- Speaker #0
Bonjour, je m'appelle Pauline Maria, bienvenue dans Virage. Le podcast est sur la vie et ses tournants qui nous font rire, parfois pleurer, mais qui toujours nous inspirent. Je suis ravie de vous accueillir dans cette quatrième saison de Virage qui promet d'être riche d'invités incroyables. Si vous voulez ne rien rater et soutenir ce podcast, je vous invite à vous abonner sur votre plateforme d'écoute. Et pour venir avec moi en coulisses, vous pouvez me suivre sur Instagram, pauline-du-bas-virage et sur TikTok, virage.podcast. Je vous laisse avec l'invité du jour et je vous souhaite une très bonne écoute. Bonjour Aline.
- Speaker #1
Bonjour Pauline.
- Speaker #0
Comment ça va ?
- Speaker #1
Ça va très bien, merci.
- Speaker #0
Je suis très contente qu'on puisse enregistrer un épisode toutes les deux. Ton histoire est l'histoire de tellement de gens finalement, puisque tu t'es emparée du sujet de l'inclusion des femmes aux cheveux crépus, bouclés, ondulés et frisés. Quand tu étais petite, tu ne t'es pas sentie intégrée, tu as été beaucoup moquée à cause de tes cheveux, il y avait une absence de représentation. Jusqu'au jour où tu as décidé de reprendre le pouvoir sur ton histoire, que tu as compris que c'était inhérent à ton identité et tu as décidé en fait que tu allais participer à un combat pour que plus jamais les jeunes filles, notamment si jamais un jour tu devenais la maman d'une petite fille, puissent vivre ce que tu as vécu. Un combat que tu mènes avec brio. Tu as aujourd'hui ton salon qui s'appelle Boucle d'ébène. Tu as gagné un prix de formation là il y a quelques jours ou semaines.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Dont nous allons parler ensemble. Et tu participes... très grandement à changer les mentalités. Est-ce que tu peux me raconter le commencement de ton histoire et notamment le harcèlement qui s'est découlé de tes cheveux quand tu étais petite, s'il te plaît Aline ?
- Speaker #1
Oui, alors le point de départ de mon histoire, c'est vraiment dans la cour d'école. J'ai entre 6 et 7 ans. Jusqu'alors, tout allait bien et je commence à recevoir des insultes sur mon apparence, soit ma couleur de peau, soit mes cheveux. Et à l'occurrence, mes cheveux, c'était quelque chose qui était assez récurrent. Mes cheveux ressemblaient à des espèces d'éponges qu'on utilise pour faire la vaisselle, de la laine de mouton, salles noireaux. Enfin, tout un tas d'insultes qui, au départ, quand on reçoit une, mais quand on reçoit plusieurs... au bout d'un moment tu te questionnes et tu finis par y croire que tu es un problème et à intérioriser ce problème en tout cas c'est ce qui s'est passé pour moi et j'ai petite pensé que mon apparence n'était pas correcte,
- Speaker #0
n'était pas acceptable et surtout que je n'étais pas jolie et que mes cheveux étaient les pires du monde en étant crépus et naturels que tu rentrais pas du tout dans les standards de beauté et on a fini par te mettre dans la tête que ce n'était pas OK d'avoir les cheveux que tu avais et qu'il fallait faire quelque chose pour lutter contre ta nature de cheveux.
- Speaker #1
Exactement. Une des raisons pour lesquelles j'ai intériorisé ça comme une vérité, c'est parce que je ne voyais mon image représentée nulle part, en fait. Ni dans les médias, ni dans les magazines, dans les livres. Et donc, du coup, c'est comme si ça attestait du fait qu'elle n'était pas présentable. Et effectivement, dès qu'un cheveu était un peu frisé, crépu, il fallait le transformer pour être acceptable.
- Speaker #0
Et quand tu en parlais aux femmes noires de ton entourage, que ce soit ta mère ou peut-être d'autres femmes de ta famille ou des amis, le mot racisme n'est jamais ressorti quand tu racontais ce que tu vivais à l'école ?
- Speaker #1
Alors, je ne m'en souviens absolument pas. Moi, je me souviens simplement que j'étais très inconfortable dans mon corps et dans l'image que je projetais pendant très longtemps. Et que ça m'a fait souffrir au point où... Je me rappelle avoir eu des crises de larmes en demandant à ma mère quand est-ce que j'aurais les cheveux lisses, par exemple. Parce que je pensais qu'à un moment donné, ils allaient se transformer en lisses. Et quand elle m'a répondu qu'en fait, je porterais ces cheveux-là toute ma vie, j'en faisais vraiment des crises de larmes. C'était douloureux parce que j'avais l'impression que je ne serais jamais acceptée et que je ne serais jamais regardée et encore moins identifiée comme un critère de beauté.
