- Speaker #0
Bienvenue dans une dose d'avance, le podcast 100% officine proposé par Giphar, animé par Tina Kraszkowski.
- Speaker #1
Bienvenue dans une dose d'avance, la voix des pharmaciennes et des pharmaciens qui façonnent leur métier, votre nouveau podcast 100% officine. Dans chaque épisode, nous donnons la parole à celles et à ceux qui font vivre la pharmacie d'aujourd'hui et imaginent celle de demain. Aujourd'hui, on s'intéresse à un sujet clé de réussite, l'entrepreneuriat en pharmacie. Car oui, le pharmacien est un professionnel de santé, mais aussi un entrepreneur. Un équilibre parfois complexe à trouver, comment se préparer à gérer une pharmacie ? Quelles formations pour être serein et performant ? Quels accompagnements existent pour faciliter l'installation ? Quelles difficultés peut-on rencontrer ? Pour répondre à ces questions, aujourd'hui, je reçois deux invités au regard complémentaire. Éloi Bernard, pharmacien adhérent au réseau Giphar, et Bruno Robert, collaborateur Giphar. Bienvenue à vous deux.
- Speaker #0
Bonjour Tina, bonjour Éloi. J'ai le plaisir d'animer un pôle au sein de Gphar qui est dédié à l'accompagnement entrepreneurial du pharmacien. Ce pôle s'appelle IDEE, parce qu'on accompagne l'installation, le développement de l'officine et l'expérience entrepreneuriale du pharmacien.
- Speaker #2
Bonjour Tina, bonjour Bruno, je suis Éloi Bernard, je suis titulaire à Sablé-sur-Sarthe depuis 2022, je suis adhérent Giphar depuis 2017. Et je suis membre de la commission marketing au sein de
- Speaker #1
Giphar. Alors on commence tout de suite avec le parcours étudiant, parce que c'est là que commence la vie entrepreneuriale des pharmaciens. Et justement, Eloi, je vais m'adresser peut-être à vous pour commencer. Est-ce que vous estimez que les études de pharmacie préparent assez à la formation de titulaire ?
- Speaker #2
Alors moi, j'ai été formé à Amiens. Dans ma fac, il y avait juste un petit parcours et des petites heures avec la formation d'un comptable. Pour moi, il manque vraiment une formation avec carrément, je pense, un semestre dessus, où en fait, on parle vraiment de l'économie, du management. À l'époque, la filière industrie proposait l'IAE. Malheureusement, ce n'était pas accessible aux officinaux parce qu'il manquait de place. Pour moi, oui, ça manque beaucoup dans la formation initiale, quelque chose pour se préparer à la vie de l'entreprise.
- Speaker #1
Donc finalement, en tant qu'étudiant en pharmacie, filière officine, On n'était pas assez préparés. Et qu'est-ce qui pourrait compléter cette formation ? Comment, via le réseau Giphar, vous pouvez accentuer ce côté entrepreneur des pharmaciens qui sont finalement formés à être de bons adjoints et peut-être pas des titulaires ?
- Speaker #0
Alors, en effet, la plupart des facultés préparent les futurs pharmaciens à devenir de bons professionnels de santé, mais pas à gérer et à développer une entreprise. Au sein du groupement de la coopérative Giphar, Nous avons pris le parti d'accompagner le plus en amont possible les étudiants en pharmacie qui souhaitent devenir à terme titulaires et propriétaires. Et pour cela, nous leur proposons des after-work sur un format très convivial pour venir prendre de l'information, rencontrer des professionnels de l'écosystème, de l'installation, experts comptables, transactionnaires, banquiers. Nous leur proposons également plusieurs fois par an un séminaire de préparation à l'installation. qui dure deux jours avec une journée complète sur les thématiques de la gestion, du management, les étapes d'un projet d'installation. Et puis, nous les mettons en situation le lendemain avec un cas pratique où ils vont passer avec des clés très concrètes toutes les étapes d'un projet d'installation. Et enfin, nous avons eu le plaisir de co-construire une formation très structurante dans le domaine de l'entrepreneuriat en pharmacie avec une école de commerce, Audencia, qui s'inscrit sur un an. Et une vingtaine de journées d'apprentissage.
