- Speaker #0
FED Group.
- Speaker #1
Bonjour et bienvenue dans Voix de soignant by FED Medical. Dans ce podcast, nous recevons des professionnels de la santé. Immergez-vous dans leur quotidien de passion et de vocation en écoutant leurs témoignages inspirants. Bonne écoute. Bonjour à tous et ravie de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Voix de soignant. Ce podcast s'adresse à tous les actuels et futurs professionnels de la santé, mais aussi à tous ceux qui souhaitent bénéficier d'informations sur ce secteur et l'ensemble de ses métiers. Je suis Maëva Ramsahai, chef de projet Content Marketing chez FED Group. Et j'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Thibaut Ghislain, infirmier chef adjoint, qui nous parlera de son parcours et de son quotidien. Bonjour Thibaut.
- Speaker #0
Bonjour Maëva.
- Speaker #1
Alors, avant de rentrer dans le détail de votre quotidien d'infirmier chef adjoint, il me semble que vous avez occupé plusieurs postes avant celui-ci. Est-ce que vous pouvez revenir sur votre parcours ?
- Speaker #0
Alors, au tout début, j'ai fait mes études d'infirmier en Belgique. Et parallèlement à mes études, j'ai fait des jobs étudiants. Donc j'ai fait brancardier, préparateur en pharmacie, j'ai fait aide-soignant au service de coronarographie. Quand j'ai été diplômé, le chef de la coronarographie m'a dit on préfère embaucher quelqu'un qu'on a déjà vu travailler, donc on t'embauche. Donc ils m'ont embauché pour un groupe privé qui avait deux salles d'examen et après ils m'ont formé en tant qu'aide opératoire. Donc ça consistait à tout ce qui était préparation du patient, gestion de stock, avec des astreintes pour justement les infarctus, donc H24, 7 jours sur 7. Donc j'ai fait infirmier en coronagraphie pendant 11 ans et en même temps, pendant 6 ans, j'ai été conseiller en radioprotection. Donc ça c'est avant mes études d'infirmier, j'avais fait des études de sciences de la matière et universitaires. Donc le chef m'a dit, tiens t'aimes bien la physique chimie, on va te former à la radioprotection et en plus c'était quelque chose que j'aimais bien. Donc là le métier consiste à tout ce qui est contrôle. Des doses de rayons X, prévision des doses, formation, mise en place des procédures, préparation des visites. À l'époque, ça s'appelait l'ASN, l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Et ensuite, j'ai passé mon chemin.
- Speaker #1
Après toutes ces années sur ces postes-là, vous avez souhaité vous lancer dans l'encadrement. Comment vous vous y êtes pris ? Ça devait être un autre chemin.
- Speaker #0
Alors avec la radioprotection, mon profil était plutôt porté sur la qualité. Je n'avais pas de femme, je n'avais pas d'enfant. Et là, je me suis dit, si je saute le pas, c'est maintenant. Donc je me suis dit, je vais le faire. Donc pour être cadre, normalement, il y a un concours d'entrée avec une épreuve écrite, donc une épreuve d'admissibilité. Et ensuite, si on est admissible, il y a un oral pour voir si on est admis. Et après, ce sont des études qui sont, pour l'instant en tout cas, sur 42 semaines avec 4 stages. Normalement, ce sont les employeurs des établissements qui voient en fonction des profils des agents, des infirmiers qui ont une certaine appétence dans l'encadrement. Et donc, ils les mettent faisant fonction pendant un certain temps, faisant fonction cadre de santé. Donc, ils font le métier de cadre, mais sans avoir le diplôme. Ils passent le concours et s'ils l'ont et que l'établissement a un financement, le candidat peut rentrer à l'école. Alors moi, par contre, j'ai eu un parcours un peu d'extraterrestre. Donc, comme j'ai démissionné, j'ai passé le concours en tant que candidat libre. Donc, j'ai dû utiliser mon CPF, mon compte professionnel. Oui, ce qu'on cotise de formation. J'ai dû monter un dossier, etc. C'était un petit peu compliqué. Mais tant que le dossier est bien carré et le projet bien mûri, ça passe crème. J'ai été diplômé, j'ai postulé, j'ai été embauché pour le service public, donc j'étais contractuel. Ils m'ont laissé ma première chance. C'est toujours un petit peu compliqué de pouvoir trouver son premier job quand on n'a pas d'expérience.