- Speaker #0
Tu ne seras jamais jolie, tu ne te diras jamais bien dans ta peau.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Tu avais des amis, par exemple. Qu'est-ce qu'elles te disaient face à ces moqueries quand elles le constataient, par exemple, dans la cour de l'école ?
- Speaker #1
Elles me disaient simplement « ne t'embête pas, il ou elle est stupide, c'est n'importe quoi » . Mais dans la tête d'un autre enfant, on ne peut pas se rendre compte de ce que son ami en face vit intérieurement. Donc je me souviens que c'était... Quand j'en parlais, c'était balayé très rapidement, alors que moi c'était quelque chose qui était vraiment très difficile. Mais bon, en même temps, ma réalité n'est pas partagée par mes amies qui, elles, portaient les cheveux lisses.
- Speaker #0
Et les femmes qui étaient des modèles pour toi, des modèles de... De beauté ? Oui, non, plutôt les femmes de ta famille auxquelles tu pouvais t'identifier, qui avaient les cheveux crépus. Est-ce qu'elles les gardaient crépus ou est-ce qu'au contraire, elles essayaient de les lisser ?
- Speaker #1
Non, c'est là où, en fait, tout mon entourage, en plus de la société, tout mon entourage proche, ma maman se défraisait les cheveux, mes tantes... Tout mon environnement avait les cheveux défrisés, parce qu'à l'époque, c'était comme un rituel de passage pour devenir une femme. Quand tu as les cheveux crépus ou frisés, il fallait, à partir de l'âge de 10 ans par là, 10-11 ans, te défriser les cheveux. Et du coup, tout mon entourage, donc maman y compris, se défrisait les cheveux. Donc en fait, pour s'identifier, c'est compliqué. Mon identification, c'était Cendrillon, la belle au bois dormant. Et sérieusement, c'était ça. et puis toutes les actrices qui étaient aux antipodes de ce que moi je représentais.
- Speaker #0
Est-ce que tu trouves qu'aujourd'hui la représentation ça va mieux ? Par exemple aujourd'hui tu es la maman d'une petite fille, est-ce que tu as remarqué que pendant son enfance il y avait plus de représentations, qu'elle pouvait davantage s'identifier à des princesses, des héroïnes de films, des chanteuses, plus que quand tu étais petite ? Et notamment, est-ce qu'il y avait plus de... Ma fille est plus petite que la tienne, donc je ne sais pas encore, plus de Barbie, plus de Barbie noire, je veux dire, plus de poupées, etc. Plus de représentation, plus de diversité.
- Speaker #1
Oui, totalement. Elle a eu la chance de grandir avec plus de diversité et ses poupées lui ressemblaient. Les miennes ne me ressemblaient pas à l'époque, très longtemps en arrière. Elle a 12 ans aujourd'hui, mais malgré tout, malgré le fait qu'elle ait été entourée de poupées noires, métisses et blanches, elle a eu de tout. Mais sa représentation majeure, c'était les poupées noires qui lui ressemblaient. Malgré tout, à l'âge de 3 ans et demi, elle m'a quand même sorti que je serais plus jolie si j'avais les cheveux lisses et la peau blanche. Et quand elle m'a sorti ça, oui, outre le fait que ça m'a bouleversée pendant un instant, j'ai compris en fait, vraiment à ce moment-là, à quel point, même si la société avait avancé, même si les images étaient plurielles et plus diverses, même si elle a grandi, avec des poupées qui la représentaient et des imageries plus diversifiées. Le message sous-jacent, les canons de beauté ne sont pas ce que toi tu es, maman, ou toi tu es, elle, elle l'avait compris. Et c'est à ce moment précis que j'ai compris à quel point il y avait encore du travail, même si les choses ont avancé et elles continuent d'avancer dans le bon sens, et ça c'est génial d'être témoin de ça, mais si un enfant de trois ans et demi arrive, à formuler ça alors qu'elle a grandi dans un environnement cosmopolite, ça ne vient pas de nous. C'est à partir du moment où elle est rentrée à l'école que c'est arrivé ça. Avant, ça n'existait pas.
- Speaker #0
C'est fou qu'elle ait constaté ça parce que, par exemple, moi, ma fille, je remarque qu'elle ne voit pas les différences. Elle a des copines noires, elle a des copines blanches. Et par exemple, quand elle veut me dire de demander à une copine et que je ne sais pas laquelle c'est, elle ne va jamais me dire. Ah bah c'est ma copine noire par exemple, elle va me dire, regarde elle a le pull rouge, elle ne voit pas les différences de couleur de peau. Elle a quel âge ? Elle a 5 ans aujourd'hui. Mais par exemple, je ne sais pas comment c'est perçu, mais en tout cas dans son école, j'en ai parlé avec une maman dont la petite fille est noire, et elle me disait qu'elle est arrivée en moyenne section et qu'elle voyait une grosse différence. Vraiment, elle se sentait super bien, sa petite fille, comme quoi c'est possible. Et ça doit beaucoup dépendre de ce qu'on dit à la maison.
