisée en pédiatrie et qui travaille avec tout le monde.
- Antoine Lacouturière
Une petite équipe donc.
- Loris Frisoni
Oui.
- Antoine Lacouturière
Ce que je te propose de faire, bien que tu sois connu par un certain nombre d'auditeurs déjà du podcast, c'est de faire une présentation pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore. Est-ce que tu veux bien nous dire qui tu es, ce que tu fais, ce qui te vient pour te présenter en quelques mots ?
- Loris Frisoni
Très bien. Je m'appelle Loris Frisoni, j'ai 32 ans, je suis ostéopathe avec une spécialité en pédiatrie, en périnatalité en tout cas. J'ai un petit garçon de deux ans et demi qui s'appelle Léon. Aujourd'hui, je suis beaucoup sur les réseaux sociaux pour parler d'ostéopathie, d'ostéopathie pédiatrique. exclusivement. Je suis également ergothérapeute, on en reviendra peut-être à ça tout à l'heure, métier que je ne pratique plus aujourd'hui, puisque je fais exclusivement de l'ostéopathie.
- Antoine Lacouturière
Merci pour ces premiers mots et pour cette info que peu de monde connaît, je crois. Tu as un deuxième diplôme.
- Loris Frisoni
Exact. C'est un diplôme que j'ai effectué avant d'être ostéopathe. J'ai été ergothérapeute. J'ai eu le diplôme d'ergothérapie suite à la PACES, donc la première année commune aux études de santé. plus appelé comme ça, je crois, maintenant. En tout cas, j'ai fait la médecine, comme ils appellent ça, la PACES, la première année, pour pouvoir être ergothérapeute et puis ensuite me réorienter en ostéopathie par la suite.
- Antoine Lacouturière
Je te propose de plonger dans le sujet. Qu'est-ce qui t'a donné envie de te réorienter pour devenir ostéo ?
- Loris Frisoni
Il faut savoir que j'ai été vers l'ergothérapie déjà un peu de façon pas hasardeuse, mais presque. C'est-à-dire que, déjà même pour la PACES, je ne savais pas comment je voulais aller. faire ses études de première année de médecine, de santé en tout cas. C'est mon père qui m'a poussé à faire ces études-là, qui m'a dit écoute, là maintenant tu as ton bac, c'est ça que tu vas faire. Et donc j'y ai été un peu la fleur au fusil, puisque moi plutôt mauvais élève, je me suis dit une passesse, ça ne passera pas pour moi. Et donc au final, je m'y suis intéressé. C'est des sujets qui m'ont énormément plu et mine de rien, j'ai bien bossé. J'ai bien bossé au point d'avoir Ergo la première année. C'est-à-dire que j'ai eu directement Ergo en primant. En primant, exactement. Et je ne savais pas ce que c'était. Personne ne m'avait jamais appris ce que c'était l'ergothérapie. Et je voyais tous mes copains qui, eux, ont redoublé. Donc, aller refaire une deuxième passesse. Et je me suis dit, ben go, je l'essuie. Je ne sais pas ce que c'est l'Ergo, je ne vais pas l'apprendre. Moi, je ne sais pas, j'aime bien le football, j'aime bien le sport, kiné à la limite. Mais Ergo, je ne vois pas. Et donc, j'ai refait une deuxième première année de médecine. Et à la fin, j'obtiens kiné et ergo. Donc là, tu te dis, il va prendre kiné, c'est ce qu'il voulait faire de base. Ben non, j'ai pris ergo parce que tous mes potes ont été en ergo. Et je les ai suivis. Et au final, c'est une décision que je ne regrette absolument pas. Pas d'un point de vue professionnel, mais d'un point de vue personnel. Parce que tous les amis que j'ai suivis et qui je me suis fait en ergothérapie sont encore aujourd'hui ma bande de potes, ma grosse bande de potes. et donc voilà j'ai commencé ces études d'ergo les cours théoriques m'ont énormément plu c'est un métier qui est fascinant si vous ne connaissez pas je vous invite à en découvrir un petit peu plus c'est une facette de l'approche et du soin à la personne qui est extraordinaire, extrêmement valorisante aussi parce que vous redonnez de l'autonomie à des personnes qui sont en situation de handicap tout type de handicap d'ailleurs c'est extrêmement valorisant mais par contre quand vous êtes sur le terrain et moi ça je m'en suis rendu compte lors des stages c'est usant C'est usant, ça vous bouffe votre énergie d'être au contact des personnes en situation d'handicap toute la journée. Ça peut être valorisant au bout d'un certain temps quand tu as l'objectif qui est atteint, mais tout le parcours pour atteindre cet objectif, il t'use. Et moi, ça m'usait trop. C'est-à-dire que je n'avais pas ce bouclier, cette carapace autour de moi nécessaire pour ne pas justement me faire bouffer par ces énergies. Je rentrais chez moi à 19h, j'allais au lit parce que j'étais crevé. Ce n'était pas quelque chose où je me projetais. à l'avenir, faire ça, bien que ce soit un métier, encore une fois, très beau, très très beau, et très valorisant, et glisser demain peut-être à y retourner et y replonger, je n'ai pas fermé la porte du tout.
- Antoine Lacouturière
Tu as le diplôme et on entend que ce n'était pas forcément facile, c'était plaisant, mais quelque part coûtant en énergie, et à ce moment-là tu t'es questionné en disant, qu'est-ce que j'ai envie de faire, et c'est là que tu pars en ostéo ?
- Loris Frisoni
Oui, en fait, avant même d'avoir ce diplôme d'ergot, J'ai tout de suite su au fur et à mesure des stages que ce n'était pas ça.
- Antoine Lacouturière
Tu pressentais ça un peu. Oui,
- Loris Frisoni
je sentais que ce n'était pas pour moi. Je sentais que ce n'était pas quelque chose dans lequel j'allais être épanoui. Un truc que j'allais bien aimer, ça allait être un métier alimentaire, comme certains aiment le dire, qui va qu'aller me payer mes factures, mais c'est tout. Ce n'est pas ce à quoi j'inspirais pour mon futur. Là, ce qui s'est passé, c'est qu'au détour d'un match de foot, je me blesse. Ma tante est ostéopathe. Je vais chez ma tante pour soigner cette blessure. Elle me soigne. Ça se passe super bien. Récupération se fait super rapidement et complète. Les exercices étaient top. Au vu de ce qu'elle a fait, je me suis dit, OK, c'est ça, moi, que je veux faire plus tard. Moi aussi, je veux soigner comme ça. Je n'avais rien compris à ce qui s'était passé et à ce qu'elle avait fait. Pourquoi, pour me soigner ma cuisse, elle est venue me mettre une main au niveau des cervicales ? Je n'ai pas compris, mais c'est ce que je voulais faire. J'ai demandé quelle école elle avait faite et puis par la suite, j'ai été faire les portes ouvertes de cette école-là. Et puis, je me suis inscrit par la suite. Avant même d'avoir le diplôme d'ergot officiellement, j'étais déjà inscrit pour faire l'ostéo.
- Antoine Lacouturière
Ok, merci pour cette facette un peu moins connue, entre guillemets, un peu moins partagée. Donc, ça permet aussi peut-être comprendre le cheminement de suivre ça. Donc, aujourd'hui, tu as ton cabinet, c'est la troisième année que tu bosses ? quatrième, troisième année que tu bosses t'as ta patientèle et on a eu le plaisir de c'est toi qui as travaillé ce matin mais on a partagé la matinée de consultation donc t'as du monde t'as une patientèle variée, orientée spécificité Pédia bébé, enfant et maman J'ai plein de questions à te poser, quelques-unes de copains, de réseaux, et puis quelques-unes aussi communes à ce podcast que tu connais, on en a parlé en off, en antenne. Ça me donne envie de te poser la question d'entrée, de dire, Loris, la santé, qu'est-ce que c'est pour toi ?
- Loris Frisoni
Ok, je vais te répondre en deux versants. Je vais te répondre avec le Loris étudiant en médecine, en ergo et en ostéo, et je vais te répondre avec le Loris papa. Le Loris étudiant, il t'aurait dit une phrase qu'il a marquée pendant ses années de passesse, la santé c'est la vie dans le silence des organes. Cette phrase, je l'ai toujours aimée, elle m'a fait tilt tout de suite quand je l'ai entendue, et elle m'a énormément parlé. De se dire, écoute, je sens rien en moi qui me blesse, qui me fait mal. Et toutes les personnes qui se sont blessées à un coccyx savent maintenant qu'ils ont un coccyx, mais avant de se blesser au coccyx, on ne savait pas qu'on avait un coccyx. Et que c'était important juste quand on allait faire caca, par exemple. Et du coup, cette définition, je l'aime bien. Le Loris Papa, aujourd'hui, te dira que la santé, c'est être en capacité physique. et intellectuel et émotionnel de regarder son enfant grandir et de le pousser à être le meilleur de lui-même et de lui donner la possibilité de le faire. Et papa, cette réponse.
- Antoine Lacouturière
C'est écho avec le papa que je suis. Et merci pour ces deux visions, ces deux versants. C'est une jolie citation, bien illustrée et... intéressant d'avoir l'option pro et l'option perso qui sont complètement différentes et qui se complètent assez bien finalement dans la pratique que tu as choisi de faire aujourd'hui. Et qu'est-ce que c'est un bon soignant ?
- Loris Frisoni
Qu'est-ce que c'est un bon soignant ? Un bon soignant, c'est quelqu'un déjà selon moi qui met tout en œuvre pour obtenir ce dont les personnes qui le consultent viennent chercher. C'est-à-dire déjà de se donner une obligation de moyens, de réaliser selon ses connaissances, selon ses compétences, selon ses limites aussi, des actions, mettre en place des actions pour pouvoir... répondre à une personne à un moment donné, c'est donner le meilleur de soi-même, en tout cas en connaissant ses limites. Ça c'est quelque chose dont peut-être on va parler et sur lequel je suis pas intransigeant, c'est pas le mot, mais sur lequel j'accorde une importance. La capitale, c'est la limite de champ de compétences. Et je pense que quand on sort de toutes ces limites de champ de compétences, ce qui m'est arrivé, peut-être qu'on en parlera encore, mais ce qui m'est arrivé, je pense que c'est là où on commence à se perdre et où on commence aussi à dévaloriser la profession pour laquelle on se bat.
- Antoine Lacouturière
Tu veux poursuivre là-dessus ? Ça fait sens pour toi de dire, quand tu parles du champ de compétences, je sais qu'on partage cet intérêt pour le travail pluridisciplinaire. Je le sais à travers les réseaux dont on reparlera dans le podcast et ton travail sur les réseaux sociaux. et aussi dans ce que j'ai pu observer de la matinée partagée où tu as des référents autour de toi, en orthophonie en consultation pour accompagner les allaitements, en portage donc c'est vraiment, et on n'a pas parlé de nos copains kinés qu'on salue mais il y a aussi toute cette grande équipe là donc dans le champ pluridisciplinaire je pense que ça fait écho de dire qu'on a des compétences communes Et ça a l'air d'être important pour toi de parler de cette limite-là.
