- Speaker #0
Bienvenue chez Women, le podcast sans filtre qui s'intéresse au sujet de la femme, du sport, à la santé pelvienne, en passant par des sujets souvent méconnus et parfois tabous.
- Speaker #1
Au micro, Laura, Lise, kinés spécialisées dans le sport, mais aussi dans la santé pelvienne de la femme. Ici, dans ce podcast, on va échanger ensemble, on va clarifier, vulgariser, casser des mythes autour des spécificités de la femme.
- Speaker #0
Bonne écoute ! Bienvenue dans ce nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, on va encore parler de notre sujet préféré, les fuites urinaires. Et on fait un question-réponse aujourd'hui. On vous a posé quelques questions, on a sélectionné celles qui revenaient le plus. Et du coup, on va prendre le temps d'y répondre aujourd'hui. Let's go !
- Speaker #1
Donc la première, est-ce que c'est normal d'avoir des fuites quand je cours ou quand je saute ?
- Speaker #0
Réponse fermée, ce serait premièrement non. Mais du coup, pour rentrer dans les détails, non, ce n'est pas normal d'avoir des fuites urinaires quand on fait du sport. Maintenant, on peut quand même dire que ça peut arriver. Et du coup, c'est bien de se poser cette question-là et c'est bien d'aller comprendre. Par exemple, pour la course à pied, c'est quand même un sport qui va avoir des répétitions d'impact. Donc, on sait que ce n'est pas mauvais pour le périnée, les impacts. mais en fait la fuite urinaire c'est une information comme quoi les... Les compétences du périnée ont été dépassées.
- Speaker #1
C'est vrai qu'on oublie que le périnée ne fonctionne pas exactement comme d'autres groupes musculaires. Quand, par exemple, on fait de la course à pied et qu'on commence à avoir mal aux tendons d'Achille, on se dit que la douleur commence à me questionner. Il m'envoie un message, il va falloir que je modifie mon activité physique parce qu'il y a quelque chose qui ne va pas. C'est vraiment le message douloureux qui nous aiguille souvent dans notre corps. Et pour le périnée, ce n'est pas la même chose, parce qu'il n'envoie pas systématiquement des messages douloureux. Et lui, il va envoyer comme message, par exemple, des fuites urinaires. Et donc, il faut se dire, OK, j'ai des fuites urinaires. Ça ne veut pas dire qu'il faut que je stoppe mon activité. Ça veut juste dire que mon périnée m'envoie un message comme quoi ça dépasse actuellement ses compétences et qu'il y a quelque chose à mettre en place pour justement que ça n'arrive plus.
- Speaker #0
Donc, il faut prendre cette information-là. Il faut se poser des questions et essayer, comme tu dis, d'adapter déjà. Peut-être de faire, si vous voulez, vous en occuper seul pour commencer, d'essayer d'ajuster un peu les entraînements pour comprendre les informations envoyées par le Périnée, qui sont les fuites urinaires. En fait, quand même, le mieux, c'est de se faire accompagner par des professionnels de santé qui sont spécialisés dans ce domaine-là, et dans le domaine du sport, et dans le domaine de la santé pelvienne. Pour enchaîner un petit peu sur ce thème-là,
- Speaker #1
il y avait une question hyper intéressante. où je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui se disent ça, en lien avec l'activité physique. Est-ce que la corde à sauter, le running ou le crossfit abîment le périnée ? Je pense que cette question revient souvent. Et malheureusement, je pense qu'il y a vraiment des croyances dans ce sens sur le fait qu'il y a des activités physiques, il y a des mouvements qui sont véritablement mauvais pour le périnée. Alors que c'est absolument faux. En fait, on ne peut pas dire que c'est noir ou blanc parce que c'est toute une question de dosage. Ça dépend comment c'est mis en pratique. Ça dépend comment ça a été intégré. Ça dépend de l'intensité. Ça dépend de plein, plein de choses. Et on ne peut pas dire un catégorique directement. Oui, le crossfit, quoi qu'il arrive, par exemple, ça abîme le périnée. Je pense que ça, c'est vraiment faux. En tout cas, même les études mettent en avant qu'en fait, il y a certaines activités physiques qui, en effet... vont exposer le périnée à plus de contraintes parce que ça génère plus de pression intra-abdominale. Et donc ces activités-là vont plutôt être révélateurs d'une fragilité dans cette région-là. Parce qu'on va s'exposer à des contraintes qui, dans le quotidien, on ne s'expose jamais à ce type de contraintes-là. Et donc ça va juste mettre en lumière qu'à cette intensité-là, à cette charge-là ou à ces impacts-là, c'est peut-être beaucoup et qu'actuellement, le périnée n'a pas la capacité de faire le job. Mais ça ne veut pas dire que... Pour autant, cette activité-là est mauvaise.