- Speaker #1
Mais quelqu'un vous a donné la chance.
- Speaker #0
Ils m'ont laissé ma chance, donc franchement, ça fait toujours plaisir. Tout est bon, on se souvient toujours de sa première embauche, de son premier poste. Ça, c'est quelque chose.
- Speaker #1
Qui reste gravé.
- Speaker #0
Qui reste. Et suite à ça, en fait, je me suis rapproché après de ma compagne qui travaille en Belgique. Et donc du coup, après, je suis parti du côté de Bruxelles.
- Speaker #1
D'accord. Donc là, actuellement, vous êtes infirmier chef adjoint. Donc là, vous avez pris vos fonctions.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Comment se passe votre quotidien ? Est-ce que vous pouvez me parler un peu de vos missions ?
- Speaker #0
Alors, le chef adjoint, l'infirmier chef adjoint a un rôle d'infirmier chef, donc ce qui est l'équivalent du cadre, quand le cadre n'est pas là, en fait. à part que le chef adjoint reste quand même un infirmier, donc il est toujours dans les soins. Après, un cadre de santé peut toujours être dans les soins. Tout dépend de la fiche de poste, en fait. Si dans la fiche de poste, il n'est pas précisé qu'il est dans les soins, légalement, il ne peut pas. Parce que sinon, s'il y a un pépin, désolé, mais vous n'avez pas signé pour ça, vous ne pouvez pas faire ça. Après, il y a ce qui est interdit et ce qui se fait. Mais bon, ça, il faut voir avec vos employeurs. Et donc il y a un rôle d'encadrement, donc on représente l'encadrement quand le cadre n'est pas là, et on reste quand même en binôme avec l'infirmier-chef, donc le cadre de santé. Donc l'encadrement ça consiste à tout ce qui est horaire, l'organisation du service, il y a aussi une vision qualité, donc ça c'est mon dada, vous l'aurez compris, donc tout ce qui est contrôle, cocher les soins, et là actuellement il y a le JCI qui va arriver, donc c'est l'accréditation. C'est pareil qu'en France, mais ça s'appelle JCI en Belgique. Il y a aussi l'accompagnement des agents, donc tout ce qui est perfectionnement, déformation et tout ça, rester à l'écoute, etc. La répartition de la charge de travail, préparer aussi les entrées. Donc là, c'est vraiment dans les soins, du coup, vérifier. Il y a toujours ce rôle de contrôle, vérifier quand même les prises de sang, contrôler les toxiques. Enfin, là où il y a un peu plus de responsabilité que l'infirmier lambda, entre guillemets, on va dire.
- Speaker #1
Oui, Ce qui est bien aussi parce que là, il y a quand même un côté encore terrain.
- Speaker #0
Nous ne sommes pas que managers. On est managers et nous faisons aussi partie de l'équipe. C'est bien dans un sens parce que les gens vont beaucoup plus facilement nous parler. Mais en même temps, on a toujours un rôle d'encadrant. Donc, à un moment, on va être obligé de prendre des décisions qui ne nous plaisent pas forcément et qui ne plaisent pas forcément aux agents. Mais ça, ça fait partie. Ça fait partie du job, heureusement, malheureusement, je ne sais pas.
- Speaker #1
Et donc vous êtes à la tête de plusieurs services ou il n'y a qu'un seul service dont vous vous occupez ?
- Speaker #0
Alors nous, il y a trois spécialités. Il y a cardiologie, chirurgie cardiaque et chirurgie vasculaire. Donc la cardiologie c'est surtout coronarographie, ablation de flotteurs. Ensuite il y a chirurgie cardiaque, ça c'est surtout parce qu'ils appellent des CABG, donc c'est des pontages coronariens. Les chirurgies vasculaires, c'est tout ce qui est l'épontage, mais vasculaire, donc pas le cœur. Donc les artères de bras, de jambes, les carotides, etc.
- Speaker #1
Et donc là, avec tous ces services, j'imagine qu'il doit y avoir divers collaborateurs ou divers corps de métier. Comment ça se passe pour gérer ce type de profil ? Est-ce que vous pouvez m'en parler ?
