Antoine Lacouturière Bienvenue dans un été sophrostéo, une série du podcast toucher du doigt la santé. Quelques minutes à s'offrir ou à offrir. Je suis Antoine Lacouturière, ici je vous propose des informations, des images et des invitations à expérimenter, inspirées de l'ostéopathie et de la sophrologie, pour nourrir par. Petite touche, la santé au quotidien. Aujourd'hui, je vous partage une phrase qui a marqué mes études de sophrologie, qui m'a accompagné pendant une partie de ma vie et qui revient aujourd'hui. Vous êtes prêtes ? Vous êtes prêts ? Tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime. Tout ce qui ne s'exprime pas, s'imprime. Wow ! La première fois que moi j'ai entendu ça, ça m'a choqué, marqué, touché, imprimé. Ça m'a responsabilisé aussi, parfois inquiété. Alors pendant quelques minutes, on va la décortiquer entre guillemets et je vous proposerai une invitation simple, concrète, applicable, adaptable, modifiable. Pour la source, cette phrase, elle est a priori attribuée à Jacques Salomé. Je n'ai pas de certitude là-dessus. Il y a plusieurs variantes. Elle a été reprise dans plusieurs ouvrages, mais... C'est le nom qui ressort le plus. Elle a aussi une évolution très sophrologique. J'ai entendu des suites et je vous prépare d'un point de vue du système nerveux à recevoir une information qui est potentiellement impactante. Cette phrase « tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime » elle peut être complétée par « nous opprime, nous déprime, voire » nous supprime. Alors je laisse quelques instants volontairement pour faire diffuser cette information. Tout ce qui ne s'exprime pas peut nous supprimer. Alors il y a quand même le « voir » nous supprime, mais la portée de la phrase peut être grande. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec l'absolu. Vous commencez à me connaître, entre guillemets, et l'absolu, c'est quelque chose qui n'est pas toujours applicable dans la réalité du quotidien et qui parfois fait peur. Là, l'idée de la capsule, ce n'est pas de faire peur, c'est plutôt de faire un petit pas. Il y a un mécanisme que je trouve particulièrement intéressant, que la sophrologie encourage à faire, c'est à mettre des mots. On parle de phénodescription, de capacité à décrire des phénomènes qui se présentent. C'est en lien avec la phénoménologie. Pour les plus curieux, curieuses, je vous invite à aller gratter là-dessus. Mais très simplement, cette capacité à nommer les choses, notamment ce que l'on ressent, ça a été étudié, ça s'appelle l'affect labeling. C'est quelque chose qui... qui a été étudiée avec différents protocoles expérimentaux et qui, le fait de nommer ce que l'on ressent, peut modifier la manière dont le cerveau et le système nerveux traitent l'expérience émotionnelle. Et là, on est directement au cœur du cerveau avec une diminution de la réactivité de l'amygdale et une augmentation dans certaines régions préfrontales de notre cortex. Il y a une réalité neurophysiologique, et c'est ça qui m'intéresse derrière. À l'opposé de cette phrase-là, ou plutôt en complément de cette phrase, tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime, on pourrait mettre des comportements, des attitudes, des habitudes, qu'on a toutes et tous plus ou moins, avec ces mots de tenir, de retenir, de contenir. Et ça, je crois vraiment que ça crée un... Ça active des mécanismes qui commencent à être plus connus à l'intérieur de notre propre corps et ça libère des quantités de neurotransmetteurs d'un point de vue chimique important. Donc l'invitation du jour, pour terminer sur du positif, c'est de laisser sortir, c'est de ne plus tenir, retenir, contenir. Quand je dis laisser sortir, ça ne veut pas forcément dire exploser. Ça ne veut pas forcément dire... dans n'importe quel contexte. Et je crois que c'est ça, une partie de l'intelligence émotionnelle, d'arriver à le sentir, le gérer, le nommer. Et comme les mathématiques, comme le sport, comme la musique, ça s'apprend. Soyons bienveillants avec ça. C'est pas si facile. Dans les petites pistes, il y a des choses toutes simples. Écrire un journal intime, il y a beaucoup d'études qui montrent, en psychologie, que le fait de tenir un journal, même quelques lignes, même quelques mots, Que ce soit des écrits, que ce soit des dessins, que ce soit des schémas, ça a un impact positif. Le fait de pleurer, le fait de crier dans les bois, d'aller imaginer qu'on fait des grands mouvements, de faire des grandes respirations, d'aller bien sûr consulter des psychologues, des psychothérapeutes, des psychiatres, des personnes formées, compétentes en développement personnel, que ce soit de la sophrologie, que ce soit de l'hypnose, de l'EMDR. Que ça soit les choses qui vous parlent avec des personnes congruentes. Je crois vraiment que c'est bon pour nos systèmes nerveux d'apprendre à mettre des mots sur ce qu'on ressent. Voilà, j'avais envie de vous partager ça, cette phrase qui guide un certain nombre d'étudiants. Alors, je vous propose une... Une petite expérience toute simple, on n'a pas forcément besoin de tout sortir, je le disais, c'est peut-être de se poser cette question-là. Est-ce qu'il y a quelque chose aujourd'hui que je ressens, mais que je n'ai pas encore nommé ? Voilà, pendant quelques secondes. Est-ce qu'il y a quelque chose aujourd'hui que je ressens, mais que je n'ai pas encore nommé ? Ça peut être des choses simples, de la colère, de l'inquiétude, de la fatigue, de la joie, de la frustration, du soulagement, de l'excitation, de l'espoir. Avec vos mots à vous, et observez qu'est-ce que ça change de commencer à mettre des mots. La phrase de fin, s'exprimer, ce n'est peut-être pas tout dire, c'est peut-être déjà ne pas avoir à tout. L'épisode se termine avec ces mots. Prenez ce qui vous est utile, laissez le reste. Et si, pendant l'écoute, quelqu'un vous est venu à l'esprit, peut-être que cet épisode pourra simplement lui être transmis. Par petites touches, parfois, de petites choses peuvent modifier de grands équilibres. Je vous souhaite un été lumineux, prenez bien soin de vous, et à bientôt !