- Speaker #0
On sait, comme tu l'as dit, qu'il y a des activités qui sont plus exigeantes, des sports qui sont plus exigeants sur le périnée, comme le volet, le trampoline, comparé par exemple à des sports qui vont être moins exigeants, comme le yoga, la natation, qui est un sport porté. Et en fait, il y a, par rapport à la question de... La course à pied, il y a course à pied et course à pied. Il y a un petit footing qui va peut-être avoir beaucoup moins d'impact sur le périnée où les impacts seront moins importants qu'un fractionné avec de l'intensité. Et puis, il y a aussi un petit footing de 10 minutes qui aura moins d'impact qu'un marathon de 4 heures ou plus. Et donc, c'est pour ça qu'il ne faut peut-être pas incriminer tout de suite les activités physiques. il y a aussi une question de dosage si on se met à faire un marathon du jour au lendemain et que le périnée il n'a pas été préparé il n'arrivera pas le corps dans sa totalité n'arrivera pas à suivre c'est intéressant de se dire que ça met en lumière un déficit mais que ce n'est pas forcément l'activité physique qui est en cause et que du coup ce n'est pas une obligation de l'arrêter non plus exactement,
- Speaker #1
je pense que la vraie question qu'il faut vous poser c'est est-ce que vous aimez cette activité là si oui Merci. continuez et trouvez en tout cas des professionnels qui vous permettent de continuer de faire cette activité-là. Mais en tout cas, d'arrêter l'activité ne va pas régler le problème. Parce que peut-être que oui, en effet, imaginons que vous avez des fuites quand vous êtes au crossfit, quand vous faites de la corde à sauter, et vous dites, ok, je vais arrêter le crossfit, donc vous n'allez plus vous exposer à la corde à sauter, donc en effet, vous allez peut-être avoir moins de fuites urinaires, mais pour autant, le problème ne va pas être réglé. Donc, allez consulter, continuez à faire des choses que vous aimez, et ne vous... culpabilisez pas parce que nous on a beaucoup de femmes qui viennent nous voir en nous disant non mais en fait j'ai flingué mon périnée depuis toute petite par exemple je faisais de la gym c'est vrai que il y a beaucoup de sports et même de sportifs de haut niveau qui malheureusement ont été très peu éveillés sur le sujet ou elles ont fait des activités qui provoquaient des fuites et c'était normal d'avoir des fuites même signe de performance et qu'il fallait faire avec c'était comme ça et là avec un peu de recul qu'ils se disent ah zut c'est à cause de toutes ces années là que j'ai abîmé mon périnée. Je pense qu'il faut se déculpabiliser sur le fait que forcément, ça a peut-être engendré des fragilités. Mais pour autant, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas travailler dessus. Ça ne veut pas dire qu'il faut pour autant arrêter l'activité physique ou une activité qui vous plaise.
- Speaker #0
Continuer de bouger, c'est ça.
