Speaker #0Hello tout le monde et bienvenue dans ce nouvel épisode d'un temps pour naître et aujourd'hui j'ai envie d'aborder un sujet important pour tous les futurs et jeunes parents qui m'amène à parler du concept des mille premiers jours et est-ce que l'impact de ces mille premiers jours a une importance si cruciale pour le développement de l'enfant ? Est-ce que tout se joue ? sur ces mille premiers jours et qu'est-ce qu'on fait de ça en tant que futur et jeune parent ? Parce que je vois plein d'écueils à ces transmissions, enfin je vais faire le tri dans tout ça parce que surtout je ne veux pas décrédibiliser ces nouvelles connaissances qui sont vraiment salutaires mais on va justement aller creuser un petit peu plus loin du point de vue du parent, du futur parent. Alors qu'est-ce que c'est que les mille premiers jours ? Eh bien c'est la La conception théorique et pratique selon laquelle les mille premiers jours de vie, et je mets des guillemets parce que la durée c'est pas uniquement les premiers jours de vie mais c'est aussi la vie prénatale et même les quelques mois avant la conception jusqu'aux deux ans de l'enfant disons, ça fait à peu près mille jours, seraient déterminants pour le développement cérébral, cognitif, affectif, moteur de l'enfant. Il me semble que la majorité des transmissions qui se font autour de ce concept sont plus sur le développement neurologique, mais ça aura des conséquences sur la psychologie, sur l'affect, sur l'émotionnel, sur le développement moteur également. C'est pour moi une grande révolution, dans un premier temps, parce que, en tout cas... Moi qui suis française, la culture occidentale et certainement très franco-française a relégué le bébé, le jeune enfant pendant très longtemps à une espèce de chose qui est inintéressante, qui se contente de boire, de manger, de faire caca, de dormir et de faire suer le monde en pleurant. Et quand je vois encore aujourd'hui, je suis peut-être très sensible parce que je suis enceinte, mais je crois que non, j'ai toujours été. des personnes plus âgées qui parlent à des petits-enfants dans les magasins d'une façon où je me dis, mais en fait, non, non, c'est une réalité, il y a vraiment des gens qui pensent bien faire, qui pensent qu'ils ont raison, en se disant que l'enfant est gentil ou méchant à un an en pleurant, qu'il mérite d'être dressé, réprimandé, et donc ce concept enfin cette Re-synthétisation à large échelle des connaissances notamment neuroscientifiques qui nous permettent de comprendre aujourd'hui qu'un bébé n'est pas juste un petit être qui demande à être nourri par la bouche et voilà on attend que ça se passe avant qu'il grandisse parce que franchement c'est bien pénible et puis la maturation c'est la vie adulte et puis voilà. Non non en fait c'est tout à fait. juste et c'est appuyé par les sciences. Aujourd'hui ce que je pense beaucoup de cultures et beaucoup de femmes sentent qu'elles aient eu besoin d'être influencées par des discours que ce soit pédiatriques, hygiénistes ou autres depuis les années 1900 environ, avaient toujours su en fait c'est qu'un enfant est doué dès sa vie prénatale de liens, doué de connexions dans ses neurones et surtout et bien il est très vulnérable sur cette période des mille premiers jours et que beaucoup de choses se construisent sur cette période de vie. Donc ça je le remettrai absolument jamais en question parce que c'est quelque chose qui m'a semblé toujours absolument fondamental et logique. Depuis toujours, même quand je n'étais pas adulte, je voyais bien que... qu'il y avait un souci avec cette conception des choses tout simplement. Donc à mon sens c'est absolument fondamental et salutaire de ramener au devant de la scène toutes ces preuves neuroscientifiques et de restituer un vrai statut au bébé parce qu'il a intrinsèquement besoin d'être en connexion avec son environnement pour