- Speaker #0
Voilà, donc là ça marche là. Là ça marche, là c'est parti.
- Speaker #1
Salut, mon métier c'est d'écrire des histoires et des chroniques, de faire des podcasts et de jouer de ma voix. Comme je suis hyper actif et curieux, je donne rendez-vous à des personnalités de la culture et des médias dans le café de leur choix. Là où tout le monde se rencontre, discute, rêve, écoute et s'inspire. Le podcast s'appelle Un Café au Comptoir, c'est parti.
- Speaker #2
Café au Comptoir.
- Speaker #1
Mon invité du jour, le micro, il connaît. Il y a derrière lui 40 ans de radio. Il commence sa carrière d'abord à Radio France en région, histoire de se faire la voix VOIX, avant de trouver sa voix VOIE. Ensuite, il prend la direction de Paris pour œuvrer dès 1991 sur la toute jeune OuiFM, née seulement quelques années plus tôt. Station Rock, où débute Mélanie Bauer et le duo KD Olivier. Mais ce qui fait sensation en ce début des années 90, c'est l'émission de libre antenne qui l'anime chaque soir, une des premières du genre en France. A l'époque, les animateurs, s'ils sont dans la déconne, sont généralement sympathiques. Et quand ils taquinent l'auditeur, c'est gentiment. Lui, c'est l'opposé. Il est le boss à grosse voix gutturale, qui, s'il l'a envie, le malmène. Son accueil est rude. La conversation peut s'interrompre à tout moment, brutalement. On y est reçu par un tranchant qui va là, s'il te plaît, en guise de mot de bienvenue. Comme après une arrestation, les appelants doivent décliner leur nom, âge et lieu de leur appel avant d'espérer converser avec le chef de la police des ondes. Parfois, le courant ne passe pas du tout. Moi, je me souviens l'avoir entendu de mes propres oreilles répondre « Je n'aime pas les 17 ans » avant de raccrocher au nez d'un ado qui venait de confesser son âge. Cette émission passe... de OuiFM à Skyrock en 1994. Succès national, la presse parle de cet animateur au caractère en acier trempé. Une campagne publicitaire payée par Skyrock le montre torse nu, l'air arrogant, entouré de trois femmes cagoulées façon GIGN, seins dénudés. Qu'il presse ostensiblement, ça fait jaser. La provocation au-delà de l'image se lit également dans le slogan qui l'accompagne. Maurice sur Skyrock, la giclée du soir, en grand. Cette émission écoutée par les ados est de toutes les conversations dans les cours de récré des collèges des années 90. A cette époque, on ne parle que de lui, de Love & Fun avec Doc et D-Fool sur Fun Radio, mais aussi d'Arthur qui se vante alors d'être l'animateur le plus con de la bande FM. Ce traité lui-même de con, ce n'est pas le genre de mon invité. Lui qui crée avec beaucoup d'intelligence une syndication de radio dès 1996. Le principe ? Une même émission de radio, faite et produite à Paris, est ensuite envoyée à des dizaines de stations FM locales en France, qui la diffuseront. Sur le papier, c'est simple. Dans les faits, c'est plus compliqué. Il faut obtenir l'autorisation du CSA, trouver des fonds, posséder son studio. Toutes ces difficultés, il les surmontera. Son émission culte, vieille de 34 ans aujourd'hui, c'est ça, existe toujours. Parfois enregistrée depuis les Etats-Unis ou d'une péniche. Entre la marne et la scène, sa libre antenne s'écoute désormais sur Internet et elle est entièrement financée par ses auditeurs, un modèle du genre. C'est donc pour évoquer sa longévité radiophonique que j'ai tenu à rencontrer Maurice, l'animateur le plus râleur de la bande FM, pour une sympathique giclée au comptoir. Bonjour Maurice.
- Speaker #0
Bonjour donc, Alexis.
- Speaker #1
La radio FM a-t-elle changé ? Ou est-ce que c'était mieux avant ?
- Speaker #0
La radio FM d'aujourd'hui, ce n'est pas du tout le même produit. Aujourd'hui, la radio FM, c'est une machine à cash. Donc l'objectif souvent des opérateurs, c'est de dépenser le moins de fric possible pour essayer d'en rentrer le plus possible, même si ce n'est pas vraiment là qu'on gagne énormément d'argent. Mais oui, elle a changé la radio. Forcément, elle a changé. Elle a changé parce qu'on a... On a oublié, on a arrêté d'être, enfin la radio a arrêté d'être une machine à découvrir des gens, à être en contact avec les gens. Aujourd'hui c'est une machine qui diffuse de la musique et des pubs. Et puis il y a quelques animateurs et animatrices qui restent encore, qui s'accrochent, mais il y a peu de nouveautés, peu de nouvelles têtes. Bon maintenant ce devrait être le rôle du service public de faire ça, mais bon, on en parlera plus tard. mais oui, elle a changé forcément la radio
- Speaker #1
FM c'est 1980 libéralisation des ondes foisonnement de radio qui naisse 1984 On autorise de faire de la publicité et à partir de ce moment-là, l'autorisation de faire de la publicité sur les ondes FM, ça crée une sorte de rentrée dans une sorte de formatage. C'est ce formatage qui s'est créé de plus en plus qui fait que ça ferme aujourd'hui toutes les radios ?
