- Laura Cozzolino
Quand j'ai ouvert en 2024, aller voir les banques en disant je veux ouvrir une agence d'IA et d'automatisation, les banques m'ont rayonnée. On ne m'a jamais dit que les choses étaient impossibles, au contraire. On m'a dit tu peux être qui tu veux et tout est possible. Neoresilia est en pleine croissance. Depuis le début de l'année, on a fait un x3 sur l'ECA alors qu'on est à peine en milieu d'année.
- Eva Ben-Saadi
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Vision de Pro. Je reçois aujourd'hui Laura Cozzolino. la fondatrice de la start-up Néo Resilia et lauréate de la huitième saison du programme Femmes Entrepreneuses. Bonjour Laura.
- Laura Cozzolino
Bonjour Eva.
- Eva Ben-Saadi
Comment vas-tu ?
- Laura Cozzolino
Très bien, merci.
- Eva Ben-Saadi
Je suis vraiment très heureuse de te recevoir. Je suis très impressionnée par ton parcours. Tu commences à travailler à 16 ans, tu achètes ton premier restaurant à 18 ans. On va en parler, je te reçois aujourd'hui dans Vision de Pro, le podcast d'Orange Pro où des entrepreneurs innovants expliquent chiffre à la pluie comment ils ont lancé et développé une entreprise pérenne. et rentable. On va rentrer dans le vif du sujet. Mais avant de nous partager tes conseils, j'aimerais en savoir un peu plus sur toi. Qui es-tu et d'où viens-tu Laura ?
- Laura Cozzolino
Vaste question. Je dirais que je suis multi-entrepreneuse depuis 17 ans. C'est un parcours qui est très atypique. J'ai arrêté l'école très jeune à l'âge de 16 ans. Je viens d'une famille d'entrepreneurs, notamment dans la restauration. Pour moi, la suite logique a été que le jour de mes 18 ans, j'ai aussi mon propre restaurant pour faire un petit peu comme tout le monde dans la famille. Après, j'ai enchaîné d'autres expériences. Notamment, je suis partie à l'étranger. J'ai une société d'import-export entre France, Espagne et Algérie. Et après, je suis revenue en France. Et c'est là où j'ai décidé que je voulais vraiment travailler dans tout ce qui était communication marketing. Et donc, j'ai lancé l'agence de com qui s'appelait Freedom Design Agency.
- Eva Ben-Saadi
Explique-nous aujourd'hui très concrètement ce que fait Neo Resilia.
- Laura Cozzolino
Neo Resilia, c'est justement une agence d'IA et d'automatisation. Mais en fait, c'est plus un partenaire. Moi, j'aime vraiment dire ça parce qu'on accompagne les entreprises dans leur transition face à l'IA. On va justement démarrer toujours par un diagnostic. C'est un état des lieux de leurs process, de leurs outils. pour vraiment leur amener cette approche ROI en leur disant, voilà, si là tu mets de l'IA ou des automatisations, tu vas gagner tant de temps. Ensuite, on va les former. On passe toujours par la culturation et après les former en fonction des pôles métiers, que ce soit dans le marketing, la compta, etc. pour que justement, ils se disent par eux-mêmes, ah bah tiens, avec l'IA, dans mes tâches du quotidien, je vais pouvoir aller plus vite là-dessus. Et du coup, derrière la troisième phase, c'est pour ça qu'on parle vraiment de partenaires et de parcours d'accompagnement. C'est que derrière, après, on peut leur mettre justement les outils à disposition, que ce soit par du développement sur mesure ou alors on a créé Gaïane qui est un hub de solutions clés en main. Comme ça, c'est simplement des licences. Tout est déjà fait. Ils n'ont plus qu'à l'utiliser.
- Eva Ben-Saadi
Pourquoi tu t'intéresses à ce secteur ?