- Speaker #1
Et du coup, tout ce parcours, il peut se mettre en place à quel moment dans la scolarité ? Est-ce qu'on peut commencer tôt, quatrième, cinquième année ? Est-ce que c'est un projet qu'on développe même en sixième ou alors qu'on commence à avoir le projet de s'installer ? Par exemple, les lois, vous, est-ce que vous êtes intéressé à tout ça à la fin de vos études, pendant vos études ? Quel était le timing entre votre formation et votre installation ?
- Speaker #2
Alors moi, le timing, je crois que j'ai fait partie des premiers à faire le séminaire de l'installation. Donc j'ai d'abord fini ma sixième année et j'ai passé ma thèse. Et ensuite, j'ai fait ce séminaire d'installation. Moi, j'aurais bien voulu qu'on me prépare en cinquième année. J'ai fait la cinquième année hôpital. C'est une année quand même un peu de pause. J'aurais pu faire ce parcours pendant cette cinquième année sans problème. Et j'aurais gagné un peu de temps. Et j'aurais pu aussi m'investir et se m'en préparer aussi à la sortie.
- Speaker #1
Et c'est possible de commencer dès sa cinquième année à intégrer un parcours entrepreneurial ?
- Speaker #0
Bien sûr ! Il n'y a pas vraiment d'âge pour avoir envie de devenir titulaire de son officine. Le mieux est de se préparer dès qu'on en ressent l'envie. Aujourd'hui, le pharmacien s'installe en moyenne à 35 ans. Mais de plus en plus, lorsque l'on est présent aux côtés des étudiants dans les facultés, lors des forums, par exemple des professions pharmaceutiques, on rencontre des futurs pharmaciens qui souhaitent s'installer dès la sortie de la fac. Et il y en a 3, 4, 5 par promont en général qui vont s'installer dans les deux ans qui vont suivre leur sortie.
- Speaker #1
Et donc, Eloy, en l'occurrence, qu'est-ce que vous avez pu faire, vous, pour pallier ce manque avant votre installation ?
- Speaker #2
Alors moi, dès le début, j'ai pris un accompagnement juridique. J'ai pris un accompagnement financier avec un comptable. Et donc, sur tous les dossiers que j'ai pu faire avant de racheter ma première pharmacie. Ils m'ont accompagné, ils m'ont donné des idées, ils m'ont orienté. Et de temps en temps, ils m'ont dit de ne pas y aller. De temps en temps, ils m'ont dit que c'est un bon dossier. Et c'est comme ça que ça m'a rassuré au niveau de l'installation.
- Speaker #1
De ce que je comprends, les étudiants sont donc très bien formés scientifiquement, mais peut-être pas assez armés pour affronter l'aventure entrepreneuriale. Comment est-ce qu'on peut les rassurer sur ce sujet avec l'accompagnement que vous pouvez proposer ?
