- Speaker #0
Bonjour, je suis Johanna. Depuis des années, je me passionne pour le wellness, la santé, le sport, la nutrition et tout ce qui contribue au mieux-être mental et physique. Cette quête m'a permis de croiser le chemin de nombreux experts que je souhaite aujourd'hui mettre sur la route de celles et ceux qui en ont besoin. Naturopathes, médecins esthétiques, coachs sportifs, nutrithérapeutes ou encore astrologues, ce rendez-vous existe pour vous les présenter et vous raconter de quelle manière ils ont changé ma vision de la santé holistique. Je vous propose de partir à leur rencontre avec moi. pour le meilleur et pour le mieux. Bienvenue dans le Wellness Wonders Podcast. Stéphane est ostéopathe. Je l'ai rencontré après une grosse blessure à la cheville. J'avais besoin de quelqu'un pour me remettre en place et revoir mes alignements de posture après quelques mois aboités. La première fois que j'ai passé la porte de son cabinet, je les ai surprises de découvrir autant de faire-part de naissances. Car Stéphane aide les petits bébés, mais aussi les mamans, durant toutes les étapes de la maternité, et même avant la conception. J'étais assez étonnée d'apprendre qu'un ostéopathe pouvait aller aussi loin dans l'accompagnement des mamans. Et d'ailleurs, en plus de soigner ma cheville, il m'avait aidé à me débarrasser de cystites récalcitrantes en travaillant sur les tendons et les muscles qui entourent ma vessie. Je suis sûre que vous allez adorer découvrir les belles histoires de Stéphane et que ces techniques parfois inattendues pourront également vous aider.
- Speaker #1
Bonjour Johanna, comment ça va ? Tu vas bien ?
- Speaker #0
Ça va et toi ?
- Speaker #1
J'adore ta petite présentation, là tu m'as fait kiffer, j'adore.
- Speaker #0
Les intros c'est toujours, on se remémore les petits souvenirs de comment ça a été.
- Speaker #1
J'adore, c'est exactement ça. Je ne me souvenais même plus que c'était pour ta cheville. En fait, c'était ça, ça me fait plaisir. C'était ça, je me souviens de ce motif-là. Tu sais, quand tu viens me voir, c'est un peu ce que je dis à tous mes patients, Je ne considère pas le patient juste comme un symptôme. C'est vraiment un ensemble, tu vois. Et donc, tu m'as parlé de ce motif-là de consultation. Puis, on a travaillé ensemble. On a vu comment on pouvait être aidé, etc.
- Speaker #0
Mais en plus, le pire, c'est que moi, je vais souvent voir des ostéopathes, enfin, te voir quand j'ai besoin d'un petit réalignement. Quand tu te dis, là, je ne suis pas bien. Je sens que je ne suis pas totalement droite. J'ai un peu mal. à tel endroit avec le sport, etc. Et en fait, je me rappelle que l'histoire de la cystite, pour moi, je n'allais même pas t'en parler, dans le sens où je ne savais pas qu'un ostéopathe pouvait t'aider dans ce genre de problématique. Et je te l'avais dit parce qu'on discutait et tu m'as dit, mais attends, il faut que tu me le dises ça, parce que moi, je peux travailler dessus. Et là, tu m'avais expliqué l'histoire des tendons ou des muscles.
- Speaker #1
En fait, le truc qui se passe, c'est que sur la cystite, on ne va pas travailler directement sur ce motif-là de consultation. Sur ce symptôme-là, notamment sur cette pathologie-là, c'est assez complexe. Mais par contre, en ostéopathie, on va essayer de regarder la globalité du patient, voir comment on peut t'aider ou non, pour faire en sorte que ton corps s'adapte au mieux par rapport à ce symptôme qui était là déjà depuis un petit moment. Et en fait, dans ma prise en charge, avec les tests que j'ai faits, etc., le fait de regarder ta posture, etc., de regarder les différentes mobilités que tu pouvais avoir au niveau de ton bassin, etc., on a vu qu'il y avait des choses qu'il fallait réajuster, qu'il fallait réharmoniser, et que peut-être ça aurait pu avoir un effet sur ta cystite. Donc le truc qui est important de comprendre, ce n'est pas de se dire oui, moi je vais traiter ta cystite Ce n'est pas tant ça. Parce que ce serait... Ce serait malhonnête de ma part de te dire, attends, viens avec ta cystite et moi, je vais régler ta cystite. Non, c'est de voir comment je peux t'aider et comment on peut accompagner ton corps et aussi les traitements que tu peux avoir aussi à côté. Les traitements allopathiques, les traitements bio, exactement, que ton médecin ou ta gynéco va te prescrire. Et comment moi, je peux t'aider et t'accompagner dans ce processus de guérison. Il se trouve que là, ça a bien fonctionné. Ça ne fonctionne pas tout le temps, tu vois. Il n'y a pas de... Je ne suis pas le marabout de la cystite, tu vois. C'est important qu'on comprenne les limites aussi de ma pratique, en fait. Quand je dis de ma pratique, les limites de l'ostéopathie, tu vois. Ça, c'est important.
- Speaker #0
Et comment, en fait, justement, les tendons... Parce que moi, je me rappelle, tu m'avais dit, mais tout est hyper restreint autour. Ça t'appuie sur la vessie. Et on sait que, par exemple, une cystite, elle peut être provoquée rien que lorsqu'on... On irrite un peu trop la vessie, qu'on la touche trop, dans le sens où elle est trop sollicitée.
- Speaker #1
Et en fait,
- Speaker #0
ça peut revenir dans le cadre des trucs hyper récurrents. Bien sûr. Et c'est quoi ? C'est les muscles, c'est les tendons ?
- Speaker #1
En fait, c'est tout le système musculo-ligamentaire, mais aussi... Si le système nerveux, qui part entre autres de la colonne vertébrale, qui va venir donner l'information à tout ce système, le système gynéco, qui donc peut être perturbé. Donc toi, ça s'est manifesté par des cystites, mais il peut y avoir plein d'autres manifestations gynéco. Et comme je te l'expliquais, ce qui était important, c'est de voir dans la globalité du patient, comment moi, je pouvais améliorer... le fonctionnement, c'est-à-dire le système fonctionnel, comment l'optimiser pour faire en sorte que tu ailles mieux. Donc, ce n'est pas que le muscle, le ligament, j'avais dû t'expliquer ça, mais c'est un peu plus complexe que ça. Il y a aussi, je te dis, le système nerveux. Il y a plein de choses qui rentrent en compte. Le système hormonal peut jouer. Il y a plein de choses sur lesquelles, en ostéo, on peut avoir des résultats. Il se trouve que, je te le répète, ça s'est bien passé pour toi, donc tant mieux. Exactement, tu m'avais envoyé ta cousine.
- Speaker #0
Qui avait fait pareil que moi, des petites répétitions et qui n'en a plus eu après.
- Speaker #1
En plus, elle venait de loin, elle venait d'Espagne, je crois, pour me voir. Enfin, pas que pour me voir, mais bon, c'est ça, je me souviens très bien. Comment elle va, ta cousine ? Elle va bien ?
- Speaker #0
Elle n'en a plus jamais eu. C'est marrant parce que c'est le genre de pathologie... C'est... On ne va pas parler de ça, mais c'est le genre de pathologie où on ne sait plus trop quoi faire. On pense que c'est juste des trucs gynéco ou autre. Et en fait, il y a aussi, par exemple, typiquement l'ostéopathie qui peut aider. Moi, je n'aurais jamais pensé que ça pouvait fonctionner, par exemple.
- Speaker #1
Je pense que ce qui est important, comme je t'ai expliqué tout à l'heure, c'est de voir dans quelle mesure on peut aider le patient avec une approche pluridisciplinaire. D'accord ? Le plus important, d'abord, c'est ton médecin, ta gynéco, enfin ton médecin qui va te prendre en charge. Mais après, je pense qu'il y a plein d'autres choses qui peuvent aider le patient. Le plus important, c'est effectivement de mettre le patient au centre de la consultation et pas juste de dire Bon, ok, c'est les médocs, c'est que l'ostéo, c'est que l'acupuncture. Je ne suis pas acupuncteur, mais pourquoi pas, tu vois. Je pense qu'il y a ce côté-là pluridisciplinaire qui rentre en compte et qui peut aider le patient et pas juste se dire Bon, ben... la médecine allopathique, la médecine traditionnelle, ça ne marche pas, il n'y a rien à faire. Et puis, tant pis, on rentre à la maison, il n'y a rien à faire. Alors que non, je pense qu'il y a plein de choses à faire parce que c'est multifactoriel. Et du coup... Je réponds bien à ta question, c'est pas mal.
