Speaker #0Salut les Tussettes et bienvenue dans Tuss et tout ou presque, le podcast qui donne la voix à vos ambitions. Moi c'est Carole Lacaze. Aujourd'hui, je vais vous parler de quelque chose de très simple, mais qui en réalité change tout. Hier j'ai rencontré quelqu'un, c'était pas une star, c'était pas une gourou, c'était pas quelqu'un qui a 2 millions d'abonnés. Non, non, une personne. Mais une de ces personnes qui vous regarde dans les yeux et qui en trois phrases vous font bouger plus que trois ans de réflexion. Et le pire, elle ne m'a rien appris. Elle m'a juste dit ce que je savais déjà. Mais cette fois, je l'ai entendu. On a tous ça, des choses qu'on sait depuis longtemps. Qu'on n'est pas à notre place, qu'on s'auto-sabote, qu'on attend encore une validation qui ne viendra jamais, qu'on est capable de plus. On le sait. Mais on ne l'entend pas. Parce qu'entendre, ça oblige. Entendre, c'est dangereux. Parce que quand tu entends vraiment, tu ne peux pas faire semblant. Tant que tu n'entends pas, tu peux continuer à mentir tranquillement à ta vie. Et hier, cette femme m'a regardée et elle m'a dit quelque chose de très simple. Tu sais exactement ce que tu dois faire, mais tu... continue à faire comme si tu ne le savais pas. Et là, silence. Vous savez, le genre de silence qui pique. On croit souvent, parfois à tort, qu'un mentor, ça va nous encourager, nous rassurer, nous dire qu'on est génial, nous donner des méthodes. Mais en fait, c'est faux. Un vrai mentor ne te caresse pas dans le sens du poil, ne te dit pas ce que tu veux entendre, ne te protège pas de toi-même. Un vrai mentor Ça te confronte. Et ça, c'est inconfortable. Parce qu'elle m'a dit, cette personne, des choses que j'avais déjà pensées. Mais que j'avais soigneusement rangées. Tu joues en cours petit. Tu te racontes une histoire pour ne pas y aller. Tu sais déjà que tu es prête. Un mentor ne donne pas une direction. Il t'empêche de continuer à fuir la tienne. Et à ce moment-là, tu as deux options. Te braquer. ou grandir. Ce qui m'a le plus secouée hier, ce n'est pas ce qu'elle m'a dit, c'est le fait que je n'ai pas pu argumenter. Vous voyez, d'habitude, on est très fort pour ça. On justifie, on se justifie, on explique, on contextualise, on nuance, on est champion du monde de la bonne excuse bien emballée. Mais là, nada, rien. Parce qu'au fond, je savais qu'elle avait raison. Et c'est ça qui remue, pas la vérité. C'est la reconnaissance de la vérité. Ce qui fait mal, ce n'est pas ce qu'on vous dit, c'est quand vous ne pouvez plus vous mentir. Elle n'a pas appuyé là où ça fait mal par hasard, elle a appuyé là où c'était déjà sensible. Et ça, c'est une autre réalité qu'on n'aime pas regarder. Si ça te touche autant, c'est que c'est déjà là. Sinon tu passes à côté, sinon tu te défends, sinon tu rejettes. Mais quand ça te percute, c'est que ça a trouvé un écho. Et cet écho, il dit quoi ? Il dit, tu le sais déjà, tu fais semblant, tu temporises, tu t'arranges avec la réalité. Et là, il n'y a plus de débat possible. Il y a le mécanisme qu'on ne veut pas voir. On parle souvent du manque de confiance, on parle souvent du syndrome de l'imposteur, on parle aussi de la peur, souvent. Mais si on allait un petit peu plus loin, et si en réalité, on savait très bien, mais qu'on faisait tout pour ne pas bouger. Parce que bouger, ça veut dire quoi ? Bouger, ça veut dire prendre un risque, se montrer, être visible, être jugé, et potentiellement échouer. Alors on fait quoi ? On intellectualise, on réfléchit encore. On analyse, on