- Speaker #0
Je ne crois pas. Ce n'est pas 84, ce n'est pas le boulanger, le boucher du coin de la rue, parce que c'est ce qui se passait en 84. Il y avait beaucoup de mairies qui avaient monté des radios. Et qui, en gros, quand le boulanger votait pour eux, ils allaient lui prendre un peu de pognon, le chausseur, etc. Non, ce qui a tué la radio FM, c'est le regroupement. C'est-à-dire que les années 90 ont fait naître des regroupements de radio, c'est-à-dire des gens qui achetaient 5, 10, 15 radios différentes pour les mettre dans leur consortium. Et là effectivement, le dealer national de la publicité à l'époque c'était Europe Régis, qui donnait de l'argent à tous ces gens-là en fonction de l'audience et je sais pas quoi, donc il fallait agglutiner le plus de radio possible pour faire le plus de pognon possible. Donc c'est cette mécanique-là qui a tué la FM, parce que plus les gens avaient de radio, plus la masse salariale devenait lourde, donc il fallait essayer de se débarrasser un peu. Plus l'audience calculée par Médiamétrie devenait importante, donc il fallait essayer de faire des bouts de ficelle. Donc ils ont commencé à se débarrasser des animateurs et animatrices dont ils n'avaient pas besoin. Et ensuite, les publicitaires se sont mis à écouter les radios. Et à dire, ah mais celui-là, quand il parle des bagnoles, vous savez, ça ne nous arrange pas trop parce qu'on en vend. Donc hop ! Le responsable allait voir la personne en disant « Bon, écoute, parle pas trop des voitures, parle pas trop des chaussettes, parle pas trop des villes, parle pas trop de la France, parle pas trop de politique. » Et finalement, on s'est retrouvé avec des gens qui font des blagues.
- Speaker #1
À l'époque, moi, je me suis replongé dans les archives qu'on peut retrouver sur Apple Podcasts. Si on cherche « Émission de la bande FM des années 90 » , on va tomber sur des vieilles émissions. En fait, vous Maurice, on va tomber sur des émissions où on entend Arthur, des émissions où on entend Super Nana également. Et c'est trash, c'est super trash par rapport à ce qui se fait aujourd'hui.
- Speaker #0
Trash, c'est un autre truc qui vient des Etats-Unis. C'est quoi trash ? C'est le moment où tu ne parles pas de la pluie et du soleil, c'est le moment où tu as de vraies conversations avec les gens. C'est ce qu'on a considéré qui était trash en France, parce qu'à un moment, au lieu de faire des blagues, kiki, pouet-pouet, on rigole, on s'amuse. Bon, tu te mettais à parler de politique, tu te mettais à parler de la personne qui était en face de toi, de son avenir, de son passé, de son présent, de sa façon de voir les choses, et tu réagissais, enfin moi en ce qui me concerne, je réagissais à ce que la personne pouvait me dire en face. Ce qui n'était pas du tout de mise à l'époque à la radio. Il y avait les interviews qui étaient faites sur le service public et sur ce qu'on appelait les grandes radios, donc des mecs qui venaient souvent servir la soupe. à des commerçants qui avaient des livres à vendre, des films, des trucs. Et les gens du public, ils n'avaient le droit de citer nulle part. Ils avaient la possibilité d'exister pour applaudir dans les émissions de télévision contre des Milky Way, puisque c'est comme ça qu'on faisait venir les gens, ils passaient leur journée entière à applaudir à je ne sais pas quoi. Donc c'était juste, celui-là il a un beau visage, celui-là il représente je ne sais pas quoi, on le met au fond et celui-là on le met en haut, donc c'était des images. Et moi, je proposais un truc qui était un peu différent, c'était de faire exister ces gens, de les entendre et d'avoir des conversations honnêtes avec eux.
- Speaker #1
Et c'est né pas loin d'ici. Là, on est au café Le Bastille, place de la Bastille à Paris. Et vous, c'est né à OUI-FM, tout près d'ici.
- Speaker #0
OUI-FM, c'était en face de Beaubourg. C'est pas loin. Ouais, ouais. Les premiers locaux. C'est pas très loin d'ici, c'était en face de Beaubourg. Et il y avait donc une faune qui venait à la... Je sais pas pourquoi je raconte ça. Il y avait une faune qui venait tous les soirs. Il y avait des gens à la sortie de la radio qui traînaient, qui attendaient que je finisse et que je ferme la radio. Parce que je faisais aussi concierge.
- Speaker #1
Avec les clés ?
- Speaker #0
Voilà. En gros, ouais. Pas en gros, d'ailleurs. Non, très sérieusement. Je fermais avec les clés. Et puis, c'était une petite radio. Donc voilà, je fermais à double tour. Et puis après ça, j'allais dans les bars. Avec parfois des gens qui m'accompagnaient ou pas.