- Speaker #0
Tu vois, tu prends le...
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
En fait, c'est marrant parce que moi, je vais régulièrement voir des ostéos dès que je sens qu'il y a un petit dérègle. Et on me dit tout le temps, mais pourquoi tu vas avoir un ostéo, tu n'as mal nulle part. Du coup... Ma question est la suivante. À quel moment on se dit est-ce que je fais bien de faire ça ? Est-ce qu'il faut aller voir un ostéo quand on a mal au dos ou qu'on est bloqué quelque part ? C'est quoi vraiment la prescription idéale ?
- Speaker #1
C'est intéressant ta question. Initialement, c'est censé être une médecine dite préventive. C'est ce qui est encore enseigné maintenant. On va conseiller aux patients de venir nous voir. à titre préventif. Peut-être, moi, mes patients, quand ils veulent bien, par exemple, je les vois une fois, deux fois par an. Pour répondre à ta question, le patient, il vient, et nous, on fait un bilan complet ostéopathique. On va regarder sa posture, on va lui poser des questions sur ses antécédents, ce qu'on appelle, on lui fait une anamnèse, tu sais, le début de la consultation, ça commence par ça. On va questionner le patient sur ses attentes, sur ses motifs de consultation, sur ses antécédents, bref, sur plein de choses. Par rapport à tout ce qu'il va nous dire et par rapport à tout ce que nous, on va voir et faire, on peut parfois éviter que certains troubles fonctionnels, troubles mécaniques, puissent venir se déclencher parfois à distance. Un exemple, c'est le patient qui va venir nous voir parce que souvent, il a mal dans le bas du dos. Il fait sa petite lombalgie. Et là, il vient me voir alors qu'il va très bien. Mais pour éviter... pour essayer d'éviter que ce trouble fonctionnel revienne. Donc en fait, on va s'occuper de lui, mais on va aussi l'écouter, on va lui donner des conseils, on va le faire travailler aussi, on va lui donner des exercices pour qu'au final, son bas du dos ne l'embête plus et qu'il arrête de vivre avec. Et donc c'est pour ça que... L'intérêt de venir voir l'ostéo, c'est justement cette prise en charge globale, holistique, comme on dit, tu vois, pour faire en sorte de s'intéresser à lui et ses habitudes de vie, pour voir comment on peut améliorer son quotidien, que ce soit même sa pratique sportive, son attitude au travail, enfin toutes ces positions vicieuses qu'il peut prendre et qui par la suite peuvent entraîner justement des symptômes. Donc plutôt que de venir nous voir en urgence, attends, allô Stéphane, il faut que tu me prennes en urgence parce que là, je me suis bloqué le dos. Essayez d'éviter ça.
- Speaker #0
Et c'est quoi les troubles que tu vois le plus dans l'homme moderne qui vit en ville ?
- Speaker #1
Il y a beaucoup de choses. Alors, c'est clair que moi, dans ma pratique, je vois tout type de patients. Après, comme on parlait de ça tout à l'heure, moi, je travaille beaucoup dans le domaine de la périnatalité aussi. On en parlera aussi tout à l'heure. Donc, c'est les femmes enceintes, les nourrissons. et les femmes en postpartum, donc après l'accouchement. Mais j'ai tout type de patients. Et pour répondre à ta question, tu sais, c'est le mal de dos. Alors le mal de dos, il est très vaste, mais c'est vraiment, tu sais, le patient qui se plaint parce qu'il a mal dans le bas du dos, et aussi et surtout des douleurs cervicales, ce qu'on appelle des cervicalgies, souvent liées à des mauvaises positions au travail, etc. Il y a eu un, tu sais, il y a vraiment eu un avant et un après Covid, tu vois. J'ai eu beaucoup, beaucoup de motifs de constation. de patients avec le télétravail qui venaient parce qu'ils découvraient des douleurs qu'ils n'avaient jamais eues de leur vie, parce qu'ils étaient chez eux, tu sais, dans leur cuisine, sur leur table basse, en train de, pendant 8 heures, 10 heures d'affilée, travailler sur l'ordi. Et là, ils découvrent que, merde, attends, mais là, j'ai mal au cou, j'ai mal au dos, etc. Bon, c'est vraiment ça, ce que je peux avoir comme motif de constatation récurrent, c'est les maux de dos. Donc, c'est le bas du dos, généralement, et ces douleurs cervicales.
- Speaker #0
Et ça, c'est juste la posture ou est-ce qu'il y a aussi les muscles ?
- Speaker #1
C'est pas que postural Il y a plein d'autres causes possibles Chez le sportif notamment Le sportif avec des répétitions de mouvements Qui seront mal adaptées ou pas adaptées D'où l'intérêt de travailler avec d'autres professionnels de santé Comme les kinés notamment Je travaille avec beaucoup de kinés Moi c'était un kiné d'ailleurs qui m'avait envoyé Bah voilà, c'était qui ? Je sais plus
- Speaker #0
Je m'en rappelle pas C'est celle qui m'avait fait la rééducation de cheveux Et qui m'avait dit là en fait Moi, je ne peux plus faire grand-chose. Il faut que tu ailles voir un ostéo pour replacer, puisque comme la cheville avait été hyper enflée, quand elle dégonfle, les os ou les tendons sont positionnés de la même manière et il faut un peu rééquilibrer. Mais c'est vrai qu'en fait, moi, je vois l'ostéopathie comme quelque chose un peu de préventif pour me remettre bien d'équerre quand je sens que... Donc c'est ce que je dis à mes amis qui me disent t'as pas un ostéo j'ai le dos bloqué mais il faut y aller plus régulièrement pour éviter justement ce mal de dos.
- Speaker #1
En fait c'est ce que je t'expliquais c'est que plutôt que de dire ah bah attends j'attends de me... et ça il y a... alors je te coupe, enfin non je me coupe dans mon propos mais il y a vraiment aussi une différence entre les hommes et les femmes par rapport à cette prise en charge là tu vois. C'est assez étonnant. En fait le truc que je voulais dire c'est que... Il y a beaucoup de... Le but, ce n'est pas d'attendre de se faire mal au dos pour dire Attends, vas-y, je vais aller voir l'ostéo c'est plutôt de se dire Comment je peux faire pour améliorer ma posture, mes habitudes de vie, etc. pour faire en sorte de ne pas avoir mal au dos ? Et dans cette dynamique-là, tu te rends compte que les femmes... Bon, ça, c'est dans mon cabinet, donc je ne peux pas faire de généralité, je ne vais pas essentialiser, mais j'ai beaucoup plus de femmes que d'hommes et je vois surtout la relation qu'elles ont avec leur corps. n'est pas du tout la même que les hommes. Les hommes, ils attendent le dernier moment pour prendre le rendez-vous. Ils attendent de se bloquer le dos pour m'appeler en disant Attends, il faut me prendre tout de suite.
- Speaker #0
J'ai besoin d'aide.
- Speaker #1
Aidez-moi, tu vois. Plutôt que les femmes, tu sais, qui... Je n'ai pas d'explication, tu vois. Je n'ai vraiment pas d'explication. C'est une constatation, tu vois. Qui vont être plus dans la prévention, dans l'écoute de leur corps, etc. Et c'est intéressant de voir ces deux... Ces deux... Ces deux types de prise en charge. qui sont complètement différentes. C'est assez intéressant, ça.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, les femmes, c'est vrai que moi, le premier truc qui m'a choqué, je disais ça en intro, c'est de voir autant de...
- Speaker #1
De faire part.
- Speaker #0
De faire part de petits bébés. Et donc, à quel moment, tu parlais de la périnatalité, à quel moment il faut venir te voir ? Déjà, avant la conception, c'est ce que tu m'avais expliqué, ça, un jour, je trouvais ça assez étonnant.
