Speaker #0Hello tout le monde, je reprends le podcast après un mois de pause qui m'a fait du bien, qui m'a permis de me ressourcer, de prioriser certains événements persos dans ma vie et bien sûr de trouver de nouvelles idées d'épisodes. Et aujourd'hui, je m'adresse aux couples, aux couples qui s'apprêtent à devenir parents, qui pensent à devenir parents un jour, qui sont sur le chemin du devenir parent ou qui sont déjà parents. Aujourd'hui, ce que j'ai envie de partager de transmettre et d'ouvrir aussi comme sujet, c'est la place du couple en tant que couple conjugal, donc le couple à deux, l'entité couple, face au devenir parent, donc au processus on est plus que deux du coup. Comment faire pour préserver le couple et au-delà de préserver, pour magnifier le couple dans cette période de vie ? Je pense que je n'apprends à personne que cette tranche de vie qu'est le devenir parent, la maternité. Alors moi quand j'entends maternité, c'est un peu réducteur comme terme, donc je préfère dire devenir parent. J'englobe tout le processus de... On désire un enfant jusqu'à ce que l'enfant soit là dans nos vies. Et donc c'est un processus qui peut être, entre guillemets, rapide, qui prend neuf mois, et qui peut être beaucoup plus long quand le désir émerge peut-être plus rapidement chez l'un que chez l'autre. Et puis ensuite, le temps des essais bébés, etc. Et quand la grossesse aboutit. Voilà, donc c'est tout un processus. Et une fois que l'enfant est là, c'est aussi confrontant. L'entité du couple, disons que c'est quelque chose, une entité, quand je parle d'une entité, c'est une personne morale. Là, c'est un peu business ce que je dis, mais le couple est formé d'une partie d'une personne et d'une partie de l'autre qui crée une entité unique. Et donc c'est... Une énergie qui circule entre deux personnes, un mode de fonctionnement, un mode de communication qui va tendre à évoluer dès qu'il y a un ou des enfants qui arrivent au sein de cette famille déjà créée à deux. Donc là, les ressources que j'ai envie de vous partager, les petites clés, les outils, les réflexions sont autour de comment faire pour... continuer à entretenir une relation de couple harmonieuse à travers la tempête de la maternité. Alors la première des clés qui me semble la plus importante, celle qui m'est venue en premier, c'est celle de la communication. C'est hyper important de vous dire ce que vous ressentez. et sortir du schéma, du mécanisme de je garde tout pour moi, ça passera. On est beaucoup à fonctionner comme ça, en mode cocotte minute, on ne dit pas ce qu'il y a sur le coup, parce qu'on a peur d'être prise pour une chieuse, ou de créer un conflit pour rien, et puis en fait ça fait l'effet cocotte minute, et puis le jour où tout sort, eh bien, c'est hyper violent. Donc vraiment, dans cette démarche du devenir parent, je vous encourage énormément à vous dire les choses au fur et à mesure. Donc là, moi quand je parle du couple, je parle vraiment d'un couple qui a un fonctionnement de base qui est plutôt sain. Quand il y a un schéma toxique, que l'une des deux personnes est instable psychiquement, c'est difficile de faire ces choses-là. Donc là, je parle vraiment des couples qui sont dans une forme de relation où on a envie tous les deux... de vrai pour le bien du lien. Et ceci étant dit, la communication, où on dit au fur et à mesure. J'aime bien parler de passer du marqueur à l'étiquette. C'est-à-dire que le marqueur, c'est on met une trace indélébile à force de ne pas dire les choses, ça s'imbibe dans le tissu. Les étiquettes, c'est je décolle les petites étiquettes au fur et à mesure pour ne pas que ça imbibe tout le reste du tas de petits post-it. Donc voilà, c'est vraiment... Je décolle mes petits papiers au fur et à mesure au lieu de laisser incruster une tâche qui peut abîmer le couple. Et donc dans cette communication, il y a à la fois se dire les choses au moment où elles viennent, même si tant pis si on a l'air d'un chieur ou quoi que ce soit, si c'est vrai pour soi, s'il y a quelque chose qui nous dérange, c'est important de le dire. Mais on ne le dit pas n'importe comment. Si on a envie que ça soit au service du lien du couple et non pas j'ai raison, il faut que tu m'obéisses. La forme de communication qui peut être intéressante, c'est la communication