pouvoir développer. Ces connexions neuronales, il a besoin de certaines formes au pluriel de stimulation et ça passe par le lien. Donc c'est des stimulations à la fois d'ordre affectif, d'ordre d'intérêt, c'est-à-dire on me regarde, j'existe. et des stimulations adaptées à son développement. On ne va pas stimuler de la même façon un nouveau-né et un bébé de 5 mois par exemple. Donc oui, il y a besoin en fait de cette interaction et pas juste d'un mode de nourrissage. Et dans cette interaction, il y a des façons d'aborder la relation avec le nouveau-né, ça passe par des pratiques qui vont être plus ou moins adaptées. Et c'est d'ailleurs des choses que j'évoque dans mon atelier sur les besoins du nouveau-né. je vous mets le lien dans la description si ça vous intéresse, j'ai fait plusieurs ateliers sur le postpartum que vous pouvez suivre toujours avec ma voix, avec des audios mais avec plein d'autres ressources de façon totalement autonome, asynchrone là où je voulais en venir c'est que si on prend cette information de but en blanc Ça peut faire super peur quand on a déjà conscience qu'un enfant a une certaine forme de vulnérabilité, que la façon dont on va se conduire avec cet enfant va avoir un impact sur son développement. Que faire quand on a un tempérament anxieux, qu'on n'a pas une vie parfaite, qu'on n'a pas une immense confiance en soi ? Que tout simplement, on ne l'a pas encore dans les bras et on ne sait pas qui on sera. Qu'on ne ressent pas que des émotions positives vis-à-vis de cette grossesse. On a peur de l'accouchement, on a peur d'être privé de sa liberté, on a peur d'avoir une part sacrificielle dans la maternité, on a peur d'être trop épuisé pour pouvoir répondre à ses besoins. C'est là où il y a un point de friction et c'est complètement la place de nos métiers d'accompagnement, à mon sens. Parce que si on donne juste cette information aux futurs parents ou aux jeunes parents que tout ce qu'ils vont faire va avoir un impact décisif dans le développement de leur bébé sur les 1000 premiers jours, ça crée une sorte de fatalité déjà. Comme si hop, au 1001ème jour, paf, tout s'arrête et tout est déterminé et puis ça en fera quelqu'un de bien ou un gros débile, ou alors ça en fera quelqu'un de névrosé, de malheureux. Alors, déjà c'est pas si vrai que ça la plasticité cérébrale elle est très très très forte dans cette période des 1000 premiers jours mais elle continue toute la vie donc c'est pas parce qu'on vit des choses plus ou moins difficiles en début de vie qu'on est complètement condamné il faut quand même nuancer ça mais surtout, et bien ça veut pas dire qu'on doit être absolument parfait et c'est là où je trouve que c'est hyper touchy, voire dangereux C'est que ça va devenir une course à être le meilleur parent. Alors ça c'est normal de vouloir être le meilleur parent pour son enfant, parce qu'en principe si on fait des enfants, c'est parce qu'on a envie de les aimer, donc de faire le mieux. Mais qu'est-ce que c'est que ce mieux ? Et quelles conditions on nous offre pour pouvoir exercer ce mieux ? Moi je suis désolée, mais quand... On a déjà mille choses à gérer, qu'on n'est pas bien soutenus, c'est normal d'être épuisé par moment. Alors je ne banalise pas l'épuisement, un réel épuisement et bien sûr qu'on a besoin de soutien. Simplement ce que je veux dire c'est qu'aujourd'hui on parle de ces mille premiers jours, c'est même devenu un programme d'état qui a été beaucoup révisé parce qu'on ne met pas du tout les moyens. En fait, c'est ça. On ne met pas les moyens pour que les parents puissent être les plus sécurisants et... rassurant, stimulant à bon escient pour leur bébé sur cette période des mille premiers jours, parce que ça nécessite des moyens. Sauf qu'on n'a pas trop envie de les donner ces moyens sur le plan politique, mais ça passe d'abord par là. Ça passe aussi par le plan