- Speaker #1
En fait, de l'environnement, oui, bien sûr. De ce qu'on dit à la maison, de ce qu'on dit à l'école, de ce qu'on voit, etc. Et pourtant, on a justement fait en sorte qu'elle soit baignée dans un environnement qui soit représentatif de ce qu'est la France, la diversité. Et malgré tout, elle a pu me sortir ça. Et pour l'avoir vécu moi-même, étant petite, elle n'a jamais su me dire ce qui s'était passé à l'école. Mais forcément, ça vient de l'école, en tout cas de l'extérieur, parce que... À la maison, on a toujours fait en sorte que tout le monde soit valorisé, qu'il n'y ait pas de jugement porté. Mais ça va mieux, bien sûr. Aujourd'hui, elle a 12 ans et avec son père, bien sûr, on a fait en sorte de continuer à l'accompagner, de parler, de comprendre. Et ça s'est apaisé, mais ça a mis du temps.
- Speaker #0
Et comment on peut être, par exemple, des bons alliés quand on élève des enfants blancs ? Comment on peut faire en sorte d'être des bons alliés pour participer à la parfaite intégration des jeunes filles ?
- Speaker #1
Je pense qu'il faut simplement... En vérité, les enfants, naturellement, ils ne voient pas les différences. C'est souvent quand les parents ou quand le discours ambiant commence à pointer du doigt les différences qu'ils commencent à les voir. Donc en fait, comment est-ce qu'on peut accompagner ? C'est simplement, je pense, être à l'écoute de l'enfant et peut-être prêter attention à ce qu'il pourrait dire de stigmatisant, montrant une différence chez l'autre. une différence qu'il aurait intégrée comme négative et lui montrer qu'en fait c'est différent, mais c'est pas forcément négatif, ni mieux ni moins bien c'est juste différent et lui apprendre simplement avec les mots avec des images que la beauté est plurielle en fait et que la différence ce n'est pas un problème c'est plutôt une richesse voilà, donc je pense que c'est aussi simple que ça, les enfants sont très simples donc il faut utiliser des mots simples je pense ce... Et le questionner, lui. C'est vrai parce que les enfants,
- Speaker #0
quand ils posent une question, ils se contentent d'une réponse très simple. Et surtout, ils prennent vraiment notre réponse comme quelque chose de très important. C'est là où, comme tu dis, on peut imaginer que quand la réponse, malheureusement, n'est pas positive, etc., ça doit être ces enfants-là qui ensuite vont dire dans la cour de l'école que le physique serait plus joli si les cheveux étaient d'une certaine manière ou d'une certaine manière. Et toi alors, comme les femmes de ton entourage étaient défrisées, est-ce que cette idée a commencé à germer en toi d'y avoir toi-même recours ? Et si oui, quelle a été la réponse des femmes de ta famille ?
- Speaker #1
Alors très tôt, très vite, comme c'était la représentation dominante dans mon environnement familial et dans l'associé de manière générale, j'ai voulu avoir les cheveux lisses, donc avoir un défrisage chimique. ma mère... y étaient totalement opposées, même si elles-mêmes se défrisaient les cheveux. Et elle a accédé à notre demande, à ma sœur et moi, à force de pression.
- Speaker #0
Et est-ce qu'elle te disait pourquoi elle ne voulait pas ?
- Speaker #1
Oui. Son argument, qui était totalement juste, elle avait conscience que c'était toxique. Pourtant, elle le faisait elle-même. Et donc elle ne voulait surtout pas nous imposer ça, surtout en préadolescence, etc. Elle avait compris que ce n'était pas anodin. Et donc je la remercie. infiniment pour ça, mais elle a cédé quand j'avais 14 ans, et donc là ça a été vraiment je me rappelle encore de mon premier défrisage où je me suis sentie la plus belle du monde, parce qu'enfin j'avais le sentiment d'accéder à la beauté. C'est un sentiment qui est très très très très fort, parce que j'avais nourri pendant très longtemps justement cet idéal, mais qui a été au bout de 3 ans, parce que je l'ai fait à peu près pendant 3 ans. trois ans, qui a été cassé parce que c'était le défrisage de trop. Et celui-là m'a brûlé le cuir chevelu et a cassé mes cheveux par poignée, des croûtes, des brûlures sur le cuir chevelu. Donc, c'était assez violent.
- Speaker #0
Et comment tu t'es sentie à ce moment-là ?