- Loris Frisoni
Exactement. Il y a beaucoup de motifs de consultation pour lesquels, si tu n'as pas le réseau autour de toi, il est facile de se dire « bon, je vais le faire moi. Je ne vais pas vous le laisser comme ça votre gosse, je vais le faire moi. Je vais m'en occuper. » Et pour le coup, c'est là où il peut y avoir des dérives. C'est là où il peut y avoir des dérives, pas forcément des dérives sectaires, mais des dérives thérapeutiques. Des choses qui se passent mal, des choses pour lesquelles on est pointé du doigt par la suite, et d'être attaqué par ces professions, médecins, autres. Ça me fait du mal, moi, personnellement. Ça me fait du mal à mon ostéopathie. Je ne sais pas comment le prennent les personnes qui ont 10 ans, 15 ans, 20 ans d'expérience. Peut-être que ça leur passe un petit peu plus au-dessus de la tête. Moi, fort de mes seulement 3 années de diplôme, c'est quelque chose qui me touche aussi. Je te parlais de carapace tout à l'heure, apparemment je ne l'ai pas mise encore avec l'ostéo et ça me touche. Et pour le coup, je n'ai pas envie de tendre le bâton pour me faire battre. Et je pense qu'il en est de notre intérêt de savoir quelles sont nos limites. de ne pas les dépasser, surtout dans des motifs de consultation qui pourraient nous laisser la place de le faire. Et encore une fois, j'ai été quelqu'un qui l'a fait. J'ai dépassé mes champs de compétences à un certain moment donné pour le bien suivi d'une prise en charge. Mais aujourd'hui, via le réseau que j'ai effectué autour de moi et les contacts que j'ai autour de moi, je ne dépasse plus mon champ de compétences. Je sais sur quoi je peux agir et à quel moment je passe le flambeau. Je trouve que les prises en soins ou prises en charges en sont bien meilleures, évidemment.
- Antoine Lacouturière
Merci. C'est chouette d'entendre cette humilité, de se dire que ça j'ai fait, c'est une bêtise, et on en fait tous des bêtises, ou en tout cas des trop, à vouloir trop bien faire. C'est le parciement d'un bon sentiment, de se dire que ça empiète. Parfois c'est à juste titre, parce que malheureusement certains pros de santé extraordinaires ont des délais qui sont de plusieurs mois, trimestres, et je pense même aux années pour nos copains. copains, copines orthophonistes. Parfois, on fait et c'est intéressant d'entendre ta manière de le présenter. Je suis en train de me dire que peut-être ça peut être pertinent pour celles et ceux qui vont découvrir ta pratique que tu nous fasses une petite présentation. Là, on vient de baigner dans l'apédia, on a des contacts, des copains, des amis en commun, il y a des comptes qu'on suit, donc c'est évident pour nous, mais je reviens un peu en arrière dans le podcast, je pense à mes auditeurs. mes auditrices, nos auditeurs, est-ce que tu peux nous faire une anatomie de ta semaine, en gros, pour qu'on puisse s'immerger avec toi, sur qu'est-ce que c'est une semaine type pour toi ?
- Loris Frisoni
Ok. Il faut savoir que sur une semaine, moi, je bosse quatre jours. Donc j'ai un jour que j'appelle off, et que j'ai renommé par la suite, parce que finalement, ce n'est pas un jour off, et on va en reparler plus tard pourquoi ce n'est pas un jour off. Mais j'ai quatre jours sur lesquels je suis au cabinet et d'une... 8h30 j'arrive le matin, jusqu'à 19h15 je repars le soir, donc c'est quand même des grosses journées mine de rien, sur lesquelles je reçois 9 à 10 patients par jour, exclusivement quasiment des bébés, on va dire 95% c'est des bébés, puis je vais avoir 5% de femmes enceintes, de femmes en postpartum ou d'enfants un peu plus grands. Mes journées sont rythmées par les consultations. qui s'enchaînent des consultations ou parfois il ya des cas un petit peu spécifique des cas où j'aime bien prendre des photos discuter de ce cas là sur instagram en parler avec les gens aussi pas pour me rassurer sur ma prise en charge est ce que je dois en effectuer mais plus pour d'un point de vue pédagogique, montrer à tout le monde un cas, potentiellement quelle était la prise en charge derrière, ce qui a été bien fait, ce qui n'a pas été bien fait, toujours à but de pédagogie et de diffusion d'informations, dans ce but-là. Donc il y a souvent des cas... où je dirais aux parents, est-ce que vous êtes OK pour que ça, je parle sur Instagram, je mets juste la bouche, promis, je rogne tout le visage, on ne reconnaîtra rien du tout. Les parents sont toujours OK, donc ça, c'est super sympa. Et donc, voilà, c'est rythmé par une petite pause aussi entre midi. J'ai une pause de une heure, quand même nécessaire, mine de rien. Et puis le soir, je retrouve mon petit bout et ma femme à la maison tous les soirs. Ça, c'est un luxe aussi. Et puis j'ai arrêté de travailler le samedi. Avant, je travaillais le samedi. Puis quand j'ai eu mon petit, les samedis sont parfois utiles pour faire autre chose aussi.
- Antoine Lacouturière
Merci pour la précision. Donc on entend une semaine plutôt intense, 9-10 patients par jour. Tu les gardes ? On peut partager le temps de consulte que tu fais ? J'ai une heure de consulte.
- Loris Frisoni
J'ai des créneaux d'une heure. Et après, ça va varier. Au sein même de la consultation, si je fais des consultations de 40 minutes, 45, 50, et parfois certaines durent une heure aussi, tout comme certaines vont parfois durer qu'une demi-heure parce qu'il y a un seul motif de consultation de la part des parents qui est très précis, sur lequel on va répondre si c'est un suivi ou je n'ai pas besoin de reposer toutes les questions de l'anamnèse. Donc c'est assez variable sur le temps de consultation. Je pense qu'on peut se mettre une moyenne à 45 minutes et 10 minutes de remplissage de dossier par la suite.
- Antoine Lacouturière
Oui. Plusieurs questions qui vont découler de ça, mais les motifs principaux, pourquoi est-ce que tu reçois ces petits bouts de chou ? Comment est-ce que tu pourrais partager ça avec le public qui ne te connaît pas encore ? Pourquoi est-ce qu'on vient te consulter ?
- Loris Frisoni
La plus grosse raison pour laquelle les gens viennent, c'est parce qu'on leur a dit de venir.
- Antoine Lacouturière
C'est une bonne raison ça.
- Loris Frisoni
Ils me disent, écoutez, j'ai massage femme, mon pédiatre s'est déjà arrivé. J'ai ma voisine, j'ai ma sœur qui m'a dit qu'il fallait que je vienne pour voir si tout allait bien. C'est les motifs bilan. Bilan de consultation en ostéopathie, bilan post-accouchement. C'est juste vérifier qu'il n'y ait pas de tension particulière qui pourrait embêter le bébé. En tout cas, c'est comment les parents le voient. Maintenant, nous, après, lors de ces consultations, on va quand même chercher autre chose, des choses très spécifiques, puisqu'on va poser des questions lors de l'anamnèse et puis on va se rendre compte que... Il y a un versant que la maman, ou les parents en tout cas, parce que je vais parler de parents, ne se doutaient pas du tout et au final on a mis le point dessus tout de suite. Comme autre motif de consultation, on va avoir les troubles de sussion. Moi je pense que c'est le deuxième motif sur lequel j'ai le plus de monde, c'est mon bébé a du mal à téter, que ce soit au sein ou au biberon. Et dans ce cas-là, à nous d'essayer de chercher toutes les tensions qui pourraient empêcher ce bébé de téter correctement. en tout cas dans le rôle ostéo après tout un rôle de guidage parental par la suite d'utilisation de biberons, de positionnement au sein et encore une fois Est-ce que ça fait partie de ton champ de compétences ou est-ce que tu ne dois pas déléguer à une orthophoniste pour tout ce qui est outillage et à une consultante en lactation et BCLC pour le positionnement ou à une sachem ? Là aussi, il est difficile de trouver cette limite. Donc tu viens parfois guider, mais si tu sens qu'il y a un besoin un peu plus intense derrière, on a facile à passer encore une fois le flambeau comme je te disais. Comme autre motif de consultation, les problématiques d'allaitement qui vont avec les problématiques de succion, les déformations crâniennes positionnelles. Ce qu'on peut appeler la tête plate, plagiocéphalie, brachycéphalie, qui sont des choses pour lesquelles les parents s'inquiètent beaucoup. Très sous-estimés de la part des professionnels de santé parfois, non sous-estimés par les parents, qui sont donc inquiets et qui viennent me voir en consultation. Donc ça, pour le coup, je réalise... Je réalise une prise de mesure du crâne du bébé et ensuite, en fonction des résultats obtenus, on va par la suite choisir, mais ce n'est même pas moi qui choisis, c'est une grille de cotation qui choisit. Est-ce que juste on fait de l'ostéopathie et de la guidance parentale et ça suffit ? Est-ce qu'on doit s'associer à des séances de kinésithérapie ? Ou est-ce qu'il faut aller plus loin et demander au médecin une réorientation vers un neuropédiatre pour un avis supplémentaire ?
- Antoine Lacouturière
En fonction de la sévérité que tu adresses. Ok,
- Loris Frisoni
c'est ça. Et après, le dernier gros motif du cabinet, c'est les reflux. Ça, c'est quelque chose qui est en train d'exploser actuellement. Alors, j'ai trois ans de recul, donc je ne peux pas vous dire si c'est maintenant ou pas que ça explose, mais j'ai l'impression d'en voir plus. Puis après, il y a ce billet également d'en parler beaucoup sur Instagram et de faire des formations là-dessus qui fait que tu as l'impression d'en voir toujours de plus en plus. Il y a le billet aussi du fait que les gens qui viennent te voir en consultation, c'est des gens pour qui il y a une problématique pour leur bébé, donc tu as l'impression que tous les bébés ont du reflux, alors que non, il y en a qui vont bien, mais qui ne viennent pas te voir. Donc tu as plein de billets là-dessus, mais j'ai l'impression que c'est quelque chose qui revient beaucoup, mine de rien ces reflux. Et donc nous, notre rôle, notre importance dans cette prise en charge relève de 1, des recherches de toutes les causes possibles, de la guidance parentale encore une fois, par rapport à la suralimentation, par rapport à l'inflammation du système digestif, par rapport aux vitamines D, etc. La souchon, c'est-à-dire de travailler cette souchon pour voir s'il n'y a pas de l'air qui est avalé par le bébé et cet air qui pourrait possiblement lui amener des troubles digestifs Ausha type de régurgitation ou de reflux ou des symptômes digestifs bas à type de colique.
- Antoine Lacouturière
Ok, on y voit plus clair du coup dans cette liste de symptômes, de motifs de consultation. Tu as aussi souligné un élément qui m'intéresse, c'est prévention. La question que j'ai envie de te poser là, c'est moi qui te la pose. Est-ce que c'est bien de faire une séance systématique ? C'est quoi ta position par rapport à ça ?
- Loris Frisoni
Oui, je pense que tous les bébés n'ont pas besoin de faire un ostéo. Je pense que faire une consultation systématique chez l'ostéo n'est pas obligatoire. De toute façon, c'est dans les textes, mais c'est mon avis également là-dessus. Et pour le coup, faire de la prévention, oui, quand on les voit en consultation, mais il faut qu'il y ait une demande derrière, un motif de consultation et puis des symptômes derrière. Parce que faire de la prévention juste pour faire de la prévention, ça ne marche pas. On l'a vu ce matin avec la petite, où la maman me disait, je ne sais plus ce qu'elle me disait, mais en tout cas on lui disait S'il y a un frein de langue anatomiquement restrictif mais qui n'a pas de symptômes. on ne va pas aller en chirurgie.
- Antoine Lacouturière
Oui, l'exemple que tu utilisais, c'était l'appendicite, en disant qu'on n'enlève pas toutes les appendicites par prévention, enfin tous les appendices, pardon, en prévention d'une appendicite.
