- Speaker #0
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- Speaker #1
Bonjour, Arnaud.
- Speaker #0
Je suis très heureux de te rencontrer pour la première fois. On ne s'était jamais rencontrés de manière dans la vraie vie, on va dire. Et donc, aujourd'hui, on est sur le format Story. Valentine va nous raconter son parcours, ses projets. Je tiens à préciser que j'ai moi-même sollicité Valentine et que ce n'est pas elle qui est venue me voir pour me parler de son projet. Je la suis depuis déjà quelques temps et quand j'ai vu ce qu'elle faisait, je me suis dit que ça pouvait parler à au public de tous sensels justement, que ce soit des compétiteurs, des personnes qui cherchent de l'aventure ou juste des vélos taffeurs. On va rentrer dans le parcours de Valentine jusqu'à ce qu'elle nous parle de son projet qu'elle va mener prochainement. Écoute, Valentine, ce que je te propose, c'est de te laisser la parole pour que tu puisses te présenter pour les auditrices et auditeurs.
- Speaker #1
Avec plaisir. Déjà, merci Arnaud de m'accueillir. Ça me fait vraiment très plaisir d'être là, en plus dans la ville où je suis née, donc à Lyon. Pour me présenter rapidement, moi je suis Valentine, j'ai 28 ans, j'habite actuellement à Annecy dans les Alpes, donc magnifique région pour pratiquer le vélo.
- Speaker #0
Sport d'outdoor, c'est clair.
- Speaker #1
Sport outdoor, oui. En tant qu'Annecyenne maintenant, on va dire, d'adoption, le sport outdoor ça fait clairement partie de ma vie. Et voilà, j'ai évolué dans plusieurs pays parce que j'ai grandi au Canada et puis je me suis retrouvée... À Annecy, un peu par hasard, je suis tombée amoureuse de cette ville et de surtout ses environnements. J'adore, je pratique le cyclisme depuis maintenant quelques années. Et c'est vrai que venir parler sur le podcast Tous en selle, ça m'a paru assez incroyable comme expérience. Donc je suis ravie d'être là.
- Speaker #0
Tu vas nous raconter tout ça. moi j'ai déjà des... Des questions dans ton parcours que tu t'écris, née à Lyon, Montréal, Annecy, il s'est passé quoi en fait ? C'est quoi ? C'est que t'as un papa qui était... un papa, oui, plutôt un papa qui était hockeyeur, qui est venu à Lyon, puis finalement qui est reparti à Montréal. C'est quoi l'histoire ? Presque. Comment et à quel âge tu es partie vivre à Montréal ?
- Speaker #1
Alors, c'est assez simple comme histoire, je pense que ça ressemble peut-être à quelques-unes, mais moi quand je suis née, j'avais trois semaines et mon papa a monté une entreprise au Canada, à Montréal. Donc on a tout de suite été expatriés à Montréal. Ma maman est italienne, mon papa est français. Et donc j'ai vécu les dix premières années de ma vie à Montréal, ville que j'adore.
- Speaker #0
Et pourquoi Montréal ? Pourquoi il était démonté un business là-bas ? C'était spécifique à la...
- Speaker #1
Je pense que c'était une opportunité. Mes parents, avant de m'avoir et avant d'avoir ma petite sœur, ont beaucoup voyagé et vécu à l'étranger. Ils ont vécu en Californie, ils ont vécu en Angleterre, dans plein de pays et villes différentes. Et je pense que Montréal, c'était la ville, on va dire, déjà où on parle français, même si mes parents sont bilingues. Et aussi où c'est facile, finalement. Enfin, à l'époque, c'était plus facile.
- Speaker #0
Un peu plus facile de s'intégrer. Effectivement, la langue parlée, déjà, c'est une barrière en moins.
- Speaker #1
Exactement. C'est une barrière en moins. Et je pense que pour monter un business, c'est aussi plus facile. C'est un pays francophone. Donc voilà, pas mal de facilité. Pas très loin, finalement, de la France.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. C'est vrai.
- Speaker #1
En avion, c'est pas très loin.
- Speaker #0
Non, c'est pas très loin. Je ne veux pas dire que ça se fait bien, parce qu'on va se faire probablement tacler, tu sais. Oui, oui, oui. Voilà, mais en avion, comment tu vas y aller autrement ? Mais c'est vrai que ça se fait rapidement. Est-ce que tu te souviens de tes dix premières années ? Est-ce que tu as des souvenirs de ta vie à Montréal ?
- Speaker #1
Bien sûr, j'en ai plein. Moi,
- Speaker #0
j'adore Montréal, franchement. Ah, c'est vrai ? Tu connais un petit peu ? De par mes événements, je m'y rends tous les ans.
- Speaker #1
Tous les ans,
- Speaker #0
oui. Au moins minimum deux fois, voilà. Et ouais, c'est... Dès que tu arrives à l'aéroport, il y a un accueil qui est différent. Je trouve que c'est très bienveillant. C'est une culture qui est très bienveillante. Et ça fait du bien. Quand tu es atterri là-bas, tu passes un petit peu de temps. Ils ont eu un hiver très rude cette année, on pense à eux. Mais moi, j'aime beaucoup cette ville et même cette province, cette région du Québec. Quand tu montes à Québec, parcours touristique classique, tu as douceur et tu montes un peu plus. Ah t'as une connexion avec la nature qui est extraordinaire.
- Speaker #1
Ah ben c'est clair, le Canada c'est un vaste pays comme on dit, pour aller d'une ville à une autre il y a souvent plusieurs sortes de voitures, en tout cas si on s'y rend en voiture.
- Speaker #0
Québec c'est trois fois plus grand que la France, la région du Québec trois fois plus grand que la France, c'est déjà incroyable.
- Speaker #1
C'est exactement ça,
- Speaker #0
oui. Alors qu'est-ce que tu faisais comme sport là-bas ces dix premières années ?
- Speaker #1
Alors ces dix premières années, ben comme tout bon élève quand on... Quand on est jeune là-bas, j'étais dans une école internationale et nos sports c'était le patinage artistique. Sport très sympa, on faisait des galas, plein de choses sympas. J'ai fait du hockey aussi parce que c'était un peu...
- Speaker #0
C'est la culture.
- Speaker #1
Voilà, c'est la culture et puis on te met dans une... Enfin, c'est pas qu'on te met dans une case mais quand t'es jeune fille, on te met au patinage artistique et puis finalement tu te dis mais le hockey, pourquoi pas, ça a l'air sympa. Se pousser un peu sur la glace, c'est rigolo. En plus, on est protégé. Puis à cet âge-là, on s'en fiche, en fait.
- Speaker #0
Tu te fais rarement mal. C'est vrai que t'es tellement équipé. Moi, j'ai pratiqué le hockey sur glace à Lyon pendant trois ans. J'ai kiffé. Et t'es tellement équipé que tu peux te faire mal. Mais disons qu'en chutant juste comme ça, tu glisses, tu te fais pas mal du tout. T'es très bien protégé. Et puis en plus, pour faire un lien avec Montréal, les Canadiens font une saison en ce moment incroyable avec les playoffs. Je suis ça. La ville est en effervescence autour du club.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire. Et puis quand tu es jeune, que tu vois tes parents, les amis de tes parents qui sont pour les Habs et que tu vas à la patine voir le week-end crier Go Habs Go, forcément ça te laisse pas indifférent. Ça te laisse pas indifférent, même quand tu es jeune.
- Speaker #0
C'est vrai que j'ai eu la chance sur un dernier passage, j'y suis passé en octobre. Octobre à Montréal, alors j'ai fait octobre, j'ai fait février. Et c'est vrai que j'ai eu la chance d'aller voir un match. C'est extraordinaire, une ambiance extraordinaire. C'est tout un business sportif. Le match est mis à une certaine horaire pour que tu manges sur place. Et puis cette ambiance qui est autour, c'est vrai que c'est le sport américain. Quelque part, les infrastructures, c'est des US. Sauf, comme tu l'as dit, la différence, c'est qu'ils parlent français. Quand tu as dû partir à 10 ans, Pour revenir en France, est-ce que tu as directement été à Annecy ou tu as fait d'autres villes en France quand tu es revenue ?