- Speaker #1
En fait, il y a des... Alors, pareil, c'est un peu comme ce que je t'expliquais tout à l'heure, les femmes désireuses... d'une grossesse en fait, sont accompagnés généralement par leurs médecins, leurs gynécos. Mais parfois, je bosse avec plein de gynécos aussi et des obstétriciens. qui parfois ont besoin d'une approche alternative, comme l'ostéopathie, pour aider la femme dans son désir de grossesse. Alors, je m'explique parce qu'il faut être clair là-dessus. Ce n'est pas grâce à l'ostéopathie, tu vois que des patientes qui sont stériles, etc., vont trouver en moi tel miracle. Mais par contre, il y a un accompagnement qui se fait pendant ces... ces périodes-là, en fait, pour aider tous les autres professionnels de santé dans cet accompagnement, en fait. Et donc, oui, l'ostéopathie a son rôle à jouer, comme d'autres pratiques, notamment l'acupuncture, qui aide aussi, là, justement, les futurs mamans, tu vois. Mais il ne faut pas que ce soit, tu sais, le... La baguette magique. Ouais, exactement. Moi, je ne veux pas avoir ce discours-là parce que... C'est important ce que je vais te dire. Moi, ça fait 20 ans que je fais ce métier. Je ne me suis pas présenté, mais ça fait 20 ans que je fais ce métier. Et en 20 ans, il y a énormément de façons de pratiquer l'ostéopathie. Et il peut y avoir des dérives, en fait. Dans ces dérives-là, tu sais, on appelle ça des...
- Speaker #0
Des marchands de sommeil.
- Speaker #1
Ouais, ça va être ça. C'est exactement ça. En gros, tu peux avoir des retards de prise en charge parce que le discours que moi, je vais te tenir quand je dis moi, c'est l'osteopathe. Il va tenir des discours aux patients qui sont pas étayés, qui sont parfois mensongers. C'est important de parler de ça. Et du coup, toi, la patiente va me voir comme, tu sais, le gourou, le sauveur. Tu sais, non mais attends, la médecine n'a pas pu m'aider. Donc, il a pu aider, parce que ça va être généralement du bouchard, il a pu aider ma voisine ou ma cousine ou je ne sais pas qui à avoir un bébé parce qu'après lui, tout de suite, il est tombé enceinte. Donc, c'est important ce discours parce qu'en fait, il y a eu pas mal de dérives. Et c'est important que le patient, la patiente en l'occurrence, soit la plus éclairée possible sur notre champ de compétences et sur... ce que moi je peux lui apporter. Donc il faut rester très humble par rapport à ça et pas se dire, bah ouais, comme tu dis, c'est la baguette magique et vas-y fais-moi tomber enceinte avec ta technique. Non, ça ne marche pas comme ça.
- Speaker #0
D'ailleurs, qu'est-ce que tu travailles exactement quand il y a une personne qui vient te voir en disant, j'essaye de concevoir ?
- Speaker #1
La première des choses, c'est déjà d'écouter la patiente. C'est hyper important. Ne pas être sur... de moi en disant ok bah c'est bon, allez je vais lui faire mes techniques sur le bassin, sur le crâne, sur le machin en disant allez c'est bon en étant sûr de soi ça c'est vraiment à mettre à la poubelle ça parce que comme je te disais, le fait d'écouter sa patiente de voir ses attentes de voir comment elle elle se sent, parce que généralement c'est des patientes qui viennent te voir, qui ont un parcours de santé avant et Et c'est compliqué. Elles se mettent parfois à pleurer. C'est compliqué. Donc, s'il n'y a pas cette empathie, s'il n'y a pas cette bienveillance, c'est des mots très triviales, mais c'est important. Déjà, d'écouter la patiente et de voir comment toi, tu peux l'aider, qu'elle ait une oreille et qu'elle voit que la personne, elle est sérieuse. J'ai envie de te dire, c'est déjà énorme. Après, pour répondre à ta question. Il n'y a pas de technique miracle, notamment sur le bassin. Comme je te disais, pour moi, c'est une prise en charge globale. Quand la patiente vient me voir, je ne la considère pas comme un utérus. Tu comprends ? C'est une globalité.
- Speaker #0
Est-ce que déjà, peut-être rééquilibrer le système nerveux et replacer un peu les équilibres, ça permet de refaire circuler un peu ? Oui. Et d'aider ? Il n'y a pas une technique où tu te dis... Non. il faut détendre le bassin ou ce genre de choses. C'est vraiment la prise en charge pour rééquilibrer le corps.
- Speaker #1
Il n'y a pas de, tu sais, il n'y a pas de, j'aime bien ce terme-là, il n'y a pas de recette de cuisine. Tu sais, la patiente elle vient pour ça, ah bah on va dire, allez, clac, clac, clac, clac, je vais lui faire mes trucs, je vais lui faire mes machins, et c'est bon, c'est sûr, ça va marcher. Et puis je vais lui dire, je vais même essayer de convaincre la patiente, attends, mais avec moi, tu vas tomber enceinte, c'est sûr. La patiente, elle va dire, ah bah oui, mais s'il me le dit, c'est que c'est sûr. Non, cette histoire de, tu sais, de... de je te réaligne ou je ne te réaligne pas, c'est plutôt de se dire comment moi je peux aider la patiente pour qu'elle se sente peut-être mieux dans son corps. Est-ce que ça peut l'aider ? Est-ce que ça peut aussi aider les autres professionnels de santé à faire en sorte qu'elles se sentent mieux pour faire tel traitement médicamenteux, tel traitement hormonal, etc., qui sont parfois lourds ? Je vois vraiment ça comme une... Ouais, comme... J'accompagne la patiente, mais ce n'est pas moi qui vais la faire tomber enceinte.
- Speaker #0
C'est marrant parce que je me disais aussi, je ne pensais pas que je pouvais manipuler des femmes enceintes ou même peut-être tout au début de la grossesse. Il y a des stades où il ne faut pas pratiquer l'ostéopathie.
- Speaker #1
Il n'y a pas de contre-indication majeure sur la prise en charge de la femme enceinte en ostéopathie. Maintenant, oui, il y a... Donc ça, c'est ce que je fais beaucoup. J'ai beaucoup de femmes enceintes qui viennent me voir.
- Speaker #0
Et elles viennent te voir parce qu'elles ont, par exemple, mal au dos, parce qu'elles ne se tiennent plus pareil, parce qu'en fait, le corps change à tel point qu'il faut un peu l'aider ?
- Speaker #1
Alors, pour toutes ces raisons-là, en fait. Déjà, la première des choses, c'est que je travaille avec pas mal de sages-femmes qui, elles, m'envoient leur... Leurs patientes, alors que parfois elles vont très bien, juste déjà pour un accompagnement ostéopathique de la femme enceinte. Et effectivement, donc oui, il se passe plein de choses pendant la grossesse, au niveau hormonal, au niveau structurel, au niveau musculaire, il y a plein de choses qui se passent. Le corps va changer et donc du coup, le corps est à même de s'adapter bien ou pas bien. Et bien c'est là que l'ostéopathe va intervenir pour essayer de rendre le plus de mobilité possible. à telle ou telle structure, notamment le bassin, la cage thoracique, notamment au niveau du diaphragme, la colonne vertébrale, le rachis cervical, pour faire en sorte que la patiente, notamment la femme enceinte, puisse être le plus soulagée possible pendant la grossesse. Après, pendant la grossesse, il y a aussi des mots, M-A-U-X, qui reviennent souvent. C'est la fameuse sciatique de la femme enceinte, tu sais, quand ça tire dans la fesse. Ça, c'est un motif de constatation qui revient assez souvent. Comment ça se fait ? C'est plus à quoi ? Très bonne question. En fait, il y a plein de... C'est une excellente question. J'aime bien quand tu viens me... Mais pourquoi ? En fait, c'est mécanique. Très souvent, c'est mécanique. Il y a des modifications au niveau de la ceinture pelvienne, donc au niveau du bassin, qui se passent et qui peuvent venir perturber le bon fonctionnement de tel ou tel nerf. notamment le fameux nerf sciatique. Et donc, c'est ces modifications-là qui vont être responsables, généralement, de ce motif de consultation. Et donc, pour répondre à ce motif-là, on va prendre en charge la patiente, mais aussi lui donner des conseils. On lui suggère aussi peut-être même voir d'autres praticiens, comme des kinés. Et je ne sais pas si je réponds à ta question.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, tu peux même dire carrément les conseils pour les personnes qui nous écoutent, par exemple.