- Speaker #1
Un jour, le changement pour aller chez Skyrock,
- Speaker #0
ça a failli se faire ailleurs, d'ailleurs ? Oui, c'était une période un peu marrante. L'émission sur OUI-FM, c'était une émission pour adultes. Les gens qui écoutaient du rock, c'était des adultes. C'était des adultes aux cheveux longs, en général. Des mecs et des gonzesses qui avaient des cheveux longs. qui allait à la loco le soir, qui allait dans les clubs de rock. Donc, moi, je n'avais pas du tout l'intention de partir de WeFM. J'étais bien, j'étais responsable des programmes, je suis directeur des programmes de WeFM à l'époque. On s'amusait bien, on a déclenché des groupes comme Nirvana, qu'on s'est fait arracher par énergie, mais c'était de bonnes guerres. On a fait Soundgarden, on a fait quasiment tout le rock de Seattle. Ouais, c'est ça, ouais. On était la radio qui découvrait ces trucs-là à l'époque, donc moi je m'amusais bien sur cette radio. Et je faisais, au départ, je lisais des poèmes. Les gens me... Enfin, non, au départ, on a lancé l'émission...
- Speaker #1
C'est pas dans ce dont je me souviens à l'époque. Ouais, mais je sais,
- Speaker #0
mais c'est la presse qui a fait ça. Moi, j'en ai pas raté une, donc je les connais toutes. Non, au départ de l'émission, la première émission qu'on a faite, c'était... Donc j'ai proposé aux gens d'appeler. Il y avait donc un téléphone au milieu de tous les câbles qu'il y avait à OUI-FM, au sous-sol. J'avais un téléphone avec une petite loupiote, un téléphone à cadran, non à touche. Mais celui-là, voilà.
- Speaker #1
Comme le cadran mais avec des touches.
- Speaker #0
Tout à fait. Et les gens faisaient sonner. Donc la première personne qui appelle, c'est, je ne sais plus comment il s'appelle, Norbert, qui veut parler en fait à Roger. Ils s'en foutent de moi et de la radio pour lui dire qu'ils allaient taper la station de la porte de Clichy dans une heure et demie. Donc j'étais en panique puisque je n'avais jamais fait ça. Donc je m'en suis débarrassé et on a arrêté ce format pendant quatre mois. On s'est dit c'est quand même chaud. Comment est-ce qu'on contrôle les appels et tout ça ? Et ensuite, on s'est mis à les gens envoyer des poèmes. Je lisais les poèmes, des lettres, des machins. Il y en a un qui est très marrant, que je salue bien, qui est journaliste depuis très longtemps au Monde, au Journal Le Monde, qui a vu changer, qui était un des auditeurs, qui appelait régulièrement, etc., qui était une des stars.
- Speaker #1
C'est qui ?
- Speaker #0
Non, non, bon... Oh non, merci ! Il appellera pour dire que c'est lui. Ah bah merci ! C'est pas mon rôle. Mais si j'appuie là-dessus, c'est pour expliquer la diversité, en fait, des gens. Il y avait des gens qui avaient des chemins. Lui, il était étudiant, il avait une idée en tête. Il y avait d'autres gens qui étaient plombiers, d'autres qui étaient chômeurs. Bon, il y avait des gens très divers. Et pendant assez longtemps, on a fait ça. Et ensuite, on est venu aux appels. Et à cette période-là, j'ai dit donc à Bruno, qui était le patron de la radio, on va la faire à ma manière. Moi, je veux bien discuter avec les gens, mais les gens qui me regardent... Ouais, les gens qui m'emmerdent, je vais faire comme dans la vraie vie, je vais leur dire que ça va pas, quoi. Et puis ceux qui m'emmerdent, je les balance. Ils me disent, ouais, tu crois, je sais pas quoi, ouais. Je dis, écoute, on va essayer, on verra bien, si ça marche pas, tant pis. Parce qu'avant ça, tout au départ, moi je faisais, j'envoyais de la musique et je désannonçais les groupes en disant que Led Zepp, c'est super, tu vois, je faisais rien d'autre. Et on s'est dit qu'on allait faire. Et puis on a démarré comme ça, avec des gens qui étaient plus... dans l'ensemble qui étaient plutôt des gens sympas, agréables, qui venaient pour bavasser. Et puis ensuite, on est passé au sujet un peu plus sérieux. Donc, avec les sujets sérieux sont venus ceux qui n'étaient pas d'accord et qui venaient pour me dire, on est dans un pays où on ne nous a jamais appris à discuter. Donc, les mecs venaient pour me dire que j'étais un con, pas pour me dire, je ne suis pas d'accord avec toi, parce que ci, parce que là, mais pour me dire, toi, t'es un connard, etc. Et donc forcément, si tu me traites de connard, je te dis viens, attends-moi à la sortie, on va parler de ça, on se verra après. Je suis de motard de base. Et donc, à partir de là, on a changé un peu de braquet, je me suis mis à répondre aux gens. Donc il y a 80% des gens qui venaient discuter, on s'engueulait sur des trucs, mais des sujets d'adultes.
