- Speaker #0
Bienvenue chez Women, le podcast sans filtre qui s'intéresse au sujet de la femme, du sport, à la santé pelvienne, en passant par des sujets souvent méconnus et parfois tabous.
- Speaker #1
Au micro, Laura, Lise, kinés spécialisées dans le sport, mais aussi dans la santé pelvienne de la femme. Ici, dans ce podcast, on va échanger ensemble, on va clarifier, vulgariser, casser des mythes autour des spécificités de la femme.
- Speaker #0
Bonne écoute ! Bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, on reçoit Laura, Laura Landero, qui est une de nos collègues kinés. Et aujourd'hui, on va parler grossesse, sport et peut-être un peu de postpartum aussi. Laura, est-ce que tu veux bien te présenter de la manière dont tu souhaites ?
- Speaker #2
Ouais, et bah du coup, moi je m'appelle Laura et je suis kiné en France depuis 10 ans. Et surtout, j'accompagne la femme. Et là, depuis... 3-4 ans, je me suis beaucoup plus spécialisée à accompagner la femme enceinte en postpartum. Et là, du coup, je suis actuellement enceinte.
- Speaker #0
Le terme est prévu pour quand ?
- Speaker #2
Le 28 décembre. C'est vraiment très estimé. Donc là,
- Speaker #0
pour resituer, on est le 10 décembre. La gentillesse de venir passer un temps avec nous. Et quand même, tu as l'air hyper en forme.
- Speaker #2
Ouais, en vrai, je suis contente. Je ne peux pas me plaindre. J'ai vécu une très bonne grossesse avec des petites choses que je vais vous raconter. Mais globalement, j'ai eu la chance et du coup, je ne peux pas me plaindre.
- Speaker #1
Ok. Dis-nous, qu'est-ce que tu pratiques comme sport ? Est-ce que tu avais tendance à être pas mal active ou pas spécialement, avant la grossesse déjà ?
- Speaker #2
Ouais. Avant la grossesse, je faisais la course à pied. C'est le sport que j'adore. je faisais en moyenne 4 fois, je courais 4 fois la semaine soit je courais 4 fois, soit je faisais 3 fois il n'y a rien de faux en fonction aussi de la période et de la course que j'ai préparée, j'ai couru moi-même en fait toute seule mais je faisais aussi de l'athlète, donc ça veut dire 1 ou 12 séances à la semaine sur piste
- Speaker #1
Tu courais environ combien de kilomètres par semaine pour que ça nous donne une idée ?
- Speaker #2
Ça dépend. Au moyen, on peut dire que j'étais peut-être à 40, 30-40 au moyen. Après, ça dépend si je faisais un prépa spécifique, peut-être que j'ai augmenté un peu plus. Mais non, j'étais plutôt
- Speaker #1
40. La dernière course que tu as faite, c'était quoi ?
- Speaker #2
C'était à Rennes, les 5 kilomètres. Je ne sais pas si c'était Tour-en-Cours ou Marathon-Berre, un des deux, je ne sais plus lequel. C'est octobre. Donc j'étais enceinte de 7 mois.
- Speaker #1
Ah, c'est chouette !
- Speaker #2
Mais après, je vais vous raconter, ce n'était pas vraiment une course, mais c'était un peu galère de pouvoir la faire.
- Speaker #0
Ah ouais ? Et avant ta grossesse, quand tu dis que tu faisais des prépas, sur quel dossard tu t'alignais ?
- Speaker #2
J'ai fait entre 10 kilomètres et marathon. J'ai fait juste un marathon. Mais vraiment la distance que j'ai préférée en course, c'était le semi-marathon.
- Speaker #0
Ok, chouette. Et du coup, bah... Raconte-nous un peu ces 5 kilomètres à Touraine-Cours, à tes 7 mois de grossesse.
- Speaker #2
Ouais, donc en gros, j'ai pu courir pendant mes 5 premiers mois de grossesse sans problème.
- Speaker #1
Ok, donc tu n'as pas trop aménagé, tu continues à faire quoi, 30 bandes par semaine ? Comment tu t'es organisée ?
- Speaker #2
Non, je me suis organisée différemment par rapport à des facteurs externes. On voulait à dire... J'avais Les premières trimestres c'était dur pour moi Niveau fatigue Pas de nausées Mais par contre je me sentais vraiment fatiguée Donc moi par exemple En tant que kiné des fois J'ai fini à 18h30, 19h Donc avant aller courir 10km Pour moi c'était Ça sortait automatique C'était facile Pour des personnes après le boulot Pendant la grossesse C'était vraiment compliqué parce que j'étais fatiguée et du coup j'ai adapté, j'ai fait 20 minutes une demi-heure peut-être donc là c'était un gros travail sur ton exigence de dire quand tu as l'habitude de t'entraîner et tu as l'habitude d'avoir ton planning de te dire ok quand même je vais y aller parce que je sais que ça va faire du bien après tu vas te faire mieux mais je ne me sentais vraiment pas pour faire des kilomètres rentrer tard, te coucher tard etc donc Que... Juste, c'était la fatigue qui me freinait un peu. Et aussi que j'avais des autres projets à côté qui faisaient beaucoup. Donc, c'était le cabinet. J'étais en train d'écrire un livre sur la grossesse et on a acheté une maison qu'il fallait rénover. Donc c'était beaucoup de choses.
- Speaker #1
Vous avez beaucoup de projets en même temps, en effet.
- Speaker #2
Donc c'était par rapport au temps et la fatigue, mais sinon physiquement, jusqu'à les cinquièmes mois, j'ai pu courir bien. Même le premier trimestre, quand je me sentais bien, j'ai continué à faire mes séances sur piste.
- Speaker #0
Ah génial !
- Speaker #2
après on a la chance de ne pas voir perdre de ce qu'ils peuvent nous dire les autres parce que c'est sûr que j'entendais justement sur piste non en fait il ne faut pas forcer mais après quand tu connais ton corps donc en fait même on sait que tu peux quand même te mettre un peu dans les rouges après même moi ma fatigue faisait que je ne mettais pas dans les rouges complets mais quand même j'allais chercher la planète N'hésitez pas ! Et je savais qu'il y avait une contre-indication parce que moi, à niveau médecin, etc., il n'y avait qu'une contre-indication pour moi. Donc, j'ai fait ça.
- Speaker #0
Jusqu'à quand tu as réussi à mettre de l'intensité comme ça sur tes séances ?
- Speaker #2
Je dirais les trois premiers mois. Mais parce qu'après, du coup, c'était l'été et du coup, il n'y avait plus d'entraînement. On est parti en vacances, on est parti en montagne, mais par exemple. On est parti au montant, je faisais des randos de 6 heures. Oui, c'est un problème. Après, tu sentais quand même ton cardio. Donc, c'était un des indicateurs pour lesquels je suis enceinte. Pour la course à pied, j'ai dit, wow, on fut tinguée d'avis tout à cet ailleurs-là. Je suis vraiment tranquille. Et là, j'ai senti que le cardio montait beaucoup. Donc, je me suis dit, OK.
- Speaker #1
C'est bizarre.
- Speaker #2
Donc, moi, c'était jusqu'à trois mois. Et après, en fait, c'était plus que... C'était l'été, du coup, j'ai fait plus d'autres activités. Du coup, j'ai continué sur des footings.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Normal. Et à partir du cinquième mois, j'avais l'énergie. En plus, c'était le deuxième trimestre. Je me sentais hyper bien. J'avais plus d'énergie. Mais physiquement, du coup, j'ai commencé à avoir des douleurs. Des douleurs un peu à niveau abdominal, un peu de pes inter à niveau périnée.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Donc, ça me tenait au cœur de continuer. Du coup, j'ai mis des choses en place pour pouvoir continuer la course jusqu'à 7 mois. Donc, j'ai testé la course à pied-marche. J'ai réduit beaucoup la distance. Je ne pouvais pas faire plus de 5 kilomètres. Même, j'ai presque arrêté et j'ai repris. OK, en essayant de faire 2 kilomètres, 3 kilomètres, tu vois vraiment un peu le récif. Parce que c'était vraiment au début nickel et après, j'avais des douleurs.