- Speaker #1
Très bien. Alors moi, tu sais, il y a un truc que j'aime beaucoup, c'est que quand le patient et la patiente, notamment enceinte, bougent. C'est bête, mais souvent, tu sais, on dit Attends, là, je suis enceinte, je vais rester à la maison dans le canapé. Non, en fait, on s'est rendu compte que justement, la mobilité était importante pendant la grossesse. Tu verras que, enfin, je ne sais pas si tu verras, mais j'ai beaucoup de patientes. qui pratiquent du yoga, par exemple, du yoga pré ou même post-natal, moi, c'est un truc que je leur conseille, de faire du yoga, par exemple. Il n'y a pas que l'ostéopathie. Bref, ça, c'est un très bon conseil. Donc, de ne pas rester à se dire, il ne faut pas que je bouge. Je ne bouge plus. Non, je couvre, je bouge plus. Non, erreur. Au contraire, la mobilité, c'est important. Notamment la mobilité au niveau de ton bassin, de ta cage thoracique, de ton dos, etc. De tous ces éléments. qui vont être sollicités pendant l'accouchement, et qui sont d'ailleurs sollicités pendant la grossesse, c'est important que ça bouge, en fait.
- Speaker #0
Et les personnes qui font, par exemple, du sport, parce qu'il y a des extrêmes, et par exemple, quand on a une routine sportive assez importante, comment on fait quand on est enceinte ? On arrête ? On continue ? On s'adapte ?
- Speaker #1
En fait, je pense que la première des choses, déjà, c'est d'écouter les professionnels de santé, comme les médecins et les gynécos, qui vont... qui vont connaître leur patiente et qui vont dire, bon, ben non, là, maintenant, par rapport à... Parce que chaque grossesse est différente. Il peut y avoir des grossesses à risque, par risque, etc. Donc, il faut toujours s'adapter, tu vois. Mais maintenant, plus globalement, la patiente, souvent, quand elle a sa routine de sport, comme toi, je sais que tu es très sportive, et si je te dis demain, du jour au lendemain, ben non, il faut que tu arrêtes, ben, tu sais, tu vas péter un plomb, tu vois. Il faut s'adapter à ça. Il faut faire en sorte que la patiente puisse faire son sport, mais... en s'adaptant avec les conseils que le coach qu'elle va voir ou le praticien de santé va lui donner, les conseils qu'on va lui donner vont s'adapter à sa grossesse en fait. Donc oui, tu peux faire du sport, mais il faut... s'en adapter. Bon, parfois, j'ai des patients, tu sais, jusqu'à la fin de la grossesse, elles font du crossfit, des trucs de dingue, mais je vais pas leur dire, ouais, non, non, non, attendez, c'est pas bon. Oui,
- Speaker #0
tant qu'on se sent bien,
- Speaker #1
ça va pas. Ouais, elle se sent bien, le médecin lui a dit qu'il n'y avait pas de contre-indication, c'est pas moi, l'ostéopathe, qui vais lui dire attends, par rapport à ton bassin, ton truc, ton... Non. Écoute, si tu te sens bien comme ça, bah, voilà, écoute-toi, c'est important, mais, ouais, ne t'arrête pas non plus parce que, ouais, tout ça, parce que, ouais, tu vas donner la vie dans quelques semaines ou quelques jours, tu vois.
- Speaker #0
Et du coup, toi, tu as vu une différence justement sur les personnes qui étaient sportives, qui ont continué le sport après, qui avaient peut-être une meilleure récupération ou autre ou pas du tout ?
- Speaker #1
Non, alors en fait, ça, c'est souvent la question. Tu vois, c'est une question qui revient à les patients qui me disent bon, bah ouais, moi, je sais que si je continue le sport, je sais qu'il n'y a pas de règles Franchement, Johanna, moi, je vais te dire un truc, il n'y a pas de règles parce que j'ai tout vu. J'ai vu, tu sais, des patientes très sportives. Et avec des accouchements qui se passaient plus ou moins bien, peu importe, et qui derrière, en fait, galéraient sur la rééducation du périnée, sur la rééducation abdominale, etc. Et au contraire, j'ai vu des patientes, genre, mais non sportives, et puis, bon, en fait, qui gambadaient, tu sais, quelques jours après. Donc, en fait, il n'y a vraiment pas de règles. Et bien malin, celui qui va dire, ben voilà, le...
- Speaker #0
La recette de cuisine, c'est ça.
- Speaker #1
Ben ouais, parce que, ben non, il va te mentir parce qu'il n'y en a pas, en fait. Je peux t'assurer qu'il n'y en a pas et que... Mon seul conseil, ce serait de ne pas bouleverser ton quotidien, d'écouter les professionnels de santé qui s'occupent de toi, qui te prennent en charge, et puis de t'écouter, c'est important en fait, de t'écouter. Parce que je pense que chacun va y aller de son bon conseil. Déjà, tes amis, Ah, tu fais du sport, mais ça ne va pas, parce que ma voisine, elle a fait ça, bah non, non. Tu vas avoir 10 000 sons de cloche, donc écoute les personnes compétentes Et écoute-toi aussi, surtout, c'est important.
- Speaker #0
Et du coup, quand on est enceinte, est-ce qu'on consulte plus souvent, plus régulièrement l'ostéopathe ? C'est quoi à peu près le suivi idéal ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas s'il y a un vrai suivi idéal. On va souvent conseiller les patientes de venir voir l'ostéo au troisième mois, au sixième mois. Puis moi, j'aime bien aussi voir mes patientes un mois avant terme. Mais pareil, il n'y a pas de règle, tu sais. On va... Quand tu vas voir la patiente, tu vas lui suggérer peut-être qu'on se revoit dans 15 jours parce qu'il y a eu un motif de consultation qui nécessite peut-être de revoir la patiente dans 15 jours, 3 semaines. Ou peut-être de lui dire, là, vous allez bien, revenez me voir un peu plus tard. Pareil, il n'y a pas vraiment de règle. Désolé de ne pas répondre à ta question.
- Speaker #0
C'est bien de le dire.
- Speaker #1
Parce que souvent, on va dire, et tu verrais sur Internet, les ostéos. Quand je dis les ostéos, j'essentialise, donc c'est très mal dit. Oui, mais... on va te dire, ah bah oui, c'est important pour le suivi de la femme enceinte de le voir au premier trimestre et puis après au sixième mois et puis à peut-être un mois avant terme, etc. J'ai envie de te dire, mais qu'est-ce qui justifierait ça ? Pas grand-chose.
- Speaker #0
Ce qui est plutôt pas mal d'entendre ça, parce que je pense que déjà, quand on est enceinte, il y a tellement une liste qui se rallonge de choses à faire, d'examens, de, comme tu dis, il faut faire un cours périné...... préparation à l'accouchement j'ai pas tous les vocabulaire mais tous les trucs et en plus maintenant si on se dit alors du coup il faut aller chez l'ostéo de se dire que finalement bon en fait on fait du sport si on peut, si on en a envie si on se sent bien,
- Speaker #1
on va voir l'ostéo de temps en temps peut-être pour des petits justement mais il n'y a rien d'obligatoire bien sûr d'essentiel en tout cas je voulais rebondir sur un truc parce que tu peux aussi tomber dans le déjà pour répondre à ta question il n'y a pas de non voilà pas de rite ostéopathique pour la femme enceinte, absolument pas. Et souvent, je te dis, les patientes, elles viennent, donc tu as déjà les rendez-vous médicaux, et puis il y en a qui font de la sophrologie, de l'apto, je vais faire mon séance de yoga, je vais me faire... Et justement, ce que je voulais te dire, c'est que parfois, les patientes, elles peuvent tomber dans l'excès en disant... Il faut que je fasse tout comme ça. Tu sais, alors je vais venir vous voir tous les mois, Stéphane. On va prendre les rendez-vous. Et c'est aussi important que le thérapeute, donc l'ostéopathe, recadre ça et dise non, non, attends, non. Si la patiente, elle vient me voir tous les mois, c'est que non, c'est que ça ne va pas. Non, c'est que là, il y a un truc qui cloche là. Non, non, non. C'est important d'être mesuré, mais surtout d'écouter la patiente et de voir. quel est son objectif, quel est son ressenti, quelles sont ses attentes, mais aussi d'essayer de la recadrer. Et en lui disant, je ne vais pas vous traiter. Ça, pour moi, la prise en charge ostéopathique, c'est de se dire, à quel moment je vais dire à mon patient, non, ce n'est plus de mon ressort, ou non, je ne vous traite pas, parce que là, il n'y a pas de nécessité. Ça, pour moi, ça serait une bonne prise en charge, de dire non, je ne vous traite pas.