- Speaker #1
À ce moment-là, je me suis sentie très mal. C'est vraiment à ce moment précis, quand j'étais devant mon miroir, que je me suis demandé pourquoi j'en étais arrivée là. Pourquoi ? Pourquoi j'acceptais de violenter mon corps pour la raison précise que je voulais le changer, le modifier et que j'acceptais cette souffrance déjà physique. Mais c'était une souffrance finalement qui était psychologique et qui m'avait amenée jusque là. Et quand je me suis demandé pourquoi et que j'ai réalisé que je voulais ressembler à ma meilleure amie qui avait les cheveux lisses, j'ai réalisé que je n'y arriverais jamais et que c'était nul en fait de vouloir ressembler. à quelqu'un d'autre. C'est vraiment comme ça que les choses se sont imbriquées dans mon esprit et je me suis promis à ce moment-là, même si j'étais très mal, physiquement et psychologiquement, du coup, de réaliser tout ça, de prendre conscience de tout ça d'un seul coup, je me suis promis d'apprendre à m'aimer tel que j'étais. C'est ce qui m'a sauvée, en fait. C'est-à-dire que c'est ce moment clé qui m'a permis de revenir à moi.
- Speaker #0
Oui. Et à quel moment tu te dis qu'en fait... C'est un problème que rencontrent tristement énormément de jeunes femmes et que c'est un problème que tu as envie de prendre à barre à le corps.
- Speaker #1
À partir du moment où j'ai compris d'où ça venait, parce que le pourquoi m'a amenée à faire des recherches sur mon histoire, à lire beaucoup, à comprendre que dans mon histoire il y avait l'esclavage, la colonisation, quatre siècles de domination des corps, des esprits de mes ancêtres. Et qui restait en fait, que ces résidus-là restaient imprégnés, en tout cas on en était imprégnés dans mon corps, dans mon ADN, mais aussi dans l'inconscient collectif vis-à-vis du regard. sur moi, donc de la beauté des standards dominants projetés sur moi. Tout ça, en fait, j'ai compris en faisant des recherches. Et à ce moment-là, je me suis dit OK, clairement. Donc moi, je fais le choix de revenir au naturel. Dans mon environnement, je ne vois personne qui a fait ce choix-là. Mais par contre, je suis certaine, j'étais persuadée qu'il y avait beaucoup de personnes qui voulaient revenir au cheveu naturel, mais qui... soit n'en avait pas la force, soit n'avait pas les outils ni les clés, soit encore n'était pas en confiance pour le faire parce que le regard de l'autre négatif, péjoratif sur soi, à porter tous les jours, ce n'est pas évident. Et moi, pourtant, j'avais fait ce choix. Donc, je portais ces regards de questionnement. Mais pourquoi elle revient au naturel ? Ça ne lui va pas, ce n'est pas joli, c'est crépu, ce n'est pas à la mode, ce n'est pas acceptable. Que ça soit de la société, mais aussi des personnes qui, naturellement, avaient les cheveux crépus elles aussi, mais qui avaient fait le choix du défrisage.
- Speaker #0
Donc, à ce moment-là, tu décides d'emprunter la voie de la coiffure pour pouvoir...
- Speaker #1
Oui, mais avant d'aller sur la voie de la coiffure, j'ai voulu... Je dis je, mais en fait, tout mon parcours a été fait de pair avec ma sœur. J'ai voulu ouvrir un débat en France autour de la question du défrisage. Et j'ai, avec ma sœur, créé d'abord un événement. Donc l'événement Boucle d'ébène, qui a été un succès dès sa première édition, donc en 2005, donc 21 ans en arrière. L'objectif de cet événement, c'était de mettre en scène les personnes aux cheveux crépus, frisés, bouclés, au naturel, qui avaient fait ce choix. Il y en avait quelques-uns, on avait commencé deux, trois ans auparavant, avant de lancer notre grand événement Boucle d'ébène, on avait commencé à créer un petit réseau de femmes et d'hommes qui avaient fait ce choix. avec lesquels on avait déjà ouvert le débat. Et on a décidé de le faire sur une plateforme beaucoup plus grande, autour d'un événement qui, en 2005, était sur une journée. Et on a rassemblé, dès la première édition, 2000 visiteurs. Et c'est là où j'ai réalisé que, non seulement on avait mis le doigt dans quelque chose de très important, mais en plus, il fallait continuer à ouvrir le champ. et à trouver des solutions et proposer des réponses à toutes ces personnes. Parce que, je dois le préciser, à cette époque, il n'y avait pas de produit pour en prendre soin des cheveux crépus frisés naturels. Il y en avait uniquement pour les personnes qui les défrisaient. Ensuite, les professionnels de la coiffure traditionnelle, qui ont été formés sur un cheveu lisse et caucasien, ne savaient pas proposer autre chose qu'un défrisage. ou des perruques ou des rajouts. Et il n'y avait pas de soins ni de propositions autres. Donc, pas de produits, pas de professionnels et pas d'informations cohérentes et valorisantes pour toutes ces textures. C'était, vous avez les cheveux frisés, alors vous les défraisez. Point.