- Laura Cozzolino
En fait, j'en faisais sans trop le savoir. Sauf que je m'en suis rendue compte après. Parce que je travaillais déjà avec des sociétés dans le milieu de la tech, mais qui étaient à l'étranger. Et notamment une qui était basée à Singapour. Et pour le coup, eux, ils ont déjà beaucoup d'avance. Tout à fait. Ils nous demandaient déjà de faire des chatbots qui répondent un peu de façon humaine et d'entraîner un modèle. Pareil pour l'automatisation des relances, des mails. Je vois par exemple dans tout ce qui va être la conciergerie. location, ils nous demandaient d'envoyer des codes pour les reconnecter, des choses comme ça. Et là, je parle de ça, on est en 2018-2019. Donc, je le voyais, mais ce n'était pas encore ouvert à tous. Et ce qui s'est passé, c'est en 2022, j'ai vu mes clients qui utilisaient ChatGPT. C'était des gens très brillants, mais qui l'utilisaient très mal parce qu'en fait, ils ne savaient pas. Ils n'étaient pas informés de comment l'utiliser et surtout des conséquences derrière. Et c'est là où j'ai vu que justement, là, il fallait acculturer les gens à utiliser ces outils-là, parce que l'objectif, c'est de les rendre autonomes et indépendants, mais c'est comme tout. C'est comme nous, quand on grandit en tant qu'adultes, si on n'a pas déjà les clés, c'est très compliqué.
- Eva Ben-Saadi
Concrètement, est-ce que tu peux nous donner un exemple de la manière dont Neoresilia accompagne aujourd'hui ces TPE, ces PME ?
- Laura Cozzolino
À l'heure actuelle, pour tout ce qui va être notamment la prospection, c'est un calvaire. les gens ne répondent pas, les gens veulent prospecter via les réseaux sociaux, mais c'est très chronophage. Et donc, du coup, nous, on a créé un outil qu'on utilise nous-mêmes, qui permet justement de personnaliser l'intelligence artificielle avec le processus profil de l'entreprise et derrière l'entreprise n'a plus besoin de s'occuper de la prospection puisque l'outil va directement prospecter pour elle sur LinkedIn, ça va envoyer les invitations, ça va discuter jusqu'à la prise de rendez-vous.
- Eva Ben-Saadi
Donc prospection très demandée j'imagine aujourd'hui par les TPE, PME, création de contenu aussi ?
- Laura Cozzolino
Alors justement j'allais y venir. c'est vraiment les deux choses et qu'on utilise nous aussi d'ailleurs la création de contenu parce que maintenant on est dans l'ère du personal branding et en fait on sait que si on n'est pas visible sur les réseaux sociaux une entreprise elle ne peut pas être pérenne donc un chef d'entreprise ce n'est pas un influenceur il n'a pas le temps, il ne sait pas faire donc on a créé une IA spécialisée pour eux qui va garder leur ton qui connaît parfaitement leur entreprise et justement ça va permettre de garder un peu ce fil rouge. Au moins ils n'ont pas besoin de s'en occuper. Ils savent qu'ils ont leur poste deux fois par semaine, une fois par semaine, qu'ils sont là et qu'ils sont vraiment carrés.
- Eva Ben-Saadi
Qui sont tes clients aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a des secteurs particuliers avec lesquels tu travailles ?
- Laura Cozzolino
On n'a pas vraiment de spécificité, à part le fait que ce sont quand même des PME structurés et ETI. Et là on commence à avoir justement quelques grands groupes, avoir des prestations pour chaque personne. Ça, c'était vraiment une volonté de ma part de ne laisser personne sur le tapis, si je peux dire. Par exemple, on peut accompagner des TPE sur toute la partie formation, mais aussi grâce aux outils que je vous ai nommés, de prospection automatisée et création de contenu automatisé. Après, on va pouvoir accompagner des PME plus structurés. Ça peut être aussi sur du développement sur mesure. En fait, on sait s'adapter à chaque entreprise.
- Eva Ben-Saadi
Est-ce que tu peux nous donner un exemple concret d'une entreprise que vous accompagnez ? De quel secteur ? De quelle manière ?
- Laura Cozzolino
En ce moment, on accompagne... Alors c'est un réseau de franchises, ce sont des cuisinistes. Et donc, du coup, on les a formés. Et derrière, on leur met en place tout un système avec de l'IA pour que dès lors qu'un client voudra une cuisine, rien qu'avec un plan 3D, il va pouvoir directement se projeter. Donc, l'outil va créer une image réaliste de l'intérieur du client avec sa cuisine et même une vidéo qui va faire le tour où justement, il va pouvoir se voir en train d'ouvrir les tiroirs ou quoi que ce soit. Et ça, c'est un plus pour l'entreprise parce que déjà, ils peuvent se démarquer. Mais c'est surtout qu'en point de vente, les vendeurs, c'est beaucoup plus facile pour eux de vendre et pour le client. On ne va pas se mentir. On arrive beaucoup mieux à se projeter et on sait ce qu'on achète.