- Speaker #0
Et t'en as souvent des gens justement qui veulent tout le temps venir ?
- Speaker #1
Ouais, ça arrive, tu sais. Alors, j'en ai pas tout le temps, mais en fait, t'as ce patient qui va venir te voir et qui sort de chez toi.
- Speaker #0
qui va se sentir bien parce que tu lui as fait du bien. Il va dire, attends, je me sens trop bien en sortant de chez vous Stéphane, je me sens léger, tu sais, il me dit tout ça. Il me dit, attends, je me sens léger, je vais venir vous voir tous les mois Stéphane. Et puis en plus avec vous, on arrive, je discute bien, tu sais comment je suis, je suis à la cool et tout, bref, tu me connais. Il y a ce qu'on appelle cet effet contextuel de la consultation, c'est-à-dire comment moi, j'interagis avec le patient. Et le patient, il se sent bien avec moi, je lui fais du bien. Pourquoi il se priverait de venir tous les mois ou toutes les semaines ?
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #0
il parle tout le temps. Ouais, on vient venir te voir. Bon, là, je leur explique exactement ce que je t'explique. Je dis, pour moi, si je commence à te dire, OK, viens tous les mois, c'est que je t'arnaque, en fait. C'est pour payer ma prochaine moto, mais ce n'est pas pour se faire du bien, tu vois. Et c'est important de mettre ce cadre-là, parce que souvent... Tu sais, quand je pose la question au patient, c'est l'une des premières questions que je pose au patient, c'est est-ce que vous avez déjà vu un ostéopathe ? Et souvent, le patient me dit bah oui, j'ai déjà vu un ostéo. Je leur pose la question, c'était quoi la fréquence de ces prises en charge ? Et parfois, le patient me dit bah moi, j'allais voir mon ostéo limite toutes les semaines. Alors, je n'ai mes pattes critiques, mais je me dis mais attends, mais pourquoi tu irais voir ton ostéo ? Est-ce que tu viendrais me voir tous les mois ou toutes les semaines ? Non, c'est que là, il y a un truc qui ne va pas, tu vois. Donc, c'est important que le patient soit le plus éclairé possible sur notre prise en charge. Et pas que de se dire, parce que c'est facile, moi je peux vite mettre une disquette au patient, je vais mettre la picouze en disant, attends, c'est important, il faut venir me voir toutes les trois semaines. Sinon,
- Speaker #1
ton dos... L'autorité un peu médicale. Complètement. Du coup, les gens se disent, d'accord, si vous le dites, alors d'accord.
- Speaker #0
C'est exactement ça. C'est l'argument d'autorité qui va... qui va prévaloir sur tout. Et tu sais, il va me regarder en disant, bah ouais, l'ostéopathe, il me l'a dit. D'autant plus s'il vient de la part d'un médecin, s'il vient de la part d'un professionnel de santé qui lui a dit, bah, allez voir Stéphane. Et que moi, je dis, bah ouais, alors là, il faut venir. Je pourrais facilement le faire, tu sais, c'est facile à faire. Et il peut y avoir des dérives là-dessus, tu sais. Et en fait, non, je pense que le moins je vois mes patients, Le moins tu viens me voir, le mieux je sais que tu te portes. C'est important.
- Speaker #1
Il faut garder ça en cadre un peu. De temps en temps pour se rééquilibrer. Mais ce n'est pas une nécessité.
- Speaker #0
Non, absolument pas.
- Speaker #1
J'aime bien cette petite échange. Quand on suit le parcours de la femme enceinte, tu disais que tu aimais les voir un mois avant l'accouchement.
- Speaker #0
Ouais, ça, c'est dans ma petite routine, tu sais. Pareil, il n'y a rien qui l'expliquerait. Non, absolument pas. J'aime bien quand j'ai suivi la patiente, qu'elle vienne me voir pour qu'on fasse un petit bilan global, qu'elle me raconte déjà comment s'est déroulée sa grossesse, qu'elle me raconte comment elle se sent, si elle a des motifs de consultation précis, comment elle se sent au niveau digestif, au niveau articulaire, bref, à tout niveau. Et j'aime bien les voir, je te dis, un mois avant terme, pour m'assurer, entre guillemets, que tout fonctionne bien. Tout est bien en place. Oui, tout est bien en place. C'est mal dit, mais ce n'est pas un reproche que je te fais. Mais en gros, oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et tu peux faciliter des choses, c'est-à-dire, je ne sais pas, je te dis n'importe quoi, mais ouvrir un peu plus le bassin, replacer le bébé, par exemple, qui est en siège, et peut-être le mettre la tête en face. Alors,
- Speaker #0
on va parler de ça. Alors ça, c'est hyper important. Parfois, le fœtus se présente, le bébé va se présenter de certaines façons qui ne sont pas dites physiologiques. Et du coup, il y a des techniques obstétricales, notamment qu'on appelle la VME, c'est la version de manœuvre externe. Donc, c'est une technique médicale qui a pour but de retourner le bébé et de le mettre dans le bon sens. OK. Ça ne se fait absolument pas en ostéopathie, d'accord ? Je vais te dire un truc, c'est des choses qui ont... Moi, ça fait 20 ans que j'ai fait mes études, c'est des choses... Moi, j'ai le souvenir, tu sais que certains de mes profs me parlaient déjà de ces techniques-là ostéopathiques qui avaient pour but de retourner le bébé. et peut-être quand t'es étudiant bah tu dis ah ouais non mais c'est génial tu peux retourner non en fait ça c'est mort c'est une technique obstétricale qui se fait sous monitoring en fait tu vas écouter le coeur du bébé parce que je ne ferais pas ça d'accord ça c'est important c'est des choses qui ne sont plus enseignées mais tu sais il y a 20 ans il y a toujours des ostéos qui ont été formés il y a 20 ans et qui peuvent être proposés et bah moi je pense que ça doit exister c'est sûr parce que je l'ai entendu ah je vais voir mon ostéopathe il va me retourner le bébé non en fait non non non par contre... Par contre, dans le cadre de l'accompagnement de la femme enceinte, j'ai des médecins obstétriciens qui parfois me réfèrent des patientes pour justement, comme ce que je t'expliquais tout à l'heure, pour aider la femme enceinte à faire en sorte de... Alors, je ne vais pas plus ou moins ouvrir le bassin. On va essayer de rendre le plus de mobilité possible aux articulations de la ceinture pelvienne, donc du bassin, comme ce que je t'expliquais. Et parfois, ça peut aider, en fait. Mais ce n'est pas moi qui vais faire en sorte que le bébé se retourne. Alors, parfois, bah oui, tu sais, ça arrive, ça arrive.
- Speaker #1
Par hasard aussi ?
- Speaker #0
Bien sûr, oui, mais complètement. Et après, la patiente, elle me dit, bah ouais, je suis sorti de chez vous. Et deux jours après, bah, tac, c'était retourné. Donc, tout le monde était content, etc. Mais ça, c'est ce qui se passe. C'est peut-être pas forcément l'œuvre du... Non, non, non. En fait, ça, c'est ce qui se passe au sein de mon cabinet, au cabinet de Stéphane. Mais ce n'est pas comme ça que ça se mesure. Il faudra faire des études randomisées sur plein de patientes et dire, est-ce que la... Seule, est-ce que la... La seule manipulation ostéopathique au niveau du bassin, etc. a permis au bébé de se retourner, etc. Tu comprends ? Ça, c'est important. Maintenant, j'aide ces patientes à faire en sorte que... Déjà, à leur expliquer, tu sais, ce que je viens de t'expliquer, la fameuse VME, tout ça. Parce que souvent, les patientes, on ne leur a pas forcément expliqué, etc. Donc, c'est mon rôle aussi de leur expliquer toutes les possibilités. qui s'offre à elle pour faire en sorte qu'on retourne ou pas le bébé. Et puis parfois, en fait, il n'y a pas besoin parce que souvent, on peut aussi... Il y a certains cas qui permettent un accouchement par voix basse, alors que le bébé, il n'est pas forcément la tête en bas, tu vois. Ça arrive parce que si tout est... Ça, ça se discute au sein du staff médical qui va dire, non, la patiente, là, tout permet qu'on puisse faire une voix basse. Alors que... Je ne sais pas si j'ai répondu à ta question.