- Speaker #1
Non, alors...
- Speaker #0
Tu n'as peut-être pas fait la France d'ailleurs, tu as peut-être fait le Canada sur un autre pays ?
- Speaker #1
Non, alors on est rentré en France, déjà je pense que la raison est assez importante, c'est que... J'en parlerai plus tard un petit peu quand on dévoilera un peu le projet, mais mon papa est atteint d'une maladie génétique et en fait les soins de santé au Canada et aux Etats-Unis, enfin au Canada... C'est un peu comme les Etats-Unis, on a un peu le système de santé français, mais pas tout à fait, donc on doit quand même payer ses soins et on est, on va dire, moins bien suivi pour ce genre de maladies génétiques. Donc on est rentré parce que mon père commençait à avoir des problèmes au niveau de ses reins et qu'il allait potentiellement se faire greffer d'un rein. Donc c'est la raison principale pour laquelle on est rentré. Et parce que ma maman est italienne, elle est sarde. Elle n'est pas italienne, elle est sarde, c'est important de le dire. Mais voilà, vous voulez se rapprocher aussi de la famille. C'est pour ça qu'on est rentrés. Et moi, depuis qu'on est rentrés à l'âge de mes 10-11 ans, je suis retournée très régulièrement à Montréal parce que je me suis fait des amis qui sont devenus des très bons amis, même encore aujourd'hui. Mes parents sont très amis encore avec des gens là-bas. Donc on se voit régulièrement plutôt en Europe maintenant. Mais j'y suis retournée plusieurs années d'affilée pour des événements sportifs dans lesquels je travaillais directement. Dans mon pays de cœur.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. C'est sûr, tu as toujours des attaches, tu y retournes régulièrement ?
- Speaker #1
J'y suis retournée régulièrement, tous les ans pendant au moins 5-6 ans je pense. J'ai fait des stages là-bas.
- Speaker #0
Sur une période définie ?
- Speaker #1
Sur une période définie, oui. J'ai bossé pour la Formule Électrique là-bas, on avait la finale à Montréal il y a quelques années en arrière, quand ça se faisait encore bien dans la ville. Et la Formule 1 aussi, c'est un sport avec lequel j'ai grandi finalement, parce qu'on y allait très très souvent. Et puis voilà, j'ai fait plusieurs stages là-bas, et puis je suis revenue. J'ai à un moment donné l'envie de complètement déménager à Montréal. Puis bon, les choses de la vie ont fait que la question s'est posée. Et finalement, pour l'instant, encore en France. Mais peut-être, pourquoi pas.
- Speaker #0
C'est vrai qu'avec la Formule 1, il y a le circuit Jacques-Villeneuve, qui est pas très loin, tu accèdes très rapidement du centre-ville au circuit Jacques-Villeneuve, où il y a beaucoup, beaucoup de cyclistes d'ailleurs. Il y a beaucoup de cyclistes qui tournent. Je ne sais pas si tu peux rouler toute l'année sur le circuit, mais en tout cas, je sais qu'en période estivale, le circuit est ouvert, totalement ouvert, et qu'avec ton vélo, tu peux tourner comme ça sur le circuit à proximité de Montréal, donc c'est plutôt agréable. Et puis on va continuer à dérouler le fil, donc tu rentres en Europe. Donc là, il y a eu les études dans le parcours que tu m'as décrit, tu m'expliques qu'il y a un petit peu moins de sport parce qu'il y a les études qui sont là. Tu étais dans quelles études aujourd'hui ? Enfin, quand tu étais étudiante, tu étais dans quelles études ?
- Speaker #1
Eh bien, on est rentré à Lyon et moi j'ai fait mes études à Lyon du coup. Et j'ai fait des études de chef de projet événementiel sportif dans une école qui s'appelle ICFAC, qui se trouve en face de la Manufacture des Tabac, donc une école privée. Et donc voilà, autour d'organiser un événement sportif. Un événement aussi culturel, c'était vraiment des études de 3 ans. C'était un bachelor d'ailleurs à l'époque. Et j'avais choisi ce cursus parce que je m'étais dit en fait 3 ans d'études pour moi c'est largement suffisant. Et en plus de ça il y a des longues périodes de stages. Et comme l'événementiel je savais déjà que ça se jouait beaucoup sur le terrain et qu'on apprenait beaucoup de choses sur le terrain. Je me suis dit en fait c'est ce que j'ai envie de faire. J'ai envie d'apprendre par moi-même et par les gens qui m'entourent et non pas assise dans une salle de classe classique.
- Speaker #0
Donc tu faisais tes études à Lyon et tes stages à Montréal, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement. Et oui, à Lyon et aussi à Lyon.
- Speaker #0
Alors, ça m'amène à une question, c'est que pour organiser des événements en France, en Europe, donc Suisse, Belgique, Espagne, Portugal, et un événement à Québec, Montréal-Québec, je vois l'énorme différence qu'il y a dans l'approche d'un événement, ne serait-ce que par les marques pour les activations. Toi en tant qu'étudiante ? Quel constat tu as pu faire sur ça ? Entre ce qu'on t'apprenait en France à l'école, les cours qui t'étaient dispensés, et la réalité du terrain à Montréal ? Parce que la culture et le regard qu'on porte sur le sport est totalement différent. C'est mon avis, je ne sais pas si tu es en phase avec moi.
- Speaker #1
Alors je suis complètement d'accord. Pour tout te dire, moi la première année, mon stage numéro 1, je l'ai fait à l'Euro 2016 au Groupama Stadium, qui venait tout juste d'ouvrir à l'époque quand on a reçu la compétition. Et donc, très grosse organisation,
- Speaker #0
UFA,
- Speaker #1
énormément de process, pas mal de choses.
- Speaker #0
Il y a eu des charges à respecter.
- Speaker #1
Il y a eu des charges très spécifiques. Et l'année d'après, je suis partie faire mon stage dans une petite boîte de prod qui s'appelait En effet à l'époque, qui était un ancien... Le fondateur était un... Un ancien d'un festival très connu à Montréal qui s'appelle le Picnic Electronique, c'est lui qui l'avait créé le festival. Et alors là, on est plutôt dans un bordel organisé, mais qui fonctionne plutôt très bien.
- Speaker #0
Broche à foin, comme disent les Canadiens.
- Speaker #1
Broche à foin. Voilà, beaucoup moins de process, mais des événements toujours aussi gros, parce qu'à l'époque, on organisait toute l'expérience publique de la formule électrique, donc tout ce qui n'était pas la course. Comme tu l'as dit juste avant, activation avec les marques, gestion de partenariats, enfin vraiment tout ce qui était en rapport avec le public pour cet événement. Et finalement, deux organisations différentes, mais autant de plaisir dans les deux. Je dirais que ce n'est pas la même mentalité. Je pense que les Canadiens sont beaucoup plus cools et relax que nous les Français. Parfois, on se pose, je pense, beaucoup trop de questions.
- Speaker #0
On est très stressés par rapport à eux.
- Speaker #1
Et on trouve des solutions plus rapidement au Canada, j'ai l'impression, qu'en France. En France, on va réfléchir encore à la solution du problème, alors qu'au Canada, on va réfléchir, on va se dire « bon, c'est ça la solution, on y va » , et on est plus dans l'action, à mon sens.