- Speaker #0
C'est incroyable.
- Speaker #1
Oui, non, c'est...
- Speaker #0
C'était hier, en fait. Oui,
- Speaker #1
c'était hier. Absolument.
- Speaker #0
Quand tu décides de lancer ton salon de coiffure, déjà tu me disais que ce que tu t'étais dit, c'est que tu avais parlé avec ta sœur et que tu t'étais dit, attention, ça risque de secouer.
- Speaker #1
Oui. Parce que là,
- Speaker #0
on s'attaque vraiment aux mentalités.
- Speaker #1
Exactement. Donc, en créant cet événement, on a eu l'adhésion d'au moins 2000 personnes dès la première édition. Donc, on savait qu'on était dans le vrai. On savait que c'était juste et au vu des retours, c'était nécessaire. Vraiment. Et donc, je dis à ma sœur... J'ai dit à Marina, j'ai dit, là, il y a un tournant qui s'opère. On répond à une demande. On est en train de travailler sur les mentalités. On ne sait pas combien de temps ça va mettre. Et je lui ai demandé, est-ce que tu es prête ? Parce que moi, clairement, c'est là où je veux aller. C'était très clair dans ma tête. Ça résonnait en fait.
- Speaker #0
C'était viscéral.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. C'est le terme exact. C'était viscéral. Je voulais trouver des solutions concrètes pour toutes ces personnes qui me ressemblaient. et qui potentiellement voulaient revenir au naturel. Et il fallait trouver des solutions. On a créé un premier événement, un deuxième, un troisième. Au bout du troisième, donc en 2007, on a rassemblé 15 000 visiteurs sur trois jours. Et là, j'étais toujours pas coiffeuse. À l'époque, j'étais assistante de direction trilingue. Rien à voir. Dans un cabinet d'avocats international à Paris. Rien à voir avec la coiffure. Mais je me suis dit, par contre, là, il va falloir que je retrousse les manches et que j'aille me... me former à ce métier de la coiffure que je n'avais jamais envisagé jusqu'alors. Mais force est de constater que les professionnels, même si on avait secouer en France, on avait commencé à secouer les mentalités en ouvrant ce débat. Ça avait fait polémique, ça avait... Dans les deux sens, c'était positif et un peu bousculé certaines autres personnes. Il n'y avait toujours pas de proposition professionnelle qui visait à faire des soins, à couper correctement, à faire des coiffures qui mettaient en valeur les cheveux naturels crépus, frisés, bouclés. Donc, il fallait que j'aille me former. Ne trouvant pas l'information ni la formation en France, ce que j'ai cherché, j'ai compris que ça n'était absolument pas intégré et qu'on n'était pas prêts.
- Speaker #0
Oui, que personne ne m'aiderait.
- Speaker #1
Non, personne ne m'aiderait. Je suis partie en Angleterre pendant trois ans, me former dans un salon-école spécialisé dans les cheveux crépus, frisés, bouclés et loxés à Londres. À mon retour, je crée la structure professionnelle, je propose des coiffures, des soins. En France, la coiffure est très légiférée, donc pour pouvoir ouvrir un salon et être considérée comme coiffeuse, il faut passer les diplômes de CAP, de BP, ce que j'ai fait. Donc je suis en mesure d'accueillir n'importe quel type de cheveux dans mon salon, même si on a cette spécialité cheveux texturés. Donc c'est en 2011 que j'ai créé le premier salon Boucle des Bennes, donc le salon de coiffure cette fois, le salon de coiffure Boucle des Bennes Studio.
- Speaker #0
Ok. Et là, tout de suite, tu rencontres ta clientèle ?
- Speaker #1
Tout de suite. Je n'ai jamais fait de pub. J'étais à Bagneux à l'époque. Je distribuais mes cartes aux personnes de main à la main. Et j'ai reçu une première personne qui en a parlé à d'autres, qui en a parlé à d'autres, etc. Et c'est comme ça qu'on a construit notre clientèle. Et c'était important pour moi aussi, au-delà d'apprendre le cheveu européen, c'était important pour moi de... comprendre comment fonctionnait la coiffure en France parce que j'avais conscience qu'il y avait des nœuds pour moi dans le système. Le premier nœud, c'est le fait de ne pas avoir intégré tous les types de cheveux dans la formation initiale. Ça m'a toujours semblé complètement aberrant de se proclamer coiffeur sans être en mesure de coiffer tous les types de cheveux. Et j'avais l'impression d'être la seule, d'être une hullu-berlu dans son coin. qui demandait finalement quelque chose de totalement normal. Oui. On est d'accord ?