- Speaker #1
Des engueulades, mais sympas.
- Speaker #0
des engueulades que moi, que je considère normales, que tu as envie de batailler pour ton avis, moi je pense que c'est bien, que c'est sain, que tu injuries le mec qui est en face, ce n'est pas très sain. Parce que là, c'est ce qu'on appelle la loi du plus fort, donc ça ne marche plus. Et donc, on a fait ça pendant assez longtemps. Et puis, plusieurs radios se sont intéressées à l'histoire, que personne ne faisait. Il y a eu l'histoire du tutoiement, puisque j'étais l'un des premiers à tutoyer à la radio, alors ça faisait des scandales. Oui, mais vous vous rendez compte, ils ne respectent pas les gens. Donc c'est parti à partir de là, l'histoire de « ils ne respectent pas les gens » . Oui, parce qu'ils les tutoient, on ne le connaît pas, ils devraient nous vousoyer, etc. Et puis finalement, c'est rentré dans les mœurs. Et puis on a continué notre chemin jusqu'à l'aventure.
- Speaker #1
Ça a ouvert le voie à tout un tas d'émissions qui font de la libre antenne, qui font encore de la libre antenne aujourd'hui. J'ai l'impression que le ton est plus polissé aujourd'hui.
- Speaker #0
Je ne les écoute pas, donc je ne vais pas pouvoir te dire... Je ne vais pas pouvoir te dire... Oui, mais non, ce que je sais, c'est que...
- Speaker #1
Oui, je me rappelle, j'aimerais encore écouter des... Il y a une publicité qui passait entre deux disques, qui parlait d'un service Minitel pour des rencontres gays, et vous êtes en train de brailler. Mais je ne suis pas homosexuel !
- Speaker #0
On était dans le quartier, pourtant, tous les soirs, il y avait... Il y avait du monde sur zone.
- Speaker #1
C'était pour la déconne, aucune animosité pour la commune de Tégué, mais en fait, ce sont des propos qui aujourd'hui pourraient absolument choquer, où tout le monde se dirait, mais en fait, c'est pas possible de dire des choses comme ça.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a beaucoup de choses très choquantes qui se disent et qui se font aujourd'hui, qui ne se seraient jamais faites à cette période. Parce qu'à cette période, les gens tournaient beaucoup les choses en dérision. Moi, je me souviens, je m'entendais bien avec Catherine, avec Super Nana, elles tournaient énormément de choses en dérision. Bon. Aujourd'hui, il y a les pour et les contre. On est dans un pays dans lequel il y a une entreprise qui vient, qui vend des poupées pédophiles aux gens. C'est un truc, dans les années 90, c'était inimaginable. C'est-à-dire qu'on a laissé l'entreprise, on est dans le contrôle, on a Internet, l'intelligence artificielle, on a laissé la boîte que tout le monde regarde. Tout le monde regarde cette boîte chinoise.
- Speaker #1
C'est un peu chinois.
- Speaker #0
Tout le monde regarde cette entreprise, mais on l'a laissée vendre. Et puis maintenant, on se dit, on va courser après les gens qui en ont acheté. C'est des choses qui n'étaient pas possibles dans les années 90. Parce qu'immédiatement, il y aurait eu une réaction. Les mecs n'auraient pas pu vendre. Aujourd'hui, il y a ça. Aujourd'hui, les filles ne peuvent pas s'habiller en jupe. Elles ne peuvent pas sortir. On parle d'avoir des transports uniquement pour les filles. Au moins, ça n'existait pas dans les années 90. Donc, il y a plus de dingue aujourd'hui. Il y a plus de folie acceptée aujourd'hui qu'il y en avait dans les années 90. Parce que quand quelqu'un avait dérivé, on lui tapait dessus immédiatement. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, tu as des mecs qui appellent au meurtre, des gens qui appellent au racisme, des gens qui insultent. Ça paraît... Contrairement à ce que l'on dit, à mon sens, on est dans une société qui est beaucoup plus débridée aujourd'hui que celle des années 90 où... Bon, on se disait des choses, mais il n'y avait rien de vraiment très grave. C'était plus beau l'enfant ? Oui, on était dans le loisir, on s'amusait plus.
- Speaker #1
Vous pourriez vous retourner sur la bande FM aujourd'hui ?