- Speaker #0
Ok. Passé 5 kilomètres, tu sentais que tu avais des douleurs après 5 kilomètres ?
- Speaker #2
Oui. Même fin 4, 5e, j'ai senti que là, ça commençait. Et du coup, de toute façon, j'avais l'objectif, ça me tenait au cœur, de pouvoir faire les 5 kilomètres à Rennes. Donc, de toute façon, j'ai senti déjà que c'était compliqué de pouvoir y arriver. Donc, j'écoutais mon corps. Donc, en fait, à la minimum, j'avais des gênes. Peut-être que j'avais prévu ce jour-là de pouvoir faire 4 kilomètres. Et à 3 km, j'avais mal. Tant pis, je m'arrête. Des jours, j'avais prévu faire un peu moins. Et en fait, j'étais bien. J'ai poussé un peu plus. Et des jours que j'avais prévu faire plus, peut-être, tout est vous, j'avais un gêne. Du coup, tant pis, j'ai rentré et j'ai fait un renfort. C'est l'adaptation.
- Speaker #0
Vraiment au ressenti.
- Speaker #2
On n'a pas le choix.
- Speaker #0
Et du coup, quand tu disais que tu avais continué à faire de l'intensité, de l'athlée, et que t'as dit que t'avais été... bien entouré, qu'il n'y avait pas de contre-indications. Comment ont réagi tes collègues d'entraînement à l'athlète, l'entraîneur ? Comment ça a été reçu ? Est-ce que tu as entendu des choses ?
- Speaker #2
Alors du coup, dis-vous, forcément, les deux, trois premiers mois, peut-être, tu ne le dis pas. Parce que du coup, peut-être tu le dis, tu es vraiment proche, mais tu n'as pas encore l'envie de l'annoncer à tout le club. Donc les personnes ne savaient pas. Et du coup, une fois là-dessous, j'avais aussi prévu un trail de 14 kilomètres avec les clubs, justement. Et du coup, j'ai profité là pour les dire. Et c'était la bienveillance quand même. Donc tout le monde était content, mais du coup, tout le monde me disait, ah non, mais il ne va pas trop vite, non ? Genre, tout voyait que c'est ses propres croyances au père qui les met. sur toi. Donc je pense que c'est vraiment important que toi-même tu sois sereine et que tu dis, je sais que là j'ai aucune contre-indication, que je peux le faire. et de ne pas écouter ce qu'ils te disent les autres. Parce que moi, je n'ai pas trouvé de... J'ai trouvé la bienveillance. Par contre, c'est ses pères. Donc, je comprends qu'ils ont père parce qu'ils n'ont pas la bonne information ou parce qu'à l'époque, c'était différent. Mais du coup, j'ai trouvé que tu dois faire un travail sur toi et que ça ne t'influence pas. Parce que même moi, en étant professionnelle, ça faisait des années que j'accompagne des femmes enceintes, j'ai regardé la littérature, je sais que je pouvais. Mais quand même, quand... Ton bébé, c'est une chose qui te découvre. Et il y a quelqu'un d'autre qui te dit « Ah bah, mais fais attention, ne te force pas trop, ne te fais pas trop fatigué, ça ne va pas être... » Donc même là, même si tu es sûre de toi,
- Speaker #1
ça te remet un petit peu de l'air.
- Speaker #2
Ça t'arrête, mais... Bah oui, parce que tu te dis « Il y a toujours ici, il y a quelque chose, il ne peut pas me culpabiliser. » Tu vois, donc c'est vraiment de faire un travail. Ce n'est pas facile, même si tu sais que... que c'est safe et qu'en plus, il y a énormément de bénéfices.
- Speaker #1
Mais ça peut te mettre le doute.
- Speaker #2
Il y a toujours un petit doute. Après, ça ne m'a jamais empêchée. Mais il y a toujours une petite seconde de plus de doute en sécurité.
- Speaker #0
Tout à fait. Et typiquement, qu'est-ce qu'ils pouvaient te dire quand tu disais qu'ils te transfèrent un peu les peurs ? Qu'est-ce que tu as pu entendre ? Du coup, il y en a beaucoup qui vont se retrouver sûrement dans ce que tu vas dire. C'est quoi les... Les phrases qu'on t'a dites que tu as le plus retrouvées ?
- Speaker #2
Surtout, c'était ça. C'était, faites attention, ne faites pas trop. On n'épouse pas trop. Bon, vas-y, tranquille. Plus de choses comme ça, tu vois. Moi, dans mon cas, j'ai jamais entendu un nom, mais c'est pas bon pour les bébés. À moi, parce que j'ai des patientes qui oui. Et là, c'est le problème. Mais toujours, je pense que la société a un père, une femme active. Une femme enceinte active. Et moi, ça m'est arrivé avec ma gynéco. Parce que du coup, je savais que j'étais enceinte, que je faisais la course à pied, que j'avais une maison aménagée. Du coup, le week-end, je faisais des travaux, que je suis kiné, donc tout passe pas mal de journées dévouée. Et du coup, là, j'ai pu entendre des messages comme disant, là, peut-être tu me fais trop.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Et du coup, c'est des messages. Là, c'est le seul moment... que pour moi c'était compliqué. Parce que je me suis dit, si je n'avais pas les connaissances que j'aurais eues, peut-être que j'aurais arrêté le sport. J'aurais arrêté la course à pied.
- Speaker #1
Mais ça ne m'étonne pas du tout, parce que moi, de par expérience, j'étais allée voir ma gynéco, je ne voulais pas tomber enceinte, mais elle s'était directement projetée dans ma grossesse. Et elle m'avait dit, vous faites quoi comme sport ? Je lui avais dit, je fais du crossfit et je cours un peu. Et la première chose qu'elle m'a dit, c'est... « Ah bah par contre, il va falloir arrêter le crossfit une fois que vous serez enceinte. » Je lui avais dit « Écoutez madame, je n'ai pas rentré dans les détails. » Je lui avais dit « Vous savez, je suis spécialisée un peu dans le domaine, donc je serais très bien adaptée et je saurais de quoi je suis capable. » Et je n'avais pas voulu rentrer dans le débat. Mais je me suis dit « Waouh, je ne suis pas enceinte, mais on me dit déjà qu'il va falloir que je stoppe les activités qui me font plaisir. » Et je pense que la course à pied, ça fait partie vraiment des sports. qui font peur aux gens. Parce que tu vois, on a même des témoignages de nos coachés aussi, et de femmes, des copines, à qui leur entourage, tu vois, même de la famille, ou des collègues de travail, qui ont pu dire, non, on ne court pas, parce que c'est mauvais pour le bébé, est-ce que le médecin est d'accord avec ça ? Des choses comme ça.
- Speaker #2
Oui, et je trouve que c'est le problème, c'est que c'est des faux croyances, anciennes croyances, et là, les choses changent. Et du coup, je pense aussi que là... on est dans un système de santé où c'est très bien, on a accès à un médecin, etc. Mais il faut voir que les médecins, ton médecin traitant par exemple, il a énormément de connaissances, mais que la grossesse et les sports ou les postpartum, les sports ou la course à pied et la femme, c'est vraiment des trucs très très très spécifiques. Donc en fait, c'est impossible que quelqu'un est formé et bien spécialisé en tout. Et du coup, je pense que peut-être quand tu rentres dans une période très spécifique, que tu en sens que tu peux continuer ton sport, du coup, peut-être, à part de ton médecin traitant, aller chercher un professionnel, ou pas professionnel, sinon quelqu'un, qui est spécialisé dans le domaine et qui puisse te donner le bon conseil. Parce que je trouve qu'un médecin ne peut pas non plus toucher à tout.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #2
c'est pas le même. Toi, savoir ça... et du coup, aller chercher quelqu'un qui puisse te donner le bon conseil.