non violente. Donc ça, c'est vous tapez sur Google communication non violente, il y a plein de choses qui existent. C'est aussi une des ressources clés dans ma formation accompagner les émotions que je fais pour les professionnels, mais vraiment pour schématiser. Quand on veut communiquer de façon bienveillante avec l'autre, c'est important d'éviter le tu. Tu es comme si tu devrais faire ça, mais parler de soi, de vos besoins. Et donc il y a un... un acronyme, c'est comme ça que ça se dit, OSBD. Donc O, c'est l'observation. Quand, je vais essayer de trouver un exemple totalement fictif. Donc O, observation. S, sentiment, ce que je ressens. B, le besoin que j'ai derrière ce sentiment et D, la demande, quand on a quelque chose à demander à l'autre. Typiquement, l'exemple que ça y est, il est arrivé dans ma tête. Quand, Quand je rentre du boulot et que je vois le tas de vaisselle à faire et qui n'est pas fait, observation, c'est factuel, sentiment, je me sens découragée, j'ai besoin... d'avoir moins de charge mentale, de me sentir libérée dans ma tête quand je rentre du travail. Aussi, je te demanderais, vu que c'est toi qui étais là aujourd'hui, de faire la vaisselle. Et là, comme c'est une demande et on n'impose rien, peut-être que la personne va répondre. Toujours sur ce schéma de communication non-violente, tant que faire se peut. Au lieu de dire « Non, mais t'es vraiment chiante, tu crois que j'ai que ça à faire toute la journée. » Et là, je pars dans le schéma où c'est le papa qui prend un congé parental, mais ce n'est pas la majorité, cela dit. dit, mais dans mon exemple, les couples de femmes se reconnaîtront. Tu abuses... je me suis occupée du bébé toute la journée, j'ai autre chose à faire, c'est difficile, tu ne m'écoutes pas, tu ne vois pas à quel point c'est difficile pour moi, et bien si on reprend ce schéma d'OSBD, et bien on peut rétorquer que j'entends ce que tu me dis, moi ma réalité c'est que voilà, et donc aujourd'hui il s'est passé ci, il s'est passé ça, voilà comment je me sens, je me sens fatiguée, je me sens vidée de mon énergie, moi aussi j'ai besoin de me ressourcer, Et donc ta demande, je ne peux pas l'entendre parce qu'en fait... au-dessus de mes forces. Et donc, voilà, c'est une question de communiquer de façon saine. Ça ne veut pas dire qu'on trouve facilement un terrain d'entente. C'est peut-être pour ça aussi qu'on a tendance à aller vers une communication un peu plus directive et violente. C'est qu'en fait, on ne laisse pas la porte ouverte Ausha, parce qu'on veut avoir raison. Sauf que si le but c'est de préserver le lien, eh bien, on doit écouter l'autre aussi. Si ça vous semble difficile, et ce qui est le cas pour beaucoup de monde, y compris moi-même d'ailleurs, d'être dans cette forme de communication, qui plus est quand on a les émotions à fleur de peau, ce qui est totalement le cas quand on vient d'avoir un enfant, ce qui peut être intéressant... c'est de prendre une tierce personne pour établir ce dialogue là donc ça fait partie de mon rôle, je fais très régulièrement des séances avec des couples et donc là on sort de la relation linéaire entre deux personnes mais on est dans une relation triangulaire où là on va pouvoir discuter un peu plus factuellement et poser les choses, poser le cadre des émotions de l'un de l'autre sans rentrer dans le conflit donc c'est vraiment intéressant aussi de se faire accompagner quand on en ressent le besoin Merci. deuxième clé après celle de la communication c'est le partage moi je vous propose de continuer à partager des moments à deux et s'imposer des rituels à deux et quand je dis rituel c'est un restaurant une sortie un ciné une petite balade vraiment ce que vous voulez de vous mettre des rendez vous et je dis bien imposé parce que quand on accueille un enfant dans notre vie le couple devient très souvent la dernière roue du carrosse à face à l'immensité de la tâche parentale. Et c'est important vraiment d'avoir des temps. Donc peut-être pas en postpartum immédiat parce qu'on est dans cette réalité où on découvre un nouvel être dans notre vie. Les hormones font qu'on est vraiment tourné autour de cet enfant-là, surtout du côté de la maman. Mais de garder cette vigilance de moment à deux. Et puis si vous êtes une femme ou que vous êtes un homme et que vous