- Speaker #0
Je partage ton avis, et je trouve que même les marques ont une envie d'activation, une envie d'implication beaucoup plus importante là-bas, à remettre beaucoup plus de moyens, et ont une envie d'implication. En fait... Pour rentrer un peu dans les coulisses d'un business plan, d'un événement, les marques au Canada vont raisonner en « j'investis sur l'événement, donc c'est le montant que je donne à l'événement, mais aussi le montant que je vais consacrer pour l'activation » . Donc quand les marques en Amérique du Nord donnent un budget, elles t'expliquent qu'il y a tant qui vont aller pour toi, pour créer l'événement, et tant qui vont aller pour parler de l'événement. Alors qu'en France et en Europe... C'est plus, voilà le montant qu'on va consacrer à l'événement, et c'est tout. Et donc, toi, en tant qu'organisateur, tu dois dire, OK, mais comment vous allez activer ? Et c'est toi qui va créer l'envie d'aller activer des choses, mais la marque, elle, n'a pas pensé à un budget pour activer. Et je trouve qu'il y a une vraie différence, en tout cas, moi, à mon petit niveau. Ce que je constate, c'est qu'il y a une vraie différence dans l'approche des marques sur je consacre un budget pour l'événement. Mais certaines ne pensent pas forcément à un budget pour activer sur l'événement. Alors que là-bas, c'est déjà tout prévu en amont et c'est plutôt agréable.
- Speaker #1
Je suis complètement d'accord.
- Speaker #0
Et je te rejoins sur... Bon, c'est à peu près, c'est pas aussi carré que nous, mais au final, ça avance, c'est complètement.
- Speaker #1
Au final, le résultat, j'ai l'impression qu'il est quand même bien et bon et voilà, je pense qu'on n'a pas besoin d'être autant stressé pour pouvoir faire de belles choses et organiser de beaux événements.
- Speaker #0
Ouais, complètement, je te rejoins. Et puis, Valentine, dans tout ça, elle fait quoi comme sport quand elle revient en France ?
- Speaker #1
Eh ben, au début, elle ne fait pas grand-chose. Non, j'exagère un petit peu.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'elle a ses études.
- Speaker #1
Voilà, non, mais c'est vrai que moi, à l'âge où je suis rentrée, j'avais 11-12 ans, on rentre au collège. C'est vrai que le sport, c'est un peu le dernier de nos soucis.
- Speaker #0
Mais le hockey n'est pas aussi développé ici, tu vois, par exemple.
- Speaker #1
Exactement. Et puis moi, à l'époque, à Montréal, pour le coup, je finissais l'école à 4 heures. Et derrière, on avait les activités sportives, dont deux jours qui étaient obligatoires avec l'école. Et après, on avait nos autres activités en dehors. Ça pouvait être sport ou autre. Mais c'est vrai que le fonctionnement de l'école canadienne... Française là-bas et l'école française chez nous, c'est pas du tout la même chose. Quand on est à l'école de 8h à 18h assis sur une chaise, on n'a pas envie d'aller faire du sport après sa classe.
- Speaker #0
Est-ce que ça a été un choc pour toi ça ? Même à 10-11 ans, quand on revient, on peut ne pas comprendre. Ne serait-ce qu'un exemple, je discutais la dernière fois avec un papa qui me disait « Nous on a vécu aux US, donc Amérique du Nord, mais c'est la même culture. » Et mon fils, quand il avait besoin de quelque chose, il se levait, il allait voir la prof, voilà. Il est revenu en France, il s'est levé pour aller voir la prof. Tout de suite, on lui a dit « Non, mais attends, toi, tu restes assis, en fait, ou tu lèves la main, effectivement. » Et il n'a pas compris. Donc, ça doit être difficile parfois pour un enfant de comprendre comment ça évolue, comment ça marche.
- Speaker #1
Complètement. Je pense qu'en fait, c'est une éducation qui est quand même assez différente malgré tout. Et c'est vrai que là-bas, c'est... On est moins dans des cadres très structurés, les enfants sont élevés un peu... Moi dans l'école où j'étais, un peu à la Montessori aussi, ma sœur était dans une école Montessori pour le coup, et c'est vrai que les gens sont un peu plus ouverts, même dans l'éducation ça se sent, et ils donnent une grosse place au sport, contrairement à nous, et je trouve ça dommage. Après je sais que ça commence un peu à changer, il y a des établissements qui maintenant proposent des cursus qui sont beaucoup plus adaptées aux enfants. Tous les enfants ne font pas la même chose, on voit les bacs comme ils ont changé, moi à l'époque c'était encore ESL et S, et peut-être que toi c'était encore un autre nom. Oulala,
- Speaker #0
en parlons pas !
- Speaker #1
Et qu'aujourd'hui maintenant on réfléchit aussi à ce que les enfants ont envie de faire, et les adolescents, et donc je trouve ça bien, mais voilà, c'est vrai que cette place du sport, quand on débarque en France, on se sent un peu, on met du temps à s'adapter finalement.
- Speaker #0
Et puis il y a une grosse confiance aussi, on responsabilise les enfants très jeunes, Moi, j'ai un couple d'amis également qui vit à un couple de Français qui s'est installé à Montréal il y a maintenant 7 ans. Et c'est vrai que quand on leur rend visite, les enfants vont au parc, ils ont 8-9 ans. Nous, en France, c'est impossible de laisser nos enfants aller au parc à 300 mètres seuls, en fait. Tu vois, là-bas, ça les interpelle même qu'on ne le fasse pas. Donc, bon, il y a plein de choses qui sont différentes. Tu parlais aussi de la place du sport. Ça m'amène à... Ce que je vois aujourd'hui, je fais une parenthèse, c'est pas un coup de gueule, mais la place du sport en France, quand je vois certains politiques qui se vantent de couper des subventions pour des événements sportifs, je pense que pourquoi est-ce qu'on commence par le sport en France à couper ? Et je trouve ça tellement dommage pour toutes les personnes qui ne pourront pas faire ces événements-là. Et là, après, on dit que la France n'a pas de pays sportif. J'ai vraiment de gros doutes sur la place du sport en France, quand je vois les politiques qui se vantent sur les réseaux sociaux en disant « j'ai fait des économies pour ma ville » . J'ai coupé des milliers d'euros de subventions, et bien l'événement n'aura pas lieu. L'événement n'aura pas lieu. Donc voilà, tout ça est très dommage, mais revenons au parcours de Valentine. Alors moi, ce que je voudrais savoir, Valentine, c'est à quel moment le vélo est arrivé dans ta vie ?
- Speaker #1
Alors le vélo, il est arrivé quand je suis arrivée à Annecy, tout simplement.
- Speaker #0
Donc il y a eu Lyon, c'était 10-11 ans, et à quel moment tu es partie vivre à Annecy ?
- Speaker #1
Alors je suis partie travailler à Genève, j'ai eu une opportunité là-bas, donc j'ai travaillé à Lyon pendant toute la période Covid, après j'ai beaucoup voyagé pendant un an et demi en Australie, Nouvelle-Zélande, Indonésie, et puis quand je suis revenue j'ai eu une opportunité en Suisse, donc je me suis d'abord installée à la frontière suisse, du côté de Saint-Julien en Gennevois, et finalement j'ai rencontré quelqu'un à Annecy, Julien qui est mon conjoint aujourd'hui, et qui lui vient d'une famille de cyclistes pour le coup.
- Speaker #0
c'est lui qui t'a mis sur le voilà,
- Speaker #1
plutôt vélo depuis ces 2-3 ans, papa qui fait du vélo, soeur qui fait du vélo je t'ai pas eu le choix alors c'est pas que j'ai pas eu le choix mais c'est vrai qu'au bout d'un moment quand on est dans cet environnement là on a envie de tester on a envie de participer et puis ce que je dis souvent avec mes amis on en parle régulièrement, c'est que le vélo finalement c'est pas le sport le plus accessible comme ça, enfin quelqu'un qui ne connait pas du tout le vélo va pas se dire j'ai envie de m'y mettre et va s'acheter le matériel pour et s'y mettre, on se fait souvent influencer par quelqu'un d'autre,
- Speaker #0
j'ai l'impression en tout cas de ma vision chez les femmes effectivement c'est soit le papa soit le conjoint qui amène justement à monter sur le vélo et donc c'est comme ça que tu découvres le vélo mais Est-ce que c'était avec une envie de compétition ? Est-ce que c'était juste une envie de partager avec ton ami ? Ou est-ce que c'était juste prendre l'air ?