- Speaker #1
C'est ça, et comme tu l'as dit, je pense qu'en tout cas, nous, le ressenti, c'est que les femmes enceintes, c'est vrai, ont besoin d'être beaucoup rassurées parce que leur entourage et même les professionnels de santé qui les entourent sont souvent beaucoup sur le frein, sur l'activité physique. Et donc, elles se questionnent beaucoup. Est-ce que je fais bien ? Pas bien ? Quels vont être les bénéfices ? Et puis, elles ont toujours peur de, ok, si je vais trop loin, les conséquences sont importantes. Donc, je comprends que ça les inquiète autant.
- Speaker #2
En fait, là, on a beaucoup ma grossesse, je le comprends un peu mieux parce qu'avant, j'avais ça au cabinet. Et en plus, c'est pour ça que j'avais mis en place des séances de renfort et tout parce que j'avais beaucoup de patientes qui venaient aux femmes que j'accompagnais en dehors du cabinet. Genre, mon médecin m'a dit d'arrêter le sport. Et du coup, OK, des fois, il faut l'arrêter. Des fois, il faut accepter qu'il y ait des contre-indications. Mais du coup, je trouve que dans ces cas-là, ton médecin... ou tu as une femme sache-femme, il te dit vraiment le pourquoi. Parce qu'on a des contre-indications absolues. Certaines choses relatives qu'il y a du coup, il faut adapter. Mais je pense que comme si on appelait un connu femme enceinte, tout le monde va être en précaution. C'est exactement. Parce que si c'est genre, imagine, moi j'ai court, j'ai une fausse couche, et du coup... Si je me tombe sur un homme et un médecin m'a dit, je pense qu'il y a un peu ça aussi.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
Que tu vas te protéger et aussi parce qu'il y a plein de choses qu'on ne sait pas. Oui,
- Speaker #0
c'est ça. Quand tu parles des coûts de santé, les médecins, ils ont effectivement beaucoup, beaucoup de connaissances. Mais malheureusement, comme je pense que les recommandations aussi ont évolué, il y a leur croyance et il y a le principe de précaution un peu par rapport à ce que tu disais. Du coup, ils ne sont pas forcément assez formés, ils n'ont pas forcément assez de connaissances et du coup, ils préfèrent se dire « repose-toi, stop » , alors qu'en fait, on connaît les bienfaits de l'activité physique sur la femme enceinte et sur le nourrissement. Et c'est justement carrément recommandé de continuer l'activité physique enceinte.
- Speaker #2
Tout à fait. Et beaucoup de femmes enceintes, elles n'arrivent pas à faire l'activité qui est recommandée. C'est-à-dire qu'elles se font beaucoup moins. Déjà, pas en femme enceinte, mais en global. Mais du coup, je trouve dommage, et c'est pour ça qu'on est là, je pense, qu'on veut faire un peu encourager la femme enceinte à bouger. Et du coup, moi, ce que je veux, c'est de faire perdre cette peur à vouloir commencer ou à vouloir continuer. Parce que pour moi, il y a deux types. Quelqu'un, par exemple dans mon cas, qui faisait un sport et qui veut continuer, et qui... Tu ne sais pas comment faire parce que du coup, tu entends un peu tout. Et du coup, tu es là. D'un côté, je regarde les réseaux et je vois que c'est bon. Donc, OK, je continue. C'est bon pour moi, c'est bon pour les bébés, etc. De l'autre côté, il y a, je ne sais pas, ma mère ou machin qui m'envoie des messages, qui dit, ah, repose-toi, tu ne me fais pas trop. Et du coup, tu te fais douter. Là, du coup, tu es un peu entre deux fois. OK, je sais que c'est bon, mais comment j'adapte ? Donc, je souhaite un peu dans cette situation. Et du coup, moi, ce que je recommande, c'est de te faire accompagner. Finalement, si vraiment ça te tient au cœur. Et des femmes qui n'ont jamais fait de sport, qui entendent, OK, c'est bon pour toi de faire du sport. Il y a des femmes enceintes qui se disent, OK, je ne le fais pas pour moi, mais je le fais pour mon bébé. Parce qu'il y a des femmes qui pensent beaucoup déjà à son bébé et pas à eux. Et du coup, elles se disent, OK, mais je n'ai jamais fait de sport de ma vie. Qu'est-ce que j'ai fait ? Du coup, évidemment, les demandes à son médecin ou autre, c'est la personne plus proche. Et peut-être, les conseils, c'est pas marge, etc. Mais c'est pas assez. On pourrait les pousser plus. Et du coup, de dire, en fait, même si tu n'as jamais fait de sport, si tu le fais avec quelqu'un qui t'accompagne bien, tu peux vraiment commencer à mettre un peu d'intensité.
- Speaker #0
En plus, ce qu'on peut se dire, c'est que... Se mettre à l'activité physique enceinte, comme tu dis, des fois, ça peut faire un peu peur aussi, même si on se dit c'est bon pour le bébé, je vais me mettre au sport. Mais par où commencer dans les recommandations, c'est 150 minutes d'activité modérée, d'intensité modérée par semaine associée à du renforcement musculaire. Et c'est là où je trouve que c'est hyper intéressant le renforcement musculaire. On est toujours en train de... De louer le renforcement musculaire et d'encourager ses bénéfices. Mais je pense qu'au-delà, c'est plus accessible et ça fait peut-être moins peur de se mettre à faire du renfort enceinte parce que la course à pied, ça peut être super ou trouver une activité d'intensité modérée, ça peut être chouette. Mais je trouve que c'est une belle porte d'entrée que de commencer aussi par du renforcement musculaire parce que ça fait peut-être un peu moins peur. On a l'impression de prendre moins de risques peut-être. Forcément, on ne va pas aller sur du renfort avec des charges. ultra lourdes en début de grossesse. Donc du coup, rien que de prendre des petits poids qui sont accessibles, j'ai l'impression que ça pourrait lever aussi le frein et que ça pourrait mettre un premier pied dans l'activité physique qui est vraiment important.
- Speaker #2
Tout à fait. Et en plus, je trouve que pour la grossesse, c'est vraiment le mieux. Parce que par exemple, moi, ça m'a fait plaisir de courir plus. Mais c'est vrai... pour comment il était placé mon bébé, etc. J'ai commencé à avoir des douleurs au niveau de la pubis, plein de choses. Par contre, les renfots, c'est beaucoup plus adaptable. C'est-à-dire, j'ai arrêté la course à pied à 7 mois et du coup, j'ai continué à faire des renfots. Et même comme je courais, moi, je faisais plus de renfots que d'habitude. Et tu as tellement de types d'exercices que tu vas toujours trouver des exercices que tu peux faire sans avoir mal. Genre là, par exemple, hier, j'ai fait une séance. Donc là, je suis plus fatiguée, je m'écoute, je suis vraiment dans les derniers mois. Donc, j'ai fait des séances plus courtes avec beaucoup moins de poids. Mais par exemple, si je sais qu'il y a des exercices type fente qui me peuvent gêner à un niveau un peu de poubelle, je sais que si j'ai fait des squats pas très bas, ça ne me gêne pas. Et tu peux quand même charger. Donc en fait, tu as tellement de trucs que tu peux aménager que je trouve que pendant la grossesse, les renfots sont super importants parce que ça prévient beaucoup. douleur au niveau du dos c'est une des choses qui gêne plus les femmes enceintes surtout quand tu passes si ton travail c'est inter que c'est pour la majorité donc déjà ça te fait ça diminue les risques je ne veux pas dire que si tu fais des photos ça diminue les risques mais pour moi surtout l'important c'est que tu travailles ton postpartum parce qu'en gros ils te disent ne cherche pas trop, parce que ça, je l'entends, avec les déménagements et tout, tous les cartons et tout, mais surtout, ne cherche pas, ne porte pas, ne porte pas. Et en fait, tu dis, ok, pendant la grossesse, je ne cherche pas, je ne porte pas. Mais tu te retrouves à coucher, et tu as un bébé de minimum 3 kilos, à peu près, que peut-être tu dois faire des portages toute la journée, donc tu le portes toute la journée, et que quand on voit les femmes enceintes, à 6 semaines, ils se viennent avec son bébé, mais avec son cosi, avec les sacs à linge, avec machin, qui se vendent hyper chargés, genre au moins 7 kilos. Donc si tu fais des renfots pendant la grossesse, ça aide à ton corps et à ton périnée à supporter les poids après. Et ça, on n'y pense pas. Et pour moi, c'est pour ça que c'est le plus important aussi, faire du sport pendant la grossesse.