- Loris Frisoni
C'est ça.
- Antoine Lacouturière
Alors, je reformule ma question. J'entends que tu pondères en disant qu'il n'y a pas nécessairement un besoin systématique, la naissance n'est pas dramatique, traumatique absolument, il faut tous qu'on les voit. Ça respire un peu ça. Est-ce qu'en fonction... de l'urgence, entre guillemets, des motifs. Donc, s'il n'y a pas d'urgence, si la situation se passe bien, s'il n'y a pas de pleurs importantes, s'il n'y a pas de déformation crânienne positionnelle, les DCP dont tu parlais, si ça, ça roule, est-ce que c'est quand même bien pour libérer les petites tensions qui ne sont pas encore manifestées ? Tu vois, je pondère un peu. Ça, c'est des questions de maman, papa, du quotidien quand même.
- Loris Frisoni
Bien sûr. Oui, je vais prêcher pour ma paroisse, oui. C'est toujours bien de venir pour libérer certaines tensions qui seraient là en train de s'accumuler et qui, à terme, en s'accumulant encore plus, on amènerait une dysfonction plus importante qui, pareil, s'accumulerait pour en amener une encore plus importante. évidemment que s'ils peuvent venir pour refaire feuille blanche sur la situation et qu'ils repartent de mon cabinet avec une feuille blanche comme je viens de le dire bien sûr maintenant c'est difficile aussi de casser ce cocon que veulent créer certaines familles. Et je trouve ça très bien de créer ce cocon, papa-maman, maman-maman, papa-papa, qu'importe, mais parents-co-parents et enfants. Et de se dire, est-ce que je vais casser ce cocon ce premier mois, le mois d'or, comme certains l'appelaient, pour aller faire une consultation, parce qu'on m'a dit de le faire.
- Antoine Lacouturière
C'est une bonne question.
- Loris Frisoni
Difficile aussi.
- Antoine Lacouturière
C'est une bonne question.
- Loris Frisoni
Parce que mine de rien, ça les fait prendre la voiture, ça leur fait faire du trajet, ça lui fait faire des organisations. Les enfants qui ne sont pas forcément vaccinés, aller voir quelqu'un, ça se pose comme question, je trouve.
- Antoine Lacouturière
D'autant que par expérience, par retour, par discussion, ce que tu observes dans les premiers jours, ce n'est pas nécessairement présent quelques semaines plus tard, par exemple en termes de préférence motrice. La séance à J2, J3, elle peut montrer ça et peut-être que à J20 ou J30, tu n'observerais pas. C'est une question délicate dans laquelle je ne suis pas sûr qu'on puisse dire c'est comme ça, mais j'étais curieux d'avoir ta vision là-dessus.
- Loris Frisoni
Et ce que je dis souvent aux mamans, parce que si je suis des mamans qui sont enceintes, elles me disent quand est-ce que je vous ramène le bébé ? Je leur dis écoutez, moi aux alentours des trois semaines, un mois, c'est bien que je voie votre bébé. Ce n'est pas obligatoire, mais si vous voulez me le ramener, bien sûr, trois semaines à un mois, c'est bien. Sauf dans deux cas. S'il y a une rotation préférentielle marquée, dans ce cas-là, venez avant. Plus le temps, on va le laisser passer, plus cette préférence va rester, plus ça peut déformer le crâne, etc. Et s'il y a des problématiques d'allaitement, évidemment, si une maman est en train de serrer les dents quand elle allaite, n'attendez pas un mois.
- Antoine Lacouturière
Oui, bien sûr. Du bon sens, du coup, là. OK. Comme type de technique, c'est ok pour nous d'être un peu plus ostéo là, de partager avec quoi tu travailles, qu'est-ce que tu utilises comme technique, sur quelle approche tu t'appuies, qu'on puisse s'imaginer un petit peu comment, ce que font tes mains pour aller un peu plus loin.
- Loris Frisoni
bon alors je pense que j'espère en tout cas que comme Beaucoup de thérapeutes manuels travaillant avec les bébés, on a une approche effectivement douce, une ostéopathie douce, loin des clichés.
- Antoine Lacouturière
Je pense que c'est bien de le préciser quand même.
- Loris Frisoni
Nous ne faisons pas craquer de bébé en consultation de façon volontaire. Tout ce que vous pouvez voir sur les réseaux sociaux concernant l'ostéopathie en général n'est pas applicable à l'ostéopathie pédiatrique. Les bébés ne sont pas des mini-adultes, donc on ne reproduit pas les mêmes techniques avec un adulte et avec un enfant. Et donc mon approche est en ce sens douce. Mon but n'est pas de faire mal à un bébé, de créer des mouvements de... haute vélocité, basse amplitude. C'est des mouvements doux, des mouvements cycliques, beaucoup de mouvements de rotation. C'est une approche mécaniste. Moi, je n'ai pas peur de le dire, je n'aime pas ce terme-là, mais une approche mécaniste, biomécaniste de l'enfant me va très bien.
- Antoine Lacouturière
Bioméca, je pense qu'on peut... Ça me souvient. Peut-être plus...
- Loris Frisoni
C'est adapté.
- Antoine Lacouturière
...doux dans l'oreille.
- Loris Frisoni
Ouais.
- Antoine Lacouturière
Mécanique, biomécanique, tu te sers de la physiologie et ton idée, c'est postural, c'est des massages tissus.
- Loris Frisoni
C'est vraiment une approche, voilà, amplitude, densité, restriction de mouvement. Vraiment, le terme mouvement est au centre de ma prise en charge ostéo et l'amplitude également.
- Antoine Lacouturière
Et là, ça me donne envie de faire un petit coup de... poses dans le podcast pour dire, ok, on est parent, quels signaux, quels signes tu peux observer avec les yeux qui peuvent amener des parents à être alertes avant d'arriver à quelle technique tu vas utiliser pour rétablir ces signaux-là ? Je te donne un exemple concret. Tu viens de parler de préférence de rotation. Eh bien, si les parents observent ça, une préférence de rotation en droite, par exemple, qu'est-ce que toi, tu peux travailler comme technique ? On est en ostéo, ça va être l'ensemble du corps évidemment. En fait, j'aimerais, je précise ma question, j'aimerais qu'on puisse dire, ah tiens, si j'observe ça ou ça, je peux aller voir un ostéo. Il y a différentes approches, mais celle de l'horice, ça va être de dire, je vais venir travailler l'orifice supérieur du thorax, etc. Tu peux nous faire ça, nous donner quelques exemples ?
- Loris Frisoni
Tu veux que je te parle des signes que les parents doivent observer ou est-ce que tu veux que je te parle des deux ?
- Antoine Lacouturière
C'est une question un peu difficile. D'abord, les signes, quelques-uns. On n'est pas là pour faire une liste exhaustive. On va en reparler dans le podcast, mais il y a plein d'autres supports. Il y a d'autres podcasts et on va en parler. Il y a... d'autres formations et on va en parler. Donc l'idée, c'est juste que les gens puissent dire « Ok, j'observe une rotation préférentielle. Prenons ce cas-là si tu veux. J'observe une rotation préférentielle. Je le vois, je l'observe. Je suis parent, je m'inquiète. Il y a des pros de santé qui me disent « C'est pas grave, on verra plus tard. Laissez pousser les cheveux et puis ça va passer que ça va plaire. » Et il y en a d'autres qui se disent « Bon, qu'est-ce qu'on peut faire ? » Et nous, on fait partie des acteurs à ce moment-là. Tu l'observes, ça c'est un des signes. Qu'est-ce que tu vas faire avec tes mains après ?
- Loris Frisoni
Ok, alors... moi en consultation pour une déformation crânienne positionnelle le but ça va être d'essayer de voir si déjà cette préférence de rotation de tête est juste une préférence ou est-ce que c'est vraiment un torticolis au sens même dont on parle du torticolis, le torticolis musculaire congénital qui lui-même est une atteinte du muscle scum donc une fois qu'on a différencié les deux et qu'on sait qu'on est sur une Un torticolipostural ou une préférence rotatoire, ça va être de voir quelle est l'origine de cette préférence. On sait probablement aujourd'hui selon les études que l'origine c'est l'empreinte utérine, c'est comment le bébé s'est positionné dans le ventre et c'est une position qu'il récupère en sortie d'utérus. Suite à ça, il faut voir est-ce que cette empreinte utérine est majorée par un blocage, un blocage mécanique, que ce soit un blocage articulaire, un blocage musculaire, un blocage facial derrière. Et donc, ça va être à toi de commencer sur le plan articulaire, voir si niveau articulaire, sur toutes tes vertèbres, tu vas avoir l'amplitude maximale de rotation. Si tu as l'amplitude maximale de rotation sur toutes tes vertèbres, mais tu sens que ta qualité de mouvement du côté... non préférentiel et plus difficile, c'est de se dire peut-être que niveau amplitude articulaire, on est OK, mais par contre, je vais aller travailler sur le côté musculaire et facial. Et donc, dans ce cas-là, réaliser des étirements, réaliser des massages, réaliser des stimulations que peuvent faire le parent. Donc, on peut travailler en passif au cabinet, mais on peut aussi travailler en actif à la maison avec les parents. Et donc là, l'importance de la guidance parentale. Et si par contre, c'est une problématique d'ordre articulaire, travailler en articulaire chez ce bébé. Alors attention, on parle d'articulaire cervical chez un bébé et toute proportion gardée. Je pense qu'on le répète encore une fois, pas de krach, pas de mouvement rapide, on est sur de la physiologie et rien que de la physiologie.
- Antoine Lacouturière
On peut dire des mobilisations peut-être ?
- Loris Frisoni
Exactement, ce qui est important et ce qui fait lien de toute façon avec les décrets actuels qui différencient la mobilisation et la manipulation. Donc la mobilisation étant des mouvements souples, de grande amplitude, sans composante de vélocité dedans et donc à l'inverse de la manipulation où elle s'apparente à ces techniques de haute vélocité, basse amplitude qu'on pourrait associer au cracking.
- Antoine Lacouturière
Ça marche. Je te remercie et ça me permet de faire une transition pour après, mais je crois que c'était aussi important de pouvoir colorer au-delà des images qu'on peut voir sur les réseaux, ce côté t'as pas, t'as toi, tu vois, avec quoi, qu'est-ce que t'as comme ressenti, qu'est-ce que t'as comme référentiel ? Donc là, on entend la définition de la santé. inspiré aussi quelque part par ton premier diplôme cette transformation vers ton expérience de genoux ta tente, l'ostéo l'arrivée de ton petit bout, de votre petit bout et puis petit à petit on se dit ok il y a cette conscience là, le travail pluridisciplinaire le fait de référer le champ de compétences et une main qui vient rechercher des tensions presque objectivables finalement on va dire t'es sur le côté on n'est pas dans du MRP on n'est pas dans de l'énergie subtile en imposition des mains on n'est pas on est Sur cette partie biomécanique.
- Loris Frisoni
Et en même temps, c'est ce qui va te permettre de discuter avec les autres acteurs aussi. Parce que si tu pars dans des choses un peu trop difficiles et trop ostéo.
- Antoine Lacouturière
Subtiles.
- Loris Frisoni
Subtiles. Tu vas commencer à perdre ta communication pluripro.
- Antoine Lacouturière
Et en parlant de communication pluripro, ça me donne envie d'ouvrir un chapitre important pour moi aujourd'hui dans la démarche que j'ai. De venir te rencontrer. Jeune diplômé. Trois ans. Et on peut dire que c'est une belle réussite. Objectivement parlant, tu es avec plusieurs semaines d'attente. Tu as un compte sur les réseaux. Aujourd'hui, on est à 21 000, quelque chose comme ça,
- Loris Frisoni
21 000. 21, oui.