- Speaker #1
Alors je dirais que c'est un peu un mélange de tout ça. J'ai quand même fait toujours du sport. Après, il y a eu la période collège-lycée où j'en ai moins fait. Mais après, j'ai fait beaucoup de crossfit, de sport en intérieur plutôt. J'ai fait des formats un peu Irox il y a quelques années. J'ai toujours eu ce goût à ce dépassement. Mais c'est vrai que j'étais moins course à pied, vélo. Course à pied, j'en faisais un peu, mais c'était plus pour le plaisir.
- Speaker #0
Le fameux cross du collège.
- Speaker #1
Le fameux cross du collège.
- Speaker #0
Je l'ai vu dans ce que tu m'as envoyé dans les notes. Elle aussi, elle a été traumatisée par le cross du collège.
- Speaker #1
Je ne sais pas quelle personne n'a pas été traumatisée par ce cross. Il y a toujours eu les personnes qui avaient un excellent cardio des petits et qui gagnaient tout. Et puis, il y avait toujours ceux qui allaient à reculons comme moi et qui disaient non, je n'ai pas envie de courir.
- Speaker #0
Je faisais partie de cette team là moi tu vois.
- Speaker #1
Ah bah voilà, tu vois. Mais avec du recul je me dis j'aurais peut-être dû courir un peu plus parce que ça m'aurait permis d'avoir peut-être encore un meilleur cardio aujourd'hui parce que c'est souvent ce qui pêche aussi. Je trouve que quand on est enfant on ne fait pas assez de sport cardio et malheureusement quand on s'y met un peu, on va dire tard au sport cardio, c'est quand même une avance qu'on peut avoir quand on est plus jeune je pense, le cardio. Ça se travaille dès le plus jeune âge.
- Speaker #0
Surtout en plus si tu as fait du crossfit. Tu vois l'impact, on pense que le crossfit c'est juste soulever des poids, pas du tout, il y a une énorme, et l'aéros encore plus, il y a une énorme part de cardio, donc effectivement si tu as déjà l'historique, ton corps a emmagasiné toute cette expérience du cardio, c'est mieux. Donc oui, mettez vos enfants à la course à pied pour qu'ils aient du cardio plus tard et que dans le sport d'endurance ils puissent s'épanouir. Et puis parle-nous de tes premiers tours de roue. Parce que la région est magnifique.
- Speaker #1
La région est incroyable, je pense, pour faire du vélo, pour faire tout sport outdoor. En tant que bonne hennécienne, je ne vais pas détruire le cliché, on ne va pas se mentir.
- Speaker #0
C'est beau.
- Speaker #1
Non, c'est vrai que les premiers tours de roue, c'est toujours un peu dur. Déjà, il y a le premier step de trouver un vélo, trouver du matériel. On va dire un bon prix, parce qu'aujourd'hui, un bon vélo, c'est très cher. En tout cas, moi, j'ai commencé sur un vélo d'occasion. à patins sans les pédales automatiques évidemment parce que bon, on va dire que c'est ce qui fait le plus peur les pédales automatiques quand on se met au vélo et puis aussi il y a cette fameuse position qu'on ne connait pas quand on ne vient pas du vélo qui est quand même pas du tout la même quand on prend un vélo de ville d'avoir les fesses plus hautes que les mains etc, d'avoir une position un peu plus on va dire aéro exactement, c'est pas naturel
- Speaker #0
donc on va pas se mentir au début le vélo c'est assez ingrat comme sport mais comme la course à pied moi je les mets dans la même case tous les deux bah écoute moi alors les fidèles auditrices et auditeurs le savent j'ai essayé de courir mais j'ai jamais trouvé ma foulée et je pense que c'est ce que tu décris quelqu'un qui monte pour la première fois ou débute en vélo bah il faut qu'il trouve sa position comme tu l'as dit c'est au sort de sel ou poser ses mains les pédales les réglages des cales parce qu'il y a aussi ça il y a les pédales automatiques mais comment bien régler tes cales et en fait c'est... Ce n'est pas simple. Moi, je fais le parallèle avec la course à pied. Moi, en course à pied, je n'ai jamais trouvé mon rythme. Donc, au bout d'un moment, tu arrêtes parce que c'est que de la souffrance. Tu vas courir 30 minutes, 45 minutes, tu ne comprends pas pourquoi. Donc oui, je peux comprendre ce que tu dis. C'est vrai que quand tu débutes le vélo, c'est mieux si tu es accompagné où on t'explique la bonne position, comment tu règles tes cales, se mettre en danseuse aussi. Ce n'est pas simple de se mettre en danseuse sur sa machine quand on n'a pas l'habitude. Donc je peux comprendre tout ça, ouais.
- Speaker #1
Complètement, et puis le corps aussi n'est pas habitué à cette position-là. Donc c'est vrai qu'au début, quand on débute le vélo, en tout cas moi c'était mon cas, et c'est encore le cas aujourd'hui quand on n'a pas fait de vélo pendant un certain nombre de mois, avoir un peu mal au dos, avoir mal aux cervicales, aux épaules, enfin moi c'est systématique. Après je sais que c'est le cas de beaucoup de monde, même ceux qui font du vélo à haut niveau, ils ont du mal à se remettre un peu en... se décrasser.
- Speaker #0
C'est vrai, tu vois les courbatures, c'est un peu comme la course à pied. J'ai fait un podcast dernièrement avec une personne justement sur la foulée, vraiment sur la position du bassin, des épaules, du buste, et en fait, il m'expliquait que, moi j'ai déjà rencontré des gens qui couraient beaucoup, et on te dit, ben là je suis blessé, c'est normal, quand tu cours beaucoup, c'est normal de se blesser. Et ben en fait, cet entraîneur me disait, ben non, c'est pas normal en fait, c'est qu'il y a quelque chose qui est mal... Tu vois, c'est que ton bassin est mal placé, c'est que ton buste est peut-être trop en avant ou trop en arrière, donc ça a un impact sur ta foulée. En vélo, c'est pareil. C'est un problème de cervicale, un problème des fourmillements dans les mains. C'est qu'il y a un positionnement qui est à régler. Donc il y a des spécialistes pour ça, mais ça prend du temps. Ça prend du temps pour trouver sa bonne position, aéro ou pas, confortable. C'est sûr qu'il vaut mieux qu'elle soit confortable qu'aéro, surtout sur un projet dans lequel tu vas te lancer. Tu vas nous en parler ? Mais c'est... Tout ça n'est pas simple quand tu découvres le vélo.
- Speaker #1
Complètement, il faut faire une étude posturale. Il y a plein de choses auxquelles on ne pense pas au début du vélo. Et c'est vrai que je pense que quand on débute et qu'en plus on n'a pas quelqu'un forcément autour de soi qui connaît bien le vélo, on fait vite des petites erreurs. Il y a une erreur qui me fait encore rire. Ça va te faire aussi rire Arnaud, mais j'en ai entendu il n'y a pas longtemps. C'est que les filles qui commencent le vélo, typiquement, il y a cette histoire aussi de cuissard, de rien mettre en dessous, de sous-vêtements. En fait, il y a plein de petits codes du vélo finalement qui sont... pas logique pour tout le monde et quand on commence, je peux comprendre que si on n'a pas quelqu'un autour de nous qui nous explique ces bases là, on peut vite, on peut facilement se tromper,
- Speaker #0
faire des petites erreurs on peut se tromper ou ça peut retarder le fait juste de prendre du plaisir sur son vélo et d'être bien, d'être confortable parce que c'est ça le but je pense c'est vraiment quand tu prends ta machine si c'est pour te dire ça va être galère, je vais s'ouvrir et puis demain je vais avoir mal au dos Bon, le plaisir, c'est quand même compliqué, quoi. Alors que si tu vois ta machine, ton vélo, et tu te dis, génial, je fais une sortie d'une heure et demie, deux heures, cinq heures, n'importe, tout seul ou avec quelqu'un, mais ça va être cool. C'est sûr que tu l'abordes d'une manière différente. Et puis, effectivement, sur le vélo, je pense que tu parles du cuissard. Je sais que c'est Wilma qui t'accompagne ou qui t'équipe. Tout à fait,
- Speaker #1
pour le projet, oui.