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et quand j'ai compris qu'il y avait un couac dans le système au niveau de la formation, c'était important pour moi, au-delà d'être coiffeuse, d'aussi à un moment donné pouvoir devenir cette formatrice qui enseigne à tous les coiffeurs, à tous les professionnels qui veulent ouvrir leurs portes à tous les types de cheveux. Ça me semblait normal et je suis heureuse d'avoir pu... arrivé jusque là, parce qu'aujourd'hui, je forme depuis plusieurs années des professionnels et c'est génial de pouvoir le faire.
- Speaker #0
Et ta formation vient de remporter un prix.
- Speaker #1
Oui, c'est le prix de la meilleure formation par Choose Beauty, qui est un événement 100% professionnel coiffure. Donc, j'ai été reconnue par mes pairs. Donc, ça, c'est quelque chose qui est inédit, du coup, dans mon parcours professionnel, puisque c'est la première fois que je reçois un prix. Et donc, c'est la première fois finalement qu'on reconnaît... le travail qui a été fait depuis toutes ces années.
- Speaker #0
Et est-ce que tu constates maintenant, puisque tu es à la source, c'est-à-dire que tu as créé ta formation, que de plus en plus de coiffeurs sont en demande pour justement pouvoir finalement coiffer les cheveux crépus, bouclés, ondulés et frisés ?
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment une demande qui est grandissante et qui est dynamique. Les coiffeurs veulent se former, veulent apprendre, veulent pouvoir ouvrir leurs portes. tous les types de cheveux et c'est rassurant. Il y en a certains qui, par contre, clairement ne veulent pas, mais c'est OK. Si tu ne veux pas, alors c'est clair. Mais dans l'absolu, je pense qu'il est important pour tous les coiffeurs, même si tu ne vas pas en faire ta spécialité, mais je pense qu'il est important de savoir au moins proposer les basiques. Un shampoing, une coupe, un soin, un coiffage simple, même si ce n'est pas ce que tu vas faire tous les jours. Mais ne serait-ce que pour le respect de la personne qui se présente,
- Speaker #0
qui passe la porte pour payer une prestation,
- Speaker #1
si tu te considères... coiffeur, alors ouvre-lui la porte et propose-lui quelque chose de cohérent.
- Speaker #0
Oui, il faut pouvoir coiffer tout le monde. Et puis c'est vrai que même récemment, quand même, les informations, on a l'impression, ne circulent pas bien parce qu'il y a aussi beaucoup de mamans blanches qui, du coup, n'ont pas grandi en apprenant forcément à coiffer des cheveux texturés puisque dans leur famille, dans leur entourage, les cheveux n'étaient pas crépus, bouclés, ondulés et frisés, et qui ont des enfants métis et qui ne savent pas les coiffer. et qui ne savent pas à quelle porte frapper pour apprendre à prendre soin des cheveux de leur fille ou de leur garçon. Et donc ça, en fait, on se rend compte quand on est concerné, j'imagine que c'est vraiment scandaleux.
- Speaker #1
Mais ça l'est en fait, ça l'est. C'est avoir mis en marge des millions de personnes parce que tu n'avais pas le savoir-faire. Donc en fait, ces familles métissées ou les familles adoptantes qu'on reçoit régulièrement au salon, on leur apprend les gestes, les routines, la compréhension des produits. comment appliquer les produits sur ces textures, comment fonctionnent ces textures, ce qu'on peut faire avec. Donc c'est hyper important de travailler de pair avec ces familles qui ont besoin d'être informées, puisqu'elles n'ont pas grandi elles-mêmes la plupart du temps avec ces typologies de cheveux. Donc c'est normal d'aller demander à un professionnel son conseil. Et je suis tellement heureuse de pouvoir répondre à cette demande, parce que Boucle des Bennes à la base, et la mission que je me suis donnée à la base, c'est bien celle d'accompagner et de valoriser ces textures. Oui,
- Speaker #0
et on en parlait aussi tout à l'heure que les cheveux crépus ou texturés, les gens s'y invitent comme si c'était un bien commun et que ce n'est absolument pas rare de se les faire toucher par des personnes, par exemple dans la rue. C'est quelque chose que tu as pu vivre ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Que ta fille a pu vivre aussi ?
- Speaker #1
Alors, j'espère qu'elle ne le vivra pas. Elle ne m'en a pas parlé encore. Mais moi, j'ai pu le vivre étant plus jeune. Et c'est vrai que c'est violent. C'est comme aller toucher les fesses d'une femme dans la rue. Tu touches tes cheveux sans lui demander son autorisation. Le consentement est requis. Exactement. Le consentement est requis. C'est rentrer dans sa zone d'intimité. Ça ne se fait pas. Et la question, c'est pourquoi est-ce que tu t'autorises à le faire ? Je n'arrive pas à comprendre encore aujourd'hui pourquoi certaines personnes s'autorisent à le faire. Et malheureusement, ce ne sont pas des expériences isolées.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est vraiment quelque chose de très courant.