- Speaker #1
Oui, totalement. Qu'est-ce qui t'a fait dire qu'il était temps d'arrêter la course à pied ?
- Speaker #2
Écouter mon corps, et du coup avoir des gènes. tendance à douleur. C'est-à-dire, pour les comparer un peu en blessure. Quand tu cours, par exemple, tu peux commencer à sentir un mini-gêne qui te dit il y a quelque chose qui ne va pas. Donc, soit tu écoutes ton corps, soit tu continues. Par contre, avec une grossesse, peut-être que j'étais plus attentive. Donc, j'ai senti des petits gênes. Et du coup, au début, c'était ok, si c'est un gêne, entre 1 ou 2 sur 10. Ça va, j'adapte, etc. Mais à la minimum, que ça passait de 3 sur 10. C'était ma façon à moi de la qualifier. Chacun peut juger différemment. Mais là, je me disais, OK. Là, même si tout ça n'en forme, parce que pour moi, c'était quand même frustrant, il faut dire, parce que tu es en forme, tu as l'imbit de continuer, ça te fait du bien mentalement, mais ton corps, il te dit, dans cette étape-là, pour X raisons mécaniques, C'est un mois de signal de douleur. Donc c'était, je pense, mon utérus faisait une petite contraction. Donc j'ai senti un peu de douleur ligamentaire, douleur à niveau abdominal, un peu à niveau de pouvis. Et après, à partir du sixième mois, sensation de pesanteur à niveau périnée. Donc là, c'était tous des signals qui me disaient, en fait... Ça a commencé à être trop long. Peut-être que c'était au quatrième kilomètre. J'ai senti ça, j'ai arrêté et j'ai marché. Du coup, ça a passé tout de suite. Mais voilà. Du coup, j'ai rentré à pied. Ce n'est pas grave,
- Speaker #0
tu vois. Donc, tu as commencé par adapter. Adapter le plus longtemps que tu pouvais. Et quand tu voyais que la gêne, la tendance douleur était trop présente, du coup, tu t'es arrêtée de courir à ce moment-là, c'est ça ?
- Speaker #2
En fait, j'ai adapté pour faire la course de 5 kilomètres. Du coup, en gros, j'ai adapté. J'ai adapté la distance. C'est les deux facteurs avec lesquels j'ai joué. Faire des cours de distance et alterner un peu les cours de pied-marche.
- Speaker #1
Parce qu'on est d'accord que toi, par chez toi, tu n'as pas dénivelé. Ce n'est pas la chose que tu as adaptée.
- Speaker #2
C'est ça. Moi, c'était du plat. En plus... Je pense que la descente, je ne l'ai pas trop aimée.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Donc voilà, je ne l'ai pas trop aimée, franchement.
- Speaker #1
Ça tombait bien.
- Speaker #2
Donc c'est les deux facteurs que j'ai adaptés. Et du coup, quand j'ai fait la course des 5 kilomètres, c'était franchement bien passé. Mais j'ai eu, à partir, c'était les deux derniers kilomètres, j'ai pas un peu de gêne, mais que je pouvais, en fait, c'était des gênes vraiment très faibles. Donc ok. Mais après, j'ai senti que à niveau peigné, un peu abdos, après, je n'étais pas bien. Et là, je me suis dit, même si tu veux continuer, il faut accepter que ton corps t'envoie. Fais tout le sang. Tout le sang. Tu dis, OK, tu as tout fait, tu as tout mis en place pour pouvoir continuer. Et là, tu arrives un peu au-dessus. Du coup, c'est comme ça. Ton corps, il te dit quelque chose. Après, ça, c'était mon cas à moi. J'ai des copines. qui, à 7 mois, il pouvait continuer à courir sans sa condolence. Et c'était ça que moi, en tant que femme qui aime bien courir, c'était difficile pour moi. Il me disait « Tu n'auras plus courir jusqu'à la fin. » En fait, il n'y a pas de contre-indication. Mais moi, mon corps, il me disait
- Speaker #0
« Non. » Comment tu as vécu, du coup, parce que tu as parlé de frustration tout à l'heure. Tu te dis « On voit qu'on a des copines à côté qui continuent de courir, que tu ne peux pas. » Comment tu as vécu ça et quels conseils tu pourrais te donner pour essayer de traverser un peu cette frustration ?
- Speaker #2
Après, j'ai vécu quand même bien parce que je me suis dit, j'ai tout à peu courir jusqu'à 7 mois. 5-7, c'était un peu une relation difficile parce que tout voulait faire plus et tout ne pouvait pas. Mais après, c'est l'acceptation. En fait, c'était de dire, je ne peux pas courir, je cherche des autres choses. Donc, je me suis mis beaucoup plus en info. Même, du coup, ce n'est pas non plus facile de faire la même fréquence. Donc, trois ou quatre fois la semaine, un sport qui forcément, ce n'est pas l'esport qui te motive. Mais après, je disais, j'ai pensé beaucoup aux bénéfices maintenant et pour les postpartum. Et du coup, le conseil, finalement, c'est de se dire, tu n'as pas le choix de toute façon. L'important, c'est de s'écouter, de te dire, j'ai mis en place tout ce que je pouvais pour essayer de faire au mieux. un peu c'est comme si tu es blessée je ne vais pas comparer du tout la colosseuse avec une blessure évidemment mais il y a des moments je me suis déjà blessée une fois et du coup dans ces moments-là de ta vie ton corps il te dit non d'ici
- Speaker #0
3-4 mois tu vas pouvoir c'est le temps d'une période donnée en plus parce que tu as une deadline de l'accouchement et tu sais que tu vas pouvoir reprendre après peut-être dans de meilleures conditions plutôt que si tu avais forcé et que tu avais un peu au-delà de tes capacités Merci. Et justement, avant de parler de postpartum, du coup, comment tu envisages ton accouchement ?
- Speaker #2
Franchement, je ne mets pas des attentes. C'est-à-dire, je sais que nous, on peut mettre plein de choses en place pour arriver plus en forme, plus préparée, utiliser le mot que tu veux pour l'accouchement. C'est-à-dire, on peut faire plein de travail mobilité. préparer ton périnée, tes abdos, etc. pour favoriser l'accouchement. Mais comme j'ai dit aux femmes que j'accompagne, tu peux tout mettre en place, mais l'accouchement, tu ne peux pas le prévoir. Donc moi, j'ai dit, j'ai mis tout ce que j'ai fait de mon côté pour que ça se passe bien. Mais finalement, ça va se passer comme ça va se passer. Après, j'ai choisi accoucher à... à parenthèse, c'est un filial physiologique, donc un accouchement de sens péridual, parce que je vais me donner le choix de vraiment pouvoir être dans les mouvements, dans les libertés, etc. Mais je ne vais pas dire, ah non, absolument, il faut que je finisse là, parce que peut-être, ça se passe quelque chose que je ne vais pas contrôler, soit pour moi, pour le bébé, et peut-être ça finit et il faut, je ne vais pas mettre des paires, mais je pense qu'il faut mettre des mots. Peut-être que ça se finit avec une césarienne. Et du coup, il faut juste que je me sois dit, moi, j'ai prévu cette chose-là. J'aimerais bien que ça sorte comme ça, mais en fait, on ne peut pas le contrôler. Donc, si ce n'est pas comme ça, c'est OK aussi. Et je trouve que de faire maintenant ce travail-là, c'est important parce qu'après, on a beaucoup de déceptions. Parce qu'il y a beaucoup de femmes qui se disent, je veux que ça sorte comme ça, je me suis beaucoup préparée sur ça. Et nous... on peut avoir ce problème. Parce que même moi comme vous, vous accompagnez des femmes enceintes, que quand elles prennent un accompagnement, elles cherchent quand même certains résultats. Donc pour moi, c'est un message important à dire.