- Speaker #0
Voilà, tu pourras en parler. Mais venons-en à ce projet. Je fais le lien avec ton papa. Et c'est de maladie génétique. Est-ce que tu peux nous en parler ? Et nous expliquer le déclencheur où tu t'es dit je vais lancer ce projet là.
- Speaker #1
Oui bien sûr. Alors c'est assez simple en fait moi dans ma famille on a une maladie génétique qui s'appelle la polykystose rénale donc qui est une maladie qui est héréditaire. Donc quand on naît on a une chance sur deux de l'avoir si on a un des parents qui atteint. Et en fait c'est une maladie où on a des kystes qui se développent sur les reins et qui font qu'au bout d'un moment, au bout d'un certain nombre d'années, les reins fonctionnent moins bien. du coup on ne font plus leur fonction rénale comme ils devraient, donc de nettoyer. Et un rein qui est plein de kystes, on est obligé de le changer. Donc on arrive à une greffe. Alors on parle d'une greffe à partir d'un certain âge, ça dépend du développement de la maladie, parce que là c'est vraiment propre à chacun, ça dépend de la grosseur des kystes, où est-ce qu'ils sont positionnés. Ça peut être sur le rein et sur le foie, ça peut être hépatique également. Mais généralement ça se déclenche autour de 40-50 ans, voire un peu plus tard. Et moi, du coup, mon papa est atteint, ma grand-mère aussi l'est. Elle est greffée maintenant depuis 45 ans, ce qui est assez énorme pour un organe aujourd'hui. Mes tantes l'ont aussi, et j'ai quelques cousins qui l'ont, d'autres l'ont pas. C'est vraiment une chance sur deux.
- Speaker #0
Et je vais forcément te poser la question, est-ce que tu sais si tu portes ce gène ou pas ? Et est-ce que tu peux le diagnostiquer très en amont, ou il faut attendre les premiers signes ? pour savoir que tu es porteur ?
- Speaker #1
Alors moi je suis porteuse de la maladie, ma sœur ne l'est pas, donc typiquement un sur deux, c'est vraiment ça. C'est une maladie qui peut être détectée dès la naissance, voire même dans le ventre de sa maman. Avec une échographie, on est capable de voir si sur les reins il y a des kystes ou sur le foie. Donc c'est quelque chose qu'on peut savoir très tôt. Après, moi j'ai fait le choix, et mes cousins aussi, vu que c'est une maladie héréditaire et qu'on est très bien soignés dans notre famille, on est suivis par des neufrologues, qui sont à Lyon d'ailleurs, et qui nous connaissent très bien, et qui connaissent très bien ma grand-mère, etc. Donc on a un suivi qui est vraiment... Il y a un historique familial. Mais c'est vrai qu'on n'a pas besoin, en fait, de le savoir tout de suite. C'est un peu quand on a envie de faire l'écho et de se dire, ok, là j'ai envie de savoir, j'ai pas envie de savoir. Donc moi je l'ai fait il y a trois ans, donc c'est pas si vieux, j'ai 28 ans. J'ai attendu parce que je ne voyais pas la nécessité de le faire. Et puis pareil, dans ma famille, on m'a toujours dit que ça ne sert à rien. De toute façon, tu es en bonne santé, ça va se déclencher. En fait, ça ne change rien à notre vie de tous les jours finalement. D'avoir cette maladie, c'est complètement invisible. Le tout, c'est quand même d'avoir une bonne hygiène de vie, de faire du sport, ça c'est important. Quand on fait le premier rendez-vous chez le nephrologue qui nous dit « Bon ben voilà, on a fait l'écho, vous êtes atteinte, je vais vous expliquer comment ça va se passer, quel va être le suivi, on va se voir une fois par an, pas plus. » On va juste contrôler la taille des kystes et on va prendre l'attention, parce que c'est l'attention aussi qui est assez importante à surveiller. Mais il nous dit que le sport aujourd'hui, c'est un très bon facteur pour ralentir cette maladie. Je parle de la polycystose rénale, mais ça vaut pour toutes les maladies qui existent. Avoir un corps en bonne santé et faire du sport, il n'y a pas de miracle. Ça fait partie du quotidien.
- Speaker #0
Est-ce que ton papa a été greffé ?
- Speaker #1
Mon papa a été greffé il y a une dizaine d'années maintenant, et il vit très bien aujourd'hui. Comme toute personne greffée, on a des médicaments qui sont à prendre tous les jours avec un pilulier. C'est des médicaments d'antirojet, des choses comme ça, qui sont parfois propres au rein, parfois propres à la personne. Mais sinon, la vie ne change pas.
- Speaker #0
Quels sont les symptômes ? Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, est-ce que ça se déclenche ? le portent, et puis, au fur et à mesure que les années passent, ça se dégrade, mais est-ce qu'il y a des symptômes ou pas ? Ce que je veux dire par là, Valentine, c'est, est-ce qu'il y a des gens qui nous écoutent, qui pourraient être porteurs ou porteuses sans le savoir ?
- Speaker #1
Ah oui, il y a beaucoup de gens. Non, je ne pense pas beaucoup, mais moi, autour de moi, en parlant un peu du projet, d'ailleurs, à des amis, etc., ils m'ont dit, ah bah oui, moi aussi, on a une maladie génétique, alors c'est pas forcément exactement la même que la mienne, dans la famille, on l'a su il n'y a pas longtemps, et en fait, c'est... asymptomatique jusqu'au moment où on fait une écho où là on se dit bon ben voilà il y a quelque chose il peut y avoir aussi en symptômes il me semble des protéines dans les urines ce genre de choses des petits détails en fait qui font que à force de se faire suivre chaque année chez le médecin ou alors pour se faire suivre pour un truc en particulier on peut le découvrir mais on peut être complètement asymptomatique il y en a beaucoup qui se rendent compte à 50 ans et qui voient qu'ils ont des kystes sur les reins alors qu'ils ne le savaient pas du tout.
- Speaker #0
Et c'est comme ça que tu as décidé de te lancer dans le tour du don d'organe. Est-ce que c'est toi qui as eu l'idée ou est-ce qu'on t'a sollicité du fait de ton activité sportive et de ta maladie, justement, de dire... Je ne sais pas si on peut dire une maladie, d'ailleurs. Est-ce qu'on peut dire que c'est une maladie ou...
- Speaker #1
Je pense que ça reste dans le... C'est le mot employé aujourd'hui, maladie, mais est-ce que réellement c'est une pathologie ? Une pathologie, c'est plus joli.
- Speaker #0
Et est-ce que c'est toi qui as décidé de te lancer dans ce tour du don d'organe ?
- Speaker #1
Oui, c'est... Je précise. À vélo. Effectivement. Oui, c'est moi qui en ai eu l'idée. En fait, moi, j'aide une association qui s'appelle France Transplant, qui est d'ailleurs basée à Lyon, à l'hôpital Édouard Riau, qui est présidée par le professeur Jean-Louis Touraine, qui a d'ailleurs été un des pionniers de la greffe, qui est plutôt assez connu d'ailleurs dans le coin, parce qu'il a aussi été député. Il a eu une carrière poétique et médicale assez intense. Aujourd'hui, ce monsieur, il a un certain âge, mais on fait souvent des choses ensemble. On a décidé en fait, enfin moi j'ai décidé de l'aider dans son association avec son épouse Sylvie dans tout ce qui est communication. Et aujourd'hui, comme tu dois le savoir Arnaud, la plupart des associations elles ont du mal à vivre. C'est dur. Voilà, les dons ça se fait de moins en moins, les gens donnent de moins en moins. Et en fait le don d'organes aujourd'hui c'est une cause qui est ultra importante. Tout simplement parce qu'en France on est un des pays les moins avancés d'Europe alors qu'à une époque on était les premiers. sur le don d'organes. On a été, il me semble, les premiers à faire des greffes. On a appris aux autres pays à faire, en tout cas en Europe, à faire des greffes d'une certaine manière. Et aujourd'hui, on a un problème d'organes. disponible qui est assez important.
- Speaker #0
Et tu penses que c'est lié au budget qui est accordé à la santé en France ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, pas du tout.
- Speaker #0
Pas du tout ?