- Speaker #0
Moi, je ne sais pas parler aux enfants. C'est pour ça que je ne pouvais pas parler aux 16 ans, quand j'en avais 30. Moi, je ne sais pas parler aux enfants. Donc, je ne pourrais pas parler aux enfants. J'admire D-Foul. D-Foul, c'est de notre génération. c'est l'un des mecs les plus talentueux lui il a réussi à s'adapter et à être capable encore aujourd'hui parler à des mômes de 17 ans avec la période alors qu'il en a 60 oui, moi je saurais pas faire ça j'ai jamais su le faire faut connaître ses limites, il y a plein de choses que je sais très bien faire mais ça je sais pas le faire donc non, être sur la FM aujourd'hui non, faire entendre Ce que je fais, si une radio a envie de le diffuser, ouais, on est en train de faire une opération avec la Suisse en ce moment pour voir, pourquoi pas. Mais l'idée de rentrer sur une station FM avec les contraintes publicitaires, qui sont celles d'aujourd'hui, c'est-à-dire sur certaines radios maintenant, il y a moins d'une minute animée par heure. Moins d'une minute animée par heure. Le reste, les voix de mon temps, c'est que des mecs qui vendent des saucisses, des chaussures, des shampoings, des bagnoles électriques. C'est complètement dément. Il y a un côté révolutionnaire chez Maurice. Oh, je veux pas. Alter, presque. Ouais, pourquoi pas ? J'en fous. J'ai beaucoup de facettes.
- Speaker #1
On va faire un vrai ou faux.
- Speaker #0
Aïe.
- Speaker #1
Jingle.
- Speaker #2
Un café ou un fond de soin ?
- Speaker #1
Vrai ou faux, vous avez failli faire votre émission sur Europe 1.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
On vous imagine mal sur Europe 1 aujourd'hui.
- Speaker #0
Ceux qui font les radios sont les gens qui y parlent, c'est pas les radios. Ce qui donne un format, une couleur à une radio, c'est le mec ou la nénette qui y parle.
- Speaker #1
Pourquoi ça s'est pas fait ? C'est parce que Skyrock avait été plus... Parce que Bélanger était bien meilleur. Ouais.
- Speaker #0
Ouais. J'avais pas très envie de partir, mais j'ai... J'ai trouvé à l'époque que Bélanger n'était plus rock'n'roll. Et puis l'idée de départ avec Bélanger, c'était de diffuser WeFM sur Skyrock. C'était ça l'idée de début. Et j'adorais cette idée. Moi, je me sentais rester dans mon petit studio au milieu des câbles à WeFM et diffuser.
- Speaker #1
L'aventure a duré deux ans, que deux ans finalement. Je pensais que c'était plus long.
- Speaker #0
Ouais, bon ben ça a duré deux ans
- Speaker #1
Comment ça s'est arrêté ? C'était de votre propre faite ?
- Speaker #0
Moi j'ai un fantasme depuis la fin des années 80 c'est de faire Maurice Radiolibre c'était vraiment mon fantasme, un truc hyper indépendant et quand j'étais sur OUI FM, on avait commencé à en parler et à l'époque j'avais discuté avec France Télécom qui diffusait le satellite et c'était hors de prix et personne ne me connaissait Je venais du réseau Radio France où j'ai fait Bayonne, j'ai fait Nantes, j'ai fait Strasbourg, j'ai fait Belfort, j'en ai fait plein. J'en ai fait plein, j'avais envie, mais j'étais journaliste à l'époque. Mais j'avais, bon, les mecs, il y avait quelques mecs qui connaissaient mon nom à droite, à gauche, etc. Mais ça ne faisait pas suffisant, pour éponger le besoin en finance pour faire ça. Pendant cette période, je faisais beaucoup de pilotes de télévision. Parce que les gens des chaînes de télévision voulaient avoir un Black basané sur leur antenne. Ils trouvaient que c'était bien. Et donc, on faisait des pilotes. Des pilotes à droite, des pilotes à gauche. Et à chaque fois, moi, je me faisais payer. Je disais au mec, moi, je veux bien faire un pilote, mais je ne le fais pas pour le plaisir. Parce que si ça ne marche pas... Donc, on a commencé à faire les pilotes. Et en faisant des pilotes, j'ai rencontré un mec que je trouve génial, qui s'appelle Franck Marty, qui était le producteur de Qui veut gagner le million, le Maillon faible, qu'est-ce qu'il y avait encore ? C'est Starlink, en fait. Starlink. Et on s'entendait bien. Il me disait, ouais, bon, attends, alors on a fait quelques pilotes ensemble. Et un jour, on était, je ne sais pas où, dans un resto, je crois, on discutait. Et il me dit, c'est quoi ton envie, toi ? T'as envie de faire quoi ? Parce qu'il sentait que... Bon, à chaque fois qu'on faisait un pilote, les mecs, ils me disaient, ah ouais, ça c'est bien, mais il faudrait plutôt faire comme ci, plutôt faire comme là. Donc à chaque fois,
- Speaker #1
on était ensemble,
- Speaker #0
et à chaque fois, je leur disais, maintenant vous savez ce dont vous avez besoin, mais c'est pas moi qui vais le faire. Parce qu'au moins, ce que je fais, si je fais un truc, c'est ça. Donc ils me disaient, mais modère-toi quand même, ça serait bien, accepte ci, accepte là, etc. Et donc un jour, ils me disent, bon, j'ai compris... t'as envie de faire quoi toi ? Qu'est-ce que t'as envie de faire ? Je lui ai dit, c'est moi, mon rêve c'est ça, c'est d'avoir un studio de radio, et de diffuser en indé sur des radios, etc.
