Antoine LacouturièreBienvenue dans un été sophrostéo, une série du podcast toucher du doigt la santé. Quelques minutes à s'offrir ou à offrir. Je suis Antoine Lacouturière, ici je vous propose des informations, des images et des invitations à expérimenter, inspirées de l'ostéopathie et de la sophrologie, pour nourrir par. petite touche, la santé au quotidien. Aujourd'hui, je vous propose une pratique dans la continuité de l'épisode précédent, une pratique inspirée de la sophrologie, mais aussi d'autres techniques, d'autres méthodes, d'autres manières d'être. Une invitation. Dans un premier temps, nous nous installerons de façon confortable dans un environnement qui permette un relâchement, un niveau de vigilance différent, libre à chacun et à chacune d'adapter la séance aux conditions de vie, aux conditions de santé, aux possibilités. Dans un deuxième temps, je vous inviterai à repérer quelque chose à l'intérieur de nous. de nous-mêmes, dans le corps, dans l'esprit, dans ce mélange des deux. Dans un troisième temps, je vous inviterai à trouver, chercher, proposer un mot, quelques mots de nommer sans raconter, et puis de revenir au corps, à l'instant présent. Voilà la proposition de séance. Je vous invite et je nous invite donc à prendre quelques instants pour s'installer dans un espace de confort, les pieds en contact avec le sol, assis, peut-être debout, peut-être même allongé pour certains, de prendre conscience. de l'espace dans lequel nous sommes, de l'espace qui nous entoure, la pièce, peut-être l'environnement naturel, puis d'élargir le bâtiment, l'immeuble, le quartier, la région. Laisse passer le temps, le moment de la journée, de la soirée, peut-être de la nuit. Et puis, je vous invite à porter votre attention sur votre propre système corporel, en sachant que la conscience évoluera avec des pensées peut-être, et c'est ok. Je vous invite donc à être bienveillant avec ces allers-retours des pensées, peut-être, et à prendre contact avec votre respiration, simplement. Où est-ce que vous pouvez sentir la respiration dans le corps ? Peut-être au niveau du nez, peut-être au niveau de la bouche, en expirant. peut-être au niveau de l'espace thoracique, peut-être même au niveau du ventre, du bassin, du périnée, peut-être même jusqu'au bout des pieds. Et puis je vous propose de faire trois cycles de respiratoire. J'inspire avec le nez, je laisse rentrer l'air, je sens l'air qui fait gonfler mes poumons, qui agrandit mon espace thoracique et à l'expire, Un filet d'air sort par la bouche, puis une deuxième et une troisième fois chacun à son rythme. Et je vous propose d'accueillir ce qui se présente ici et maintenant, aujourd'hui, en essayant de ne pas juger, de ne pas analyser, recueillir peut-être les sensations corporelles, un endroit du corps, peut-être les pensées, peut-être une émotion, un sentiment présent. d'accueillir comme on regarde un paysage, sans chercher à le modifier. Peut-être pouvez-vous proposer au corps, au système corporel de la détente. Nous réajustons notre posture pour trouver du confort. Relâchement du visage, des mains, du bassin, des pieds. Et puis, je vous propose de repérer, de laisser venir à vous quelque chose, une émotion, une tension. Une agitation, une sensation agréable ou désagréable. Pas besoin d'aller chercher quelque chose de trop fort. Simplement repérer et chercher, trouver un mot, quelques mots pour nommer ce quelque chose. et simplement constater, il y a peut-être de l'inquiétude, de la fatigue, il y a peut-être de la joie. Nous avons le droit de changer de mot, soyons libres. Nous avons le droit de sentir qu'un mot résonne plus qu'un autre, peut-être. Et maintenant que ce mot est posé, qu'est-ce qu'il se passe dans le système corporel ? Peut-être dans l'esprit ? Est-ce que ça modifie quelque chose dans notre conscience, dans notre vécu, ou peut-être rien du tout ? L'invitation ici est de ne pas sentir d'obligation à supprimer, à corriger quelque chose, simplement à reconnaître et peut-être à nommer. Parfois, nommer ce qui est là ne le fait pas disparaître, mais cela peut déjà modifier notre manière d'être avec. Je vous invite à écrire quelques mots sur un carnet, dans une application du téléphone, quelques mots pour déposer ce qui vient de se passer. En sophrologie, on parle de phénodescription, ce moment où on pose des mots sur un phénomène, et on parlait dans l'épisode précédent des recherches autour de ce mécanisme affect labeling. Le fait de nommer ce que l'on ressent peut déjà modifier la... manière dont le cerveau traite l'expérience émotionnelle, en diminuant la réactivité de l'amygdale, en augmentant l'action dans certaines régions préfrontales. Pour les plus scientifiques, pour les plus neurophysiologistes, il y a ces réactions chimiques-là. À l'opposé du tenir, retenir, contenir, nous venons de faire... Les premiers pas pour observer pour reconnaître, peut-être pour commencer à laisser sortir une partie, quelque chose en tout cas. Chacun, chacune, je vous invite à adapter cette séance à votre manière, à rajouter des dessins, à rajouter des mémos vocaux, à rajouter des rendez-vous avec des thérapeutes, à aller courir, à aller crier, à aller chanter, à aller danser, bref. à faire ce qui est bon pour votre santé. L'épisode se termine avec ces mots. Prenez ce qui vous est utile. Laissez le reste. Et si, pendant l'écoute, quelqu'un vous est venu à l'esprit, peut-être que cet épisode pourra simplement lui être transmis. Par petites touches, parfois, de petites choses peuvent modifier de grands équilibres. Je vous souhaite un été lumineux, prenez bien soin de vous, et à bientôt.