- Speaker #1
En fait, le problème est très simple en France aujourd'hui, c'est qu'on a un manque d'organes disponibles tout simplement parce que les gens n'en parlent pas. Et c'est malheureux, mais aujourd'hui en France, il y a une loi qui fait qu'on est tous donneurs présumés.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Sauf qu'on a un souci à ça, c'est que le jour où il nous arrive quelque chose et que malheureusement on décède dans des circonstances assez tragiques, ce qui est souvent des accidents, des choses comme ça, parce que pour prélever des organes, on a besoin que les organes soient en bonne santé, donc c'est souvent une mort cérébrale qui va déclencher un prélèvement d'organes, et bien en fait, si on n'a pas dit à ses proches autour de soi quelle est notre volonté vis-à-vis de nos organes, Et bien les médecins, le personnel hospitalier va quand même venir voir la famille au moment du drame et leur dire deux heures après, donc c'est quand même important d'avoir ce temps-là, mais il n'y a que deux heures qui se passent entre le moment du décès et le moment où on va décider de prendre ou pas les organes. Et la famille, on leur pose la question de « est-ce que vous saviez s'ils étaient pour ou contre ? » Et malheureusement, si la personne n'a pas exprimé sa volonté de le faire, la famille peut répondre « je ne sais pas » . Ou alors, dans un moment de stress et de choc, dire de tristesse, non, vous ne prélevez pas, alors que la personne était potentiellement pour. D'ailleurs, il y a un chiffre qui le montre. Aujourd'hui, on sait que 80% des Français sont pour le don d'organes et on est à 35% de refus. Donc c'est bien qu'il y a un problème de communication quelque part. Alors ça vient du fait qu'on n'en parle pas. Après, il y a aussi peut-être dans certains hôpitaux des problèmes peut-être d'organisation en interne. Je pense que c'est un problème un peu global. Mais ce qui fait qu'aujourd'hui, il faut en parler. Il y a des gens qui restent sur des listes d'attente pendant des années, une moyenne de 5 ans, alors que dans d'autres pays, on est sur 1 à 2 ans maximum avant de se faire greffer.
- Speaker #0
Oui, donc c'est bien que c'est un souci. C'est une question en tout cas de communication, d'explication. augmenter le don d'organe. Donc toi, tu as décidé de te lancer dans le tour du don d'organe à vélo. Explique-nous quand est-ce que tu vas partir, quel va être ton parcours, où est-ce qu'on peut te suivre ? Parce que toi, l'objectif, c'est que ce n'est pas une compétition, ce n'est pas un record, là-dessus on est très très clair. Toi, ton objectif, c'est d'aller à l'encontre des gens, de créer du lien, d'expliquer et de rencontrer aussi justement les villes ambassadrices, parce qu'il y a des villes qui sont ambassadrices pour le don d'organe, je ne le savais pas, je l'ai découvert en lisant les notes que tu m'as envoyées. Donc explique-nous justement comment ça va se passer et où est-ce qu'on peut te suivre et venir à ta rencontre ?
- Speaker #1
Alors le tour du Don d'Organe, c'est vraiment un tour à vélo pour le coup.
- Speaker #0
Combien de kilomètres ?
- Speaker #1
Combien de kilomètres ? Il y a environ 1600 kilomètres en tout sur trois semaines. Donc ce sera du 4 au 24 juillet. Donc c'est presque, c'est pendant les dates du Tour de France. Alors ça c'était un peu par hasard, mais niveau logistique c'était le meilleur moment. Et donc en fait on a découpé le parcours en 13 étapes et ces 13 étapes là sont un peu partout en France en partant d'abord d'Annecy, ça va descendre dans le sud, remonter un peu sur l'ouest, Normandie, Nord et puis finir à Paris. Et l'idée de ce tour c'est de passer uniquement par les villes qui sont ambassadrices du don d'organes. C'est vrai qu'il y a peu de gens qui sont au courant des villes ambassadrices.
- Speaker #0
Je ne savais pas du tout qu'il y avait des villes qui étaient ambassadrices du don d'organes.
- Speaker #1
Complètement. Il y a des villes qui sont ambassadrices du don d'organe. Et en fait, moi, ce que je dis pour expliquer aux gens, c'est que vous voyez souvent à l'entrée des villes, le panneau blanc avec le liseré rouge qui annonce le nom de la ville, tout simplement. Et souvent, en dessous, vous voyez des panneaux « ville fleurie » , « village fleurie » . Ça, tout le monde le connaît. Parfois, en dessous de ce panneau-là encore, ou même à la place, on a un panneau qui est blanc et vert où c'est écrit « village » ou « ville ambassadrice du don d'organe » . Et en fait, ce panneau, il sert tout simplement... A avertir les gens, à sensibiliser les gens aux dons d'organes et à juste se faire poser la question de qu'est-ce que c'est ce panneau, don d'organes ? Et du coup, à un moment donné, à en parler. Et il sert uniquement à ça. Et en fait, c'est un collectif d'associations qui s'appelle Greffe Plus qui a créé ce concept. Et du coup, pour la ville ou le village, ça incombe juste de mettre des panneaux aux entrées de sa ville. La ville ou le village n'a qu'à juste payer les panneaux, à signer une charte. qui permet d'adhérer à ce collectif. Et c'est tout. Et en fait, ça a quand même un impact aujourd'hui visuel pour les gens qui le voient. Et aujourd'hui, on peut même être aussi entreprise ambassadrice, pharmacie ambassadrice, avec des sortes de petits stickers. Et ça se développe. On essaye en tout cas, le collectif essaye de le développer un maximum.
- Speaker #0
Oui, mais ça amène en tout cas à se poser la question. Ce que tu disais au tout début. Il y a des gens qui aimeraient, mais qui n'osent pas le dire ou communiquer. Et donc, quand ça arrive, les parents ou la famille, sous le choc, disent non. Donc voilà, moi, je ne savais pas. Donc j'ai appris en lisant tes notes. Et donc, ton objectif, c'est de relier... Tu parlais du Tour de France tout à l'heure. Je sais que tu as voulu aussi faire ça à vélo, parce que le Tour de France, c'est quelque chose de fédérateur. Quand tu vois le monde sur les bords des routes, tu voulais vraiment qu'il y ait quelque chose de fédérateur. C'est pour ça que tu as choisi... Le vélo, mais on est totalement dissociés des villes étapes du Tour de France ?
- Speaker #1
Oui, on est complètement dissociés des villes étapes.
- Speaker #0
Et tu arrives à Paris ? Le week-end d'arrivée ?
- Speaker #1
Le jour d'avant, le vendredi. On fait un peu plus court, effectivement.
- Speaker #0
C'est bien aussi en termes de visibilité. Je pense que tu peux activer des choses autour de ça.
- Speaker #1
C'est ce que je me dis aussi. Tout le monde va être un peu dans la vibe vélo le mois de juillet, comme tous les ans. Et finalement, c'est vrai que c'est une...
- Speaker #0
Un petit passage dans Vélo Club sur France Télévisions.
- Speaker #1
Pourquoi pas, c'est le tour parallèle.
- Speaker #0
Johan Ofredo, si tu nous écoutes.
- Speaker #1
Ah oui, Johan, en plus on se connaît.
- Speaker #0
Voilà, France à Valentine. Non mais je trouve que c'est un message qui est porteur de valeurs, de sens. Et est-ce que tu vas être accompagnée ? Est-ce qu'on peut rouler avec toi ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Oui, alors ce qui va se passer, c'est que, alors déjà, j'en ai pas parlé tout à l'heure, mais les villes ambassadrices, l'idée de passer dans ces villes, c'est aussi d'aller interviewer des soignants, des patients qui sont greffés, non greffés, potentiellement des élus aussi, pour savoir un peu pourquoi ils sont devenus ambassadeurs, quelle est leur sensibilité à cette cause. Et on va faire un petit film documentaire qui sera, j'espère, passé au festival tout sans seuls en tout cas.
- Speaker #0
Alors là, Antoine, Sébastien, si vous nous écoutez là, il faut tout de suite caster Valentine.