prépare. Mais attention, ça c'est la version socialement acceptable de la fuite. Réfléchir trop longtemps, c'est souvent une façon élégante de ne jamais agir. Et moi hier, j'ai compris que j'étais là-dedans. Pas par manque de capacité, pas par manque d'envie, mais par confort. Oui, confort. C'est le confort de rester dans un entre-deux. pas totalement aligné, mais pas totalement en échec non plus. Cet endroit où tu peux te dire « je pourrais » . Un jour, quand ce sera le bon moment, mais où tu ne le fais pas, et tant que tu ne le fais pas, tu peux continuer à rêver sans te confronter. Donc hier, elle m'a enlevé ça, elle m'a enlevé mes phrases refuges, mes oui mais, mes pas encore, mes je réfléchis, et d'un coup, je me suis retrouvée sans protection, face à une seule chose. La responsabilité. Et ça, c'est dur. Parce que tant que tu as une excuse, tu peux te reposer dessus. Tu peux te justifier, tu peux te raconter une histoire. Mais quand il n'y en a plus, tu n'as plus que deux options. Agir ou assumer que tu n'agis pas. Et là, on ne parle plus de peur. On parle de choix. À un moment, ce n'est plus un manque de confiance. C'est un manque de décision. Et ça, ça pique. Parce que ça remet tout à sa place. Tu n'es pas bloqué, tu choisis de ne plus avancer. Tu n'es pas perdu, tu refuses de trancher. Tu n'attends pas, tu évites. Et dans ce moment-là, il se passe quelque chose de très particulier. Tu ne peux plus accuser le contexte, les autres, le timing, le manque d'opportunité. Parce que ça, ça ne tient plus. Il reste quoi ? Bah toi. Et la question devient très simple. Qu'est-ce que tu fais maintenant que tu sais ? Et cette question, elle est inconfortable, parce qu'elle ne laisse aucune échappatoire. La lucidité, c'est un cadeau. Et c'est un cadeau qui t'oblige. Et c'est exactement pour ça que ça remue autant. Parce que ce n'est pas une prise de conscience jolie, c'est une prise de conscience qui te met en mouvement, ou face à ton immobilisme. Et ça, c'est impossible à ignorer. Et c'est là que quelque chose bascule. Parce qu'à partir de ce moment-là, tu ne peux plus dire « je ne savais pas » . Et ça, ça change tout. Parce que maintenant la question n'est plus est-ce que je suis prête, mais est-ce que je décide d'y aller ? Et ça, c'est une toute autre histoire. En fait, tu vas voir qu'il y a un moment précis où quelque chose change, pas extérieurement mais intérieurement. Tu arrêtes de chercher, tu arrêtes d'attendre, tu arrêtes de négocier avec toi-même et tu te dis « ok, je sais » . Et quand tu sais, tu ne peux plus revenir en arrière. Parce que l'ignorance c'est confortable, mais la lucidité c'est exigeant. Le vrai déclic, ce n'est pas de comprendre, c'est d'arrêter de faire semblant de ne pas comprendre. Donc hier, j'ai arrêté de faire semblant. Et maintenant, on fait quoi avec ça ? Parce que c'est bien joli, ces moments de clarté, ces prises de conscience, c'est « ah oui, c'est vrai » , mais si derrière, ça ne change rien, ou plutôt rien ne change, alors ça devient quoi ? Un moment inspirant de plus, un frisson, un truc que tu racontes. J'ai rencontré quelqu'un, ça m'a fait réfléchir. Mais ta vie, elle, elle ne bouge pas d'un millimètre. Une prise de conscience sans action, c'est du développement personnel décoratif. Et ça, moi, je n'en veux plus. Le moment où tu ne peux plus tricher. Hier, il s'est passé ce truc simple. Je me suis retrouvée face à moi-même, sans échappatoire. Parce qu'avant, je pouvais encore dire « je ne sais pas, j'hésite, je dois réfléchir, ce n'est