- Speaker #0
Alors nous avons des aides-soignants, des infirmiers, des kinés, des diététiciennes, des médecins. Des assistants, donc les assistants sont les internes, les médecins aussi sont présents, heureusement. Et donc tout est question d'adaptation et de communication en fait. Comme partout, il faut pouvoir s'adapter à la personne que l'on a en face. Les aides-soignants vont avoir leurs problèmes, vont avoir leur façon de communiquer, les infirmiers pareil, on va avoir un langage peut-être un petit peu plus... soutenu avec les chirurgiens ou les médecins pour tout ce qui est prise en charge du patient. Les infirmiers, ça sera problème de matériel par exemple, les aides-soignants, leurs problèmes seront peut-être un petit peu plus concrets. Mais il y a un lien avec tout ce monde, c'est le patient en fait. Chacun son job, mais c'est vraiment le patient qui est en plein milieu. C'est vraiment, nous sommes satellites et le patient reste au milieu. Le médecin, il a ses responsabilités médicales, donc il prend les directives tout ça, mais dans pour le patient le cadre adjoint c'est l'organisation pour que justement il y ait une bonne prise en charge une prise en soin du patient et les infirmiers c'est beaucoup plus pratico-pratique où justement ils donnent les
- Speaker #1
meilleurs soins possibles de qualité et en sécurité pour le patient Oui c'est vrai que c'est ce qui vous lie tous en fait de gérer le soin du patient, après c'est vrai que bon
- Speaker #0
C'est pour lui qu'on travaille, c'est pour le patient avant tout.
- Speaker #1
C'est bien d'avoir ça en tête. Vous m'aviez dit aussi qu'il y avait un côté d'encadrement et j'imagine qu'il y a un côté de recrutement aussi. On sait que dans le milieu de la santé c'est assez compliqué et que ça peut être sous tension. Est-ce que vous aussi, dans votre établissement, vous êtes touché par ce problème ? Et si oui, comment vous faites pour le surmonter ?
- Speaker #0
Alors oui, nous sommes touchés par les difficultés de recrutement. Surtout à long terme. À court terme, on a ce qu'on appelle des flexi-jobs. C'est des sortes de mercenaires, on les appelle, ils viennent travailler. Donc c'est très bien. Cependant, au long terme, je ne pense pas, en tout cas ça c'est mon avis, que ça soit une bonne solution parce que pour les équipes qui sont encore sur place, voire, c'est même pas un turnover, là c'est quelqu'un qui vient, le lendemain c'est quelqu'un d'autre, c'est un petit peu compliqué parce que les anciens, entre guillemets, vont... Prendre du temps pour essayer de former, expliquer les nouveaux, etc. Et le lendemain, il y aura quelqu'un d'autre et tout ça. Donc c'est bien, oui, pour combler un trou, mais il faut que ça reste vraiment très rare. En plus, c'est extrêmement cher.
- Speaker #1
Oui, il y a une partie financière.
- Speaker #0
Mais après, c'est un calcul à faire. Pour moi, le long terme, c'est ce qui est le plus embauché. La fidélisation, c'est ce qui... Ce qui permet justement d'avoir une équipe vraiment déjà soudée et compétente et performante.
- Speaker #1
Oui, et justement en termes de fidélisation, est-ce que vous ou même votre établissement avez mis en place des solutions pour fidéliser ces professionnels de santé ?
- Speaker #0
Alors à différents niveaux, donc l'établissement lui-même, donc il y a tout ce qui est conseil d'entreprise avec les petits avantages, donc c'est 20% à l'UGC ou des petits trucs comme ça. C'est toujours bon à prendre. Alors en Belgique, ils ont ce qu'ils appellent le double pécule de vacances. Chose très abstraite, encore pour moi. Nous avons les congés payés, mais en plus, ils nous donnent de l'argent pour pouvoir aller en vacances.
- Speaker #1
Ah, ok.
- Speaker #0
Donc ça, tous les établissements ne le font pas, donc ça c'est bien. En France, parce qu'attention, en Belgique, les salaires sont... Il y a des grilles, publiques comme privées, donc c'est non négociable.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
en France En tout cas, dans le privé, on peut encore négocier.
- Speaker #1
Oui, ce que j'allais vous dire dans le public, par exemple, qu'il y a quand même... Voilà, on ne peut pas, non.