- Speaker #1
En fait, quand je pense à tout ça, je me dis aussi, la dernière fois que je suis venue te voir à ton cabinet, il y avait un tout petit bébé qui avait peut-être trois jours. Je me suis dit, mais lui, il est tout neuf. Et en fait, tu étais en train de t'occuper de la maman, puisque j'imagine, et tu vas nous expliquer les chamboulements, je pense, de l'accouchement, de l'impact que ça a, etc. Et en fait, après, quand la maman est sortie, t'as pris le petit bébé et je me suis dit mais c'est incroyable donc est-ce que tu peux déjà nous dire l'accouchement et à quel moment enfin combien de temps après on vient te voir parce que je pense enfin j'imagine moi j'imagine les ravages du truc quoi tout est déplacé c'est la catastrophe et après comment tu t'occupes aussi du tout petit bébé qui
- Speaker #0
est là aujourd'hui alors souvent on pense que c'est un tsunami tu sais et comme je te le disais tout à l'heure pour moi il n'y a pas de règles parfois on pense que... Ça va être un tsunami et ça ne l'est pas. Maintenant, oui, il se passe beaucoup, beaucoup de choses au niveau du périnée, au niveau du bassin. Bref, au niveau obstétrical et au niveau même mécanique, pour la femme qui vient d'accoucher, il s'est passé plein, plein, plein, plein de choses. La chose importante, c'est que la femme, après l'accouchement, à partir de la sixième semaine postpartum, donc après six semaines après l'accouchement, on commence la rééducation du périnée. ça c'est les kinés ou les sages-femmes qui font ça, moi j'aime bien voir les patientes à ce moment-là, justement pour accompagner la femme et aussi pour permettre au kiné ou à la sage-femme qui va s'occuper du périnée de la patiente, pour l'aider en fait dans sa prise en charge. D'accord ? Donc je ne me substitue en aucun cas au travail de la kiné ou de la sage-femme qui va travailler sur le périnée, mais on va aller aider le... ou la professionnelle de santé à faire en sorte que le bassin de la femme enceinte, sa colonne et ça, soit le plus aligné, comme tu disais. On ne remet pas en place. On ne remet pas en place. Mais tu sais, on va s'attacher à faire en sorte que ça bouge bien, que la patiente se plaigne de rien, qu'elle se sente le mieux possible et faire en sorte que la rééducation du périnée se passe le mieux possible. Et après, il y a la rééducation abdominale. Ça aussi, c'est important. Donc, pour répondre à ta question, moi, généralement, les patientes, Je les vois à ce moment-là. Je les vois pas tout de suite après. Je les vois tout de suite après quand vraiment, ouais, il y a un gros motif de consultation. C'est assez rare. Elle fait bloquer le dos pendant le PLR. Voilà, c'est rare. Moi, je leur dis, attendez, attendez avant de venir me voir. Souvent, tu sais, les patientes, elles sortent de la maternité, elles disent, allez-y, remettez-moi le bassin, remettez-moi le truc. Non, j'en dis, non, non, calmez-vous, on va attendre un peu parce que... Il y a plein de choses qui, naturellement, se remettent en place, entre guillemets, d'accord ? Il y a beaucoup de choses au niveau hormonal, au niveau ligamentaire, au niveau musculaire, qui, naturellement, vont bouger. Donc, moi, je peux faire ou dire ce que je veux, c'est pas moi qui vais influencer le réajustement de tous ces éléments-là. Donc, c'est important d'attendre, tu vois.
- Speaker #1
Ça ne va pas aller plus vite parce qu'on vient de...
- Speaker #0
Non, absolument pas. Allez-y, non, absolument pas. Maintenant, je leur explique que, parfois, quand il y a vraiment un motif de consultation, quand il y a une urgence, Elle ne va pas attendre six semaines avant de venir me voir avec sa sciatique ou son... Bref. Donc voilà. Et au même titre que les nourrissons, alors, quand moi, j'ai commencé mes études, je travaillais au sein d'une maternité, en fait. Je continue toujours d'ailleurs de travailler en lien avec eux, une maternité parisienne, où il y a un osteopathe d'ailleurs qui travaille et qui prend en charge les nourrissons jusqu'à quatre jours de vie. Donc moi, j'avais l'habitude de voir les nourrissons à 4 jours de vie. Je vais te dire tout ce qu'on faisait sur les nourrissons. Mais pour me faire un peu l'avocat du diable, souvent, tu sais, les mamans, quand elles sont enceintes, elles me disent Bah non, mais moi, de toute façon, dès que j'accouche, je vous ramène le bébé. Tu sais, comme si j'allais bénir leur enfant, tu sais, je te jure. Tu sais, genre, elles sortent de la maternité. Allez-y, allez-y, bah... Remettez-le en place ! Allez-y, remettez-le en place, là ! Ouais, ouais, allez-y ! Son crâne, son truc, son machin... Non, bah non, en fait, ça marche pas comme ça. Pareil, le... Je pense que, tu sais, notre discours, il est vraiment important parce que, tu sais, le patient, il ne sait pas. Il voit beaucoup de choses sur Internet. Il y a beaucoup de choses qu'il a entendues sur l'ostéo. Généralement, j'espère des bonnes choses. Mais tu peux vite aussi avoir des abus. Et je pourrais vite leur dire, bah oui, attendez, si vous ne veuillez pas votre enfant. Moi, si je ne le vois pas dans la première semaine, ça ne va pas aller. Son crâne, c'est foutu, le crâne, le machin. Non, en fait, ce n'est pas comme ça. C'est pas comme ça. Moi, j'aime bien voir mes patients, j'aime bien les voir dans le premier mois de vie. C'est déjà très, très bien. On va regarder plein de choses, notamment la sphère digestive. On va regarder notamment, tu sais, quand les nourrissons, ils tournent toujours, toujours la tête du même côté. Ils peuvent parfois avoir ce qu'on appelle un torticollis congénital. Tu sais, ils avaient une mauvaise position dans le ventre de la maman qui entraîne, donc du coup, à la naissance, une position de tête qui est tout le temps, tout le temps la même. Ça, généralement, il y a une prise en charge kiné, mais qui peut être accompagnée par l'ostéo. Ça, c'est important.
- Speaker #1
Et sur la sphère digestive, comment tu travailles ?
- Speaker #0
Notamment sur les coliques, sur les régurgitations. On va travailler sur toute la sphère digestive, notamment le diaphragme thoracique qui n'est pas mature. Tout le système digestif n'est pas mature à la naissance. Il se met en place un petit peu plus tard. Et du coup, en ostéopathie, on va essayer de travailler sur la mobilité de ces éléments au niveau organique pour essayer au mieux d'accompagner les parents dans ce tourment que sont les coliques du nourrisson. Parce que parfois, ils sont un peu démunis. Et bien souvent, dans mes consultations, je vais prendre plus de temps à expliquer ce qu'a l'enfant plutôt que de lui faire un vrai traitement ostéopathique. Je vais leur expliquer pourquoi il a ces symptômes-là, pourquoi il tousse, il est ternu. Parce que parfois, c'est lié. aux remontées acides qui entraînent ces symptômes. Alors que les parents, ils sont persuadés qu'il est enrhumé, tu sais.
- Speaker #1
Vas-y, explique-nous alors.