- Speaker #0
En effet, Tina, il a... Nous semble important d'apporter un maximum d'informations et de formations pour se préparer justement sur le pilotage, la gestion d'une entreprise et sur les formes de management et notamment l'accompagnement du changement qui va être essentiel pour mettre en place par exemple les missions santé qui arrivent depuis plusieurs années. Je disais tout à l'heure que nous avions développé au sein de la coopérative différentes... Différents formats, différents événements pour cela. Il y a également des DU de gestion, notamment, qui existent, une demi-douzaine, à Lille, à Besançon, à Nancy, à Strasbourg, par exemple. Et puis, le second volet, c'est qu'ils puissent être bien accompagnés dans leurs projets, comme l'a cité tout à l'heure Éloi, en évoquant un expert comptable pour la partie financière, un juriste pour les différents éléments juridiques. Et puis, pouvoir s'entourer de notre côté. On est là, par exemple, aux côtés des pharmaciens individuellement pour les aider à franchir étape par étape leurs projets d'installation en relecture et en complément de l'expert comptable, du juriste, notamment pour toute la partie géomarketing, pour l'analyse des documents, pour les aider à ce qu'ils puissent trouver des officines à étudier, les mettre en relation avec nos différents partenaires. Et puis également pour la partie financière, le montage financier, il y a à peu près 1500 transactions d'officines par an. Et une officine aujourd'hui, c'est 2 300 000 euros de chiffre d'affaires. Donc c'est en moyenne 2 millions d'euros d'investissement à réaliser, un endettement sur 12 ans. Et le banquier aime à demander 20% d'apport, et donc 300, 400 000 euros. La plupart des jeunes pharmaciens qui souhaitent devenir titulaires ne les auront pas vers eux. Et donc, nous avons développé un certain nombre de solutions et de partenariats avec des banques pour les aider à réaliser, à concrétiser leurs projets avec des financements équilibrés et éthiques pour compléter leurs apports.
- Speaker #1
Alors, ce parcours entrepreneurial, il va mêler forcément des idées et une passion. Eloi, j'aimerais bien que vous nous retracez un petit peu votre parcours d'installation. Quelles ont été vos surprises ? difficultés au début, vos projets, vos ambitions ?
- Speaker #2
Alors moi je me suis installé en 2017 dans ma première pharmacie à Elancourt. Avant ça j'avais très peu d'apports donc j'ai fait beaucoup de dossiers de liquidation judiciaire où en fait on pouvait acheter des pharmacies très vite au tribunal avec très peu d'apports mais il fallait monter très vite des dossiers, c'était très compliqué. Et je me suis rendu compte que sur Paris, les prix quand même... On était en concurrence avec des bars qui voulaient racheter les loyers et tout ça. Donc, c'était quand même assez cher. Et donc, après, en fait, avec Giphar, ils m'ont proposé le booster d'apport. Donc, ça m'a permis d'acheter une pharmacie à l'époque qui faisait 1,8 million de chiffre d'affaires. Et j'ai racheté ça en région parisienne parce que je me suis marié avec une parisienne. Et donc, je me suis installé en région parisienne. A l'issue de cette installation, j'ai tout de suite fait un réagencement avec le service développement Agifar. qui m'a permis de donner vraiment une pharmacie attractive et des locaux qui étaient facilement exploitables et qui étaient vendeurs aussi. C'est ça qui était important pour moi. Et j'ai installé une cabine pour tout ce qui était orthopédie, ce qui était tout à fait nouveau à l'époque. Et deux, trois ans après, il y a eu le Covid. Donc ça a fait énormément de changements pour tous les pharmaciens. Donc on a été amené à faire plus de services, plus d'actes. faire tous les tests et donc cette salle m'a sauvé. L'agencement au départ m'a permis de bien vivre ces événements. Ensuite, entre 2017 et 2022, j'ai eu le bonheur d'avoir trois enfants qui demandent de plus en plus de temps à accorder à la vie familiale et ma femme étant avocat, nous avons tous les deux deux vies professionnelles chargées. La région parisienne, un petit appartement, nous a amené à avoir plus d'espace pour la famille. Donc, on a pris la décision de partir en province, d'où mon installation en 2022 à Sablé-sur-Sarthe. À Sablé-sur-Sarthe, j'ai repris une pharmacie, pareil, d'un million huit. Et j'avais pour projet de transférer cette pharmacie dans un local plus grand. Donc on est passé d'un local de 100 m² à 350 m². Et là, pareil, avec le service de développement, on a fait une pharmacie axée sur les soins. Donc au lieu de faire une salle de consultation, on a fait 5 salles où on fait l'orthopédie, de la télémédecine, une salle de vaccination, une salle de test, une petite salle aussi pour tester tout ce qui est crème de parapharmacie. Donc si on m'avait dit que j'allais faire cette pharmacie en 2017, non je ne pensais pas du tout faire ça en 2017, je l'ai fait en 2022 parce que le métier a changé et parce qu'en écoutant d'autres pharmaciens, on est allé dans des groupements locaux, ça donne des idées et puis on voit que le métier de pharmacien par rapport à ce qu'on a commencé en 2015, sorti de la fac et à ce qu'il est aujourd'hui, en fait le métier change énormément. et je pense qu'il y a beaucoup d'avenir Il faut avoir foi en l'avenir sur ce métier parce qu'en fait, on se ressent sur notre domaine de compétences. On n'est plus vendeur de médicaments ou vendeur de génériques comme c'était le cas et on essaye encore de le devenir.