- Antoine Lacouturière
Et tu et vous mettez en place des formations qui... cartonnent puisqu'elles sont complètes je crois ça fait partie des questions qu'on a reçues que moi j'ai reçu dans les dans les jours précédents le podcast c'est quoi ces formations c'est quand la prochaine j'ai trois questions comme ça de gens qui me disent voilà donc pour explorer tout chapitre là j'ai envie de mettre une petite introduction j'ai une certaine admiration pour les gens qui réussissent en général tu vois dans différents domaines pour moi c'est intéressant de s'inspirer de la réussite des autres en essayant de pas être uniquement dans la critique Là où c'est assez facile de critiquer en France notamment, et dans la jalousie. Et donc je viens aussi un petit peu chercher et comprendre comment est-ce que tu as fait, et aussi comment est-ce que tu nous aides, les ostéos, à venir influencer la vision. Des gens qui regardent les vidéos sur les réseaux, des gens qui s'informent à la fois des patients néophytes, mais aussi des pros de santé. Tu vois, pour moi, tu as aussi cette casquette-là d'influenceur dans le bon sens du terme. Et j'aimerais pouvoir développer un peu ce côté-là avec toi. C'est un outil qui est moderne, que moi, je n'appréhende pas du haut de mes quelques années de plus que toi, ou différemment. Et pour être tout à fait honnête, j'ai reçu quelques réactions qui m'ont surprise, de gens avec un peu de jalousie ou de gens avec des choses à dire en disant « Mais est-ce que c'est légitime que quelqu'un qui a aussi peu de pratiques... » Il y en a un qui m'a demandé combien il a fait de consultes avant de faire ça. Je n'ai pas la réponse. Je suis venu aujourd'hui te rencontrer, on a fait des consultes et j'ai mon avis à moi. Mais j'avais envie d'ouvrir ce chapitre-là avec toi, de le poids, l'impact. l'influence que tu peux avoir aujourd'hui ? Est-ce que tu as conscience de ça ?
- Loris Frisoni
Oui. Oui, j'en ai conscience parce que j'ai beaucoup de messages, j'ai beaucoup de retours de personnes, j'ai beaucoup de gens qui demandent conseils, j'ai beaucoup de gens qui viennent aux formations qu'on est en train de mettre en place, j'ai beaucoup de gens qui viennent aux masterclass qu'on est en train de mettre en place. Et mine de rien, qu'il y ait beaucoup de gens comme ça, ça nous fait prendre conscience. derrière qu'on a une responsabilité mine de rien déjà il faut savoir que je suis arrivé actuellement là où je suis actuellement je m'imaginais pas du tout arrivé ici aussi rapidement J'en suis très heureux. Pour moi, c'est quasiment un point d'arrivée. Je ne vais pas dire point d'arrivée parce que ça voudrait dire que je ne fais plus rien et que j'arrête et que c'est bon, je me suis satisfait de tout ce que j'ai. Pas du tout, mais je n'ai pas besoin de plus. tout ce que je voulais, ce que j'ai toujours voulu. Je suis quelqu'un de très heureux professionnellement, mais extrêmement heureux. Je me lève le matin sans râler et sans faire la gueule d'aller au boulot. Au contraire, c'est avec le sourire et c'est magnifique. Donc ça, effectivement, Instagram m'a beaucoup aidé là-dedans, mine de rien, à me faire connaître. Mais en même temps, j'ai aussi ma part de responsabilité dans le sens où ce n'est pas juste un réseau social qui va te permettre de... par la suite, être influent avec d'autres ostéopathes, comme tu le dis. J'ai travaillé derrière, j'ai fait énormément de formation derrière, j'ai plus de 3000 consultations avec des bébés derrière, alors ça reste que 3000 consultations avec des bébés, mais en même temps, je ne peux pas faire des journées de 25 heures juste pour dire que j'en ai 7000 pour satisfaire les gens. Donc, je suis déjà au maximum de ce que je peux, moi, effectuer et mine de rien, j'emmagasine de l'expérience, je vais rencontrer d'autres personnes. Je vais rencontrer d'autres types de métiers, des personnes qui ont été très influentes dans mon parcours. Je pense avoir rencontré les bonnes personnes au bon moment. Et c'est ce qui m'a fait me développer professionnellement et également ce qui m'a fait me développer sur Instagram. Et ce qui me permet aujourd'hui, puisque mon compte Instagram, de base, qu'on se le dise, quand j'ai créé mon compte Instagram, c'est parce que je répétais souvent la même chose aux parents. Et je me suis dit, si je crée un compte Instagram, que j'en fais un post et que deux parents en même temps regardent cette info, ça me fait gagner du temps. Et donc, je me suis dit, je vais leur apporter l'info gratuitement comme ça. Et au fur et à mesure, ça a pris. Il y a des vidéos qui ont percé. Et c'est ce qui fait qu'il y a beaucoup de monde aujourd'hui. Mais ce n'est pas que ça. La vidéo qui a percé, elle a percé il y a deux ans. S'il y a encore du monde aujourd'hui, c'est que j'apporte du contenu qui plaît aux gens, mine de rien. Et donc, tout ce contenu-là, je vais le chercher. Je vais m'informer. Je vais lire des livres. Je vais lire des études. Je vais à des bureaux, dans des associations. Je vais, tu vois, donc il y a du taf derrière quand même, mine de rien. Et donc, voilà.
- Antoine Lacouturière
J'entends le mine de rien et personnellement je suis convaincu que c'est du travail. Tu vois, je le dis en bout de transparence, tu connais le podcast, t'as écouté plusieurs épisodes de Toucher les doigts à la santé. Là je fais un aparté mais je suis convaincu du travail. Je crois pas qu'il y ait de hasard et je pense pas que ça soit gratuit. Et je pondère parce que dans les messages que j'ai reçus, il y en a où j'étais surpris. de ça. Et il y en a où moi aussi, je me pose des questions en tant que thérapeute soignant qui évolue dans un monde où les réseaux sociaux font partie du code, que tu le veuilles ou non. Tu t'adaptes, tu les refuses, tu fais avec, tu passes 12 heures par jour ou 20 minutes ou pas. Mais en tout cas, tu peux pas dire que ça n'existe pas, je crois, aujourd'hui. Et c'est intéressant et je viens vraiment ici avec l'idée de dire... Comment est-ce qu'on peut le transformer en force ? Comment est-ce qu'on peut le transformer en positif ? C'est peut-être un peu le côté Sophron, mais tu vois l'idée ? Dans ma question, je précise.
- Loris Frisoni
Il y a des côtés positifs aux réseaux sociaux, évidemment. Et tu ne peux pas passer à côté aujourd'hui et ne pas les utiliser si tu as envie de faire ce que j'ai envie de faire moi. Moi, j'ai une grosse envie de pédagogie en moi. J'ai envie de la développer. Ciao !
- Antoine Lacouturière
C'est libre, dans le sens où c'est OK. Tu crées du contenu, il t'appartient et c'est OK.
- Loris Frisoni
Et je pense que les années de diplôme derrière, alors oui, effectivement, tu as ton syndrome de l'imposteur qui est là, qui est présent et qui sera toujours encore présent quelques temps, évidemment. Parce que tu peux te poser, et moi aussi, je me pose légitimement cette question, est-ce que ma place est la bonne place aujourd'hui ? Est-ce que la place que j'ai... que j'ai été me chercher. Il n'y a personne qui m'a donné cette place. Mais est-ce que c'est la bonne ? Est-ce que j'ai le droit d'être là ? Je me pose cette question. Je me la pose. C'est vrai, je me la pose. Et en même temps, après, je regarde derrière moi. Je regarde... regarde ce que j'ai fait, je regarde combien de temps j'ai passé par jour sur les réseaux sociaux pour aller chercher des infos, pour la retransmettre gratuitement, pour faire des podcasts qui sont des mines d'informations gratuites, et tous les créateurs de podcasts te diront la même chose, pour aider ces ostéopathes qui ont une formation en pédiatrie qui est courte à l'école, à avoir plus d'informations. On résume des jours et des jours de formation et des années d'expérience Merci. en déposte de dix petites diapositives. On redonne tout, on concentre tout notre contenu, toutes nos connaissances et tout ce qu'on a comme expérience au cabinet dans des petites mines d'informations qu'on donne aux gens comme ça gratuitement. Et on a encore des gens pas contents. J'ai du mal là. Si mon compte Instagram était payant, je comprendrais à la limite que les gens me disent « Moi aussi je pourrais le faire, moi aussi. » Ok, fais-le. Fais-le. Après, on ne peut pas contenter tout le monde. Il y aura toujours des gens qui seront insatisfaits par rapport à ça. Maintenant, si tu as 99,5% de personnes satisfaites et 0,5% d'insatisfaits, je veux bien l'entendre, il n'y a pas de souci, mais ça ne va pas m'empêcher de dormir.
- Antoine Lacouturière
Non, carrément. Et puis, c'est la réalité qui te permet de répondre à ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui... Il y a le nombre, la quantité. J'aimerais bien qu'on en reparle et qu'on fasse des parallèles parce que ça me fait penser à Cédric qui est un des liens qui nous réunit indirectement, Cédric Bourgeois, je pense qu'on peut le saluer, qui dit dans le podcast que la quantité d'abonnés ne reflète pas la qualité du travail et je pense que ça on est d'accord avec ce travail-là, avec cette idée-là. Ça me donne quand même envie de creuser deux sujets, quantité, qualité, d'autres comptes. Tu t'es entouré, le sentiment que ça me donne... de plusieurs collaborateurs. On en parlait en tout début de podcast sur le côté présentiel, tu ne travailles pas tout seul, mais aussi sur le côté numérique. J'ai l'impression, dans ton histoire, parce que ton compte Instagram, finalement, il est jeune, c'est mars 2023. Ce n'est pas non plus il y a 15 ans. Tu disais beaucoup d'heures, ça t'a pris beaucoup d'heures à faire ça ?
- Loris Frisoni
Oui.
- Antoine Lacouturière
Tu as un ordre de grandeur ?
- Loris Frisoni
Je pense que dans les débuts, je pouvais passer 4-5 heures par jour. À créer,
- Antoine Lacouturière
à regarder.
- Loris Frisoni
Créer, regarder, commenter, partager, trouver.
- Antoine Lacouturière
Chercher ce qui fonctionne bien, chercher ce qui te plaît, chercher comment tu...
- Loris Frisoni
Au départ, chercher les codes d'Instagram pour lancer mon activité, puisque ça a été quand même un outil professionnel Instagram. Et puis, qu'on se le dit, ça m'a permis de développer ma passion telle. en présentiel aujourd'hui. Puisqu'il y a des gens qui me connaissent via Instagram. Donc ça a été du taf difficile, puisque il y a eu mon enfant aussi là-dedans.
- Antoine Lacouturière
Ça a dû modifier certaines choses, ça.
- Loris Frisoni
Bah ouais, parce que l'enfant, tous ceux qui ont des enfants le savent, ça prend du temps. Ça prend du temps, ça prend de l'énergie aussi. Et donc, maintenant, j'ai une façon différente de l'appréhender, ce compte Instagram. Et je suis beaucoup plus dans l'info, le partage de cas cliniques et le partage d'informations par rapport aux formations, masterclass, tout ça. Et beaucoup moins dans la création de vidéos marrantes, la création de vidéos pour répondre à un sujet ou quoi que ce soit. Qui sait, demain, peut-être me relancer là-dedans, je ne sais pas. Jamais dire jamais, mon trépied est encore là. Mais pour l'instant, c'est comme ça que je l'organise. Je n'ai pas comme vocation de monter encore en abonné. Je partage totalement ce que dit Cédric. Le nombre d'abonnés ne fait pas du tout la qualité de la personne, tout comme le nombre d'années d'études ne fait pas la qualité d'un professionnel. Pour rebondir encore une fois sur le commentaire de l'autre personne.