- Speaker #0
En fait, tu sais, les parents, ils viennent me voir. Ils n'ont parfois pas vu de pédiatre, etc. Et donc, je suis un peu le premier intervenant. Et donc, ils sont perdus. Ils ont plein de questions. Et en fait, je prends le temps. temps de répondre à ces questions dans la mesure de mes compétences. Mais ils disent Attends, je ne comprends pas. J'avais encore le cas ce matin d'une patiente qui allaitait son enfant à la demande. D'accord ? Et tu sais, elle passait sa vie au sein. Elle passait sa vie au sein. Elle dit, mais attends, mais Jalette, toutes les 20 minutes, la patiente, elle n'en pouvait plus, elle pétait un plomb. Et puis, elle m'explique que du coup, elle avait une petite de 3 ans qui était en pleine régression parce qu'elle voyait sa mère passer plus de temps avec son petit frère. Ça fichait le bazar à la maison. Et en fait, elle ne comprenait pas pourquoi son enfant était tout le temps en train de demander qu'il n'était pas bien, qu'il était ronchon. Et en fait, on a... Par les questions que je lui ai posées, on a commencé à comprendre que peut-être, il y avait peut-être des petits reflux internes, des reflux internes qui lui faisaient réclamer précocement la tétée. Pas parce qu'il avait faim, mais parce qu'en fait, il avait mal. Et en fait, il avait besoin d'être soulagé par le lait maternel, tu comprends ? Et donc du coup, en expliquant ça à la maman... Elle a dit, ah bah ouais, attends, mais ouais, c'est ça. Je ne comprends pas, mon fils, là, il s'endort au sein alors qu'il était censé avoir faim. Non, il a juste pris la quantité qui lui suffisait, qui lui réclamait pour être soulagé. Et après, tac, je m'endors au sein parce que je n'ai pas faim, j'ai mal, tu sais. Elle dit, ah bah ouais. Et du coup, effectivement, le fait de verticaliser le nourrisson, de lui donner des conseils sur les positions d'allaitement, en fait, pourrait permettre, non pas parce que j'ai traité l'enfant, mais juste en fait parce que je lui ai donné des... les bons conseils sur peut-être que il y a peut-être c'est assez classique les reflux Mais juste au moins qu'elle comprenne et qu'elle soit plus à même de comprendre la demande de son enfant, tu sais. Et tu sais, donc j'ai traité le petit après, qui allait très bien en fait, qui allait très bien. Mais juste en fait, le fait d'avoir écouté les parents, d'avoir...
- Speaker #1
De l'air de contexte en fait.
- Speaker #0
Ouais, ils sont partis de chez moi, tu sais, mais soulagés. Je pense que le gamin, il va continuer d'avoir ses reflets extérieurs. Mais en tout cas, ils vont mieux comprendre les demandes et... limite la maman elle voulait arrêter d'allaiter parce qu'elle pétait un peu elle ne pouvait plus après il y a des conseillères en lactation qui peuvent l'aider etc mais tu sais juste déjà d'avoir donné là j'ai pas fait de traitement ostéopathique en fait tu t'as vérifié qu'il n'y avait pas de problème et moi tu sais quand il est parti c'était le petit Léo le petit Léo je lui ai dit Léo moi je le revois pas demain c'est sûr moi je le revois vous me le ramenez à son sixième, huitième mois tu sais limite quand quand quand il sera sevré, quand il va peut-être commencer à s'asseoir tout seul, etc. Mais moi, je ne le revois pas demain, c'est clair. Il va très bien, le petit, tu vois. Je ne vais pas le revoir tous les mois pour essayer de travailler sur le truc, le machin, qui n'aurait aucun sens, tu vois. Moi, ce que je veux, c'est que quand... Je veux que les parents, quand ils partent de mon cabinet, ils se disent, OK, on a eu des réponses à des questions qu'on ne se posait pas forcément. Et on a eu quelqu'un qui a pris le temps de nous écouter et qui n'a pas bâclé la séance en disant, OK, c'est ci, c'est ça, clic, clac, clac, bim, bam, boum, je fais mon truc. Passion suivante, tu vois. J'essaie toujours de me mettre à la place du patient et de me dire, tu sais quand t'es venu me voir pour ta cheville, moi je me dis toujours comment moi, si j'avais ce motif-là de consultation, comment moi j'aimerais être pris en charge. Je me mets toujours dans cette optique-là et pas de me dire, ok, moi c'est bon, c'est moi le sachant, c'est moi qui connais les techniques, c'est moi qui connais mon métier, c'est bon, je commence à avoir un petit peu de bouteille, j'ai de l'expérience, vas-y, je vais faire mon truc, bim, bam, boum. Non, je me dis, quel est le discours que j'aimerais... qu'on me tienne et quelle est l'attitude que j'aimerais avoir en face. Peut-être parfois, ce n'est pas la bonne, mais en tout cas, c'est comme ça que moi, j'aime... Et tu... Moi, je me rends compte que au final, indépendamment de la technicité que je pourrais avoir, ce n'est pas ça être un bon ostéo. Pour moi, c'est d'écouter ton patient et d'essayer de le mettre au centre de la consultation. Que ce ne soit pas moi le... le maître de cérémonie. On est deux, en fait. Moi, j'ai toujours mes patients. Tu sais, on est deux, en fait, dans ce traitement-là, dans cette prise en charge, tu vois. Pardon, délire, je parle beaucoup.
- Speaker #1
Tu parlais des coliques aussi, parce que c'est un truc hyper récurrent pour les bébés qui peuvent, du coup, pour le coup, un peu mettre les parents dedans aussi.
- Speaker #0
Bien sûr. En fait, alors déjà, il faut expliquer aux parents que c'est normal, tu vois, qu'il y a plein de choses à faire pour faire en sorte de... de prendre en charge ces coliques.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu peux faire au niveau ostéopathique ?
- Speaker #0
En ostéo, en fait, on va aller toujours travailler sur la sphère digestive. Donc, tu sais, le fameux diaphragme thoracique, tu sais, le muscle de la respiration, en dessous duquel se trouvent tous les éléments de la digestion. Et donc, en fait, il y a des techniques ostéopathiques qui ont pour but, si tu veux, de... J'aime pas trop ce mot-là, tu sais, de relâcher des tensions. C'est très mal dit, ce que je dis, mais... de rendre le plus de mobilité possible à des éléments qui ne sont pas encore matures. Et parfois, ça peut aider le bébé. Tu sais, je te parlais tout à l'heure de l'effet contextuel. C'est important. C'est hyper important ce que je veux te dire. Parfois, tu sais, les parents, quand ils voient quelqu'un toucher leur bébé. parfois je suis même la première personne à manier de l'extérieur tu sais ils me font confiance déjà ils me laissent leur enfant j'en prends soin bien sûr avec bienveillance avec empathie et tu sais au delà de la technicité que je peux faire le fait que les parents me voient faire du bien à leur enfant et que moi aussi je suis convaincu que je fais du bien à l'enfant cet effet contextuel va faire partie du mieux-être. Et parfois, tu sais, je me dis, le gamin, je lui ai pas fait grand-chose, et pourtant, les parents derrière vont m'appeler en me disant Ah non, mais c'est super, il va vraiment super bien. Moi, je reste quand même convaincu qu'il y a une part, je dis pas de psy, mais tu sais, cet effet contextuel qui rentre en compte.
- Speaker #1
Ouais, ils ont peut-être un peu plus d'optimisme, ils disent Ah bon, là, c'est bon, ça va se faire, ça va se faire. C'est l'effet un peu placebo.
- Speaker #0
Tu sais, tu me poses la question tout à l'heure, alors qu'est-ce que tu fais sur les coliques ? Déjà, tu sais, d'écouter les parents, de leur donner des conseils, de prendre le temps de la consultation pour les rassurer et de voir que moi, je suis aussi convaincu que je fais du bien à l'enfant. C'est parti de ça. Tu parlais de l'effet placebo. Bien sûr que ça rentre en compte et bien sûr que ça fait partie de la consultation. Je ne minimise absolument pas cet effet-là, tu sais, cet effet-là.
- Speaker #1
De prise en charge globale des parents, de les écouter,
- Speaker #0
etc. Oui, parce que tu sais, par exemple, le petit Léo ce matin... où la maman, je la voyais avec des cernes, elle était fatiguée, elle n'en pouvait plus. Et puis, elle m'expliquait que la grande de 3 ans, elle lui mettait la misère et tout. Et quand je lui expliquais que, tiens, elle vous fait une petite régression, la petite, elle me dit, bah ouais. Et je lui expliquais que c'était à cause de... En fait, j'ai bien vu qu'ils étaient rassurés, les parents.