- Speaker #0
On essaie de faire ça. Ok, tu veux ce type d'accouchement-là, on peut le préparer, on peut tout mettre en place. Mais peut-être finalement, ça ne se passe pas comme tu voulais.
- Speaker #1
Je trouve ça vachement important de le dire, d'appuyer là-dessus, parce qu'on ne décide pas de tout. Et puis aussi de ne pas culpabiliser. Même si les femmes qui nous écoutent ou que nous, on accompagne, elles mettent tout en place pour que ça se passe bien le jour J, il peut y avoir des aléas. Mais en fait... Il ne faut pas se dire que tout ce qu'on a fait, ça n'a servi à rien, puisque tu le disais, le renfort, l'activité physique, ça aura des bienfaits pour après, pour le postpartum. Donc peut-être que l'accouchement ne se déroule pas forcément comme prévu initialement dans le projet de grossesse, mais qu'il faut être OK avec ça et qu'en fait, tout ce qu'elles ont fait avant, ça sera constructif pour la suite.
- Speaker #0
Exactement. Après, c'est ma vision à moi, mais je trouve que tout le monde se fixe. En fait, par exemple, la grossesse, c'est un marathon et l'accouchement, c'est la ligne d'arrivée. Et pour moi... En fait, je ne le vois pas comme ça. Pour moi, tout ce que j'ai mis en place, ce n'est pas pour préparer l'accouchement, sinon c'est pour préparer mon post-partum.
- Speaker #1
Pour marcher les deux jours après le marathon. Parce que tu vois,
- Speaker #0
je trouve que tout le monde, c'est l'accouchement, l'accouchement, parce que ça peut faire peur. C'est un gros événement, mais on en parle peu de ce qui vient après. Donc en fait, là je me dis, ok, tout ce que j'ai fait, Même si l'accouchement se passe comme je voulais vouloir ou pas, tout ce que j'ai mis là, les réinfos, le fait d'être actif, le fait de me préparer aussi à savoir qu'il y a des choses qui ne se passent pas comme je voulais, ça m'a aidé au postpartum. Parce que là, peut-être on sort un peu du sujet, mais le fait d'avoir une dépression postpartum ou comme on tout vite un postpartum, c'est hyper lié à comment se passe ton accouchement. C'est-à-dire que si ton accouchement se passe comme tu voulais, beaucoup moins de probabilités de faire une dépression ou d'avoir un postpartum compliqué. Mais si tu t'avais fixé que tu voulais ça et que finalement ça se finit avec une césarienne et que tu ne t'es pas préparé mentalement à dire peut-être que ça ne se passe pas comme ça, c'est là que ça peut être compliqué. C'est pour ça que je trouve important de communiquer là-dessus.
- Speaker #1
Complètement. Là, on approche du coup de ton terme. Est-ce que tu aurais fait des choses différemment pendant ta grossesse ? Ou est-ce que tu as des choses que tu avais des croyances qui maintenant sont plus présentes ?
- Speaker #0
Après, je ne peux pas le choisir. Mais j'ai vu que ça tombait dans une période où j'ai eu beaucoup de projets. J'ai eu beaucoup, beaucoup de projets. Donc, j'ai eu pas mal de fatigue et de charges mentales. Donc, comme j'ai dit, les cabinets, les livres, plus la maison. Du coup, il y avait des moments où émotionnellement c'était dur. Parce que quand même, tout ça, les hormones, les sensibilités, donc il y a des moments où j'ai un peu poussé. Mais après, c'était la vie qui m'a ramené toutes ces opportunités-là. Et c'était de très bonnes opportunités, c'était de très belles choses. Mais pour moi, du coup, tout dit, tout le monde dit, profite de ta grosse... En fait, c'est ça. tout le monde te dit profite de ta grossesse non mais les trucs horribles genre profite de ta grossesse, dors maintenant parce qu'après tu vas pouvoir tu ne pourras pas et là tu passes des mauvaises nuits parce que moi des fois je dors mal et du coup tu te dis mince on m'a dit de me reposer donc c'est beaucoup le message profite,
- Speaker #2
prends du temps etc il y a beaucoup je pense d'injonctions autour de la grossesse où tu dois faire comme ça C'est vrai que les femmes un peu comme toi, qui est carriériste, qui a envie de continuer à bosser, qui est bosseuse, qui est active.
- Speaker #0
Et ça, c'est un problème.
- Speaker #2
C'est ça. Autant physiquement que côté professionnel et dans ta vie tout simplement personnelle. Je trouve que c'est vrai qu'on nous met des freins en disant, tu ne vas pas profiter de ta grossesse. On projette déjà des peurs qu'ils ont peut-être, tu vas t'en vouloir. Ou ça ne devrait pas se passer comme ça, alors qu'en fait, on fait déjà d'une ce qu'on veut. Et puis surtout que tu n'avais pas envie de stopper les activités que tu aimais, j'imagine. Enfin, tout ça, pour toi, tu avais envie de tout faire.
- Speaker #0
C'est ça. En fait, je me suis dit, la vie m'a ramené beaucoup de choses. Mais je pense que j'ai un caractère que sinon, j'aurais cherché des autres choses à mes nocus.
- Speaker #2
On pourrait être comme ça avec lui.
- Speaker #0
Je pense qu'on n'en parle pas assez. On est une partie peut-être des femmes qui aiment beaucoup faire beaucoup de projets. Donc, moi, c'est ça qui s'était compliqué un peu dans la grossesse, être confrontée. avec même des formations que j'ai fait de dire c'est vraiment important de prendre un temps pour toi de lâcher prise, d'être tout le temps dans l'activité, dans l'action, etc. C'est beaucoup d'énergie de stopper, etc. Quand toi, tu as un caractère différent, des fois, c'est compliqué. Et du coup, moi, ce que je me suis dit, finalement, c'est moi de penser, OK, c'est quoi pour moi bien profiter de la grossesse, c'est quoi que j'ai envie de faire en tant que personne, et du coup, je l'adapte. Donc, par exemple, hier, j'étais en train de faire un truc sur Insta. Peut-être d'ici deux semaines, j'accouche. Il y a beaucoup qui diront, ah bah non, mais le dernier mois, il faut être dans l'oxytocine. Et moi, je le dis aussi. Mais pour moi, ce n'est pas une obligation. Je le fais parce que ça me fait plaisir. Donc, en fait, il faut que toi, tu trouves ton équilibre. Surtout si tu es une femme qui aime bien le sport, qui aime bien entraîner. Tu peux entraîner. Tu peux t'entraîner jusqu'au dernier jour si ton corps le tolère. Mais du coup... D'abord, faire un travail sur soi, de dire, ok, c'est quoi que je veux, c'est quoi pour moi, être bien, c'est ce que j'ai besoin. Et du coup, si tu es une personne très active, que tu as beaucoup de projets, du coup, tu sais que tu vas être confronté un peu avec le fait qu'ils te disent qu'il faut arrêter, qu'il faut être dans le calme. Pour moi, peut-être que ce n'est pas faire une séance de yoga que je trouve mon calme, c'est faire de rien, faut le choix.
- Speaker #1
C'est vachement intéressant ce que tu dis, c'est de se dire, oui, peut-être qu'il faut profiter de sa grossesse, mais en fait que chaque femme se pose la question de comment moi je profite de ma grossesse, est-ce qu'il me ferait plaisir ? Et puis au lieu de se dire, je ne me lance pas dans ces projets-là parce qu'on m'a dit de profiter, de me reposer, de dormir, parce qu'après je ne dormirai pas, mais de se dire, peut-être que je peux faire les deux et mener les projets et t'accorder un peu de temps pour toi en disant, ça, je sais que ça me fait plaisir, Je le fais à certains moments. je ne sais pas, une fois par semaine, une fois par mois, ou quand même, tu as ce temps pour toi pour profiter, mais de faire des choses qui te font du bien à toi, et ça ne veut pas dire d'abandonner tes projets à côté.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Je trouve que c'est un super conseil.