- Speaker #1
Ce qui est intéressant dans votre discours et dans votre parcours, c'est que pour rebondir un peu sur tout ce volet accompagnement, on a parlé beaucoup de montage de... géomarketing, d'identification de projets, mais on a aussi maintenant parlé d'un service agencement, d'une personnalisation de l'officine, et puis de rencontres aussi, au cours peut-être de plusieurs formats. Comment est-ce que vous accompagnez les pharmaciens sur ce volet purement serviciel et comment vous les aidez à se mettre en relation, peut-être sur un partage de connaissances, de compétences, de déploiements ?
- Speaker #0
Tout d'abord, un des principes coopératifs, c'est de ne pas être seul titulaire dans son coin, dans son officine. Et de ce fait, les pharmaciens s'organisent entre eux, d'abord en groupements locaux, de proximité. Eloi, je crois que tu as un groupe WhatsApp et puis tu participes une fois par mois, une fois tous les deux mois, à ton groupement local. Qu'est-ce que ça te permet ?
- Speaker #2
Alors la réunion, déjà une fois tous les deux mois, déjà on fait un petit resto entre pharmaciens, donc c'est quand même assez sympa. C'est pas désagréable, ça nous sort de l'ordinaire. Et puis ensuite, on parle avec des pharmaciens qui ont exactement les mêmes problématiques que nous. Il y a certaines problématiques que je ne peux pas parler avec ma femme parce que forcément, elle ne les comprend pas totalement. Et donc, on a tous les mêmes problématiques et on répond tous aux mêmes problématiques, soit différemment, soit de la même façon. Et ensuite, moi, j'y vais aussi la pêche à idées, c'est-à-dire beaucoup de personnes ont de très très bonnes idées et donc il ne faut pas hésiter à les reprendre. Et si on n'y va pas, on n'est pas au courant. Donc c'est dommage. Parfois, en fait, on y va, on n'a pas envie d'y aller et on revient rebooster. Parfois, c'est une heure de son temps, il faut prendre la voiture, on revient tard, mais en fait, on ressort. On a la pêche, le lendemain, on a envie de tout déménager dans la pharmacie. Et c'est ça qui permet d'avancer. Et c'est ces petits moments qui font qu'on peut aller loin.