- Speaker #1
Même si ce n'est pas facile, parce que même nous, on a beaucoup... de témoignages de femmes qui sont confrontées à des professionnels de santé qui sont malheureusement pas formés dans le domaine et qui conseillent, en effet, de vous avez des fuites urinaires à telle activité, par exemple la course à pied, donc vous arrêtez la course à pied.
- Speaker #0
Mais à côté de ça aussi, on en discutait, ça nous est arrivé d'en discuter sur quand s'arrêter, quand on a des fuites urinaires et aussi de se dire que certaines activités physiques font vraiment du bien au moral. du coup le fait d'arrêter parce qu'on a des fuites soit on suit des conseils et on nous dit arrêtez est-ce que vous avez des fuites mais en fait il y a aussi des fois où il faut se dire que c'est peut-être tolérable d'avoir exceptionnellement quelques fuites comme tu parlais de sportifs de haut niveau il y a quand même santé, performance, il faut garder ça à l'esprit, se dire que des fois on peut quand même prendre beaucoup de plaisir à l'entraînement en adaptant et permettre de continuer dans la longueur les entraînements Prendre soin de ses fuites et puis accepter que des fois, ça puisse arriver. Ce n'est pas non plus dramatique s'il y a une fuite de temps en temps. Mais c'est important d'avoir ça à l'esprit et de se dire qu'il faut continuer, il faut adapter et que ça nous fera aussi moralement plaisir de continuer.
- Speaker #1
Je suis entièrement d'accord. Je trouve qu'en tant que professionnelle de santé, même en tant que toutes les deux femmes sportives, on vous encourage à bouger et surtout à faire une activité qui vous plaise et vous arrivez à être régulière. Et sincèrement, c'est... Vous allez dire, mais non, mais elle pète un plomb. Je préfère, en toute franchise, que vous fassiez une activité physique régulièrement où vous avez des fuites, plutôt que vous ne fassiez plus rien. Parce que l'activité physique, c'est vraiment la vie. C'est ce qui va nous permettre de vieillir en bonne santé. C'est ce qui va vous permettre de vivre en forme, de lutter contre plein de maladies. Donc, s'il y a quelque chose qu'il faut retenir, c'est bouger. Maintenant, on aimerait vraiment que les femmes aient des solutions parce qu'il y en a. Et on va continuer à répondre aux questions et vous allez voir qu'on va vous en proposer des solutions. Mais qu'en fait, il faut continuer à bouger, mais si possible de la meilleure des manières, parce que c'est tout à fait possible.
- Speaker #0
Et puis choisir et garder une activité physique qui vous fait plaisir. C'est ça, des fois aussi, on remplace par d'autres activités physiques. On ne prend pas forcément autant de kiff que sur l'activité qu'on voulait faire de base. Donc, bien choisir son activité, la continuer. On va continuer de répondre aux questions, on va détailler un peu plus.
- Speaker #1
C'est comme, sincèrement, il y a l'exemple qui revient souvent, où maintenant j'ai l'impression qu'on change un peu d'avis sur le sujet, mais auparavant, par exemple, quand on avait des mots de dos, on se disait qu'il y a des activités qu'il faut bannir, entre autres la course à pied, et qu'il fallait se mettre à faire du pilates, du yoga ou de la natation. Et en fait, il y a de plus en plus même d'études qui vont sur le sujet en disant que même des sports d'impact, même des sports de port de charge, au contraire, ça va être hyper bénéfique pour le dos.
- Speaker #0
Ça peut même du coup rééduquer et ça en vaut aussi pour le périnée. La course à pied va permettre, si c'est bien fait, de rééduquer son périnée aussi. C'est quand même incroyable.
- Speaker #1
Totalement, parce que vous dites qu'en fait, imaginez-vous bien que si votre périnée, il est capable de s'en dysfonctionner, d'encaisser des sauts. ou des impacts, mais ça veut dire qu'il est incroyablement fort, réactif, souple, qu'en fait, il a de très bonnes compétences. Et il faut aussi avoir ça en tête, que ça peut être vraiment un objectif.