- Speaker #0
Parce que je trouve qu'on romantise un peu trop la grossesse. C'est mon opinion. Peut-être qu'il y a des personnes qui ne sont pas d'accord avec moi, mais en fait, c'est une période de ta vie. et que finalement, chaque femme, comme tu dis, doit l'adapter comme elle a l'envie. Et du coup, de ne pas rentrer dans une classe, de dire, OK, comme tu es enceinte, c'est ça. Parce que moi, ma façon de profiter de la grossesse, ce n'est pas la même que celle de la nôtre. Et du coup, voilà, même la grossesse et l'accouchement. Je pense qu'il y a beaucoup de... Voilà, une espèce de noix, une espèce de truc. Et peut-être que toi, tu ne rentres pas dans cette case-là.
- Speaker #2
Je suis entièrement d'accord parce que j'ai l'impression que, tu vois, il y a plus en plus de femmes qui osent prendre la parole ou des femmes aussi n'ont pas aimé être enceintes. Et de dire qu'en fait, c'est OK, on n'est pas tous obligés de, voilà, comme tu dis, un peu même dans les films où la femme enceinte, elle ne porte plus, elle bouge très peu, tout le monde prend soin d'elle. Elle doit être dans un petit cocon, dans une bulle protégée. Et qu'en fait, on est toutes différentes et qu'on doit s'adapter à nos besoins et à ce qui nous fait plaisir. Et que si on n'aime pas être enceinte, c'est OK. Enfin, je veux dire, on ne devrait pas se forcer pour les autres. On a le droit de dire qu'on n'a pas aimé et de faire ce qui nous plaît. Je pense que c'est la priorité. Je pense que les femmes s'oublient parce que c'est très médicalisé, je pense. Et là, d'un coup, tout le monde se concentre que sur nous. Tu vois, vu qu'il n'y a pas encore le bébé une fois. Enfin, en tout cas, nous, on a remarqué qu'une fois que les femmes accouchent. La femme, on n'en prend plus beaucoup soin et on est focus sur le bébé. Mais en prépartum, en fait, on est omnubilé par la femme enceinte et elle se doit un petit peu de suivre des règles qui ne sont pas tant que ça fondées comme on a pu voir. Oui,
- Speaker #0
et du coup, c'est ça. En fait, je suis tout à fait d'accord avec toi. Et du coup, finalement, je pense que ça passe pour faire un travail sur toi, pour dire, OK, s'il y a des choses que j'ai saines, qu'ils ne sont pas alignés avec ce que la société dit, c'est OK. Et moi, quand ils me demandent comment ça se passe ta grossesse, etc., je dis, écoute, ça se passe bien, c'est vrai, je n'ai pas de nausées, j'ai pu faire vraiment beaucoup de choses. Mais, et je le dis si ouvertement, des fois c'est compliqué, parce que je suis une personne très active, donc des fois, ne pas pouvoir courir jusqu'à la fin, c'était dur émotionnellement pour moi, parce que ça me faisait du bien, et du coup je ne pouvais pas faire ça. J'ai des douleurs à niveau d'un peu de poubelle, ce qui me limite. Je suis plus fatiguée que d'habitude, donc je sens que mentalement je peux faire moins de choses. Pour moi, c'est frustrant. Donc, que j'ai ressenti ça, ça ne veut pas dire que je ne profite pas de ma grossesse, que je n'ai pas hyper l'envie d'être une bonne mère, etc. C'est juste que pour moi, que je suis une personne active, me sentir limitée physiologiquement, parce qu'il y a des changements physiologiques, et c'est comme ça. C'est un travail à faire. Je pense qu'il faut le dire, il faut oser. Moi, je le dis à mon entourage, et j'ai la chance de... avoir un entourage bienveillant. Mais des fois, peut-être, tu peux dire ça et tu peux avoir peur de te sentir jugée. Moi, je n'ai pas cette peur-là. Mais je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui ont peur. Je ne vis pas bien pour ça.
- Speaker #1
C'est pour ça que c'est super important que toi, tu en parles. C'est super important. Quand Laura disait qu'il y a des femmes qui n'ont pas aimé être ensemble, moi, je trouve qu'on se doit d'entendre et d'écouter. Et que, oui, c'est un temps donné, mais c'est pas forcément... On peut pas dire à une femme enceinte, bah, c'est normal, t'as des douleurs, c'est normal, tu peux plus courir. Enfin, on se doit d'écouter, de se dire, OK, on comprend que ça puisse être dur pour toi, et d'essayer de, je sais pas, trouver des petites solutions pour bouger un peu différemment, même si ça peut être frustrant, forcément. Mais je trouve que c'est important d'en parler, et c'est important d'écouter, et que, voilà, comme disait Laura... La grossesse, ce n'est pas être sur un petit noyage, tout rose, tout le temps. Et du coup, c'est vraiment bien que tu prennes la parole là-dessus. Et que je trouve quand même que de plus en plus de femmes nous disent que ça a été dur, la frustration, je n'ai pas trop aimé. Alors, il y a des périodes qui sont incroyables aussi, mais c'est important de parler de ça.
- Speaker #2
Et puis, je trouve que c'est vraiment bien de mettre l'aspect, nous, on met en tant que kiné, et toi la première, je le sais, on met beaucoup l'aspect sur le côté physique, faire de l'activité physique. Mais je trouve ça vraiment chouette qu'on ait abordé ce sujet. Du côté de la santé mentale, en fait, de la femme enceinte, qui est peut-être... On ne creuse pas assez, et encore moins sur le postpartum, je pense. Mais je trouve ça trop bien qu'on ait échangé là-dessus, parce qu'en fait, ça fait partie du bien-être de la femme, cette période-là. Et je pense que c'est important qu'on en parle et qu'on soit libérés là-dessus.
- Speaker #0
Et que tout valide, parce que plus d'activités physiques, tout fait, moins de risques de dépression postpartum après, ou même pendant la grossesse. Moi, par exemple, si là, il y a une femme qui vient en postpartum, qui me dit, est-ce que j'ai peur de reprendre le sport ? Je vois qu'à niveau pérennier, peut-être, il y a un peu des trucs qu'il faudra faire. Je préfère même dire, ok, on commence plus vite, parce que ça va lui faire du bien mentalement, et après, on voit comment on adapte. En fait, je pense que la clé de la grossesse, quand tu tombes sur des choses comme ça, j'ai mal au dos, je ne peux pas faire ça, je suis frustrée parce que je n'ai pas fait ça, au lieu de dire Oui, c'est normal de dire, OK, qu'est-ce que je peux mettre en place pour changer ou pour aménager les trucs pour que la femme continue à faire ce qui lui fait plaisir ? Parce que c'est surtout mentalement. Mais vraiment,
- Speaker #2
c'est pas important.
- Speaker #0
On ne tient pas assez en compte l'importance d'un sport pour une femme à niveau mental. Et du coup... se dire, ok, comment on peut adapter pour que ça continue à faire du bien.
- Speaker #2
Et comment tu vois, toi, ton postpartum ? Est-ce que tu as anticipé des choses pour qu'il soit dans les meilleures conditions ?
- Speaker #0
Du coup, j'ai fait là, maintenant, tout le travail de force, etc. Donc là, c'est que j'ai fait aussi, j'ai fait un travail maintenant sur les périnées. Donc, des travails un peu de force, conscience, mais surtout beaucoup de mobilité pour relâcher. Je travaille mes abdos. Et après, j'ai vraiment des idées en tête. Après, je n'ai pas un planning fixe parce que c'est pareil, on rentre un peu dans l'inconnu. Et moi, je suis une personne qui a tendance à planifier les choses. Et du coup, par contre, là, avec accouchement et postpartum, je me suis dit, OK, ce n'est pas le moment où tout peut planifier. Parce que si tu planifies beaucoup, tu te mets des attentes et après, tu risques d'être déçue. Je ne vais pas être déçue parce que j'ai vu ça avec beaucoup de femmes que j'accompagne. Donc, j'ai des idées et j'essaie qu'après, ce que là, j'ai fait maintenant, de travailler mon peignet, commencer à travailler précocement mes abdos, ma mobilité, la respiration. Tout ça, c'est des exercices que je connais, que je voudrais mettre en place en postpartum immédiat. Je ne sais pas si peut-être les jours d'après ou la semaine d'après, en fonction de comment ça se passe. Mais pendant les premières six semaines, j'ai anticipé ça. Donc, j'ai parlé beaucoup avec mon conjoint. de dire ok comment on peut faire pour chaque jour avoir 15 minutes chacune Genre, solo. C'est chouette.