- Speaker #1
Donc l'idée, c'est aussi qu'il y ait une trace après ce tour et effectivement, ça va être de créer ce petit documentaire. Et puis je ne me souviens plus de ta question de départ.
- Speaker #0
Quand tu dis on va interviewer, l'objectif c'est de capter du contenu juste pour le documentaire ou est-ce que tu vas faire tous les jours, je ne sais pas si on ira sur du podcast, mais tous les jours diffuser du contenu ?
- Speaker #1
Oui, c'est l'idée. En fait, vraiment l'idée de ce tour, l'objectif principal c'est de sensibiliser les gens. Donc c'est d'ailleurs le seul et unique objectif, c'est de sensibiliser un maximum de gens à en parler. Il va y avoir du contenu qui va être plutôt incarné de moi sur le vélo toute la journée, des rencontres, etc., qui va être monté en format petite vidéo. Là, on pourra le suivre sur la page Instagram Tour du don d'organes ou sur ma page personnelle Valentine Dorel. L'idée, c'est de vraiment documenter tout ça et de faire un maximum de bruit et d'essayer de parler de cette cause au plus grand nombre.
- Speaker #0
Et quand tu dis de faire un maximum de bruit, c'est sur le don d'organes ou sur la polykystose rénale ? Tu vois ce que je veux dire ? C'est quoi le message final ?
- Speaker #1
C'est plutôt le don d'organes.
- Speaker #0
Le don d'organes, oui.
- Speaker #1
On va dire que la polykystose rénale, c'est vraiment mon histoire personnelle, mais je pense qu'aujourd'hui, tout le monde peut avoir besoin, il faut savoir aussi que tout le monde peut avoir besoin d'un organe un jour dans sa vie. On est tous donneurs, tous receveurs, et ça, c'est quelque chose qu'il faut aussi garder, je pense, en tête, c'est important. Et c'est vraiment don d'organes, et d'ailleurs je dis don d'organes, mais c'est don d'organes et de tissus, généralement on dit, parce qu'on peut aussi se faire greffer du tissu. Donc non, c'est vraiment pour parler de la cause. Et puis pour revenir sur l'histoire du vélo, on va aussi organiser des petits événements, des petits rides solidaires qu'on va mettre en ligne directement sur le Strava du Tour. Et l'idée c'est que si les gens ont envie de venir faire une étape, soit complète avec moi ou quelques kilomètres, qu'ils puissent venir la faire avec leur vélo.
- Speaker #0
Tu as tracé ton parcours 13 étapes, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Au plus court, en même temps pour te faire plaisir sur des beaux parcours, comment tu as tracé ton parcours ?
- Speaker #1
Alors j'ai d'abord pris toute la liste des villes ambassadrices de France. Il y en a un certain nombre, on ne croirait pas, mais il y en a quand même un peu plus de 1000. Oui,
- Speaker #0
tu aurais pu faire 2005, tu aurais pu faire 4000, c'est ça, en kilomètres ?
- Speaker #1
Ah bah oui, j'aurais pu faire beaucoup plus, mais bon après ça m'aurait demandé un temps, un rallonge.
- Speaker #0
et un peu plus d'organisation aussi logistique parce que ça veut dire que tu vas être probablement de suivi,
- Speaker #1
tu vas être accompagnée complètement alors je vais être quand même une grosse partie seule après j'aurai deux caméramans avec moi qui vont suivre alors peut-être pas sur toutes les étapes on est encore en train de le définir mais voilà en termes de budget sinon si tu mets des équipes c'est chaud ça commence à faire un petit budget et puis voilà vu que l'idée du film c'est que ça fasse environ 30 minutes on a peut-être pas besoin de filmer sur 3 semaines pour avoir ces 30 minutes là Mais c'est vrai que l'idée, c'est de pouvoir... Les villes ambassadrices, en fait, elles ont été choisies en fonction de leur secteur, en essayant de passer un peu par toutes les régions quand même. Et puis, effectivement, il y a aussi ce côté où on a envie de rouler sur des routes qui sont sympas, même si ce n'est pas tout le temps le cas, et de rencontrer un maximum de personnes. Moi, j'ai vraiment fait en fonction aussi s'il y a un endroit dans la France où il y a plein de villes ambassadrices qui sont regroupées sur quelques kilomètres. C'est facile d'en faire beaucoup. J'ai préféré passer par plus de villes ambassadrices que de faire des très longues étapes en ne reliant que deux villes. Je trouve ça plus intéressant.
- Speaker #0
Et est-ce que depuis que tu as communiqué sur ce projet, que tu as lancé ce projet, est-ce qu'il y a des sportifs greffés qui sont venus à toi ?
- Speaker #1
Oui, j'ai eu énormément de témoignages. Ça m'a d'ailleurs assez étonnée. Des gens qui soutiennent le projet, qui ont eux-mêmes été greffés, qui font eux-mêmes du sport. Et d'ailleurs, il y a quelque chose que je ne connaissais pas. Je ne sais pas si tu connais, Arnaud, les Jeux mondiaux des transplantés. Oui,
- Speaker #0
j'avais déjà entendu parler.
- Speaker #1
Moi, je ne connaissais pas plus. J'en avais entendu parler, mais je ne m'étais pas rendu compte de l'importance que ça avait. Et il y a des gens qui sont vraiment très concentrés sur le sport. et notamment le vélo et puis il y a aussi des clubs de vélo qui m'ont contacté en me disant, nous on aimerait bien savoir quand est-ce que tu passes est-ce que tu passes par chez nous on organise une ride ensemble donc beaucoup de témoignages t'as probablement des cyclistes qui vont venir à ta rencontre pour terminer le ride avec toi ça c'est certain ? c'est certain, déjà les amis qui sont soit anciens cyclistes pro soit qui font beaucoup de vélo je pense que ça va leur plaire de... De venir faire un petit ride et puis tous les clubs de vélo sont les bienvenus. Enfin, toute personne en fait qui a un vélo, qui a envie de rouler, ou même je dis vélo...
- Speaker #0
Et qui veut partager cette cause, ou en tout cas en parler, ou à travers ce qu'ils vont faire, faire connaître ton projet.
- Speaker #1
Exactement, toute personne est la bienvenue et il ne faut pas hésiter à envoyer un petit message.
- Speaker #0
Qu'est-ce que dit ta grand-mère, ton papa, quand ils te voient te lancer dans ce projet-là ?
- Speaker #1
Ils sont super fiers, ils trouvent ça génial. Je sais que ma grand-mère, elle a beaucoup pleuré quand elle a connu le projet justement, parce qu'elle trouvait que c'était une très belle cause à défendre. Des valeurs, oui, tout à fait. Des valeurs. Et non, je pense qu'ils sont assez fiers. Ils se disent aussi, moi, trois semaines à vélo, c'est pas rien. Moi, j'ai ma maman derrière qui est ancienne judoka. Elle a fait du sport à très haut niveau. Elle est déjà en train de me dire, alors il faut que tu fasses une prise de sang avant de partir, une spirométrie pour vérifier ça. Comme si j'étais une athlète professionnelle. Mais non, en tout cas, tout le monde est dans le soutien. J'ai aussi un de mes partenaires principaux qui est familial, qui est l'entreprise d'Entresangles, qui participe au projet avec son fonds de solidarité. Donc non, j'ai des partenaires qui sont vraiment sensibles à la cause. Et ça, ça fait vraiment chaud au cœur, finalement, de ne pas parler uniquement de... de la partie financière, mais de voir que les gens adhèrent par les valeurs.
- Speaker #0
C'est important. Et quand tu disais tout à l'heure, il va y avoir un nombre d'étapes, est-ce que c'est tous les jours que tu vas rouler ou est-ce que tu t'accordes quand même dans tout ce parcours, une journée ou deux en off pour rencontrer des élus, des associations, ce genre de choses, ou tous les jours, tu vas faire une petite étape ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui ça dépend du calendrier. En fait il y a des étapes qui sont plus ou moins les unes après les autres parce qu'on est sur des régions ou des villes qui sont assez proches. Typiquement le samedi 4 juillet et le samedi 5 je serai autour d'Annecy le samedi 4 et autour d'Aix-les-Bains le dimanche. Donc là on va enchaîner les deux étapes. Ça dépend aussi en fonction des kilomètres et puis ça va dépendre aussi du moyen de transport entre deux étapes. C'est-à-dire qu'à un moment donné, on sera à Lyon et plus au sud de Lyon. Et quand on va descendre à Nice... Là, je vais me laisser une journée de pause pour pouvoir faire le transfert et arriver quand même en forme. Parce que mine de rien...