- Speaker #0
Carrément.
- Speaker #1
Alors, sur la suite, justement, un peu en lien avec ça, pourquoi j'ai des fuites alors que je suis sportive et que je me sens en forme ? Il y a beaucoup de femmes qui nous disent « Je ne comprends pas. En fait, d'une, on associe souvent les fuites urinaires à un accouchement. Je n'ai pas accouché. » Et je suis en forme, je me suis entraînée un peu toute ma vie, je m'entraîne 3-4 fois par semaine. Je ne comprends pas, j'ai testé cette nouvelle activité par exemple, je me suis mise à la course à pied ou au crossfit parce que c'est des activités qu'on affectionne particulièrement. Et là j'ai des fuites et je ne comprends pas pourquoi.
- Speaker #0
Là pour le coup il y a plein de choses qui rentrent en ligne de compte. Notamment quand tu dis je commence une activité physique, c'est aussi comment elle a été commencée. Est-ce que ça a été assez progressif ? Parce que bon, par exemple, je prends l'exemple du CrossFit où des fois, on a pu s'entraîner dans des boxe un petit peu. Il y avait beaucoup de monde et en fait, c'est un sport qui peut être aussi un peu addictif quand on s'y retrouve. Et en fait, des fois, ça arrive qu'on a côtoyé certaines personnes qui passent de rien, aucune activité physique à... Du crossfit tous les jours, donc je pense qu'il faut quand même avoir le point de vue du périnée comme n'importe quelle articulation, muscles, tendons, ligaments du corps, en se disant qu'il faut que ce soit progressif, parce que ça arrive aussi, malheureusement, on se blesse aussi des fois au crossfit quand on ne le fait pas dans le bon dosage. Et bien en fait, le périnée, c'est aussi comme une forme de blessure parce qu'il n'a pas eu le temps de s'adapter aux changements de contraintes. Donc ça ne veut pas dire que, pareil, il y a une question là-dessus, on va détailler tout à l'heure. Les fuites, ce n'est pas réservé qu'aux femmes enceintes. Et du coup, même des jeunes...
- Speaker #1
Des femmes qui ont accouché.
- Speaker #0
Des femmes qui ont accouché. Même des jeunes, du coup, des sportives, qui, pour plein de raisons, soit parce qu'elles se sont mises à l'activité physique d'un coup, au sport d'un coup, ou alors peut-être qu'il y a des choses un petit peu plus profondes sur des faiblesses antérieures, ou alors peut-être qu'au niveau hormonal, ce n'est pas forcément assez bien équilibré. Il y a plein de questions à se poser. et qui peuvent expliquer le fait que même si vous n'avez pas accouché et que vous vous sentez en pleine forme et que vous êtes sportive, ça peut arriver d'avoir des fuites urinaires, plus qu'on le pense même.
- Speaker #1
Oui, totalement. Et puis, comme tu l'as bien expliqué, quand on se met à une nouvelle activité physique ou à une activité physique, on a tous, en fonction de notre biomécanique, notre manière de bouger, en fonction de notre anatomie, des particularités. C'est-à-dire que de manière innée, toi, tu vas être plus forte sur certains mouvements. que moi, et inversement, par rapport à nos bras de levier, par rapport à plein de choses, et qu'il y a des femmes qui, en fonction de comment elles sont faites, elles sont un petit peu plus exposées au niveau périnéal, et que ça fait partie un petit peu de leur anatomie. Ça ne veut pas dire que c'est pour autant foutu, et que c'est fragile, mais c'est juste que elles ont peut-être des déficits qui mettent en lumière que le périnée, ou en tout cas cette région-là, dysfonctionne par rapport à des compensations.