- Speaker #2
C'est beau de discuter en amont. Parce que c'est vrai qu'il y a beaucoup de parents, je pense, qui se retrouvent avec comment on fait. Et en fait, c'est vrai que vu qu'ils ne l'ont pas anticipé ou même pas échangé sur le sujet, ça peut être même un conflit. Et que chacun se dise, ok, j'ai le droit de prendre un temps pour moi, même si c'est tout petit, juste pour moi, pour me retrouver, pour faire quelque chose qui me fasse plaisir. Parce que je pense que ça peut être une des clés pour que ça se passe bien.
- Speaker #0
Parce que nous, en tant que professionnels, on accompagne les femmes et on dit, ok, fais ces exercices-là. Mais si la femme n'a pas le temps, n'a pas 15 minutes pour les faire, c'est pas que peut-être elle ne veut pas, sinon qu'elle ne peut pas. Et du coup, moi, j'ai envie de faire l'allaitement. Donc, moi-même, du coup, c'est plus freinant.
- Speaker #2
Tout à fait.
- Speaker #0
Donc, on a échangé avec mon conjoint. Ok, comment on fera pour 15 minutes ? Après... On a trouvé des petits outils que peut-être ça ne sert à rien finalement. Voilà, mais au moins, on sait que moi, j'ai besoin de 15 minutes au moins, pour moi, en solo, pour faire mes trucs. Mais parce que aussi, je sais qu'il y a des moments où j'ai besoin d'être toute seule dans la journée. Et du coup, c'est ça qu'on essaie d'anticiper, mettre en place. J'essaie de tout mettre en place pour pouvoir avoir du temps, pour moi, pour récupérer un peu au niveau du travail corporel.
- Speaker #1
Et c'est quoi les petits tips pour que tu puisses avoir 15 minutes ? Quelles sont vos idées ?
- Speaker #0
Après, on ne s'est pas lancé parce qu'il y a du coup avec des déménagements, etc. Mais déjà d'avoir pas mal de repas de prêt. Mais en fait, surtout, c'est l'idée de... Ok, si j'ai un bébé que j'allaitre, c'est moi qui vais lui donner à manger. Mais du coup, c'est ton ou ta partenaire qui se coupe, par exemple, de faire les courses, de préparer à manger, de que la maison est propre. Donc en fait, toi, si tu as un bébé, les premières semaines, tu te coupes plus quand même du bébé que toutes les autres choses. Évidemment, tu vas aider, mais c'est plus l'autre personne. En fait, l'autre personne se coupe plus de la mère. Et que du coup, dans des moments où le bébé dort, où il peut être dans ses bras, avec des portages, etc. Parce qu'il n'y a pas juste toi qui peut le porter. Tu peux mettre en place des portages, etc. Et du coup, tu profites de ces moments-là. pour avoir du temps. Mais du coup, toi, tu dégages beaucoup plus de certaines choses, même limite. Pourquoi pas que les premiers moments, peut-être la nuit, c'est toi qui fais moins la nuit. Donc, l'autre personne prend plus de place dans toutes les autres tâches.
- Speaker #2
C'est trop bien. En tout cas, je trouve que juste de communiquer là-dessus et de commencer à échanger, je pense que c'est vraiment important pour... Même si on est un peu dans la difficulté, on en a parlé et que chacun va comprendre l'intérêt pour l'autre et que vous allez essayer de jouer en équipe et d'essayer d'optimiser un peu pour que chacun ait un moment pour lui et pour souffler. Je trouve ça bien de mettre ça en avant parce que c'est vrai qu'une fois que la femme accouche, souvent on est tellement concentré sur le bébé qu'on oublie un petit peu la maman qui a vécu quand même quelque chose d'assez important et de chamboulant pour... son corps, tant au niveau physique qu'émotionnel. Je trouve ça chouette que tu aies anticipé ça, même si on sait très bien que ça ne se passe pas toujours comme prêt. Oui,
- Speaker #1
mais au moins, vous avez des idées et le fait d'avoir communiqué, je trouve ça vraiment chouette. On te souhaite d'avoir 15 minutes ou plus par jour pour toi, c'est sûr.
- Speaker #0
C'est ça, c'est sûr que tu ne peux pas anticiper. Donc peut-être, tout ce qu'on a planifié, c'est complètement différent. Mais au moins, le débat, il est fait. Et du coup, tu sais que, ok, moi, je vais Et pour moi, comme de son côté, je trouve que de ton côté, c'est important de dire qu'est-ce que tu as besoin et même se dire, ok, il y a des moments où on sera très fatigué, qu'est-ce que tu as besoin d'un de l'autre ? Est-ce que tu as besoin de bienveillance ? Est-ce que tu as besoin de certaines choses ? Au moins savoir ok, toi, dans cette situation de fatigue, quoi tu as besoin ? Et moi, c'est ce que j'ai besoin, pour déjà mieux comprendre l'autre. Parce que c'est sûr que dans un couple, c'est des moments où peut-être de l'inconnu, de la fatigue. Donc voilà, après, on verra.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
mais c'est chouette d'avoir échangé là-dessus. Et c'est aussi important, comme on disait, je trouve que là, le podcast tourne beaucoup vers ça et c'est trop trop bien de parler de santé mentale parce que ça a une place tellement importante pour la femme et dans cette partie de sa vie. Parce qu'il y a tellement de femmes qui, nous, on le voit d'expérience, qui vivent mal cette période-là. Donc c'est trop trop chouette, je trouve, tout ce que tu as pu amener là. Merci beaucoup.
- Speaker #1
Donc les tips, c'est avant l'accouchement quand même de parler un peu, d'anticiper le postpartum. C'est un bon tip ce que tu partages là de trouver du temps pour toi, mais aussi du coup pour le ou la conjointe. Est-ce que tu as d'autres conseils sur lesquels tu voudrais vraiment insister, que tu voudrais partager, que ce soit pendant la grossesse ou un peu pour le postpartum ? Est-ce que tu as des choses en tête que tu voudrais partager ?