- Speaker #1
Et il vous paye le studio ?
- Speaker #0
Alors il ne me paye pas le studio, il me dit, c'est une bonne idée, monte ton projet, et ensuite on va discuter. Puisque ce n'était pas lui tout seul, il y avait tous les mecs de Freemantle, etc. qui devaient décider. Et donc on monte le projet, et on s'aperçoit qu'on n'a pas de satellite. qu'on n'a pas d'Internet, commencer à frémir, on n'a pas d'Internet, etc. Et dans mon entourage, il y a des mecs qui bossaient chez Lagardère, à l'époque où... Mais à l'époque où il était fâché avec son père, Arnaud. Donc il était aux Etats-Unis. Et donc, on discute au téléphone, et je lui dis, voilà, l'idée, est-ce que ça te parle de faire ça ? Et puis ensuite, je discute avec Claude Berda, que je croisais de temps en temps, qui me dit...
- Speaker #1
Tu es au Azoulay Berda ? Voilà.
- Speaker #0
Et il me dit, ouais, mais moi j'aime bien ton idée de monter sur le satellite, de faire ton truc, mais il faut que tu sois en accord avec Jean-Luc. Et Jean-Luc Azoulay, pour des réseaux que je ne fréquentais pas beaucoup, pour des raisons que je ne connais pas, avait en tête que je disais que c'était de la merde, leur truc, etc. Alors bon, moi ça ne m'intéressait pas à Bé Production. Et donc, j'appelle Jean-Luc, je lui dis, mais non, mais pourquoi tu te dis ça ? Si je considérais que c'était de la merde, etc., je ne viendrais pas bosser avec toi, ou en tout cas, je ne viendrais pas taper à ta porte. Les gens que je trouve nuls, je ne vais pas vers eux. Même si ça serait bien qu'ils diffusent, etc. Ce n'est pas dans mon caractère, quoi. Bon, elle me dit, ouais, bon, d'accord. On a AB Production, on a Club Internet, il manque un studio. C'est Stony qui arrive. Voilà, il faut du pognon, etc. Et donc voilà, on arrive à monter ce tour de table, et il me dit, il y a une réunion avec les Américains, parce qu'il y avait un Américain qui venait régulièrement et qui mettait du pognon dans la boîte, qui va venir, il faut que tu lui expliques ce que tu veux faire. S'il nous dit non, on ne pourra pas le faire. Et je m'entendais bien avec Terry, donc c'était un mec qui s'appelait Terry. Et on a bringué dans Paris et tout ça, et je lui ai dit, bon tu sais, le risque n'est pas grand, si ça marche pas, on monte pas une radio avec le truc, on a une équipe de 8 personnes ou 10 personnes. Si ça ne marche pas, tout le monde aura compris et on arrête. Et puis voilà, on ne se prend pas... Bon, comme c'était un regard un peu américain, parce que les Américains, ils veulent bien faire des choses, mais pas se dire qu'ils sont pieds et poings liés avec les gens. Donc, on a décidé de faire ça et on l'a fait. Et on a démarré Maurice Radio Libre qui existe encore aujourd'hui. Pas mal, non ? C'était long, tu en as eu marre ?
- Speaker #1
Vrai ou faux, dans votre émission, qui existe depuis lors ? 34 ans. On n'a pas le droit de pousser des coups de gueule dans votre émission parce qu'il n'y a que vous qui ayez le droit de pousser des coups de gueule. En fait,
- Speaker #0
c'est chez vous. C'est aussi parce que moi, je maîtrise la législation, donc je sais ce qu'on peut dire. Et ensuite, parce que je ne vais pas laisser un mec me gueuler dans les oreilles, venir chez moi et me crier dessus, comme toi chez toi. C'est pareil, si tu invites un voisin à boire le café et qu'il se met à crier, tu fous à la porte. Moi, je fais pareil. Rien de neuf, en fait.
- Speaker #1
Cette émission aujourd'hui... on l'écoute sur Internet, c'est une des rares émissions qui est entièrement payée, financée par ses auditeurs.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Comment ça fonctionne ?
- Speaker #0
J'adore cette idée. Notre credo, c'est de dire l'émission, on la fera tant qu'il y aura du financement pour la faire. On s'en fout d'avoir 10 millions d'auditeurs. Si on a 10 millions, puisque c'est un peu la chasse, si on met bout à bout toutes les performances des gens sur Internet, rien qu'en France, on est, je ne sais pas, 300 ou 500 millions. je pense, de français. Donc on sait qu'il y a du mensonge là-dedans, que ça ne veut absolument rien dire. Et pour nous, ce qui est important, c'est pas de dire qu'on est numéro un parce qu'on s'en fout, c'est pas de dire qu'on est la radio la plus écoutée parce que c'est pas vrai et qu'on s'en fout, c'est d'être capable de financer, mois après mois, l'électricité, les droits sur la musique et tout ce qu'il faut payer pour faire.