- Speaker #1
Et c'est là qu'être fédéré est un atout. Là, on peut se sentir parfois seul. Est-ce qu'il existe d'autres formats de rencontres ? Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Il y a un échelon régional également qu'on appelle chez nous les intergroupements qui permet de recevoir en complément de ce rencontré de façon un petit peu plus élargie, de recevoir également de l'information sur les travaux des commissions, notamment auxquelles participent les pharmaciens titulaires et adhérents, de recevoir de l'information concernant la coopérative en général également. Et puis, il y a aussi la possibilité d'avoir des échanges avec les pharmaciens élus, qui sont des éléments de transition, de transmission d'informations dans chaque région. Nous avons également un temps fort annuel, qui est le forum, qui se veut particulièrement convivial, puisque nos pharmaciens apprécient aussi se retrouver dans de bonnes soirées. Et lors de ce forum, on a un salon par exemple avec à peu près 80 partenaires, laboratoires, partenaires non marchands également. Là, on va avoir dans quelques jours des partenaires également, un village de l'entrepreneuriat et un village de l'innovation. Donc les pharmacies ont l'occasion de se réunir assez régulièrement. Et puis, pour être accompagnés au quotidien, il y a différentes équipes en complément des outils qui sont dans la grande boîte à outils à leur disposition. Il y a d'abord leur responsable du développement commercial qui est à leur côté pour pouvoir les accompagner au quotidien dans l'exploitation de l'officine. Et puis, il y a des services comme ce que tu évoquais tout à l'heure, Eloi, le concept d'agencement pour aider à investir dans un réagencement, dans un agrandissement, dans un transfert. Et puis il y a également l'équipe que j'anime qui est aux côtés du pharmacien pour la partie projet, pour l'aider dans le pilotage, la gestion, mais aussi dans le management, les différentes formes de management pour coller à l'évolution de la pharmacie et puis aux besoins.
- Speaker #1
Donc un déploiement de cet accompagnement national, régional puis local qui permet vraiment à chaque personnalité de s'épanouir dans un projet ultra personnalisé. Eloi, est-ce que rétrospectivement, vous pensez que c'est cette hyper personnalisation qui fait que le pharmacien de demain perdura sur son modèle officinal ?
- Speaker #2
Oui, moi je pense que si on ne voit pas ce qui se fait ailleurs, on risque de rentrer dans un train-train et on peut louper des innovations. Moi je le vois bien, par exemple, Cette semaine, vous avez les lecteurs carte vitale avec code barre et sans contact qui sont sortis. Moi, ça fait six mois que la sécu me demande d'investir dedans. Ça fait six mois que je traîne les pieds. Sur mon groupe WhatsApp, des pharmaciens titulaires m'ont envoyé un message comme ça. Il faut acheter ça, Ils l'ont déjà fait. Moi, je suis déjà en retard. Donc, voilà, j'ai passé ma semaine à acheter mes lecteurs. de main à jour et puis c'est comme ça qu'on avance. Parfois, on a des choses qu'on n'a pas envie de faire. On a tous des choses qu'on n'a vraiment pas envie de faire. Et en fait, le fait de voir le copain qui le fait, en fait, on le fait. Et si on ne voit pas ce que les gens autres font, je pense que c'est comme ça. On perd petit à petit des parts de marché, son outil de travail et la page se tourne vite.
- Speaker #1
C'est très intéressant ce que vous expliquez, Eloi. Et justement, je pense que ça colle avec l'image. qu'ont les jeunes pharmaciens ou les étudiants actuellement de l'entrepreneuriat, en tout cas dans sa modernité, dans cette envie de développer des outils innovants. Est-ce que vous voyez ce profil évoluer depuis quelques années ? Est-ce que les nouveaux pharmaciens titulaires sont différents des anciens ?
- Speaker #0
Oui, on voit d'abord un rajeunissement dans l'âge de la première installation et dans l'envie de devenir titulaire de son officine. Avec d'une part une meilleure appétence pour le management, plutôt horizontal, l'animation d'équipe plus que dirigée. Et puis d'autre part, également une meilleure appétence pour ce que je vais appeler l'expérience client ou l'expérience patient. Se mettre un petit peu à la place du client ou du consopatient. et identifier ses besoins, donc avoir une meilleure appétence pour le merchandising, le marketing de façon assez naturelle. Ça, c'est effectivement plus générationnel.
- Speaker #1
Parfait. Alors, si vous pouviez nous donner des derniers conseils avant de s'installer, Eloi, quels seraient-ils ?