- Speaker #0
Toutes les femmes de ton entourage n'ont plus vie. Oui,
- Speaker #1
absolument. Donc, vraiment, ça m'interroge. Je n'ai pas la réponse.
- Speaker #0
Et quels sont les... J'imagine que tu rencontres beaucoup d'histoires dans ton salon, puisque les personnes qui viennent pour se faire coiffer, j'imagine, déposent toujours un peu leur parcours. Oui,
- Speaker #1
totalement.
- Speaker #0
Puisque du coup, ça fait 20 ans que tu as cette expérience dans ce domaine. Est-ce que tu as l'impression qu'on est en marche quand même vers une meilleure représentation, une meilleure... J'allais dire, tu vois, le mot intégration, c'est un mot qui n'est pas approprié parce que ça devrait être la norme.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu remarques que c'est plus facile de vivre cette différence aujourd'hui ?
- Speaker #1
Totalement, parce qu'aujourd'hui, contrairement à plus de 20 ans en arrière, il y a les produits, beaucoup de produits qui fonctionnent sur les cheveux crépus, frisés, bouclés, naturels. Il y a... le service. Donc, il y a des professionnels qui sont aujourd'hui en mesure, on nous compte bien sûr dans ces professionnels, qui sont en mesure d'accompagner. Et il y a des images diverses qui mettent en scène la diversité de la beauté. Donc, aujourd'hui, la jeune génération, je peux dire, une forte majorité de la nouvelle génération, ne se pose même pas la question. Donc ça, déjà, c'est une victoire. Maintenant, les générations entre les deux, les 30-40 ans, certains sont encore emprunts de ce passé lourd. Et du coup, c'est peut-être pour eux un peu plus difficile d'arriver à être à l'aise avec leur image. Cependant, je peux témoigner sur le fait qu'il y a une vraie évolution positive et qu'on a de moins en moins de personnes qui ne savent pas. Elles savent un petit peu, elles comprennent un peu leurs cheveux, elles ont essayé des produits, elles ont des informations. Là où, en arrière, il n'y avait pas d'informations. Et il n'y avait pas de problème. pas de professionnels. Donc, les témoignages qu'on a aujourd'hui sont de moins en moins lourds.
- Speaker #0
Et ta fille, elle est fière de ton combat, elle est consciente de tout ce que tu as fait.
- Speaker #1
Oui, totalement. Elle est fière, elle me l'a dit d'ailleurs, elle me le dit régulièrement qu'elle est fière de ce combat et moi, je suis très fière de ce qu'elle est devenue. Parce qu'aujourd'hui, elle se regarde, elle s'aime, elle passe un temps fou devant le miroir. Je sais que c'est l'adolescence, mais du coup, au moins, elle s'apprécie. Et ça, pour moi, c'est la plus belle des victoires. C'est vraiment la plus belle des victoires. Et je sais aussi que comme elle comprend bien ses cheveux, elle comprend bien les cheveux, parce qu'elle m'entend beaucoup parler de cheveux.
- Speaker #0
Puis elle a eu tout de suite accès aux produits appropriés.
- Speaker #1
Mais c'est ça le truc, là où moi, j'ai galéré. Elle, on va utiliser celui-là, celui-là, celui-là, un mix des deux. Elle sait faire en plus, donc ça, c'est génial. Et en plus, elle conseille ses copines aussi. Ça, c'est génial.
- Speaker #0
Et est-ce que tu as réussi à réconcilier des femmes de ta famille avec leur nature de cheveux ?
- Speaker #1
Carrément. Déjà, ma mère, quand on a commencé avec ma sœur à s'engager dans cette voie.
- Speaker #0
Elle a arrêté de se défriser. On a réalisé à l'époque, mais il faudrait que je lui pose la question vraiment, du pourquoi tu t'es défrisée à la base, maman ? Parce que ça, je ne l'ai pas encore fait. Mais quand elle a décidé de revenir au naturel, c'était assez simple pour elle de se coiffer. Elle n'a pas eu de problématiques particulières. Et on a influencé positivement énormément de nos cousines. Je crois que toutes les cousines de la famille ont basculé dans le naturel très vite.
- Speaker #1
Oui, c'est génial.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
parce que tu mesures tout de suite ton impact.
- Speaker #0
Exactement. Mais moi, ce qui me fait le plus plaisir aujourd'hui, c'est de voir dans la rue toute cette diversité capillaire qu'on ne voyait pas avant. C'est-à-dire, on savait que tu avais les cheveux frisés parce que tu avais la peau un peu noire, un peu métissée. On savait que naturellement, ton cheveu, il n'était pas lisse. Mais là, on voit toute cette diversité. Et le truc, c'est qu'il y a aussi toujours eu des personnes à la peau blanche avec des cheveux bouclés et frisés.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Et elles aussi ont une histoire qui est partagée avec celle qu'on a pu vivre, dans le sens où elles ont dû aussi, parce que j'en ai dans mes clientes, qui ont vécu le diktat du brushing systématique ou du lissage systématique. Donc ça, c'est...