- Speaker #1
C'est pas enregistré dans les conditions du direct ? Ah non, c'est du direct.
- Speaker #0
C'est pas comme, c'est du direct. Ah non, non, mais c'est du direct tous les soirs, du lundi au vendredi, on démarre à 21h et puis on finit, on essaie de ne pas finir tard, mais c'est compliqué parce que les gens qui écoutent sont des gens qui se couchent tard, souvent, donc ça traîne quoi. Mais c'est un produit qui n'existera que tant que les gens pourront le financer. Quand les gens ne seront plus intéressés, qu'ils ne mettront plus de fric, je ne mourrai pas, je ne vais pas me suicider, mais on arrêtera l'émission.
- Speaker #1
J'ai fait quelques recherches. qu'une radio, c'est une station de radio, qui est sur à peu près le même mode de financement en France, je pense, du financement participatif, figurez-vous que c'est Radio Notre-Dame, ce qui est tout autre genre, à 80% financé par ses auditeurs.
- Speaker #0
Mais Notre-Dame aussi, c'est les auditeurs, parfois même ceux qui n'y vont pas, qui participent. Mais bon... Oui, pourquoi pas ? On s'en fout des comparaisons. Ce qui est intéressant,
- Speaker #1
c'est qu'il y a peu de personnes qui peuvent se targuer de réussir à faire une pareille production.
- Speaker #0
Ouais, on s'en fout. Notre performance, elle n'est pas là, en fait. Non, mais c'est très bien. De quoi on ne se fout pas, alors ? De quoi on ne se fout pas ? De ce que disent les gens. C'est de ça dont on ne se fout pas. Ce que... Le financement, la performance... Oui, bon, alors demain, il y en aura peut-être deux, puis après trois, puis cinq... Ah mince, alors t'es plus dans les performants, puisqu'il y en a cinq, il y en a mille... Tu vois, bon... Ce qui est important, c'est ce que disent les gens, et ce qui... Les conséquences, en fait, de ce qu'ils disent, de leur comportement. Je pense que c'est ça qui est important. Et si t'écoutes l'émission, depuis les années 90 jusqu'à maintenant, tu verras que cette espèce de constance... On vit aujourd'hui les conséquences de trucs qu'on dénonçait il y a 20 ans ou 25 ans, ou 30 ans. Désolé.
- Speaker #1
Ça coûte cher en fait à faire vivre une émission comme celle-ci ?
- Speaker #0
Ça coûte cher, ça coûte.
- Speaker #1
Ça coûte ?
- Speaker #0
Ça coûte. Bon, il y a des musiciens qui ont enregistré leur musique, on la diffuse, elle fait partie de notre univers, c'est normal qu'on leur verse du pognon.
- Speaker #1
Ça c'est la CSM ?
- Speaker #0
C'est la SACEM, la ASPRE, ASPENIDAM. Enfin, moi, il n'y a pas que la SACEM. Il y a tous les organismes auxquels il faut verser. C'est normal. On utilise de l'électricité pour faire tourner notre truc. Bon, on n'en produit pas.
- Speaker #1
Vous avez un bateau, une péniche.
- Speaker #0
On a un bateau pour des raisons économiques. D'abord parce que moi, je suis un mec de bateau. J'adore les bateaux.
- Speaker #1
Moto et bateau.
- Speaker #0
Ouais, et les gonzesses aussi. Ça, on ne peut plus le dire, si ? Non. Si ? Vous me direz si on peut.
- Speaker #1
Vous mettrez un bip.
- Speaker #0
L'idée c'était de se dire qu'on a besoin de locaux quand même pour faire notre truc, mais on est une petite structure et on n'a pas les moyens d'acheter un local à Paris, ni même en région parisienne, même à Saint-Germain-Laxi. C'est même très loin de Paris, on n'a pas les moyens. Louer des locaux suffisamment étendus pour qu'on puisse faire tout notre truc, ça augmente en fait notre besoin en financement. Donc la péniche. Donc on s'est dit, on peut acheter une péniche. Une péniche ? Un pénis ?
- Speaker #1
Ça s'achète aussi,
- Speaker #0
mais... Ouais, bon, moi j'en ai pas. On peut acheter une péniche et en être propriétaire, donc avoir des locaux. Et ensuite, la difficulté, c'est d'avoir un anneau. Alors bon, on est un peu des cochons, donc on passe de Boulogne à... On va là où le vent nous porte, là où il y a un anneau de libre. Voilà, on fait ça.
- Speaker #1
Et ça sert de relais.
- Speaker #0
Et ça sert de studio, de structure.
- Speaker #1
Qu'est-ce qu'on peut souhaiter pour les mois, les années à venir ? De faire toujours la même émission ?
- Speaker #0
Oui, parce que c'est une mission qui varie avec le temps. C'est pour ça que je la trouve géniale à faire. Parce que moi, le soir, j'attends ceux qui viennent parler. Donc, ce sont eux qui donnent le ton. Ce sont eux qui font l'émission. Ce sont eux qui font que je ne m'ennuie pas.