- Antoine Lacouturière
Je te rejoins. Le diplôme... n'assure en rien une qualité de savoir-être, même de savoir, ni de savoir-faire. Ça trie, mais t'as pas de certitude. Je te rejoins là-dessus. Plusieurs collaborateurs sur les réseaux, je ne vais pas tous les lister parce que ce n'est pas ça l'idée, mais j'ai observé du coup en préparant l'épisode un outil que je connais moins, celui du numérique. Et je me suis rendu compte, pour illustrer ce que tu disais, qu'en une petite année tu avais fait 80 publications entre 2023 et 2024, et après beaucoup moins. Et pourtant je pense que ton compte, c'est à partir de ce moment-là, dans les collaborations, il y en a plusieurs. il y a... parents demain. Ouais, parents de confiance aussi, parents de main, auteurs d'enfants, ABCD Reflex, et puis il y a ce partenariat avec Charlotte dont c'est probablement le bon moment de parler, mais... Tu vois, ça m'a aussi fait prendre conscience de quelque chose, c'est numériquement parlant, tu peux avoir des collaborateurs et proposer de l'information.
- Loris Frisoni
Complètement. Complètement, le partage d'informations se fait facilement via ce réseau social. Et si tu as des comptes intéressants qui viennent à partager une information intéressante, on la partage. Oui, c'est vrai. Le but, c'est de le partager avec tout le monde. Donc, effectivement, il faut aussi trier les comptes que tu as, puisqu'encore une fois, tu ne peux pas te permettre de dire, lui, il a 100 000 abonnés, ça veut dire qu'il est bon, donc j'y vais, je continue. Non, il faut aussi que tu tries par rapport à ce qui est dit. Et puis, si c'est OK, ce qui est rapporté par l'autre personne, alors le rapporter, le partager. Et effectivement, tu as des comptes où on partage plus facilement parce que tu as des informations sur lesquelles tu es en complète adéquation avec.
- Antoine Lacouturière
En 2025, il y a l'arrivée sur une association importante, je crois. Peut-être qu'on peut en dire d'un ou deux mots. Je trouve que c'est une belle publicité à faire.
- Loris Frisoni
Oui, très belle. Une association que je porte dans le cœur, c'est la Cérop. La Cérop, effectivement, je la connais depuis quelques années maintenant, mais je crée un lien un peu plus important. avec eux depuis 2025 et donc le tout début 2025 j'ai commencé à intégrer l'équipe qui s'occupe du compte instagram de la sérop et puis à devenir un petit peu plus actif dans l'association. La Cérop étant la société européenne de recherche en ostéopathie périnatale et pédiatrique. C'est une association qui a pour but de défendre l'ostéopathie pédiatrique, de promouvoir l'ostéopathie pédiatrique et faire de la recherche autour de l'ostéopathie pédiatrique. Ce qui nous permet d'avancer dans le futur puisqu'on parle d'un futur qui regarde et qui est focus sur les études scientifiques. Et donc, la sérope est une... est une association qui permet en tout cas de développer ce versant-là. Et j'ai rencontré des gens extraordinaires également. Encore une fois, j'ai encore de la chance par rapport aux gens que je rencontre. Et aujourd'hui, je m'investis autant que possible, autant que je peux, encore une fois, autant que ma journée me le permet, puisque comme tout le monde, j'ai des journées de 24 heures. Et voilà.
- Antoine Lacouturière
ça me permet de faire alors il y a plein de transitions possibles et il y a plein de liens et c'est aussi ça la magie du podcast ça me donne envie de parler des recommandations de bonne pratique j'ai eu le plaisir d'assister à une présentation de Camille Perrolet et Pierre Hénelien qui sont venus jusqu'à Limoges quand même tu vois donc ça mérite d'être souligné et puis petit clin d'oeil à Virginie au passage Doc Virgin, Docteur D'Angelo sur les réseaux épisode 6 qui sont venus nous faire une présentation et je crois qu'ils font partie des membres qui sont... acteur comme tu utilises et comme mot exact et qui recommande des bonnes pratiques en parlant de bonnes pratiques plusieurs fois tu as lancé des alertes et ça c'est quelque chose que j'aimerais bien partager avec toi si c'est ok pour toi d'en parler souvent il ya un discours très positif assez fluide assez avec des mots je vais dire orienté plutôt constructif et j'ai été surpris de voir sur ton compte à différentes reprises des alertes en disant ce compte là, c'est pas possible pour moi, c'est pas respectueux c'est pas ça, est-ce que c'est ok pour toi de nous battre ? partager cette posture ?
- Loris Frisoni
Bien sûr, sans citer de compte en particulier, ni de personne en particulière, les principaux concernés se reconnaîtront peut-être s'ils écoutent des podcasts et ce podcast. Comme tu le comprends peut-être, comme les auditeurs, auditrices le comprennent peut-être, l'ostéopathie pédiatrique est devenue une véritable passion pour moi. Je me réveille ostéopathie pédiatrique, je mange le midi ostéopathie pédiatrique et je dors le soir ostéopathie pédiatrique. Et donc, quand tu viens à toucher mon deuxième petit bébé, ça m'embête. Quand tu viens à prôner une vision de mon deuxième petit bébé qui n'est pas la bonne vision, ça m'embête. Et donc, il y a certaines choses qui sont dites, qui sont faites sur les réseaux sociaux au nom de l'ostéopathie pédiatrique. qui ne me conviennent absolument pas, des pratiques qui ne me conviennent absolument pas, des pratiques qui vont à l'encontre des recommandations de bonne pratique et d'éthique en ostéopathie pédiatrique mises en place par la SEROP, qui d'ailleurs, pour faire un petit clin d'œil, est en train de refaire ses recommandations de bonne pratique et d'éthique. Et donc des personnes qui ne suivent pas ces recommandations-là, qui le prônent sur les réseaux sociaux, qui en ont conscience. mais qui ne veulent pas changer, et qui amènent par la suite des actions de la part d'autres acteurs de la santé publique en France à l'encontre de l'ostéopathie pédiatrique, ça me gêne, parce qu'en fait on s'attaque à moi. Si les pratiques qui sont sur les réseaux sociaux et qui sont mis en avant sont appelées d'un autre nom, que tu appelles ça la thérapie pour bébé, du massage pour bébé de tout ce que tu veux, ça ne me dérangerait pas ça irait à l'encontre de ce que moi je pense mais tu ne viens pas me toucher à moi dans ma zone tu ne viens pas percer ma bulle mais là tu viens percer ma bulle, tu viens me titiller tu vois parce que tu dis que ce que tu fais c'est de l'ostéopathie pédiatrique ce que tu fais n'est pas de l'ostéopathie pédiatrique ok,
- Antoine Lacouturière
je me demande si c'est Merci. quand même pas intéressant d'aller un cran plus loin. Mon idée, c'est de parler de quelqu'un de très connu qui a un compte maintenant à plus d'un demi-million de personnes qui le vivent. Comment tu vis cette information-là ? Un demi-million ?
- Loris Frisoni
C'est vertigineux. Même si, encore une fois, la qualité n'est pas reflée de la quantité du nombre d'abonnés. J'ai absolument rien contre les personnes en elles-mêmes. La personne elle-même ne m'a rien fait. Les personnes, si je dois lancer plusieurs lettres, ne m'ont rien fait. Encore une fois, ce qui m'énerve, c'est la représentation et tout ce qu'ils font. Ils appellent ça de l'ostéopathie pédiatrique, ça ne rentre dans aucune case de l'ostéopathie pédiatrique, et pourtant ils dénomment ça ostéopathie pédiatrique. C'est-à-dire que pour toute autre profession, quand il y a une dérive qui est effectuée comme ça, il y a un ordre au-dessus qui intervient et qui cadre les choses. Dans notre profession, malheureusement, il n'y a pas d'ordre. Donc ça veut dire que ni les associations dont on vient de citer tout à l'heure, ni le registre des ostéopathes, ni... personne ne peut rien faire par rapport à ça et mettre en place un consensus strict là-dessus.
- Antoine Lacouturière
Et tu penses qu'il y a une bonne manière de faire de l'ostéopathie viscérale en amenant jusqu'à forcer les bébés à faire des gaz ou accompagner ça ou pas ?
- Loris Frisoni
Par rapport à la pratique en elle-même, il y a des recommandations. Donc, est-ce qu'il y a une bonne façon de faire ? Je ne sais pas. Est-ce qu'il y a une mauvaise façon de faire ? Oui.
- Antoine Lacouturière
Et donc là, on est dans le cadre d'une mauvaise façon de faire selon toi ?
- Loris Frisoni
Pas selon moi. Selon les recommandations de la sérop. C'est-à-dire que selon les recommandations de la sérop, La sirope, c'est une contre-indication chez le nouveau-né d'un appui profond au niveau de l'abdomen avec un doigt pointé. C'est une contre-indication. C'est pourtant ce qui est effectué et ce qui est montré sur les vidéos. Et pour le coup, que tu dises que ça n'appuie pas fort ou quoi que ce soit, on a quand même la visualisation de l'appui. Au-delà de ça, au-delà du... Au-delà du geste, en lui-même, t'as toute une réflexion derrière qui n'est pas bonne. Dans le sens où, si tu fais évacuer les gaz d'un bébé, tu vas avoir effectivement une action directe de soulagement chez le bébé, mais je m'imagine que si toi... 6 mois, on vient appêter maintenant, ça va aussi nous soulager sur le moment. Puis ça va revenir par la suite quand il y aura de nouveau du gaz qui va venir. Et il en est de même pour le bébé. C'est-à-dire que dès qu'il y aura la problématique qui n'a pas été traitée, qui emmène à la présence de gaz qui va revenir, que ce soit par rapport à la suction, par rapport à l'outillage, le biberon, que ce soit par rapport au positionnement, au fait de donner... X facteurs que nous, on va aller chercher comme cause. Si on traite juste cette conséquence qui est l'air avalée, malheureusement, on a des... problématiques qui vont revenir, par la suite et on n'aura pas été dans le sens même de la correction de la cause mais juste d'un soulagement de conséquences.
- Antoine Lacouturière
Et tu vois c'est un sujet qui m'interpelle parce que je m'applique à pas être dans la critique négative en sens je trouve que c'est un des mauvais côtés français pour faire une grosse généralité et j'étais surpris de cette attitude là qui a été proposée par plusieurs comptes d'ostéo d'ostéopédia de... quelques centaines d'abonnés, quelques milliers ou quelques dizaines de milliers, en disant, est-ce qu'on est juste en ne faisant rien ? en disant, ça ne me regarde pas ? Est-ce qu'on est juste en critiquant ? Je n'ai pas la réponse chez toi, l'invité du podcast, mais ce qui m'intéressait, c'était de dire, c'est quelqu'un, on ne le nomme pas, mais on est en train d'en parler, est-ce que le fait qu'il touche un demi-million de personnes, même si ce n'est pas avec la technique que toi tu appliques, proposes, ou que la Cérop, qui est une association que je respecte profondément, Est-ce que c'est quand même pas positif qu'on passe dans la maison des maternelles ostéopathie, qu'on passe dans les journeux, qu'on passe ? J'ai bien conscience de faire raisonner sur l'émotionnel et d'aller sur un sujet délicat, mais ça me paraît quand même important.