voyez votre femme qui est vraiment accaparée dans ses hormones, le but c'est pas de retirer ça, mais de continuer à la surprendre, de de lui faire plaisir, de l'avoir aussi en tant que femme et pas que en tant que mère, et inversement. C'est très important de garder des moments à deux. Donc, on en vient où ? Troisième ressource, oser demander de l'aide. Et oui, si vous êtes parent, vous devenez parent, et que vous voulez préserver et continuer à entretenir votre couple, c'est important de savoir demander de l'aide, que ce soit à vos parents, si vous les avez toujours et que vous avez des relations avec eux, la famille, mais aussi des amis et pourquoi pas une baby-sitter. bref, le réseau autour de vous faites-vous aider, c'est hyper important il faut qu'on réapprenne à demander de l'aide nous les super, les wonder woman et puis les superman tels qu'on a été éduqués, bah en fait il faut casser ce schéma là et oser se demander de l'aide, on peut même, si on n'est pas hyper entoureux sur le plan familial on peut aussi se relayer entre parents c'est pas rare de voir des personnes qui se disent bon bah voilà, on est un peu isolé on a des enfants Bon. et une fois par mois on garde les enfants de ce couple là et inversement ça nous permet d'avoir une sortie quitte à avoir nos enfants on peut avoir les enfants de l'autre quand les bébés sont tout bébés c'est pas évident mais une fois qu'ils ont passé en général 3 ans c'est un peu C'est plus facile. Bon, après, ça dépend aussi des familles et des enfants, mais ça peut être une idée. Quatrième point, quatrième ressource, c'est lorsque vous êtes sur le chemin de la parentalité, vous vous attendez à un bébé, c'est d'intégrer le coparent en le laissant aller à son rythme. Donc c'est-à-dire, moi je vois beaucoup dans les couples hétéros, la femme qui est enceinte et qui se documente énormément, qui lit des livres, qui écoute des émissions, qui vient se faire accompagner seule, qui regarde beaucoup les réseaux et qui regarde plein de ressources. Le coparent, souvent le papa, j'ai peu de couples de femmes et puis quand c'est le cas c'est un peu moins vrai d'ailleurs, mais disons du côté masculin ça met un peu plus de temps, le devenir père met un peu plus de temps en général. pas toujours vrai mais c'est souvent comme ça et les hommes vont moins aller se documenter, du coup il y a une sorte de décalage entre les deux et c'est pas toujours facile à gérer. Donc c'est de trouver un juste milieu entre l'intégrer, lui faire des propositions, Et puis peut-être le laisser aussi faire des propositions et le lui dire parce qu'il y a des hommes qui vont avoir une sorte de révélation une fois que le bébé sera là et puis en fait c'est bien aussi d'avoir quelques clés avant mais pas forcément lui demander de s'investir corps et âme et puis d'intégrer la réalité que la femme traverse mais peut-être de lui faire des propositions de lecture. Et puis lui demander aussi de dire, voilà moi le jour où je vais accoucher par exemple, je vais avoir besoin de toi, je vais avoir besoin de toi. de ta présence, tu vas être un de mes piliers ou mon pilier. Je te demande s'il te plaît déjà de me dire toi comment tu vois les choses et de faire ta part. Et ça c'est important, puis il y a beaucoup d'hommes aujourd'hui qui sont tout à fait ok pour faire leur part et qui sont même ultra moteurs quoi. Donc ça va être des lectures, des séances de préparation à la naissance avec les sages-femmes et ça n'hésitez pas à appeler les sages-femmes autour de chez vous pour savoir ce qu'elles proposent. pour intégrer le coparent, parce que la plupart des sages-femmes ont des séances axées sur l'entité couple, et pas que pour les futures mamans. Ça peut être aussi de l'accompagnement périnatal, évidemment, les futurs papas sont toujours les bienvenus à mes séances, que ce soit à distance ou en présentiel. Et ça peut être aussi des soins, des soins en duo par exemple. Il y a certainement un milliard d'autres idées, mais voici celles que j'ai là à l'instant T. Et si, bien sûr, des ateliers, des ateliers avant et après la grossesse, enfin avant et après l'accouchement, il y a plein d'ateliers qui existent, que ce soit massage bébé, portage, alimentation, prendre soin de sa femme qui attend un enfant, etc. Nouvelle idée pour... Favoriser le bon