culturel, où on a perdu cette notion de village, j'en parle régulièrement, on est quand même assez seul, et heureusement ça tend à évoluer, on se crée des nouvelles formes de village, on parle beaucoup de tout ça, mais au-delà d'en... parler, en fait, ça passe aussi par le concret. Et si on reste avec toutes ces infos, sans avoir les ressources derrière pour pouvoir assumer un maternage proximal, c'est plus fatigant. Accueillir les émotions de son enfant, c'est plus fatigant que de fermer la porte ou de mettre des boules de pièces. Je suis désolée, donc oui, je ne suis pas du tout pour la méthode à l'ancienne où laisse le pleurer, ça lui fera les poumons. On a compris que c'était Merci. très délétère pour le développement de nos bébés donc la plupart des personnes qui vont m'écouter là vous n'êtes pas raccord avec ces méthodes là vous pouvez avoir des sons de cloche tellement différents, on ne sait plus en fait, on ne sait plus, est-ce que je vais à fond dans cette notion d'écoute de l'enfant parce que je sais que c'est ce qu'il y a de mieux pour lui et en même temps il y a ce spectre de comment je vais survivre à tout ça, ou alors des fois on ne s'en rend même pas compte, mais bon ben voilà, on finit en état d'épuisement, parce que ben ouais, la ressource autour, le maillage n'est pas là, ou alors on se dit bon, il va falloir trouver un peu une autre façon de faire, et finalement nos parents, nos grands-parents n'avaient pas totalement tort, au moins ils n'ont pas fini tous sur les rotules, alors je ne sais pas, il y avait d'autres choses très difficiles à une certaine époque, évidemment à chaque génération ces peines et ces difficultés. Mais moi je peux comprendre aussi que voilà on entend d'un côté par exemple pour le sommeil les méthodes 5-10-15 qui consistent à laisser pleurer l'enfant jusqu'à ce qu'il s'habitue à la frustration de ne pas avoir le câlin immédiat parce que ça fait partie de son développement. Et puis ce discours qui va être très proche des neurosciences et qui va dire bah non en fait pour son cerveau c'est pas bon ok mais moi je peux comprendre en fait que les parents soient complètement... paumé entre tous ses besoins et englué dans une forme de culpabilité permanente oh mon dieu, parce que on n'a plus le bénéfice je mets des gros guillemets, le bénéfice secondaire de l'ignorance parce que tant qu'on nous dit que tout va bien dans le meilleur des mondes en laissant nos enfants, c'est beaucoup moins fatigant et on ne se remet pas en question et tout va bien bah oui, mais aujourd'hui on n'a plus Merci. Et fort heureusement pour les enfants, on a plus, et encore, je dis ça, je vois encore plein de gens pour qui il n'y a aucun problème, mais si vous m'écoutez, je pense que c'est que vous voulez aller un peu plus loin. Et voilà, on a plus ces œillères-là, ces masques sur les yeux en disant que tout va bien, non, non, non, il faut faire comme ça, il faut les dresser, c'est à eux d'écouter et puis basta. Donc oui, on est ouvert, on est ouvert à la relation à notre enfant, c'est merveilleux pour son développement, Mais les cueils, si on prend... juste de façon brute ces informations, c'est de tellement perdre confiance en soi, de tellement être fatigué, démuni. Donc là, en vous balançant tout ça, je vous avoue, j'ai pas du tout la solution au miracle parce que ce serait une imposture de vous dire, il faudrait faire ça, il faudrait faire comme si. Alors bien sûr, juste mon métier d'accompagnante est là, existe, en tout cas pour moi, je suis là. Parce que je n'avais pas posé encore les mots et la réalité consciente sur tous ces concepts-là, mais ça m'a semblé criant dès jeune. Et puis, même quand je suis devenue assistante maternelle, assez vite, je me suis dit « Mais en fait, j'aime bien m'occuper des enfants et contribuer à leur bien-être quotidien. » Mais leurs parents, c'est quand même les premiers