- Loris Frisoni
En fait, tu vas mettre la lumière sur l'ostéopathie, mais la lumière sur le mauvais versant pour moi. Tu mets la lumière sur le mauvais versant de l'ostéopathie. Dans mon sens, comment moi je la vis en fait. Et ça c'est important aussi, c'est de se dire, moi c'est pas ma façon de voir les choses. Selon la sérope, c'est pas la façon de voir les choses. Selon ce qu'on m'a appris, c'est pas la façon de voir les choses. Selon les recommandations de la Société Française de Pédiatrie, c'est pas comment on voit les choses.
- Antoine Lacouturière
Je suis d'accord avec toi, sauf pour la Société Française de Pédiatrie. Parce que là il y a quand même de quoi discuter je crois sur leur idée.
- Loris Frisoni
Oui, complètement. Aujourd'hui, effectivement, c'est de se dire, moi j'ai ma vision de l'ostéopathie, elle m'est propre aussi, et ça ne va pas du tout dans mon sens. Donc, là aussi où c'est important, c'est que je n'appelle pas du tout aux gens à aller attaquer cette personne. Pas du tout. Pas du tout. On s'est déjà eu au téléphone, cette personne elle est...
- Antoine Lacouturière
totalement normal comme toi et moi c'est une personne très sympathique au demeurant c'est juste que on n'est pas du tout d'accord profondément pas d'accord sur les nos pratiques et oui j'entends ça et tu vois c'est une des questions que je me posais et je pense que tu es un des invités que qui sont passés dans le podcast les mieux outillés pour me répondre parce que le docteur guimberto autant que je l'admire et le respecte les réseaux sociaux C'est pas son outil principal, tu vois, et toi c'est un outil, c'est un outil, c'est même une arme, dans le sens de bon combat à mener, au sens littéral du terme, il y a des choses où, heureusement que d'autres se sont battus pour nous, tu vois, la reconnaissance et l'exercice illégal de la médecine, il n'y a pas si longtemps que ça, Philippe Andréani nous en parlait avec émotion, en disant, ben voilà, il y a des copains qui ont été jugés en procès, pour dire, c'est une faute, c'est hors la loi, donc je suis aussi sensible au côté porté, sur le front de dire non, là on est en train de sortir ou là on est en train d'arriver, attention je reformule là-dessus je crois qu'on en a assez parlé ça permet d'avoir ton avis sur le fait de dire qu'avec les réseaux on peut publier on peut utiliser des collaborations, on peut mettre en avant et on peut peut-être aussi dire attention, ça, est-ce qu'on est bien ok avec nos valeurs, nos histoires est-ce que c'est dans les rocos, est-ce qu'on est dans la bonne direction j'ai une question hum... importante qui recoupe plein de questions que j'ai eues et qui me tient à cœur. Est-ce que tu connais cette phrase qui dit sur les épaules des géants ? Tu connais pas ?
- Loris Frisoni
Non.
- Antoine Lacouturière
Alors en latin, je suis pas sûr de la prononciation. Je m'ose pas dans la prononciation latine. Je salue les linguistes et les passionnés par ça. Mais c'est aussi une émission de France Inter. Jean-Claude Amézen, c'est un médecin qui fait une émission qu'il faisait. Je sais même pas si, je pense qu'il fait encore. Où il invite plein de personnalités différentes. Et le début, son introduction, c'est sur les épaules des géants. Si j'ai pu voir jusque là... C'est parce que je me suis tenu sur les épaules de ceux avant moi.
- Loris Frisoni
D'accord.
- Antoine Lacouturière
Et il y a plusieurs fois dans le podcast où tu as parlé de tes formations, de ton travail de recherche. Ça me donne envie d'ouvrir ce chapitre-là, Loris, avec toi. On a parlé du jeune diplômé, on a parlé de ta réussite, on a parlé du fait que tu influences. On parlera de votre futur à tous les deux avec Charlotte. Et puis de ce que tu mets en place, je te propose pour terminer l'épisode, pour ceux qui ont envie d'aller plus loin, on puisse dire... comment, pour répondre aussi aux questions qu'on a reçues. Et là, ça me donne envie d'ouvrir ce chapitre, de dire, tiens, les géants, les formations, sur quoi tu te reposes, tu vois, par où t'es passé, qu'est-ce que tu recommandes.
- Loris Frisoni
Les géants sur lesquels je me suis salé sur leur épaule.
- Antoine Lacouturière
Tes points d'appui, tes épaules à toi.
- Loris Frisoni
Ok, mes géants à moi. C'est une belle phrase. C'est une belle phrase qui fait sens, qui me parle complètement, puisque je suis persuadé d'avoir eu des mentors, des personnes qui m'ont grandement inspiré et amené à être qui je suis aujourd'hui. Dans ces grandes personnes, on peut commencer à parler de ma femme. Ma femme, c'est la personne qui me pousse tous les jours à être qui je suis, qui m'a poussé dans l'ostéopathie pédiatrique quand j'avais des moments de doute. en me disant est-ce que c'est vraiment ce que je veux faire, est-ce que c'est elle qui m'a toujours poussé, qui m'a dit écoute vas-y t'es fait pour ça, fonce. Donc le premier géant sur lequel je me suis appuyé c'est elle, et pourtant tu l'as vu ce matin elle n'est pas bien grande, 1m50, on fera un peu mieux comme géant un peu plus tard. Ensuite les pôles sur lesquels je me suis posé, il y en a deux géantes qui m'ont aussi accompagné. Quand j'étais en dernière année d'ostéopathie, je me suis formé à un centre qui je crois n'existe plus aujourd'hui qui s'appelle le centre IG où il y avait deux nénettes qui sont venues me dispenser une formation sur l'ostéopathie pédiatrique à un moment donné où dans mon cursus j'en avais pas assez eu et où je me sentais pas assez légitime de prendre en charge les bébés, donc je pense à Catherine Ribus et je pense à Charlotte Bergerot-Palisco dont on va certainement reparler plus tard qui m'ont initié à la vraie ostéopathie pédiatrique pour le coup, pas celle qu'on apprend à l'école, celle du terrain, celle des vrais motifs de consultation et de ce qu'on voit au quotidien. Ensuite j'ai fait une belle rencontre, la rencontre de Gianni Marangeli, pareil, une personnalité connue de nous deux, et certainement des auditeurs et auditrices. Gianni Marangeli qui est aussi une grosse figure de l'ostéopathie pédiatrique. travaillant à Lyon et spécialisé dans la prise en charge des déformations crâniennes positionnelles. C'est lui aussi qui a mis en exergue l'intérêt de l'ostéopathie dans cette prise en charge, qui s'est battu pour l'intérêt de l'ostéopathie dans cette prise en charge et qui a obtenu gain de cause avec l'association dans les recommandations de l'AHAS de l'ostéopathie en seconde intention après la prise en charge kiné et déjà d'être mentionné dans l'AHAS. C'est quand même quelque chose. et on le doit à Gianni en partie. Et pour ça, c'est quelqu'un que j'ai toujours admiré et qui a été pour moi un géant sur lequel je me suis positionné et qui m'a tout appris via son livre également qu'il a co-écrit sur les déformations crâniennes positionnelles et que pareil, j'ai dévoré par la suite et qui m'accompagne au quotidien encore aujourd'hui. Autre épaule sur laquelle je me suis appuyé... Doc Bourgeois, docteur Bourgeois que vous avez connu aussi dans ce podcast ici, que vous devez peut-être connaître aussi sur les réseaux sociaux sous le nom de Doc Bourgeois, est une personne que j'ai rencontrée au hasard, pareil sur les réseaux sociaux, à base d'un petit message que je lui ai envoyé et ça disait qu'on fasse un post en commun. On en a fait un sur les fesses rouges de bébé. pendant les poussées dentaires. Rien à voir potentiellement avec l'ostéopathie mais en tout cas c'était la façon dans laquelle on s'est connu. Puis ensuite au détour d'une formation qu'il a donnée au Luxembourg. J'ai commencé à m'ouvrir un petit peu plus à toute cette sphère OMF chez le bébé. Et s'en est découlé quatre autres formations avec lui par la suite, toutes les plus intéressantes, plus intéressantes les unes que les autres. Et donc, effectivement, lui aussi a été un grand mentor là-dessus, dans cette prise en charge-là, l'est encore aujourd'hui, effectivement. Et du coup... La dernière des géantes sur lesquelles je me suis appuyé professionnellement, en tout cas, c'est Virginie. Virginie Ferrandez, du compte Parents en Confiance, qui est elle aussi une femme très forte. Je ne vais pas parler d'elle aujourd'hui. C'est une femme forte qui n'a pas découvert quelque chose, mais qui a mis en place beaucoup de choses pour la prise en charge du reflux. Innovante. dans notre pays, qui a la force et le courage de faire ce qu'elle est en train de faire actuellement, et qui m'a beaucoup appris sur les laits infantiles et sur le reflux des enfants. Et au final, quand tu regardes un petit peu les géants dont je viens de te parler, tu as les motifs de consultation. qu'on avait tout à l'heure, c'est-à-dire le bilan, l'ostéopathie générale, les troubles de la succion avec Charlotte, et le docteur Bourgeois aussi en OMF, tu as le reflux avec Virginie, et tu as les déformations crâniennes avec Jenny. Donc dans chaque motif de consultation, j'ai eu un géant sur lequel je me suis appuyé, qui sait, demain peut-être il y aura d'autres motifs de consultation particuliers. pour lequel les gens viendront ici au cabinet et il faudra que je parte en recherche de mon prochain géant
- Antoine Lacouturière
Merci pour ce partage un peu intime je crois que c'est un des moments forts des podcasts pour moi le moment où Tu salues et tu reconnais l'autre dans ce qu'il a pu t'apporter dans le travail. Tu parlais de Gianni, ça me donne aussi envie de remercier... un cran après son initiative, Paola Tavernier et Pierre-Luc Lernut, pour leur travail de publication, sur lesquels on est plus fort et on s'appuie.
- Loris Frisoni
Oui, tu peux aussi citer Agathe Wagner également, qui est souvent avec eux.
- Antoine Lacouturière
En coautrice, c'est vrai.
- Loris Frisoni
Ces personnes-là qui vont à des symposiums, qui vont à des conférences pour prôner l'ostéopathie pédiatrique, évidemment, qui sont à remercier. mais comme
- Antoine Lacouturière
dans plein d'autres personnes qui travaillent dans l'ombre et nos invités du podcast dans ton podcast à toi qui est un petit peu en pause et on comprend pas pourquoi il est en pause,
- Loris Frisoni
je vois pas parce que j'ai pas des journées de 72 ans c'était une petite blague,
- Antoine Lacouturière
on a compris avec l'arrivée de votre bout de chou, on a compris avec tes activités, puis on va parler de vos activités communes mais on les a invités dans nos podcasts respectivement à différents moments, c'est bien sûr une manière de les mettre en lumière mais je trouve ça très... comment dire A la fois intime, symbolique, mais aussi très juste de dire on en est là. Et puis, il y a le livre ici de Gianni. Tu donnes les fiches de Cédric parce que tu as fait la formation. Tu t'appuies sur le podcast des autres. Je trouve que c'est quand même aussi inspirant de se dire qu'on travaille, même s'ils ne sont pas présents physiquement, avec leur support. Je trouve ça chouette.
- Loris Frisoni
Ils sont tout le temps là. Tous les jours, je parle d'eux.