- Speaker #0
Il y a aussi le fait de... Quand on dit comment c'est le sport, des fois, le fait de maîtriser des éléments techniques, d'apprendre des gestes et que des fois, on a des positions qui ne sont pas forcément adaptées parce qu'on ne maîtrise pas encore tel ou tel mouvement. Et en fait, des fois, le fait d'avoir une technique pas optimale, ça va aussi demander d'avoir plus d'exigence sur le périnée.
- Speaker #1
Oui, totalement. Tu mets bien Chouve en lumière et ça se voit aussi à la course à pied parce qu'à la course à pied, c'est tellement facile. On met nos baskets, on va courir. qu'on n'apprend pas à courir. Et il y a des manières, en fait, qui peuvent optimiser les contraintes et donc optimiser les contraintes sur le périnée. Et donc, des bases à avoir, je pense, en tant que sportive, c'est déjà s'écouter, écouter les signaux que notre corps nous envoie. Tu as parlé d'alimentation, mais correctement s'alimenter, parce que ça, on le sous-estime. Il y a beaucoup de femmes qui viennent nous voir avec des troubles du périnée. Et en fait, c'est plutôt l'aspect hormonal qui vient impacter le périnée. Donc ça, on ne l'oublie pas. et puis évaluer un peu ses déficits, se faire encadrer pour bien bouger. Parce qu'en fait, ça se trouve, vous allez vous mettre à une activité qui est impactante pour le périnée, qui engendre beaucoup de contraintes. Et si vous êtes bien accompagné, qu'on vous corrige sur le mouvement, que vous y allez progressivement, sur le volume, sur l'intensité, ça se trouve, ça va passer nickel. Mais en effet, les petits couacs, c'est que souvent, on prend goût. On se met à aller à fond, on n'est pas assez progressif, on se dit « Oh, ça passe, ça passe » , jusqu'au moment où le corps vous dit « En fait, t'es allé trop loin, et ça vaut pour d'autres pathologies. »
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Donc c'est possible d'être sportive, de jamais avoir à coucher, et d'avoir des fuites urinaires. Alors, une autre question, pourquoi j'ai encore des fuites alors que j'ai fait ma rééducation du périnée ?
- Speaker #0
Ça, c'est très intéressant. Et en plus, c'est intéressant qu'elle arrive juste après la question précédente en lien avec le sport. Parce qu'il y a des rééducations périnéales qui sont très bien faites et qui peuvent être efficaces soit ponctuellement, mais ça arrive. Et pour beaucoup des sportives, c'est que ces rééducations-là, même si elles sont bien faites, elles sont parfois insuffisantes. Parce qu'on vient de le dire, certains sports ont des exigences. Et si on se limite à juste travailler peut-être des fois que la force du périnée, qu'on n'a pas forcément bossé sur les abdos, la respiration, il y a tellement de choses à travailler que la rééducation n'est pas assez spécifique, elle n'est pas assez complète, pas assez poussée pour que le périnée puisse supporter toutes les contraintes sportives. Et donc ça, c'est vraiment des choses qu'on retrouve très souvent. que la rééducation a été bien faite. En sortant de la rééducation, c'était OK, mais du coup, que sur le point de vue du périnée. Alors qu'en fait, une femme, il y a plein de choses qui rentrent en compte. Il faut dézoomer un petit peu et avoir cette vision. Nous, on adore parler de cette vision globale qu'il faut rééduquer le périnée un peu différemment et le rééduquer dans tout ce qui va avoir un impact sur le périnée. En fait, ce doit être bossé pour pouvoir être efficace au sport, kiffer. et ne pas se sentir limitée et du coup avoir une frustration de se dire j'ai tout bien fait, j'ai fait ma rééducation périnéale et en fait c'est très souvent que ce n'est pas suffisant Oui totalement,
- Speaker #1