- Speaker #1
Avec toujours la même motivation.
- Speaker #0
Je suis hyper excité tous les soirs. Hyper excité.
- Speaker #1
Ça se voit.
- Speaker #0
C'est un truc vraiment pressant. Non, c'est vrai. Je prends un pied extraordinaire à la faire.
- Speaker #1
Vous n'en voyez plus chier les 17 ans ?
- Speaker #0
Les 17 ans ne viennent plus, déjà.
- Speaker #1
Ils sont grandis.
- Speaker #0
C'était logique. Quand je suis arrivé sur Skyrock, c'était une radio d'ados. Donc c'était leur radio. Moi, j'arrivais avec un produit pour les adultes, les enfants venaient pour faire poète-poète, des bruits, dire à leurs copains qu'ils étaient passés à la radio. Donc physiquement c'est épuisant, moi c'est une émission de conversation que je fais, c'est pas une émission pour les enfants qui font kiki.
- Speaker #1
Et là on entend les vingt ans je te dis !
- Speaker #0
Voilà, donc j'avais pas envie qu'ils soient là. Et aujourd'hui, je pense que ça les intéresse pas, ma position serait sensiblement la même. Avec une différence, c'est que dans les années 90, les mômes de 16 ans, c'était les mômes de 16 ans. les mômes d'aujourd'hui tuent leurs voisins avec un couteau de cuisine quoi donc ce serait pas la même chose pas tous ceux qui ceux qui font chier ils font ça voilà donc ce qui m'emmerderait viendrait avec un couteau de cuisine pour essayer de couper la les
- Speaker #1
jambes de quelqu'un donc c'est sûr que c'est pas mon créneau quoi pas pour moi maurice dans cette dans ce podcast un café au comptoir on a l'habitude de faire un petit quiz qui allie le monde de la boisson, le monde du café où nous sommes et la spécialité culturelle de la personne que je reçois. Donc, nous allons faire un léger quiz de deux questions. Alors, j'ai une question toute simple. En quelle année a débuté la première émission faite en direct dans un... café. Quelle était la première émission faite en direct dans un café ?
- Speaker #0
Radio-Lau, du temps de la Radio Tour Eiffel, non ? C'est pas ça ?
- Speaker #1
A votre avis, dans quelle année ? 1904 ?
- Speaker #0
1906 ? Un peu plus tard.
- Speaker #1
En 1923, Paris PTT, le journaliste Maurice Privat présente des informations en direct du café Le Perchoir. Un des plus premiers cas connus d'émissions radiophoniques réalisées dans un café en France. Et en 1948, au Café de la Paix à Paris, enregistrement de This is Paris avec Maurice Chevalier, Henri Salvador, Yves Montand. Première émission radiophonique de Paris diffusée en direct vers les États-Unis.
- Speaker #0
T'as vu, c'est toujours un Maurice.
- Speaker #1
C'est toujours un Maurice. Allez,
- Speaker #0
Maurice, on est vraiment bons là-dessus. Je pense que c'est pour ça que mes parents m'ont appelé comme ça. Parce qu'ils sentaient qu'ils auraient un rapport avec Chevalier et Privat. Ça doit être ça. Ouais.
- Speaker #1
Allez, deuxième question. quelle est la première émission de cuisine à la radio ? Vous avez jamais fait vous de la cuisine à la radio ?
- Speaker #0
La mission de cuisine à la radio ?
- Speaker #1
C'est pas votre truc ?
- Speaker #0
Moi j'aime beaucoup la cuisine mais...
- Speaker #1
Vous avez beaucoup la radio mais vous avez jamais fait les deux ensemble ?
- Speaker #0
C'était machin non ?
- Speaker #1
C'était Radio Cuisine d'Edouard de Paumiane sur Radio Paris à partir de 1923 première émission culinaire radiophonique.
- Speaker #0
Non, ça, non. Je ne l'ai pas, ça. Il y en a si, j'en avais entendu parler.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Maurice, d'avoir répondu à ces questions. Votre émission, pour la trouver, c'est sur mauricelibre.com. Chacun doit participer pour l'écouter, mais on peut l'écouter librement, vu que c'est une radio libre. J'ai tout bon ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est une radio libre, mais en tout cas, c'est notre radio. Elle est comme ça, elle marche bien.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
C'est moi. Bonne continuation. C'est vraiment bien, cette émission.
- Speaker #1
Vous avez écouté un café au comptoir. Petit mot habituel de chaque fin de podcast, allez sur Apple Podcast, mettez 5 étoiles, c'est encore mieux. Et puis surtout, laissez-nous un petit mot pour expliquer comment c'était bien ce podcast, comment vous l'avez aimé. Vous mettez n'importe quel pseudo, on s'en fout. En tout cas, nous, ça nous offre de la visibilité. Allez partager ce podcast avec vos amis, vos collègues, votre famille, qui vous voulez. En tout cas, merci d'être ici et à très, très, très, très bientôt pour un nouveau café.