lien dans le couple, c'est d'échanger en amont de l'arrivée de l'enfant sur vos valeurs, notamment les valeurs éducatives. Et si vous voyez que vous avez des désaccords, ça peut être intéressant d'essayer de comprendre le point de vue de l'autre et pourquoi l'autre personne pense comme ça. Est-ce que c'est parce que l'autre a été éduqué d'une certaine façon ? est-ce que c'est par conviction après avoir découvert certaines choses, est-ce que c'est en observant l'entourage, on se dit oh là là moi je veux surtout pas faire ça pour donner un exemple prenons par exemple l'allaitement, c'est pas rare de voir des femmes qui ne souhaitent pas allaiter et qui et qui ont un conjoint qui aimerait qu'elles allaitent. Donc c'est important de pouvoir en discuter, de dire, ce qui est important pour moi, au fond, c'est... C'est pas que l'allaitement ou le bibon, en fait, disons que c'est quoi derrière ? Pourquoi j'aimerais que tu allaites, et pourquoi moi je préfère donner le bibon ? Il y a des raisons, et donc de pouvoir en discuter, c'est vraiment important. Donc ça, c'est pas tant l'éducation, c'est plus la forme de maternage, mais derrière l'éducation, c'est pendant toute la vie avec l'enfant. C'est la position par rapport aux écrans, l'alimentation, la manière dont on va sévir si on sévit. Est-ce qu'on sévit si on estime que l'enfant ne respecte pas les limites qu'on lui a données ? Est-ce qu'on pose des limites et comment ? Et ça, c'est intéressant d'en parler en totale ouverture. Donc, ce n'est pas toujours évident parce que quand l'enfant est en route, on projette aussi nos peurs d'enfant pour un peu qu'on ait eu une éducation qu'on remet en question, voire des violences. C'est important de prendre conscience de tout ça. Et encore une fois, n'hésitez pas à vous faire accompagner si le dialogue est difficile. Parce que quand on a des désaccords après, c'est pas facile à désamorcer. Parce que ça entraîne des grosses frustrations, voire des douleurs qui appartiennent à notre enfant intérieur, qui peuvent devenir insupportables. Et donc on se dispute facilement devant les enfants. Et puis on s'était dit, oh non mon dieu, je m'étais toujours dit que je le ferais pas. Enfin voilà, c'est pas terrible pour le couple effectivement. Avant dernier partage que je peux vous proposer, c'est d'accepter et certaines périodes où on va moins avoir de symbiose dans le couple, et être au clair avec ça. Quand je dis accepter, c'est quand c'est acceptable du point de vue du couple. Je reparlais du postpartum immédiat, oui, une femme qui vient d'avoir un bébé, là, il y a quelques jours, quelques semaines, voire quelques mois, ne sera pas forcément tournée vers le couple, ça c'est normal. Son cerveau s'est totalement transmuté, et c'est encore le cas pendant 3 ans après l'accouchement. Notre cerveau, nous, en tant que femme qui met au monde un bébé, il évolue, Et il y a des sphères qui s'envolent. s'allument et d'autres qui s'éteignent, pour faire très schématique. Et ça... Ce processus est fait pour qu'on puisse subvenir aux besoins d'un être humain qui n'est pas autonome. Donc hormonalement, chimiquement, il va se passer des processus qui font que nous-mêmes, on se cherche. Et donc c'est pas facile d'être tourné vers l'autre dans cette période-là. Donc c'est important d'en parler. Si en tant que coparent vous vous sentez impuissant, vous vous sentez mis à l'écart, c'est important de le verbaliser et de pouvoir discuter. Est-ce que c'est le processus normal ou alors est-ce que c'est une véritable fuite ? Et parfois c'est ça aussi. On fuit dans notre rôle de mère, de femme qui materne, pour éviter une certaine situation. Ou inversement, il y a des papas qui s'enferment aussi beaucoup autour de... l'enfant, des enfants, et qui ne voient plus le couple. Et ça, c'est souvent après qu'on se dit, ah oui, en fait, là, on en est là. Donc ça peut être intéressant d'en discuter, de voir si on est au clair, si on est OK. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de fonctionner. Il y a des couples qui vont avoir besoin de retrouver une intimité très rapidement après l'accouchement, et que c'est très bien, c'est OK. Et puis des couples qui vont être autour de l'enfant très longtemps, mais c'est OK aussi. Donc il n'y a pas de bonne façon de faire. Il me semble que le mieux, c'est quand on se comprend. qu'on est raccord et quand on n'est pas raccord qu'on puisse communiquer. Et dernier point qui me semble aussi hyper important, c'est de lâcher prise sur certaines choses du quotidien comme une maison nickel tout le temps parfaite, la pelouse tendue super toute propre. Un jour, votre maison sera nickel. Un jour, votre terrain sera tout propre parce que les enfants auront grandi, vous aurez plus de temps. Eh bien, cette période périnatale, c'est une période où on ne peut pas être sur tous les fronts. Et puis, il y a des fronts qui méritent moins qu'on y soit. Avoir les carreaux tout le temps nickel, si c'est ultra important pour vous, pourquoi pas ? On revient au point de se faire aider, prendre une femme de ménage ou j'en sais rien. Et puis, il y a des périodes où on s'en fout et d'autres moins. De faire la liste de tout ce qui représente votre quotidien et de se dire ok alors est-ce que sur 24 heures ça passe même quand je suis à 10% de ma forme parce que j'ai passé 3 nuits de merde et ben faut savoir lâcher certains trucs et relativiser. Parce que quand on est accaparé par l'enfant, par notre état physique qui n'est pas toujours optimal, et qu'en plus on a le travail à reprendre la plupart du temps, et même quand ce n'est pas le cas, on a les tâches à la maison. Le couple, je ne sais pas où il est, mais ce n'est pas toujours facile. Je refais un petit résumé de tout ce que je vous ai partagé. C'est communiquer et communiquer au fur et à mesure et sainement. Oser demander de l'aide, partager des moments à deux et se les imposer. intégrer le coparent dans le processus de devenir parent en lui faisant pourquoi pas des propositions, mais en le laissant aussi à son rythme et faire ses propres propositions, échanger en amont sur vos valeurs, accepter les périodes où il y a moins de symbiose quand on est au clair, et au moins en parler si ça nous semble un peu contentieux, et lâcher prise sur les tâches du quotidien pendant un certain temps, dans la mesure du possible. Voilà. Ah si, il y a un dernier truc que j'ai pas noté, c'est dormir. Dormez les gars, les meufs, dormez. Parce que le sommeil c'est vraiment le nerf de la guerre et c'est pas toujours facile quand on a notre vie au travail, la vie d'avant et puis que les enfants arrivent et puis qu'eux ils chamboulent notre sommeil. qu'il y a plein de réalités. Dans ce cas, essayez de vous imposer, vraiment, de vous obliger à éteindre vos écrans le plus tôt possible le soir. Et puis, quand vous voyez qu'il y a trop de sommeil en retard, de déléguer les enfants, même s'ils sont petits. à d'autres personnes ou alterner. Essayez de réfléchir à votre sommeil. Et je ne parle pas que des femmes, je parle aussi des coparents, parce que moi je vois beaucoup de couples où le coparent aujourd'hui, il prend de plus en plus en compte le fait qu'il va participer, et au-delà de participer, c'est prendre sa place, mais prendre sa place quand on nous demande de reprendre le boulot au bout d'un mois maxi, parce que le congé d'un mois n'est pas obligatoire. Pour un peu qu'on soit entrepreneur, ça l'est encore moins. Et puis parfois on le saccade, on le prend en petits morceaux, en fait on est vite fatigué. Et puis un congé d'un mois c'est quand même pas beaucoup, clairement vu l'ampleur de ce qui attend la vie parentale. Donc de mettre en place... Tout un processus pour pouvoir dormir. Voilà, j'espère que cet épisode vous a apporté des clés, vous a fait peut-être réagir aussi sur comment votre couple fonctionne. Si vous n'êtes pas encore parent, vous êtes sur ce chemin, si vous avez des interrogations, n'hésitez pas à en parler entre vous. Et puis on peut aussi faire une séance entre nous si ça vous interroge et que vous avez besoin d'une tierce personne. Si vous êtes déjà sur le chemin de la parentalité, peut-être que ça vous réveille certaines choses. Ça réveille même sur le plan émotionnel, ou ça vous interroge sur votre couple. Voilà, il ne faut pas hésiter à en parler. Je reste disponible si tel est votre besoin. Et puis, je vous souhaite une belle co-construction d'un couple harmonieux avec l'arrivée d'un ou plusieurs enfants. Belle fin de journée à vous et à bientôt. Merci pour votre écoute et votre confiance. 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