pas le bon moment » . Mais là, ben non. Tout ça, c'est tombé. Et quand ça tombe, il reste quoi ? Une seule chose. La décision. Pas l'envie, pas l'idée, pas le potentiel. La décision. La différence entre ceux qui avancent et les autres, ce n'est pas le talent. C'est le moment où ils arrêtent de négocier avec eux-mêmes. Et moi hier, j'ai arrêté de négocier. Le piège qu'on connaît tous, parce que soyons honnêtes, deux minutes, on a tous déjà vécu ça. Un moment fort, une discussion marquante, une claque douce mais réelle. Sur le moment, tout est en feu. Tu dis c'est bon, j'ai compris, cela m'a changé. Je ne peux plus continuer comme ça, comme avant. Et puis, la vie reprend, les habitudes, le quotidien, les petites urgences. Et doucement, tout revient exactement là où tu étais. Et pourquoi ? Parce que tu n'as rien décidé. Tu as ressenti, mais tu n'as pas tranché. L'émotion te donne l'élan, la décision te fait avancer, et sans décision, tu reviens toujours à un point de départ, à ton point de départ. Et ça, c'est brutal, mais c'est vrai. La seule vraie question, donc la vraie question, ce n'est pas Est-ce que ça m'a touchée ? Est-ce que ça m'a fait réfléchir ? La seule vraie question, c'est qu'est-ce que je fais différemment, concrètement, à partir d'aujourd'hui ? Pas demain, pas quand tout sera parfait, pas quand je serai prête. Non, aujourd'hui, parce que sinon, tu sais ce qui va se passer. Rien. Hier, j'ai compris un truc très inconfortable, pour le coup. Je ne peux plus dire, je ne savais pas. Donc maintenant, si je n'y vais pas, ce n'est plus de la peur. C'est un choix. Et ça, ça change tout. Parce que quand c'est un choix, tu es responsable. Tu ne peux plus accuser, tu ne peux plus te cacher. Et surtout, tu ne peux plus te raconter d'histoire, ni en raconter aux autres. À partir du moment où tu sais rester au même endroit devient une décision, et cette décision a un prix, et ce prix, il est énorme. C'est la vie que tu ne vis pas, les projets que tu repousses, la place que tu ne prends pas, la version de toi que tu laisses en attente. Et ça, c'est beaucoup trop cher. Alors aujourd'hui, je ne vais pas vous dire quoi faire, parce que vous savez. Mais vraiment, vous savez, vous connaissez le projet que vous repoussez, la décision que vous évitez, la parole que vous retenez. Ce n'est pas fou, c'est précis. Et c'est justement pour ça que vous contournez. On ne fuit pas ce qu'on ne sait pas, on fuit ce qu'on sait parfaitement. Et si vous êtes honnête avec vous-même, là, tout de suite, vous avez déjà la réponse. Il faut faire un acte, un message, un appel, une décision, un révivé. Quelque chose qui fait que demain... Vous ne serez plus exactement la même personne qu'aujourd'hui. Parce que vous aurez bougé, même un petit peu. Mais pour de vrai. Ce n'est pas l'ampleur du pas qui change ta vie. C'est le fait d'avancer pour de vrai. Et moi aujourd'hui, j'ai fait un choix. Pas un grand discours, pas une promesse. Un choix. Celui de ne plus faire semblant de ne pas savoir. Parce que maintenant, chaque action, ou chaque non-action, sera un choix conscient. Et ça c'est inconfortable, mais c'est puissant. Alors voilà, je ne sais pas si vous avez besoin d'un mentor, mais je sais une chose, vous avez déjà entendu, peut-être pas hier, peut-être pas avec les mêmes mots, mais vous avez déjà entendu la vraie question maintenant, qu'est-ce que vous allez en faire ? Salut les tussettes, merci de m'avoir écoutée, et surtout écoutez-vous bien sûr, vraiment. Et puis n'oubliez pas, la parole est à vous !