- Speaker #0
Ça allait être ma question suivante. Comment on se prépare pour une ride de 1300 km à travers la France ?
- Speaker #1
On roule. On essaye de rouler au maximum. C'est vrai que j'ai toujours dit que j'étais une cycliste plutôt loisir. J'adore rouler, j'adore faire du vélo. Mais voilà, comme je pense 50% des gens. à partir d'avril jusqu'à octobre. C'est vrai que moi, le vélo l'hiver, je ne le sors pas trop.
- Speaker #0
Ça veut dire que là, tu as fait une prépa hivernale ou en tout cas, tu as fait du vélo connecté ?
- Speaker #1
Alors, j'ai fait un petit peu de vélo connecté. Mais après, moi, l'hiver, c'est vrai que je suis assez fan de sport d'hiver. Donc, le ski, le snowboard.
- Speaker #0
Un des gros avantages à Annecy, c'est que tu peux aller t'entretenir, tu peux faire de la vaudefoque, tu peux marcher, tu peux courir dans les montagnes. C'est différent, tu vois, d'autres villes de France. Là, tu as quand même un terrain de jeu qui te... qui te permet d'être en forme physique toute l'année, sans forcément faire que du vélo.
- Speaker #1
Complètement. Alors, ça ne change pas que c'est quand même dur les premières sorties. Même si on s'entraîne tout le reste de l'année, on ne va pas se mentir, le vélo, c'est un gras au début.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Je ne veux pas faire peur aux gens qui voudraient peut-être s'y mettre, mais c'est un super sport. Mais c'est vrai qu'il ne faut pas avoir peur au début.
- Speaker #0
De te dire, je repars à zéro.
- Speaker #1
Ou pas loin. Un petit peu, voilà. Donc non, on s'entraîne et après, la préparation, là aujourd'hui, j'essaie de rouler un maximum. Je me fais un petit programme aussi pour pouvoir avoir surtout de l'endurance, du cardio et être en forme pour ces étapes. Et puis nous, à Annecy, on a de la chance d'avoir, de la chance ou pas d'ailleurs, d'avoir beaucoup de dénivelé. Donc la moindre sortie à vélo, c'est tout de suite un col, etc. Et puis je fais aussi, j'essaie en tout cas de sortir aussi pas mal à vélo avec des amis qui ont notamment des... Des hommes qui, forcément, ont souvent des niveaux un peu plus élevés que le mien, qui font que je me mets un peu dans le rouge. Et ça fait du bien, parce qu'il ne faut pas rester non plus trop dans sa zone de confort à vélo, je pense.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as envie de dire aux personnes qui nous écoutent et qui voudraient te rejoindre, ou juste qui ont envie de se lancer eux aussi dans un projet ?
- Speaker #1
Alors déjà, à toutes les personnes qui m'écoutent, si vous n'avez jamais parlé du don d'organe, je pense que c'est important. Parlez-en à vos proches. Ce n'est pas un sujet tabou. C'est quelque chose qu'on devrait tous, à un moment donné, faire. Juste en parler. Juste en parler. Juste en parler. C'est vraiment ça l'objectif. Juste en parler. Ensuite, pour les personnes qui ont envie de me suivre, comme je disais tout à l'heure, il y a le Instagram du tour du don d'organe. Il ne faut pas hésiter à m'envoyer un petit message. Ou même mon Instagram perso qui est valentine-dorel. S'il y a des personnes qui sont intéressées par le projet, qui ont des questions, je réponds vraiment à tout le monde. Et s'il y a des personnes qui ont envie de venir rouler avec moi, c'est avec grand plaisir. Le parcours d'ailleurs va sortir aujourd'hui. Donc voilà, j'ai pas mal de personnes qui ont hâte de le voir.
- Speaker #0
Donc au moment où l'épisode sera diffusé,
- Speaker #1
il y aura des infos. Exactement. Et puis pour tous les gens qui ont envie de se lancer dans un projet, il faut y aller en fait. Je pense que des fois, il faut arrêter de réfléchir. Les Français réfléchissent trop, de manière générale, je pense. C'est un peu le cliché, on en parlait tout à l'heure avec une copine, et on se disait, on est trop à réfléchir, et finalement, le passage à l'action, c'est quand même le plus important. Et puis je pense que tout rêve peut devenir réalité, et puis tout projet aussi. Et je pense qu'il faut aussi, aujourd'hui, moi j'ai appris à réfléchir avec le sens, et je pense qu'aujourd'hui, je suis encore un peu plus alignée avec moi-même et me dire que j'ai envie de faire des choses qui ont du sens. Et ce projet en est un peu le résultat.
- Speaker #0
C'est clair. En tout cas, moi, déjà dans la discussion et dans la communication que tu fais, j'ai appris des choses. Donc c'est important. Et puis l'étape dont tu parlais, quand malheureusement il arrive quelque chose à un de nos proches, la prise de décision, tu le disais justement, mais j'ai regardé une série sur HBO il n'y a pas très longtemps, c'est la série qui s'appelle Pit, où c'est dans un centre hospitalier. Et il y a cette scène là justement où un jeune décède et la question se pose aux parents et la réaction que tu décrivais, c'est exactement celle-ci. C'est-à-dire quand ça arrive, tu n'as pas envie de penser à ça en fait. Et donc les parents tout de suite au début ont dit non. Et puis ensuite, c'est très très bien joué. Le médecin a donné un peu plus de sens, accompagné par une psychologue. Et au final, il y a eu un don d'organes. Mais je trouve que c'est... C'est trop encore tabou, il faut oser en parler. Et ce que tu fais à travers ce projet-là, dans lequel il y a le vélo comme fil conducteur, bravo à toi d'avoir initié ce projet et d'avoir accepté mon invitation pour en parler.
- Speaker #1
Merci beaucoup Arnaud, c'était un plaisir de pouvoir en parler. En tout cas, parlez-en, ce sera le mot de la fin. On a sorti une cagnotte hullule. où les gens peuvent participer. En fait, c'est des dons qui sont complètement défiscalisés. Il y a une partie des dons qui va pour l'association et pour la recherche. Donc, je pense que ça peut peut-être être cool.
- Speaker #0
Et ce lien, tu le trouves sur le site, sur le compte Insta ?
- Speaker #1
Oui, il y est sur le compte Insta.
- Speaker #0
OK. Donc, les personnes qui veulent faire un don et t'accompagner dans ce projet-là vont sur le site, le compte Insta Don d'Organ. Appelle-nous le nom.
- Speaker #1
Tour du Don d'Organ.
- Speaker #0
Tour du Don d'Organ. Voilà, le Tour du Don d'Organ. Il y a le lien. Et si vous souhaitez justement... M'accompagner Valentine à travers un don, ça sera directement sur ce lien-là. Parlez-en, connectez-vous sur les réseaux de Valentine et du projet Don d'Organ. Et puis si vous avez l'occasion d'aller rouler avec elle entre le 4 juillet et le 24 juillet, c'est ça ?
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
N'hésitez pas, communiquez, j'imagine qu'il va y avoir un hashtag qui va être créé pour ça. En tout cas, on va suivre ça au mois de juillet. Et n'hésitez pas à envoyer un message à Valentine si vous souhaitez lui partager quelque chose. Un grand merci à toi d'avoir accepté mon invitation, d'être venu. parler de ce projet-là, et puis aussi d'avoir parlé aussi quelque part de ta vie et du gène, la pathologie, je ne vais pas dire la maladie, la pathologie que tu as. Voilà, un grand merci Valentine, et puis à très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Tous en selle. Merci.