- Antoine Lacouturière
Tous les jours. Je trouve ça chouette. Merci, Loris, pour ce partage. De tes géants à toi. La dernière partie que je me suis notée, c'est des questions-réponses courtes. C'est un petit truc que j'ai envie de faire dans la troisième saison, sur de l'ostéo et sur du en dehors. Mais avant de faire ça, il y a un dernier gros chapitre. Entre le moment où on s'est dit qu'on allait faire un podcast ensemble, il y a plusieurs mois déjà, et aujourd'hui, il y a quand même deux grosses nouvelles. C'est les masterclass et cette arrivée de formation en présentiel. Tu peux nous en parler un petit peu ? Je crois que c'est le bon moment.
- Loris Frisoni
Donc les deux choses sont reliées par une seule, c'est la collaboration avec Charlotte. Charlotte, qui est une des personnes, une des géantes, encore une fois pour reprendre ça, sur laquelle je me suis appuyé, que j'ai rencontrée quand j'étais en cinquième année d'ostéopathie. Donc je l'ai rencontrée en tant que formatrice. Et puis, au fur et à mesure des années qui sont passées, on a discuté de plus en plus sur certains sujets en particulier, Jusqu'au jour où... lui vienne l'idée, à elle, de monter quelque chose comme ça. De se dire, idée à laquelle j'ai évidemment accroché tout de suite, mais de se dire, voilà, le monde de la formation en ostéopathie évolue, selon nous. Elle, elle était dans un organisme de formation en présentiel, et elle a ce retour, en fait, elle a cette vision des formations en présentiel, de comment ça évolue. Et elle s'est dit, et encore une fois je la rejoins, qu'aujourd'hui, les ostéopathes... ont un besoin de formation, ils veulent se former, ils veulent se différencier des autres ostéopathes qui arrivent sur le marché, mine de rien, parce qu'on est de plus en plus des ostéopathes. Les derniers chiffres viennent de tomber il y a quelques semaines. Ostéopathe.pro a fait ce travail-là et les chiffres ne sont pas forcément bons dans le sens où on est de plus en plus. Il y en a très peu qui partent à la retraite, beaucoup qui s'installent. Les écoles qui ne ferment pas les vannes sur les inscriptions. Et donc ça te donne un avenir de la profession qui est empointillé, surtout avec les différentes actions politiques qui peuvent être entreprises. Et donc je pense qu'aujourd'hui l'intérêt, et beaucoup de personnes le partagent, c'est de se former. Se former pour être compétent sur un sujet. Beaucoup d'ostéopathes cherchent à se former, cherchent à se former pour remplir leur cabinet, pour remplir leur champ de compétences et leur boîte à outils de prise en charge. mais en même temps, Comme on se disait tout à l'heure, une formation que tu vois à 700 euros sur Instagram ou sur Internet ne te coûte pas 700 euros à toi. Puisque tu as les frais de déplacement, tu as les frais d'hôtel, tu as les frais de repas et tu as aussi le manque à gagner de ton cabinet qui ferme pendant la formation. Et donc, tout ça te montre énormément les chiffres. De telle sorte où on s'est dit que, en tout cas, Charlotte a remarqué et c'est une réalité que moins d'ostéos viennent en formation parce que ça coûte cher. Le FIFPL... a du mal à rembourser de temps en temps et ça peut en rebuter certains et c'est compréhensible donc on est parti du postulat de vouloir quand même former les gens puisque tu le ressens bien dans tout ce que je t'ai dit depuis tout à l'heure on a une pédagogie où on a envie de transmettre ce dont on a appris, on ne veut pas faire de rétention d'informations on a envie de transmettre Et donc on s'est dit, pourquoi ne pas lier une transmission d'informations sur un sujet précis, sans déplacement, sans frais particuliers, et justement à un tarif préférentiel. A savoir également qu'une partie des bénéfices qu'on effectue via ces formations, enfin ces masterclass, pour différencier formation présentielle et masterclass, donc les masterclass étant des... formation en ligne d'une deux trois heures environ on va venir sur une partie des bénéfices réalisés reverser la somme à des associations ou des fonds de recherche en lien soit avec l'ostéopathie pédiatrique soit en lien avec la thématique de la masterclass ça aussi dans l'idée de toujours faire avancer notre métier là dedans et donc on a fait des masterclass déjà sur comment réaliser une bonne anamnèse en ostéopathie pédiatrique. la prise en charge des troubles oromyo-fonctionnels, ou en tout cas la place de la thérapie manuelle dans la prise en charge des troubles oromyo-fonctionnels. Et on a réalisé une masterclass sur les reflux. Ces masterclass sont généralement faites le soir à 20h, quand les enfants sont couchés si possible, ou alors que le coparent s'en occupe. Et pareil, dans le but de ne pas fermer le cabinet pour suivre cette formation. Maintenant, on a aussi des gens qui sont d'outre-mer qui veulent faire ces formations. Et donc, dans ce cas-là, on adapte nos horaires et on va faire aussi des formations le matin, des masterclass le matin. Donc ça, c'était le côté masterclass, le fait vraiment d'avoir toutes les connaissances que nous, ostéopathes, on a pu emmagasiner via nos formations, via notre expérience, dans un compte, dans ces deux heures où on vient tout donner. La difficulté de ces masterclass, c'est que tu as en même temps des gens qui sont étudiants. qui viennent et des gens qui ont 25 ans d'expérience. Et on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure, c'est difficile de satisfaire tout le monde. Il faut nous, et ça c'est notre difficulté aussi, rendre l'information accessible tout en rendant l'information pas trop vulgaire pas trop vulgarisée et donc ça c'est notre rôle et c'est notre travail de tous les jours de créer des powerpoints d'aller chercher de l'information tout ça c'est du travail de l'ombre du travail dont on ne s'imagine pas en fait on ne se connecte pas juste au moment donné comme tout le monde et on débite ce qu'on a envie de dire il y a tout un travail de recherche et de travail derrière je pense que
- Antoine Lacouturière
à partir du moment où tu as déjà enseigné transmis que ça soit sous forme de mentorat de compagnonnage C'est évident que le jour de la présentation, il y a un travail en amont qui est proportionnel au message que tu délivres.
- Loris Frisoni
Et donc du coup, on a des formations où on est uniquement avec Charlotte, les deux intervenants, et il y a certaines formations où on fait intervenir des intervenants sur leur sujet.
- Antoine Lacouturière
Super, donc ça permet à ceux qui ont envie de creuser un thème, si je synthétise, d'aller creuser plus loin avec vous deux, soit en modérateur, soit en soutien. Soit une personne vraiment spécifique dans le thème et dire, tiens, pendant deux heures, trois heures, je vais pouvoir avoir une base, quelques questions réponses. Il y a un moment de questions réponses à la fois et de repartir enrichi pour une somme qui ne te coûte pas un déplacement aussi impactant.
- Loris Frisoni
Exactement. Super idée. Et voilà, le but n'est pas de remplacer des formations en présentiel. Évidemment que tu ne peux pas remplacer une formation en présentiel en deux heures. Mais le but, c'est de t'ouvrir les yeux sur le sujet, voir potentiellement là où toi, tu aurais des lacunes, aller investiguer et aller te former par la suite par d'autres personnes.
- Antoine Lacouturière
Tu veux dire qu'il y a des ostéos qui ont des lacunes ?
- Loris Frisoni
Non, pas du tout.
- Antoine Lacouturière
Non, ça n'existe pas, j'ai vu ça.
- Loris Frisoni
Non, du tout, la formation initiale est parfaite.
- Antoine Lacouturière
Ok.
- Loris Frisoni
Et donc, voilà pour les masterclass avec plein de sujets qui vont venir par la suite, plus intéressants les uns que les autres. On fait très attention aux intervenants qu'on interview, enfin qu'on interview, qu'on choisit, on fait très attention aux intervenants qu'on choisit pour les masterclass et c'est des intervenants qu'on aurait aimé nous avoir comme... comme professeurs, comme personnes qui nous forment. Et justement, les gens qui viennent sont des personnes qui nous ont déjà formés et pour lesquelles on est extrêmement satisfait de la prise en charge et de leur vision de la chose par rapport à la pédiatrie.
- Antoine Lacouturière
Super, merci de... de proposer, d'innover. Je crois que ça ne s'était jamais fait à ma connaissance.
- Loris Frisoni
C'est ça, c'est une innovation. On voit comment ça se passe, comment les gens réceptionnent ça. À chaque fin de masterclass, on propose des questionnaires de satisfaction avec des moments pour discuter, pour nous aussi accepter la critique, la retravailler, faire évoluer les choses et proposer un format qui plaît au plus grand nombre et qui, à l'avenir, j'espère, sera pérenne. Donc ça, c'était pour les masterclass. Et maintenant, pour les formations en présentiel, ça pareil, c'est Charlotte qui a déjà sa formation sur les troubles de succion, qui se dit pourquoi pas refaire une formation sur la pédiatrie générale, les bases de la pédiatrie et des différents motifs de consultation qu'on a au cabinet. Et elle m'a proposé de co-animer cette formation avec elle, chose que j'ai acceptée évidemment, puisque c'est un de mes grands objectifs professionnels. que de faire de la formation et faire de la pédagogie, tout comme je le fais déjà sur les réseaux sociaux, mais faire un pont avec la formation en présentiel.
- Antoine Lacouturière
Est-ce que je peux proposer, pour celles et ceux qui ont envie d'en savoir plus, vous avez vos réseaux respectifs, vous avez un site internet en commun, et je sais que tu, en tout cas, et j'imagine vous, êtes assez réactifs pour les questions autour de ça, donc toutes les infos, on pourra mettre des liens dans la description pour que les gens puissent directement y aller.
- Loris Frisoni
Oui, évidemment.
- Antoine Lacouturière
et ça me va bien de proposer ça si ça te va ça me va très bien Loris on arrive sur la fin de l'épisode avant de te laisser le micro ouvert pour le mot de la fin c'est un peu la tradition du podcast il me reste 2-3 choses à faire le petit jeu de la saison 3 et puis les remerciements à la fin je te propose un jeu entre guillemets sous forme questions réponses courtes T'as le droit d'être Joker si t'as pas envie de répondre. C'est pas un jeu où t'es obligé de répondre. Et ça a le droit aussi d'être authentique et rien à voir avec ce qu'on attend de la réponse. Ok, ça te va de te prêter à ce jeu-là ?
- Loris Frisoni
Parfait.
- Antoine Lacouturière
Est-ce que tu veux bien nous partager trois films ?
- Loris Frisoni
Trois films. Alors, j'aime beaucoup le film Shutter Island. J'aime bien les films Alien. C'est quelque chose que j'aime beaucoup. Et un film, je vais dire Hercule, le film de Disney.
- Antoine Lacouturière
Ok, ça marche. Et un film spécifique santé, ostéo, prendre soin, bien-être, dans ce domaine-là, s'il y en a un qui vient ?
- Loris Frisoni
Non.
- Antoine Lacouturière
Non, il n'y en a pas qui vient.
- Loris Frisoni
Non, il n'y en a pas qui marche.
- Antoine Lacouturière
Des bouquins que tu conseillerais à des étudiants en ostéopathie ?
- Loris Frisoni
Le bouquin de Jenny Marangeli sur les déformations crâniennes positionnelles. Quel autre bouquin ? Je pourrais conseiller le bouquin de Séverine Lambert sur la prise en charge en ostéopathie pédiatrique globale, juste pour avoir une vision globale de la chose.