interlocuteurs, c'est les figures d'attachement principales. Donc, eux aussi, c'est chouette aussi qu'ils aient un support qui ne va pas les infantiliser, leur dire « Il faut faire comme ci et pas comme ça. » Se contenter d'un rendez-vous d'un quart d'heure par mois, ça me paraissait complètement invraisemblable d'être juste dans la filière médicale santé, sans qu'on leur apporte un espace pour entendre que c'est pas évident, je me pose telle question, en ce moment c'est ça le challenge à la maison, d'avoir assez de ressources autour. Et donc oui, je me suis lancée il y a 8 ans maintenant. parce que j'avais envie d'être dans ces ressources-là. Ça me paraissait complètement sensé, c'est toujours le cas aujourd'hui. Donc oui, il y a des choses qui bougent. Ma façon de travailler, elle évolue d'année en année. Je me suis lancée dans la thérapie EMDR il y a deux ans maintenant et j'ai accompagné vraiment beaucoup de femmes. Quand il y a un traumatisme, on fait comment ? Comment on peut se dépatouiller quand on a vécu quelque chose d'extrêmement difficile, par exemple à l'accouchement, qu'on a été maltraité ou qu'il s'est vraiment passé juste sur le plan de la santé, sans maltraitance, des choses qui nous ont fracturé l'âme ou à d'autres moments de notre vie et comment on peut en fait bien accompagner un enfant même quand on a conscience de tout ça, ça peut être une torture et même quand on n'a pas vécu des choses extrêmement graves en fait, c'est un sacré challenge quand nous-mêmes on n'a pas été maltraité. J'allais dire éduquer, mais materner de cette façon-là. Voilà, je voulais juste souligner le problème avec vous aujourd'hui. Et non pas pour dire, on s'en fout de ce que disait Neurosciences. Non pas pour dire, il faut que tout le monde soit accompagné de telle ou telle façon. Il n'y a pas un mode d'emploi. Mais n'empêche que, peut-être que vous allez vous reconnaître dans ce trou-là entre les deux. À faire le grand écart entre deux chaises. Et je trouve ça pas évident. Ça demande aujourd'hui à vraiment repenser tout le concept de notre société, notre politique autour de la... La question de la maternité, entre des pratiques ancestrales qui étaient beaucoup plus logiques par rapport à ce côté soutien des femmes, des couples, entre la vie moderne qu'on a et des choses auxquelles on ne veut pas renoncer, ce qui est absolument chouette et normal, il y a un truc qui bloque. Aujourd'hui, on nourrit notre cerveau rationnel de certaines informations qui sont géniales, qui sont super. On va continuer à apprendre plein de trucs incroyables sur le cerveau des mères, sur le développement de l'enfant, sur le couple, le système familial. Et en même temps, on est toujours dans un vieux système très capitaliste. Il faut retourner très vite au boulot. Les politiques sociales ne sont pas hyper sympas avec les jeunes parents. On essaye de dire qu'on fait des efforts, mais franchement, c'est pas ouf. tout coûte cher, se permettre de rester avec son enfant pour le voir grandir, ce n'est pas donné à tout le monde. On voit sur les réseaux, oui, j'ai fait le choix parce que je veux faire le mieux pour mon enfant. Tout le monde ne peut pas rester à la maison pendant trois ans. Aujourd'hui, c'est devenu extrêmement compliqué. Et puis, tout le monde n'a pas envie parce que... Oui, on peut avoir envie de se nourrir d'autres choses et l'enfant ne sera pas traumatisé de ne pas voir son parent H24. Ce n'est pas ça en fait ce que disent les neurosciences, ce n'est pas ça du tout. On peut avoir des figures d'attachement secondaire, simplement c'est dans l'art et la manière d'accompagner ces petits êtres qu'il y a toute une restructuration à faire sur le plan collectif. Donc voilà, si vous êtes un parent qui a déjà conscience de cette malléabilité du cerveau, cette plasticité chez l'enfant, de cette vulnérabilité au cerveau, aux choses