- Speaker #0
Alors, surtout... s'écouter, ne pas être exigeant avec soi-même, de se dire, OK, je peux continuer à faire du sport jusqu'à la fin s'il n'y a pas de gros contre-indications, etc. Et ça, si tu vas chez le médecin, il te dit d'arrêter, demander vraiment pourquoi et de renseigner que c'est vraiment en cause d'arrêt.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et du coup, de quoi même planifier. Parce que je trouve que si tu ne planifies pas tes entraînements, tu tombes très vite sur « Ah, je suis fatiguée, etc. » Donc, je ne fais pas. Et du coup, la grossesse, ça peut être aussi une cause de justification, de dire « Oh, comme je suis enceinte, je suis plus fatiguée, je ne le fais pas. » Tu peux tomber très rapidement là-dessus. Donc, quand même planifier, mais en étant un peu moins exigeante. C'est-à-dire, « Ok, j'ai planifié de faire ça. Peut-être qu'aujourd'hui, ça ne passe pas. J'adapte. J'ai fait moins longtemps. J'ai fait plus facile. donc je trouve que c'est de se dire il faut y aller, tu peux continuer à t'entraîner mais par contre voilà, il faut apprendre à savoir que peut-être tu peux tout faire comme tu avais prévu ou peut-être ça t'arrive comme à moi et qu'il faut adapter et que c'est ok aussi donc à niveau de grossesse ça à niveau d'accouchement, de te dire ok tu peux avoir ton idée Et surtout que tu ne prépares pas ton corps juste pour l'accouchement, sinon que tu le prépares pour l'après, pour ne pas vivre l'accouchement, si ça ne se passe pas comme tu voulais rêver, pour ta santé mentale après. Parce que moi, je me vois vraiment beaucoup qui ne vont pas bien. Et que du coup, je me trouve en kiné, que je les accompagne au postpartum, qui ne vont pas bien. Et du coup, moi, ce n'est pas mes compétences de les accompagner là-dessus, mais on peut faire un gros travail d'anticiper. Et du coup, pour les postpartum, de dire, depuis la première semaine, si tout se sent bien. Je ne dis pas que tu vas courir, non, mais je dis que tu peux commencer à travailler ton périnée, tes abdos, ta mobilité, etc. Donc ça, c'est mes trois gros messages que je voudrais dire. Je ne sais pas si vous voulez dire aussi quelque chose en plus. Écoute,
- Speaker #1
on est assez en phase avec toi et je trouve que du coup, comme vous disiez, le fait de parler de santé mentale, c'est vraiment important. Le fait d'avoir des idées, comme tu disais, et pas forcément des exigences par rapport à tes attentes sur tes entraînements. De se dire, OK, c'est une période, c'est un temps donné. Je fais ce que je peux pour que ça se passe bien. Mais c'est OK si ça ne se passe pas comme prévu sur le papier. D'anticiper, mais sans se mettre trop la pression. Et puis, comme toi, on est aligné sur le fait de continuer de faire du sport enceinte, de bouger, mais d'adapter, de trouver des petites astuces. Et je trouve ça sympa aussi que tu dises le fait de planifier. Et du coup, de se faire accompagner potentiellement pour pouvoir bouger. Ça prépare le corps physiquement, ça prépare mentalement, ça prépare l'après. Sans se mettre la pression non plus, de s'écouter. Je trouve que ça, c'est vraiment bien aussi de préciser là-dessus. Parce que tu l'as dit tout à l'heure, il y a des fois, il y a des séances, tu avais prévu 5 kilomètres, il n'y en a que 3 qui vont passer. Ou le 2 jours après, tu avais prévu que 3 kilomètres. Et en fait, tu te sens bien, tu vas jusqu'à 5. Je trouve que s'écouter, le ressenti, c'est tellement variable aussi. d'une semaine d'un jour à l'autre, c'est vraiment important.
- Speaker #0
Et pour ça, je pense que c'est vraiment une période où il faut savoir si tu n'es pas professionnelle ou si tu ne te connais pas énormément, je pense que c'est un bon investissement sur toi d'investir avec quelqu'un qui t'accompagne. Parce que si tu dis « Ok, j'ai mal, je cours 3 kilomètres, j'ai mal » , le plus fréquent, ça va être « J'ai mal, j'arrête » .
- Speaker #2
Je ne fais rien d'autre.
- Speaker #0
Voilà. Donc en fait... Nous, parce qu'on a la chance pour notre métier de savoir trouver des solutions. Mais si tu as mal pendant la grossesse, ce n'est pas que tu dois arrêter, c'est trouver une solution. Et du coup, je trouve que si tu veux continuer jusqu'au maximum à faire ton sport ou autre activité, c'est là l'importance de dire, ok, j'investis avec quelqu'un qui m'accompagne et qui du coup s'est adapté. mais c'est très bien parce qu'il y a des fois que tout ne s'est pas adapté et je trouve que ça, ça peut être un bon cadeau par exemple où on n'a pas rentré je ne veux pas rentrer avec tout l'argent que tu peux arriver à dépenser pour des trucs bébés je me disais mais là que tout commence à avoir vraiment acheter des trucs, finalement, tu peux être vraiment dans juste acheter les trucs nécessaires et peut-être chercher d'occasion, etc. Ou tu peux vraiment dépenser beaucoup d'argent. Franchement. Donc, décider, bon, du coup, j'achète peut-être le principal et j'investis sur ma santé. Parce que si toi tu es bien, et c'est ça que je voulais aussi vraiment faire voir, qu'on cherche, tout le monde nous achète des choses pour les bébés, pour que les bébés aient le bien. Mais la santé de ton bébé passe pour être bien toi-même. Donc si tu es bien dans ton corps pendant la grossesse, l'espoir, ça fait aussi une bonne image de soi. Parce qu'on n'a pas parlé, on n'a pas parlé, mais l'image de soi a changé. C'est un sujet aussi compliqué. De penser à comment sera ton corps, de voir que ton corps change, que machin. Si on travaille aussi, il n'y a qu'une gêne à dire, c'est quand même des choses que nous, avant que mère, on est femme. Et tu dois t'aimer dans ton corps de femme. et ton corps de femme changent. Et le sport, la relation avec le sport, le fait de sentir que tu continues à te sentir forte, ça peut aider aussi à accepter tous ces changements-là. Mais pour pouvoir le faire, beaucoup de fois, il faut passer pour dire « Ok, j'investis avec quelqu'un qui j'ai confiance, qui m'aide à continuer à bouger jusqu'à la fin. »
- Speaker #1
Très bien. On va le faire. On va le faire totalement. Merci beaucoup, Laura, pour cet épisode. Merci à vous d'être restée jusqu'au bout. Où est-ce qu'on peut te retrouver sur tes réseaux ?
- Speaker #0
Alors, du coup, j'ai deux comptes Insta qui sont presque pareils. Je suis plus active en Espagne, mais je vais m'aider plus en France. Du coup, en France, c'est Mamsana. Elle est guillombala. Comment tu dis en français ?
- Speaker #2
Tirez du bas.
- Speaker #0
Tirez du bas. Qui n'est.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #0
Et du coup, je n'ai parlé un peu, mais j'écris aussi pendant ma grossesse. Un livre, après, c'est plutôt un guide tactique de comment pouvoir te maintenir actif pendant toute ta grossesse et l'accouchement. Et du coup, en fait, en gros, c'est un peu comme on a dit dans ce podcast. Moi, mon objectif, c'est vraiment d'encourager la femme à bouger, la rassurer de que tu peux faire du sport enceinte, donner des tips de comment tu peux l'adapter, en parlant des contre-indications, etc. Mais aussi, du coup, je parle. vraiment un peu plus des sujets de préparer ton corps à l'accouchement, etc. Donc, plus aussi, je rentre plus dans les détails. Mais aussi, j'ai mis dedans les livres, en partie des vidéos. J'explique un peu, parce qu'en fait, c'est vraiment petit, pour que ça se l'évite, parce que moi, quand j'étais enceinte, le soir, je n'ai pas l'habitude de lire les gros livres. Donc, vraiment un truc simple, avec des vidéos aussi, pour qu'il puisse commencer à préparer son peiné, ses abdos. et un peu des routines d'exercice. C'est vraiment un peu perdre à la paire à faire tout ça. Donc, il se peut les trouver sur Amazon aussi. Le livre s'appelle « Guide pour une grossesse et un accouchement en mouvement » .
- Speaker #1
On va mettre les informations en description et on en profite aussi pour vous dire qu'on a travaillé sur un e-learning qui est à destination des coachs, mais pour les coachs qui nous entourent. pour, comme on a parlé d'accompagnement, on voulait aller un peu plus loin dans le partage de connaissances pour que les coachs puissent continuer à accompagner les femmes enceintes, que ce soit pendant la grossesse, mais aussi pour le postpartum, parce qu'il y a plein de fois où les rééducations sont terminées et que les coachs se retrouvent avec des femmes qui viennent d'accoucher récemment. Et tu l'as dit tout à l'heure, c'est tellement important pour leur santé mentale. de continuer l'activité physique. Donc, elles viennent dans les cours et c'est génial. Mais il y a certains coachs qui disaient être un peu, pas vouloir faire d'erreur, un peu comme on a dit tout à l'heure sur la grossesse et les conseils. Donc, du coup, on a créé un e-learning pour que vous puissiez les accompagner au mieux. Et on va aussi vous mettre toutes les informations en description. Eh bien, merci les filles pour cet épisode. Merci encore à tout le monde. Merci Laura.
- Speaker #0
Merci à vous pour l'invitation.
- Speaker #1
Avec plaisir. On se retrouve au prochain épisode.