- Antoine Lacouturière
Très bien, on est à chaud, je te rappelle que c'est authentique, ça ne doit pas être préparation, ce n'est pas si facile que ça. Des objets qui influencent la santé.
- Loris Frisoni
Des objets qui influencent la santé. Joker. Non, je n'ai pas de... des objets qui influencent la santé. Ça peut être dans le positif ou dans le négatif.
- Antoine Lacouturière
Ouais, n'importe quoi, ce qui te vient.
- Loris Frisoni
Le téléphone.
- Antoine Lacouturière
Ok.
- Loris Frisoni
Le téléphone.
- Antoine Lacouturière
Tu veux préciser ?
- Loris Frisoni
Le téléphone, ça influe la santé parce que mine de rien, quand tu es sur les réseaux, tu passes énormément de temps. Moi, je regarde mon temps d'écran, il est exceptionnel. Mais en même temps, tu as des bons moments aussi parce que tu as de la recherche, tu as du partage, tu as tout ça. Mais ça peut t'user la santé parce que ça peut te fatiguer, parce que ça peut te couper de relations. Ça a déjà été le cas. ça peut te... Ça peut t'enfoncer des fois vers le bas. Tu as des personnes qui ont des commentaires qui sont malveillants. Je pense à un cas où j'avais mis une vidéo, désolé pour la réponse qui n'est pas courte du coup, où j'avais mis une vidéo sur Instagram. Au final, elle avait été détournée en disant que c'était du viol. Ça a été très loin avec mon visage, celui de ma femme qui était dessus aussi. Ça peut avoir un gros côté néfaste qui peut avoir un impact sur la santé, bien sûr.
- Antoine Lacouturière
Ok, merci pour ça. Pas facile à partager.
- Loris Frisoni
Ouais, c'était hard.
- Antoine Lacouturière
Ouais, j'ai l'impression que c'était marquant, choquant du tout.
- Loris Frisoni
J'avais fait une écoute sacrée à ma femme qui était enceinte. La caméra était de côté, comme ça. Et donc, quand tu fais une écoute sacrée, t'as la main comme ça, sauf que sa jambe est devant. Donc, moi, tu vois juste ma main qui rentre là et c'est tout. Et t'avais un docteur qui avait pris... Ça s'appelle le docteur Pepper, je crois, sur les réseaux. Bref, il avait pris... Cette vidéo, il l'avait enregistrée de son écran, et il l'avait partagée sur les réseaux sociaux en disant qu'on était des charlatans, qu'on savait jamais où est-ce qu'on foutait nos mains. Il avait fait toute une tirade en finissant par le hashtag Paye ton viol. Avec mon visage, avec le visage de ma femme, avec mon nom, avec tout dessus. Et ouais, ça a été chaud. Ça a été chaud parce que ça a touché autre que Ostéo Despetits, tu vois. ostéo des petits va toucher au stéau des petits ça reste ostéo des petits va toucher ma femme c'est ma femme et donc là là c'était pas cool donc ça a été le mauvais côté tu vois et quand tu dis que le téléphone peut avoir un impact sur la santé là ça l'a eu
- Antoine Lacouturière
Je te remercie, Loris, pour ce témoignage avec ce moment pas facile partagé. C'est aussi une autre manière d'alerter sur les dérives qui n'étaient pas du tout prévues. Mais merci du partage délicat.
- Loris Frisoni
C'est ce que les gens n'ont pas l'habitude de s'imaginer. C'est que derrière nos réseaux sociaux, il y a 99% de messages bienveillants, encore une fois. Mais tu retiens le 1% qui vient de titiller.
- Antoine Lacouturière
Parce que souvent, ils sont percutants quand même, ces 1%. Ok. dans le petit jeu c'était une manière de faire ça et un objet que tu conseillerais pour influencer la santé un objet à moins de 50 euros quelque chose de simple, des petits,
- Loris Frisoni
des enfants pour les enfants Eh bien, écoute, celui qui me vient en tête maintenant, c'est le O-Ball. C'est une petite balle trouée que les enfants ont facile de préhension qui peut leur permettre de mettre la langue dedans et donc de mobiliser cette langue. Et quand je sais tout l'important, tout l'impact que peut avoir une mobilité de langue, de pouvoir bien la bosser déjà dès l'enfance, ça peut faire une prévention par rapport à des troubles qui pourraient apparaître. Et puis le O-Ball pour bouger un petit peu, une mobilité globale chez le bébé, puisque ça aussi, on sait que c'est important, la mobilité globale pour le développement psychomoteur.
- Antoine Lacouturière
Super, je te remercie de t'être prêté sans préparation à ce petit jeu divers et variés en question, qui permet finalement de décoder quand même certaines nuances supplémentaires. Le mot de la fin, et avant ça, la tradition du podcast, c'est un moment de gratitude pour terminer. Parfois on est d'accord, parfois on n'est pas d'accord, parfois on est choqué, parfois on est surpris. Les toutes premières fois que j'ai vu tes posts, j'ai trouvé intéressant dans la manière de présenter les choses. Et il y a d'autres fois où à mon échelle individuelle, je me suis dit, waouh, ils progressent bien vite ce compte quand même pour un jeune ostéopathe. C'est venu faire bouger des questionnements entre l'ego, la comparaison, et puis aussi ce que je cherche à combattre, ce mauvais côté entre guillemets français qu'on a. On en a plein d'autres des super bons. J'ai reçu des messages dans les deux sens. Je suis content d'être venu te rencontrer aujourd'hui. Je te remercie chaleureusement de m'avoir ouvert les portes de ton cabinet parce que ce n'est pas rien d'ouvrir une consultation, d'avoir des nouveaux patients qui viennent, qui te font confiance, qui ne connaissent pas ni toi ni l'observateur qui est là. Et je te remercie pour... Un art que tu as, je crois, on a parlé des savoirs, on a parlé des savoir-faire, les savoirs-être sont importants pour le sophrologue que je suis, et je crois que quelque part, tu as l'art de faire savoir, de faire savoir ce qui se passe dans l'église. les cabinets, de ce qu'on peut faire et je pense que c'est un outil aujourd'hui qui est précieux. Donc, pour tout ça, je te remercie.
- Loris Frisoni
Merci à toi Antoine. Merci beaucoup pour tous ces mots qui me touchent. Et effectivement, la gratitude, j'en ai souvent, bien sûr, les réseaux sociaux, avec les gens qui me remercient pour les posts, qui me remercient Pour X ou Y choses, les lancements d'alerte dont on parlait tout à l'heure, etc. Mais de faire venir des collègues, des collègues expérimentés, des collègues qui ont une main, qui ont une patte, qui ont un art, comme tu dis, et d'avoir leur retour et des retours positifs, c'est quelque chose qui me nourrit aussi, qui me fait plaisir. On parlait de... sentiment de l'imposteur tout à l'heure et je l'ai encore aujourd'hui donc effectivement d'avoir ce retour de ta part mais extrêmement précieux merci pour ça
- Antoine Lacouturière
Je te laisse le mot de la fin pour une ouverture. Moi, j'ai le sentiment d'avoir balayé plein de sujets différents. Pour celles et ceux qui ont envie, dans la publication, on pourra proposer des questions.
- Loris Frisoni
Et je serai actif.
- Antoine Lacouturière
Et donc, il y a de quoi aller plus loin. On a parlé des mentors, on a parlé des géants, on a parlé de la suite de vos formations, on a parlé des signes, on a parlé des consultations. Je suis assez... content de tous ces sujets-là. Et donc, la chose qui me reste à faire, c'est de te laisser le micro pour le petit mot de la fin, si le cœur t'en dit, sur un sujet qui te tient à cœur ou sur ce qui te vient.
- Loris Frisoni
Bon, ben... Avant tout, merci pour ce podcast. C'est toi qui as émis l'idée qu'on se rend compte pour tout ça. Et je te remercie parce que c'était un vrai moment plaisant qu'on a passé ensemble. Et je n'ai pas du tout eu l'impression d'être jugé, filmé de tous les côtés, etc. Ça a été vraiment une conversation comme on aurait pu avoir sans les micros branchés et sans les ordinateurs. Et ça, c'est cool et c'est appréciable étant de l'autre côté du micro. C'est vraiment appréciable. Pour ce qui est du mot de la fin sur l'ostéopathie pédiatrique, j'ai foi. J'ai foi en l'ostéopathie pédiatrique. Pourquoi ? Parce que je vois tous les jours les impacts qu'on peut avoir bénéfiques sur les familles, sur les bébés, les perspectives d'avenir qui s'offrent à nous. Quant aux mouvements généraux des bébés, par exemple, qui impliquent du mouvement, comme leur nom l'indique, l'avenir des formations crâniennes positionnelles, tout est question de mouvement. Chez le bébé, on dit souvent que la vie, c'est le mouvement. Encore plus quand on est bébé. Laissez un bébé immobile et puis vous voyez très bien que rien ne se passe comme prévu. Et en ça, je pense qu'on a une place. très importante. L'ostéopathie pédiatrique a une place très importante dans le parcours de soins des enfants, tellement importante qu'on fait du bruit. Quand on fait du bruit, on dérange. Si on dérange, on a de la réaction de la part des personnes qui sont... un peu plus haut. Et ce n'est pas pour rien qu'il y a de la réaction de la part des personnes un peu plus haut. Je pense qu'il faut être uni. C'est un moment où on ne doit pas se poser des questions sur est-ce que lui, il est bien pour faire ci ? Est-ce qu'il a des bonnes formations ? Est-ce qu'il a assez de bébés en consultation ? Ce n'est pas le moment pour ça. Le moment, c'est d'être tous unis les ostéopathes parce qu'actuellement, il y a quelque chose qui est en train de planer au-dessus de nous. Et il va falloir qu'on fasse face, comme l'ostéopathie a toujours fait face dans son histoire à toutes ces attaques. Enfin, il me semble, puisque je n'étais pas ostéopathe pour les savoir à ce moment-là, mais de ce qu'on m'en a raconté. Et je pense qu'on est à l'aube d'une nouvelle prise de position qu'on va devoir avoir, de serrage de coude qu'on va devoir avoir et de foi en notre profession. Et j'ai envie de dire aux gens qui sont déjà ostéopathes aujourd'hui de continuer à avoir foi en la profession et des jeunes qui sont à l'école de continuer à avoir foi en cette profession. Vous êtes au bon endroit. Continuez à taffer. Vous avez votre place dans le parcours de santé, que ce soit des enfants ou des patients en général. Faites-vous confiance, faites confiance à votre ressenti, à vos ressentis et continuez à suivre vos rêves. Parce que ça, ça n'arrive pas qu'aux autres. Moi, mes rêves, quand j'étais ostéo-étudiant, c'était d'arriver là où je suis maintenant et j'y suis. Donc pourquoi pas moi et pourquoi pas vous ? Allez-y, foncez et faites confiance en l'ostéopathie pédiatrique, la vraie.
- Antoine Lacouturière
Merci d'avoir écouté cet épisode. Si certaines idées vous ont parlé, j'espère qu'elles auront aussi semé quelques graines dans votre pratique, dans votre quotidien, ou simplement dans votre manière de regarder le soin. Nous sommes dispos sur les réseaux pour répondre à vos questions ou commentaires. Vous connaissez l'efficacité de Loris sur le sujet. Et si vous avez envie de soutenir le podcast, les actions les plus aidantes sont simples. Mettre une note, Laissez un commentaire et partagez l'épisode à quelqu'un à qui ça pourrait peut-être faire du bien. Merci de faire circuler ces graines à votre manière. On se retrouve bientôt. D'ici là, prenez soin de vous.