difficiles, évidemment, vous êtes concerné par cet écueil. Et puis aussi, on peut passer, je vois tellement de femmes, et je vous jure, j'en fais partie, même si j'ai la théorie en tête, de se dire, si moi-même, j'ai des failles, j'ai des choses à travailler, on est tous en chemin. J'ai vécu des choses difficiles, j'ai des... Des vroses, j'ai des tocs, j'ai des... Ouais, tout n'est pas parfait dans ma vie, ben en fait, je fais quoi de cette info ? Est-ce qu'on peut trouver une voie entre le déni total ? Oui, il y a des parents qui ne m'écouteront jamais parce que pour eux, il n'y a pas accès à une remise en question parce que parfois, le psychotrauma... Il est tellement profond que le déni sera toujours là, ou en tout cas quand les enfants arrivent, bien bien là, dans un environnement aussi qui ne permet pas non plus de mettre le doigt sur tout ça. Donc ouais, c'est potentiellement des schémas qui vont se répéter. Ça me rend hyper triste, mais voilà, chacun son chemin. Et peut-être qu'ils vont pouvoir tomber sur des personnes qui vont les aider, mais il y a des futurs et des jeunes parents qui ne sont pas disponibles à ça. Et franchement, je crois... Quand j'ai eu mon premier enfant, je ne l'étais pas. Je ne pointe personne du doigt parce que j'en ai fait partie, il me semble, dans une demi-mesure. Mais oui, bien sûr que j'ai agi de façon assez inconsciente dans ma façon d'avancer dans la vie par moment vis-à-vis de mes propres failles. l'écueil extrême, c'est se mettre une pression de fou parce qu'on n'a pas tout réglé, quoi. D'avoir un faux mot. de la maternité, c'est-à-dire la peur de manquer le truc qui fera que on va cocher toutes les bonnes cases du bon parent, d'avoir toutes les ressources nécessaires, etc. On peut rentrer dans une course éperdue. Puis on va faire un tour sur les réseaux sociaux, on voit bien à quel point on est une merde comparé à tel ou tel parent. Et si on n'a pas juste pointé du doigt cette faille-là, qui, au-delà d'une faille personnelle, c'est la faille de Euh... Ce grand écart entre le parent ou le futur parent qui a vécu ou qui vit des choses difficiles et qui ne sera pas accompagné du tout, qui a une conception aussi du développement de l'enfant qui est erronée, désolé de le dire, mais qui n'est pas bien conscient des enjeux pour son enfant et qui peut devenir négligent en maltraitant parce qu'il n'a pas accès à certaines ressources, et le futur ou jeune parent qui est bien lucide avec ça. mais qui rame pour remonter à flot, pour pouvoir se dire ok j'ai le kit nécessaire entre guillemets, psychique, sécuritaire dans ma vie etc. pour pouvoir apporter de la ressource à l'enfant. Je vais arrêter là parce que j'avais vraiment envie juste de pointer la nuance en fait entre qu'est-ce qu'on dit. de cette neuroplasticité, qu'est-ce que ça veut dire, qu'est-ce qui va vraiment impacter la vie de la femme enceinte et donc l'enfant ? Est-ce que c'est des événements ponctuels, même très difficiles, et eux-mêmes vont complètement condamner la vie de l'enfant ? Je ne sais pas, moi par exemple, je vis un deuil pendant ma grossesse, ça y est, ma tristesse, ma difficulté va condamner mon enfant, ou alors cette grossesse n'était pas attendue. J'ai mis du temps à l'intégrer. Je culpabilise parce que je me dis que la vie de mon enfant est foutue. Moi, je pense plutôt... Enfin, ce n'est pas que je pense. C'est que si on va un peu plus loin, on comprend que ce n'est pas uniquement les événements, c'est ce qu'on va en faire. Que ce soit les événements qu'on vit pendant la grossesse, qu'on ressent pendant la grossesse, qui viennent de l'extérieur, qui viennent à l'intérieur de nous, qu'on a vécu dans le passé, qui ne sont pas totalement réglés, en fait, c'est de la matière. C'est une matière qui peut bouger. Et à mon sens, si on est dans ce mouvement-là, on a beaucoup moins de risques de condamner nos