- Speaker #1
De voir que c'était normal. Ouais,
- Speaker #0
tu sais, de leur dire, bah voilà, il y a ça, il y a ça, il y a ça. Bah, c'est peut-être normal, tu sais. Et du coup... Euh... Ils se sentent peut-être plus rassurés de se dire que quand ils vont rentrer, ils vont être peut-être moins tendus avec la petite ou avec le petit Léo. Et de se dire, tiens, il nous a donné des bons conseils. Et en fait,
- Speaker #1
oui, on n'est pas les seuls perdus dans ce cas.
- Speaker #0
Pas du tout, mais pas du tout. Tu sais, quand ils me voient être... Tu sais, le plus important, c'est quand moi, je leur donne ces conseils. Il faut être aussi sûr de soi, c'est-à-dire de voir que quand je... Peut-être de ne pas bégayer, peut-être d'être détendu et de leur dire, comme ce que je suis en train de te faire avec toi, de dire, écoute, voilà, c'est normal. Il y a ci, il y a ça, etc. Et déjà, de voir une personne qui est rassurante, ça fait partie de la prise en charge, tu vois. Au-delà de toutes les techniques. Mais ouais, la technique, tu sais, quand il y a des étudiants qui viennent me voir parfois au cabinet. ils sont toujours tu sais contents de me montrer qu'ils maîtrisent telle ou telle technique etc c'est bien c'est fondamental de connaître toutes les techniques etc mais je pense que la première des choses c'est je leur dis toujours mais est-ce que tu regardes ton patient est-ce que tu l'as écouté est-ce que tu lui as posé telle question est-ce que tu est-ce que tu t'es intéressé à ton patient plutôt que de t'intéresser au fait que t'es content de ah ça a fait crac là t'es écouté ils sont ah ouais attends je vais bien passer la cervicale là où je vais bien je vais bien passer là son genou je sais pas quoi t'es tout content non mais Est-ce que...
- Speaker #1
Tu as contextualisé aussi, quoi.
- Speaker #0
Complètement, tu sais. Est-ce que t'as... Ouais, c'est complètement ça, tu sais.
- Speaker #1
Et du coup, pour justement... En fait, c'est marrant parce que moi, je suis pas du tout dans le truc de la paralentalité, etc. Mais on remarque, en fait, je pense qu'en t'écoutant, le conseil qu'on peut donner un peu aux parents, c'est de trouver dans toute la sphère un peu les kinés, les sages-femmes, les gynécos, les ostéos. des personnes, un peu des référents sûrs auxquels on peut venir expliquer ses problèmes et essayer de trouver des solutions pour un peu se calmer et aller voir peut-être ces personnes régulièrement parce que ça fait partie aussi de la réassurance et de se dire, finalement il m'a dit ça c'est normal, je comprends du coup quand ma petite va me faire un coup de pression je vais pouvoir me dire, mais non c'est normal c'est parce qu'elle régresse qu'elle me voit, que j'ai l'eau trop souvent etc etc Qu'est-ce que tu donnerais en conseil aux jeunes parents que tu as vus par exemple ce matin ?
- Speaker #0
Déjà, j'aime beaucoup ta réflexion parce que c'est vraiment intéressant. Le truc, c'est qu'effectivement, tu peux vite partir dans tous les sens en disant, attends, je vais aller voir l'ostéo, je vais aller voir... Tu vas voir 10 000 personnes, chacun va y aller de son petit... Et c'est important qu'il y ait peut-être, comme tu dis, un référent. qui va prendre globalement, et je pense que l'ostéo peut complètement être capable de ça, de dire au patient, maintenant, il faut aller voir le pédiatre, parce que ça, je ne peux pas prendre en charge. Non, là, c'est le kiné, parce que sur le torticollis congénital, moi, je n'y arriverai pas seul. Et en même temps, essayer que les parents... En fait, je me suis rendu compte qu'une fois que la maman a accouché, et que les parents viennent me voir au cabinet, ce n'est pas là que tu deviens parent. C'est que tu le deviens, justement. Tu apprends. Et en fait, je vais te dire un truc, ce n'est pas l'ostéopathe. C'est eux qui vont le... Moi, je leur dis toujours, écoutez-vous, faites-vous confiance. Parce que bien souvent, c'est eux qui m'apportent les réponses. D'ailleurs, souvent, les patients, quand tu commences à leur poser des questions, Je te parlais de l'anamnèse, tu sais ce temps-là qu'on prend au début de la consultation pour parler du patient. Mais bien souvent, le patient, il me donne déjà les réponses en fait. Je sais déjà où est-ce que je vais aller, etc. Pour les parents, c'est la même chose. Bien souvent, ils ont déjà les réponses. Il suffit juste de les aiguiller. Donc, je n'ai pas de réponse toute faite. Tu as la question en disant, quel est le... Il n'y a pas le manuel du parfait parent, tu sais. Souvent, je leur dis ça. S'il existait, je leur ai écrit. Je serais déjà à Ibiza tous les jours. Bref, t'as compris. En fait, ce manuel-là, il n'existe malheureusement pas. Se faire confiance.
- Speaker #1
Écouter peut-être. Avant d'être référent, mais ne pas trop écouter tous les conseils qui doivent être multiples.
- Speaker #0
Parce que t'as vite fait de te perdre et de péter un plomb. Tu rentres à la maison, t'es perdu, tu ne sais pas quoi faire. C'est pour ça qu'à chaque fois, Moi, tu sais, j'aime bien dire aux patients, quel que soit le patient, tenez-moi au courant. Je vous laisse mon mail, je vous laisse mes coordonnées, tenez-moi au courant. Déjà, le patient, il se dit, ok, il va me suivre. Et je sais qu'au moins, il ne me lâche pas dans la nature en disant, ok, c'est bon, il a fait son travail d'ostéopathe, patient suivant. Et après, bon, ben non. Moi, je leur dis, tenez-moi au courant. Quand tu vas me voir, je te dis, écoute, tiens-moi au courant pour tel ou tel motif. Libre à toi de le faire ou non, mais tu sais que tu as la possibilité que ton ostéopathe... va t'écouter et va te dire il y a eu ça, il y a eu ça viens pas me voir, là va voir telle personne non,
- Speaker #1
là viens me voir ça peut être intéressant désolé je suis un peu long là non non pas du tout t'inquiète pas de soucis en tout cas si on peut résumer je pense qu'il faut être mesuré déjà dans les conseils et dans la prise en charge ça sert à rien de venir te voir tous les mois non mais Ça ne sert à rien de venir te voir. Enfin, pas ça ne sert à rien, mais ce n'est pas très productif de venir uniquement quand on est complètement kébo. Il faut venir régulièrement pour se remettre un peu à jour. Une, deux, trois fois par an, par exemple. Par exemple, oui. Et pour les parents, ne pas hésiter à venir consulter quand on est enceinte, avant de concevoir et aussi après. D'amener des patients tout frais, tout neufs de quelques jours au cabinet.
- Speaker #0
Tu sais, tu as bien résumé, le truc, c'est Je pense que c'est à l'ostéopathe aussi d'éduquer son patient. Tu sais, quand j'ai un nouveau patient qui vient pour la première fois parce qu'il est bloqué, machin, tout ça, c'est à moi de lui donner les conseils et de lui dire Ok, maintenant, on va se revoir peut-être dans six mois, dans un an, parce que je veux vous revoir, je veux vérifier mon travail. Et puis, venez pas me voir juste quand ça ne va pas. Donc, ce travail-là, c'est intéressant qu'on le dise sur ta chaîne, mais c'est à l'ostéopathe aussi de… On n'est pas juste là pour soulager le patient.
- Speaker #1
Pour réparer les problèmes.
- Speaker #0
Exactement. On est là justement pour accompagner le patient. Pour accompagner le patient, voilà. C'est bien dit. OK.
- Speaker #1
Merci Stéphane en tout cas.
- Speaker #0
Merci Johanna. C'est très... Écoute, c'était avec grand plaisir. Merci à toi. J'ai adoré ce petit moment-là. C'est vrai ? Tu m'as fait kiffer de fou. J'ai été trop bien installé. Je suis genre... C'est bon.
- Speaker #1
La posture, on est bien ?
- Speaker #0
La posture, elle est parfaite. Je te l'ai bien sûre. Ah, super. Bon, merci. Merci à toi. Merci.
- Speaker #1
Retrouvez le Wellness Wonders Podcast sur toutes vos plateformes d'écoute préférées Spotify, Apple, Deezer et suivez-nous sur Instagram et TikTok at wellnesswonders underscore underscore