- Speaker #2
Alors, pour s'installer en pharmacie, les conseils que je donnerais, c'est déjà de trouver un emplacement numéro un. Donc, un emplacement numéro un, c'est soit un emplacement avec un parking ou soit dans une ville avec beaucoup de flux, station de métro ou station de tram, etc. Ensuite, il faut bien acheter sa pharmacie au bon prix. Donc, maintenant, le... On est en multiple de l'EBE et donc c'est acté pour tout le monde. Mais il faut vraiment être vigilant sur ce point. Ensuite, il faut avoir des conseils avec qui parler facilement. Donc, un avocat pour le juridique, un comptable pour le financier et puis un service développement ou marketing pour tout ce qui est l'aspect commercial. C'est hyper important aujourd'hui, maintenant, je trouve. Ensuite, il faut être à l'écoute. Donc, il ne faut pas hésiter à être sur des groupes WhatsApp. pour parler de ses problèmes et écouter les autres. Et ensuite, il faut surtout profiter de l'expérience des gens. Moi, je n'invente pas grand-chose, je m'inspire des gens.
- Speaker #1
Bruno, est-ce que vous avez aussi des derniers conseils à livrer ?
- Speaker #0
Oui, alors j'en ai trois en tête. Le premier, c'est de s'informer. S'informer, se former, comme tu le disais, Eloi, s'inspirer des expériences des autres, rencontrer des pharmaciens titulaires. Le second... c'est de bien s'entourer, comme tu l'as évoqué également, pour le projet d'installation et ensuite dans sa vie de titulaire, notamment en choisissant le bon partenaire groupement qui sera en phase avec ses objectifs et ses besoins. Pour exemple, Giphar permet de gagner beaucoup de temps au quotidien, de passer plus de temps ainsi avec ses patients, avec son équipe pour développer des projets. et puis le... Troisième conseil, une fois qu'on est devenu chef d'entreprise, c'est de se dire que nous sommes dans un marathon et pas dans un sprint et qu'il est nécessaire de prendre du temps, prendre du recul, prendre de la hauteur, s'extraire un peu de sa pharmacie pour continuer à réfléchir sa stratégie et à la mettre en œuvre.
- Speaker #2
Je rajouterais également, il y a aussi le conjoint. Il faut être aussi très raccord avec son conjoint. Il ne faut pas... Aller vers quelque chose que si le conjoint n'est pas d'accord, sinon ça risque d'être compliqué. Moi, j'ai toujours eu la chance d'avoir ma femme qui m'a toujours soutenu et qui m'a toujours aidé et qui m'a soutenu quand ça n'allait pas. Et qui m'a aidé et qui m'a toujours motivé. Et je suis arrivé jusqu'ici, c'est grâce à elle. C'est aussi un projet de couple.
- Speaker #1
Je ne dirais pas que derrière chaque grand homme, il y a une femme, n'est-ce pas ? Merci Eloi, merci Bruno pour cet échange passionnant et puis ce partage d'expérience très concret
- Speaker #2
Merci beaucoup Tina pour cet échange Merci Tina pour l'invitation
- Speaker #1
On retiendra une chose, c'est que si le parcours étudiant prépare bien au métier de pharmacien en lui-même c'est surtout l'accompagnement qui rend la gestion d'une officine possible et durable et pour réussir il faut se former s'entourer, s'informer oser poser des questions et surtout ne pas rester seul D'ailleurs, toute la force d'une coopérative. Merci d'avoir suivi cet épisode. Dans le prochain, on reviendra sur ce parcours d'installation dans le détail, les clés de la réussite et les erreurs à éviter. Vous venez d'écouter une dose d'avance, la voix des pharmaciens et des pharmaciens qui façonnent leur métier. Merci pour votre écoute et merci à tous les professionnels qui font vivre la pharmacie chaque jour. Vous pouvez retrouver cet épisode de la saison 1 sur toutes vos plateformes d'écoute habituelles. Nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir le réseau Giphar sur les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, LinkedIn et sur sa chaîne YouTube. Je vous dis à très bientôt.