- Eva Ben-Saadi
Et comment on vend de l'intelligence artificielle à des clients qui n'ont pas forcément l'habitude ?
- Laura Cozzolino
C'est très compliqué. Parce que là, on est à un stade justement où les gens ont besoin d'acculturation. Autant à titre perso, ils vont l'utiliser. Autant à titre pro, il y a beaucoup d'enjeux. Notamment, beaucoup d'enjeux au niveau des données, des données sensibles. Donc en fait, ils ne peuvent pas dire aux salariés « faites comme vous voulez » . On passe justement par cette phase de diagnostic pour étudier les process, voir ce qu'ils ont, leur expliquer et leur dire en fonction « vous ne pouvez pas par exemple utiliser le chat GPT parce que vous traitez des données sensibles » . Et notamment aussi dans les formations, on a tout cet aspect de RGPD, de RSE, de souveraineté en fait pour leur expliquer. Mais on ne fait pas... que leur expliquer, parce que leur dire vous pouvez pas, c'est bien gentil, mais derrière, il faut proposer des solutions. Et c'est justement là-dessus que nous, on va se différencier. Parce que justement, on va pouvoir proposer des solutions souveraines, hébergées du coup en local, directement chez nos clients, et entraîner des IA sur mesure, ou bien leur créer des systèmes d'automatisation.
- Eva Ben-Saadi
On va parler un peu de financement, c'est un sujet qui intéresse beaucoup ceux qui veulent se lancer, ceux qui se sont lancés. Comment t'as financé ? tout ça Laura toi ?
- Laura Cozzolino
Avec rien j'avais déjà une notoriété j'avais déjà des clients qui connaissaient mes compétences qui savaient qu'en travaillant avec moi c'était un petit peu une valeur sûre parce que je me suis toujours entourée de personnes ultra compétentes donc en fait mes anciens clients m'ont fait confiance donc j'ai eu cette chance mais sinon ça a été très compliqué parce que quand j'ai ouvert en 2024 euh aller voir les banques en disant je veux ouvrir une agence d'IA et d'automatisation, les banques m'ont rayonnée. Donc, personne ne voulait me financer. Ça a été par du réseau que j'ai eu la chance qu'ils me font un tout petit financement pour que je puisse acheter les outils, les licences pour pouvoir démarrer les formations, etc.
- Eva Ben-Saadi
Je pense que c'était plus compliqué parce que tu étais une femme aussi, entrepreneur.
- Laura Cozzolino
Oui. Alors ça, justement, il y a eu plusieurs banques. Et ce qui m'a un peu choquée, C'est qu'il y avait aussi des directrices de banque qui m'ont dit « Si vous ne vous associez pas à un homme, ça va être très compliqué. »
- Eva Ben-Saadi
Carrément,
- Laura Cozzolino
oui. C'est pour ça qu'à l'époque, j'avais pris un associé qui a revendu ses parts par la suite, parce que ça a été aussi la condition sine qua non pour ce petit crédit également. Les mentalités changent, ça commence, mais il faut surtout être bien accroché et vraiment défendre son projet et ne pas lâcher.
- Eva Ben-Saadi
Où en est Néo Résilia aujourd'hui, Laura ? Est-ce que tu peux nous partager un chiffre d'affaires, par exemple ?
- Laura Cozzolino
Alors, Néo Résilia est en pleine croissance. Et justement, puisque ça va bientôt faire deux ans en octobre qu'on existe, on a une première année un peu compliquée parce que c'était nouveau. Puis nous, on a fait beaucoup, beaucoup de terrain. En fait, l'objectif, c'était vraiment de comprendre le besoin de nos clients. Et puis là, depuis le début de l'année, on a fait un fois trois sur le CA alors qu'on est à peine en milieu d'année. Donc du coup, c'est très beau. On accompagne à peu près une quarantaine d'entreprises. Et ce n'est pas tout, puisque là, on a les formations qui sont quasiment pleines jusqu'à janvier prochain. Et puis, on va justement rentrer en levée de fonds pour pouvoir progresser encore plus.