- Speaker #1
C'est une très belle victoire.
- Speaker #0
C'est une très belle victoire, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et puis, par exemple, même les représentations, tu disais dans la rue, mais même aujourd'hui, par exemple, sur les podiums, dans les défilés, etc. Alors que tu vois, il n'y a pas si longtemps, il y a quand même un moment, mais par exemple Yves Saint Laurent à l'époque avait été le premier grand couturier à faire défiler une femme noire.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Et à l'époque, on en parlait beaucoup alors qu'aujourd'hui c'est devenu un non-sujet.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est intéressant ce que tu dis parce qu'aujourd'hui c'est devenu un non-sujet, mais pendant longtemps, les mannequins noirs ou métis en stage, il y avait la couleur de peau évidemment, les traits, le physique qui était différent, mais les cheveux étaient lissés.
- Speaker #1
Ça a été beaucoup reproché à Beyoncé par exemple.
- Speaker #0
C'est vrai aussi, c'est vrai, c'est vrai. Alors ça c'est un autre débat. On pourrait dire que Beyoncé pourrait aussi montrer une image d'elle avec ses cheveux naturels, qu'elle entretient sous ses perruques ou extensions ou tissages, tout ça. Mais parce que là du coup ça aurait un véritable retentissement positif chez toutes les personnes aux cheveux crépus, fraisés, bouclés, ça c'est certain. Parce qu'une nouvelle représentation forte, et surtout pour les petites filles d'ailleurs. Beyoncé avec ses cheveux naturels, ce serait wow.
- Speaker #1
Bien sûr, et d'ailleurs c'est étonnant en tant que maman de fille qu'elle ne le fasse pas.
- Speaker #0
Ah ouais, il faudrait lui poser la question.
- Speaker #1
Beyoncé, si tu nous découtes.
- Speaker #0
Je suis sûre qu'elle a en tout cas ses raisons. Et l'idée, ce n'est pas de pointer du doigt les personnes qui font des choix différents. Bien sûr. Malgré tout, si tu as envie de te défriser les cheveux, si tu as envie de porter des rajouts. des extensions ou des perruques, c'est ton choix.
- Speaker #1
Oui, mais tu vois, la barrière est toujours très fine entre ce qui est véritablement ton choix ou ce qui est incité par la société.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Par exemple, j'avais reçu quelqu'un, on avait eu ce débat-là sur les poils, par exemple. Et donc, qu'est-ce qui est un choix dans faire le choix de s'épiler ? Ou est-ce que c'est par exemple la société patriarcale qui renvoie cette norme de beauté pour les femmes ? Donc là, c'est pareil pour les cheveux. Totalement. Crépu ou texturé, tu vois. Qu'est-ce qu'on choisit vraiment et qu'est-ce qui nous est imposé par les moules de la société ?
- Speaker #0
C'est vrai. Moi, ce que je dis par rapport à ça, j'invite en tout cas les personnes qui font un choix différent des cheveux naturels de manière répétée. Je les invite à réfléchir sur le « si tu devais porter tes cheveux naturels 80% du temps et que tu ne le fais pas finalement, demande-toi pourquoi est-ce que tu ne le fais pas » . Est-ce que c'est parce que tu as cultivé une image différente et du coup c'est une image qui finalement n'est pas totalement ton image peut-être ? Ou est-ce que c'est parce que tu as envie de changer de tête de temps en temps, etc. ? Là c'est différent, tu prends le cheveu comme un accessoire. Mais si par contre le cheveu remplace quelque chose qui est inhérent à ton identité, peut-être qu'il y a quelque chose à creuser. encore totalement épanouie, développée, tu vois. Sans jugement aucun, mais dans l'absolu, je pense que le plus important, c'est d'être bien dans ses cheveux.
- Speaker #1
Et où est-ce qu'on peut retrouver ton salon et ta formation ?
- Speaker #0
Nous avons deux adresses sur Paris, dans le 13e, les deux. Donc c'est Boucle d'Ebène Studio, c'est 31 rue Esquirol, et Boucle d'Ebène Le Lab, qui est à la fois un salon de coiffure et aussi un centre de formation sur certains jours, situé au 11. Place Pinel, métro national.
- Speaker #1
Je te remercie beaucoup Aline, c'était passionnant.
- Speaker #0
Merci beaucoup Pauline.
- Speaker #1
Et puis je souhaite beaucoup de succès encore à tes formations et à tes salons.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
Voilà, le moment est venu de se quitter. J'espère que vous avez apprécié cet épisode. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour découvrir un nouvel invité, un nouveau parcours et se faire embarquer dans un nouveau virage. En attendant, prenez soin de vous et bonne semaine.