enfants que si on reste dans le figement pour plein de raisons. Le figement peut arriver pour plein de raisons. Et encore une fois, j'ai fait partie de ces personnes qui ont été dans le figement à un certain moment de leur vie. Donc j'espère de tout cœur que je n'ai pas condamné mes enfants à certaines... douleurs, mais je crois fondamentalement que même plus tard, on peut dire à nos enfants, ben voilà, il y a eu ça, aujourd'hui je me rends compte de ça, comment toi t'es, qu'est-ce que t'en penses, enfin d'avoir de la transparence, même dans les difficultés en fait, ça fait tellement de bien, plutôt que de rester complètement emmuré quoi. En tout cas j'espère que ma réflexion vous aura fait du bien si vous étiez secus entre deux chaises Et que ce n'est pas évident pour vous. Je vous souhaite vraiment de trouver des super ressources autour de vous. Que ce soit dans les métiers de l'accompagnement périnatal. Pour moi, c'est une grande ouverture. Non pas uniquement pour l'enfant. Et c'est très bien parce qu'on peut avoir besoin de pédagogie pour s'occuper d'un enfant. Vraiment, les besoins du bébé, ça ne tombe pas du ciel. Et super de raccrocher à tout ça. Et ce n'est pas pour rien que j'en ai fait un atelier. Mais au-delà de ça, c'est vous. Où en êtes-vous ? De quoi vous avez besoin ? Qu'est-ce qui vous ferait du bien ? Et de pouvoir être considéré, vraiment considéré dans cette période. Pas sur une étiquette X ou Y, mais juste en tant que personne qui vit cette transformation. Parce que plus on va... Et négliger ça, plus on va être complètement isolé et on va être juste le vaisseau qui porte le bébé, alors même qu'on nous dit que, attention, son cerveau est ultra malléable et tout se joue là sur cette période-là. Donc voilà, j'avais envie d'apporter de la nuance, un peu de douceur. Là, je ne peux pas vous dire là tout de suite que vous pouvez me contacter pour un accompagnement si ma vibe vous parle. Il faudra attendre le mois d'avril parce que là, ça y est, j'embarque vers... mon congé maternité, ça va me faire super du bien je garde le lien avec vous, avec le podcast avec une newsletter que je lis ça fait plusieurs épisodes que je le dis mais je veux bien faire les choses c'est quand même du taf pour pouvoir tout mettre en place donc si ça vous parle, regardez sur mes liens principaux sur la page d'accueil de mon site, de mon Instagram je suis sûre que si j'ai ouvert la lettre l'accès à la newsletter, il y aura peut-être des petites ressources gratuites Avec et puis surtout un lien qu'on peut garder ensemble. C'est une façon de communiquer qui est complètement offerte et gratuite. Et puis l'accompagnement, on se revoit en avril. Et si les ateliers, ça vous parle de façon asynchrone avec ma voix, mes ressources. Eh bien, regardez aussi sur les liens de l'épisode, sur mon site internet. Je suis trop fière de ces ateliers que je propose déjà en présentiel. Là, je les ai digitalisées. Pour moi, c'est vraiment une grande fierté parce que je sais que tout le monde ne peut pas être accompagné en live. Je sais que ça ne parle pas à tout le monde. Et moi-même, je suis une grande fan des produits digitaux. Ça m'est venu assez tard parce que je l'ai fait pour les pros. C'est-à-dire que j'ai fait tout un cursus de... de mentorat et de formation pour les professionnels sur une plateforme digitale. Et récemment, je me suis dit, mais en fait, tout ce que tu partages là dans les ateliers en présentiel, mets-le. T'as plein de monde qui t'écoute sur le podcast, vraiment beaucoup. Peut-être qu'ils veulent juste ça, ça leur va très très bien. Donc voilà, j'ai commencé à proposer sur le thème du postpartum. Et là, je vais continuer dans le temps sur les questions de l'accouchement. Le projet de naissance, le début de la grossesse, comment profiter de sa grossesse et non pas sur des choses un peu bateau, générique, très marketing.