- Eva Ben-Saadi
Et Laura, tu as combien de salariés pour faire tout ça ?
- Laura Cozzolino
Alors aujourd'hui, Neoresia n'a pas encore de salariés. On est sur un business model où justement, on veut être le premier réseau de partenariat en France, donc sur la même base que les réseaux immobiliers. donc là actuellement on a déjà 8 partenaires un petit peu en France et on est 3 associés comment vous vous répartissez les tâches tous les 3 ? alors on a chacun nos propres casquettes moi typiquement ça va être plus tout ce qui va être l'aspect commercial et communication on a une autre personne qui est un entrepreneur qui a l'habitude de créer des apps et beaucoup dans le digital qui lui va plus avoir cette casquette de chef de projet et gérer justement la relation avec les développeurs. Et là, du coup, on a le troisième associé qui nous a rejoint en tant que LightFounder, qui, lui, est un ancien chef d'entreprise. Il a eu des startups et surtout, il a la casquette DSI. Donc ça, ça nous aide énormément et surtout pour tous les aspects de cybersécurité parce que c'est un gros sujet dans l'intelligence artificielle.
- Eva Ben-Saadi
À quoi sert justement cette complémentarité ? C'est important de s'associer avec des gens et qui n'ont pas exactement les mêmes expertises et les mêmes compétences que nous. Oui,
- Laura Cozzolino
c'est très important et c'est un peu vital si on veut pouvoir progresser, parce que tout seul, on n'a pas toutes les compétences. Et à un moment donné, il faut savoir déléguer et s'entourer pour justement pouvoir aller plus loin. Et là, en l'occurrence, dans mon cas, ça m'a permis justement d'accéder à d'autres typologies d'entreprises et notamment à des grands groupes, parce que justement, j'avais ces casquettes dans mon équipe. étant donné qu'on n'a pas encore de salariés. Et donc, ça rassure aussi parce que du coup, les entreprises se disent, ils sont solides, on peut leur faire confiance.
- Eva Ben-Saadi
Est-ce qu'il y a des choses que tu aurais aimé savoir au tout début, où tu as commencé, Laura, nous partager aujourd'hui ces conseils-là pour ceux qui se lancent ?
- Laura Cozzolino
Plein ! Il y a énormément de choses. La première, c'est en fait, tu n'es pas obligé d'être seule. Parce que l'entreprenariat, on est seul.
- Eva Ben-Saadi
C'est exactement ce dont on était en train de parler, l'importance de bien s'entourer.
- Laura Cozzolino
C'est ça, mais en fait, c'est au-delà de ça, c'est que quand on est une femme, c'est difficile. Quand on est jeune, les gens ne peuvent pas comprendre nos problématiques. Et en fait, j'ai découvert, et j'ai pu notamment découvrir ça grâce à Orange et au programme Femmes Entrepreneuses, qu'en fait, non, il y a des sororités, parce que vraiment, pour moi, ce n'est pas un programme d'accélérateur, c'est aussi une sororité des femmes qui sont là pour... qui vont comprendre tes problématiques, qui vont pouvoir te tirer vers le haut, qui vont te conseiller. Et en fait, leur seul objectif, c'est de te voir réussir. Et ça, je trouve que ça n'a pas de prix.
- Eva Ben-Saadi
Donc l'importance d'avoir des mentors, des gens qui nous inspirent,
- Laura Cozzolino
des programmes aussi d'accompagnement où justement, on nous dit, nous, on est un grand groupe, on a la possibilité de vous donner des clés, des partenariats. Et je vois là, en l'occurrence, ils ont fait un partenariat avec HEC Paris. Ce n'est pas rien quand on a la chance d'avoir des cours d'HEC Paris, surtout moi qui n'ai pas fait d'études. C'est incroyable en fait, parce que du coup, c'est ultra enrichissant et stimulant.
- Eva Ben-Saadi
Je me permets de revenir quand même sur ce parcours-là. Ce n'est quand même pas commun d'ouvrir son restaurant, d'acheter son restaurant à 18 ans. Ça a été quoi le déclic ? Qu'est-ce qui a fait que tu as osé entreprendre si jeune ?