- Speaker #0
Il y a des cris aussi. Donc, dans le privé, vous pouvez négocier. Négocier. Donc ça, c'est le côté positif du privé. Après, au niveau managérial, c'est beaucoup plus concret. Par exemple, respecter les desiderata des agents pour les vacances. C'est bête, mais les gens viennent travailler, mais leurs vacances, c'est précieux. donc si on respecte les desiderata Les gens sont contents, ça permet d'avoir une atmosphère positive. Impliquer, il faut aussi impliquer l'équipe. Donc avec tout ce qui est prise en charge, organisation, leur demander des petits trucs. Tiens, toi t'es spécialisé là-dedans, qu'est-ce que tu me conseilles et tout ça. Ce ne sont pas de simples exécutants. Ils ont une tête, ils ont de l'expérience, ils ont leur vécu. Donc ça, ça leur permet quand même d'apporter quelque chose dans le service. Et je pense qu'au niveau du recrutement, pour fidéliser, Une équipe, je pense que ça commence déjà au niveau du recrutement et prendre des gens qui sont positifs. Peut-être au niveau compétence, pas fifou, ok, mais par contre une personne qui n'est pas fifou en compétence, on peut toujours la faire s'améliorer. Quelqu'un qui est toxique, c'est quelqu'un qui est toxique. Il va vous pourrir une équipe, les leaders négatifs, ça c'est mort. Donc choisissez quelqu'un de positif qui a envie en plus d'évoluer. qui en veut. Ça permet d'avoir vraiment une certaine dynamique d'équipe, même si la personne n'est pas exceptionnelle au début. On a tous commencé au début, quand on est sorti de l'école, on n'était pas super. Ça n'empêche, on s'améliore en fait. Donc je pense que ça, pour moi, c'est primordial. Et aussi, pour fidéliser, les formations en fait. C'est bien les formations, je ne sais pas moi, formation hypnose, formation journée bien-être, ce n'est pas grand-chose, mais s'il n'y a pas ça... Il y a un manque en fait et puis ça permet de consolider justement cet esprit vraiment d'équipe. Il faut vraiment qu'il y ait une équipe. La fidélisation c'est un tout et ça commence dès le début au recrutement.
- Speaker #1
Oui et puis avoir une certaine cohésion ensuite dans l'équipe comme vous disiez.
- Speaker #0
L'entreprise n'est pas une famille mais par contre il faut quand même qu'il y ait certaines affinités. On est là pour bosser, ok, mais il faut qu'on se dise « Ah tiens, je suis content de bosser avec ces gens-là, je me sens en sécurité avec ces gens-là. » Ces gens sont bien. Et s'ils sont bien, c'est qu'ils sont bien aussi avec les patients.
- Speaker #1
Oui, de fait, ça fait, ça se répercute sur eux.
- Speaker #0
Donc tout le monde est gagnant en fait. Et l'équipe, et l'encadrement, et le patient surtout. Parce que lui, il est content parce qu'il se fait soigner dans une bonne atmosphère. Il est OK.
- Speaker #1
Justement, peut-être que ça en fait partie, mais qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien ? C'est peut-être vos équipes ou autres. et puis... En contrepartie, peut-être qu'il y a aussi des difficultés, mais on peut commencer par le côté positif.
- Speaker #0
Le côté positif, c'est le contact avec les patients, avec les gens en règle générale. Les patients, ce sont des personnes, elles sont toutes différentes, et ça c'est génial. L'être humain est un être social, donc on a besoin d'aller voir les gens, et là vous verrez un nombre incalculable de personnes, et donc ça c'est extrêmement épanouissant, enrichissant. Les équipes, pareil. Même si c'est une équipe qui est fidèle, c'est toujours la même, on apprend de ces gens-là, les gens en général. Après, un autre côté qui est positif, c'est quand le patient est content, enfin content, en tout cas la satisfaction du patient, ça c'est primordial, quand lui il est content et qu'il vous remercie à la fin. Les gens peuvent sortir du service parce que leur hospitalisation est terminée. Et quand ils viennent vous voir et qu'ils disent je m'en vais, merci beaucoup. La petite boîte de chocolat et tout ça, les Werther's original. On est content, c'est pas grand chose. Et puis il y a une considération et ça, ça fait extrêmement plaisir. On se dit on ne fait pas ça pour rien. On fait ça pour eux. Le monsieur était grabataire. Là, il repart sur ses deux jambes.