- Laura Cozzolino
Je pense que c'est d'abord un état d'esprit. J'ai toujours osé. Moi, on ne m'a jamais dit que les choses étaient impossibles. Au contraire, on m'a dit tu peux être qui tu veux et tout est possible. Donc typiquement, quand j'étais petite, au sein du restaurant familial, on avait une très belle clientèle. Et moi, en fait, j'étais le petit enfant qui allait de table en table et en fait, je voulais savoir comment les gens étaient devenus riches. C'était un truc, enfin pour moi, je ne savais pas trop ce que je voulais faire. Je savais que je voulais de l'argent, mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Et donc du coup, je m'inspirais de ces gens-là. Quand j'ai eu 18 ans, que la question s'est posée un petit peu de qu'est-ce que je veux faire, pour moi, c'était une suite logique. En fait, c'était justement, ça y est, j'ai 18 ans. Ce n'est pas j'ai 18 ans, j'ai le permis, c'est j'ai 18 ans, je peux lancer une boîte.
- Eva Ben-Saadi
Est-ce qu'il faut être un peu, il faut avoir une part d'inconscience un peu quand même pour se lancer aussi jeune dans l'entreprenariat ?
- Laura Cozzolino
Je pense que quand on est jeune, on a déjà cette inconscience. Et c'est surtout cette insouciance, en fait. On prend des risques. Des risques qu'on prend à 18 ans, on ne va peut-être pas forcément prendre les mêmes à 40 ans.
- Eva Ben-Saadi
Comme ça.
- Laura Cozzolino
Encore une fois, je ne savais pas que c'était impossible. Oui, en fait, je me dis qu'on n'a qu'une vie. Et il faut oser être cantonné à une seule chose toute sa vie. C'est fini, ça. Maintenant, on a la possibilité de tester. La vie est une aventure. Donc, au pire des cas, ça ne marche pas, ce n'est pas grave, au moment où on aura essayé.
- Eva Ben-Saadi
Est-ce qu'il y aurait autre chose que tu aurais aimé savoir à l'époque quand tu as commencé à entreprendre ?
- Laura Cozzolino
L'avenir. À l'heure actuelle, justement, on a cette chance de ne plus tout porter toute seule parce qu'en fait, quand on est entrepreneur, on est le comptable, on est la commerciale, on est l'ARH, en fait, on fait tout. Maintenant, grâce à l'IA, on a la possibilité d'avoir justement des agents et des assistants. qui nous permettent de gagner du temps. Alors bien sûr, ça fonctionne uniquement s'ils sont très bien paramétrés.
- Eva Ben-Saadi
Laura, tu parlais d'erreurs. À l'instant, des erreurs, t'en as faites ?
- Laura Cozzolino
Plein. Et je pense que c'est vital de faire ces erreurs-là. En France, c'est très mal vu. Les erreurs, c'est l'échec. Les gens vont te pointer du doigt, dire « Oh là là, t'as vu, elle a échoué » . Mais en fait, non. Avec le temps, c'est hyper constructif parce que si on n'échoue pas, on ne peut pas savoir. en fait. Et justement, je rebondis sur le fait d'être bien entourée. Il faut être bien entourée, mais de personnes justement qui sont bienveillantes, des personnes qui sont capables de dire voilà ce qui va t'arriver, parce que moi, je suis passée par là, j'ai fait cette erreur-là. Cependant, maintenant, tu es prévenue et vas-y en pleine conscience.
- Eva Ben-Saadi
Merci beaucoup, Laura, vraiment, d'avoir répondu à nos questions aujourd'hui dans le podcast de Vision Pro. On était ravies.
- Laura Cozzolino
Merci beaucoup. C'est un plaisir pour moi aussi d'être là. justement et dans le cadre du programme de Femmes Entrepreneuses.
- Eva Ben-Saadi
Merci à vous aussi d'avoir écouté le premier podcast, le premier épisode de Vision de Pro, le podcast d'Orange Pro. S'il vous a plu, je vous invite évidemment à en parler autour de vous, à le partager, à laisser un commentaire. Découvrez également tous nos conseils pour les entrepreneurs dans le magazine d'Orange Pro. A bientôt, salut !