- Speaker #1
Ça fait chaud au cœur. Ça,
- Speaker #0
c'est bien ça. Ensuite, après, il y a aussi... L'évolution du métier, de ce qui était méthode et tout ça, ce n'est pas un métier qui est statique, c'est un métier qui bouge. Que ce soit les techniques pures et simples, mettre une perfusion, etc., les techniques changent. Les techniques de management aussi changent. Le lead management, etc., il y a 20 ans, on commençait seulement à en parler. Et encore. Avec le benchmarking, on va voir les voisins et tout. Tiens, comment ça va ? Ça se trouve bien, en fait. Il y a des échanges et on évolue. Ce n'est jamais statique.
- Speaker #1
OK. Non, ça c'est bon à savoir.
- Speaker #0
Moi j'aime bien, parce que ça bouge en fait, c'est jamais... Oui c'est mouvant et vous en apprenez tous les jours.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Mais en contrepartie, il y a toujours l'autre côté de la pièce. Côté négatif, c'est surtout quand, au niveau management en tout cas, moi j'ai eu quelques difficultés quand j'ai des agents en face de moi qui se braquent et qu'il n'y a pas possibilité de leur donner une explication cohérente à une décision. Ça c'est extrêmement compliqué, donc si je peux donner un conseil, prendre peut-être un petit peu de recul. jamais réagir à chaud, attendre un ou deux jours et tout ça et après reparler de la chose du problème à froid en disant tu sais la fois dernière je t'ai dit ça mais parce que oui les belges tutoient après vous faites comme vous voulez mais moi j'ai tendance à tutoyer aussi et donc dire écoute je t'ai dit ça et à froid ça passe toujours mieux à chaud...
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est jamais bon ça c'est quand même un peu difficile quand vous avez une équipe justement où il y a eu un petit problème de casting, où vous avez des gens un petit peu leaders négatifs et qui ont tendance à se braquer facilement, ça... Mais bon, après, on reste humain, les gens sont des gens, donc voilà. Après, il faut prendre ses responsabilités et puis, des fois, il faut trancher. Ça ne fait pas plaisir, mais ça fait partie du job. Il faut qu'il y ait des gens qui fassent ça. Il ne faut pas oublier que nous travaillons pour le patient, donc nous devons... Gérer le service, le service dépend des personnes, mais c'est le service pour le patient en fait, avant tout le patient.
- Speaker #1
Je pense que ce sera le maître mot de cet épisode, effectivement le patient reste au cœur de tout. Pour conclure, et vous en avez un tout petit peu parlé juste avant, mais est-ce que vous avez des conseils pour les étudiants dans le médical ou paramédical qui nous écouteraient ?
- Speaker #0
Alors mordez sur le bâton parce que ce sont des études extrêmement ingrates, en tout cas... Au moment où je les ai passés, ça a changé depuis, les référentiels ont changé. Mais ce sont des études qui ne sont pas faciles, parce que déjà vous allez tomber face à des gens qui sont en difficulté, ils ne sont pas bien, vous allez être confronté au décès, l'accompagnement des familles qui ont un défunt dans leur famille. C'est pas facile, mais en même temps, si nous ne le faisons pas, qui va le faire ? Et donc il faut vraiment que... Il faut, c'est facile à dire, mais ayez la fibre, ayez votre altruisme en fait, restez naturel, ne jouez pas un rôle, soyez vous-même pour le patient et n'hésitez pas si vous êtes en difficulté d'en parler autour de vous parce que vous n'êtes jamais seul et d'autres sont passés par là avant vous. Donc n'hésitez pas à vous faire encadrer, mais faites-le parce que ça reste quand même un beau métier.
- Speaker #1
Super. Eh bien, l'épisode touche à sa fin. Merci beaucoup Thibaut d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #0
Merci beaucoup à vous.
- Speaker #1
Ravi d'avoir permis à nos auditeurs de vous découvrir et d'en apprendre plus sur le métier d'infirmier chef adjoint. Et pour ma part, je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode. A bientôt.
- Speaker #0
Au revoir.
- Speaker #1
Merci pour votre écoute. Nous espérons que ce temps de partage vous a plu. Abonnez-vous pour plus d'histoires professionnelles et de témoignages enrichissants. Suivez-nous sur LinkedIn et retrouvez nos offres d'emploi sur notre site carrière fed-group.fr FED
- Speaker #0
GROUP