ce qui peut vous alerter alors là on parle de rééducation périnéale plutôt classique c'est à dire que vous avez fait vous avez appris à serrer votre périnée vous arrivez à le contracter et à le maintenir contracté ou vous avez fait plusieurs contractions vous l'avez fait dans des positions essentiellement allongées sur le dos ou même ce qui serait chouette c'est que vous avez fait des positions debout Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Vous avez peut-être travaillé un petit peu de la respiration et des fois des abdos assez légers. Voilà si en tout cas vous pourriez vous retrouver un peu dans le type de rééducation que vous avez testé. Et malheureusement, ça n'a pas apporté la totalité de ses fruits. Vous vous êtes rendu compte que c'est bien, j'ai peut-être des améliorations un petit peu dans mon quotidien. Mais par contre, dès que je me réexpose par exemple à la corde à sauter, là c'est la cata. Ce qui est positif, c'est que vous avez de très bonnes bases et c'est déjà très bien. Mais il va falloir, comme l'a dit Lise, s'exposer à aller plus loin. Parce que les exigences du sport que vous avez choisi ont besoin d'être plus costauds que ça. Et c'est pour ça que nous, on expose vraiment les femmes à beaucoup plus de contraintes, d'aller vers des abdos plus difficiles, vers un travail, comme on l'a dit, pas exclusivement sur le périnée. parce que souvent... le périnée c'est quand même le mauvais petit canard c'est à dire que c'est lui qu'on pointe du doigt parce qu'il dysfonctionne mais souvent il dysfonctionne parce que autour les autres structures font pas leur job comme elles devraient et donc en fait c'est juste qu'il compense et qu'il fait comme il peut à gérer ces contraintes là parce qu'il se retrouve tout en bas de la chaîne et donc du coup si ça dysfonctionne au dessus c'est lui qui prend cher donc c'est pour ça que perdez pas espoir en tout cas si vous êtes touché il y a plein plein de solutions je pense qu'il y a encore plein de pistes que vous avez pas explorées et qui vont permettre d'être game changers et d'avancer vers la bonne voie. C'est peut-être justement que vous n'avez pas exploré toutes les pistes. Oui,
- Speaker #0
et puis il ne faut pas culpabiliser aussi, parce que, comme disait Laura, c'est des super fondations parfois, parce que du coup, ça fait au moins ça c'est acquis, ce travail périnéal, il est acquis, c'est très constructif, mais il faut passer souvent à l'étape supérieure et puis mettre en place... toutes les choses qui ont un impact sur le périnée.
- Speaker #1
Et au-delà de ça aussi, ce qui peut vous donner un petit peu des guidelines, nous, les femmes qu'on accompagne, en général, on part quand même sur trois mois d'accompagnement pour qu'il y ait des résultats qui sont vraiment présents et qui sont surtout durables et que la femme puisse être autonome pour après être capable de mettre en place des choses et entretenir ce qu'on a bossé ensemble. Bien sûr, il y a des résultats qui arrivent avant. Mais sincèrement, il faut quand même du temps. Il faut laisser le temps pour que votre corps s'adapte, pour que votre périnée s'adapte, pour que tout ce qu'on a mis en place devienne automatique. Et donc, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Donc, pas de panique si vous avez fait 2-3 séances de kiné périnéale et que ça n'a pas abouti. C'est normal parce qu'il faut un petit peu plus de temps. Et en vous disant en toute franchise, il faut être aussi investi. Parce qu'il y a des choses à mettre en place. C'est-à-dire que c'est bien beau d'aller, imaginons, chez la kiné. Mais si vous faites une séance par semaine, je vous dis tout de suite, ça ne va pas marcher. Ça ne va pas marcher parce que ce n'est pas suffisant.
- Speaker #0
Ça ne sera pas suffisant, oui. Et c'est bien que tu le soulignes parce que souvent, on a envie de... Comme si on prenait un médicament et que tout allait être soigné. mais c'est vrai que c'est quand même... Il y a tellement de choses à bosser que c'est un petit investissement quand même en temps, mais c'est un investissement sur sa santé. Et puis, ça ne va pas se faire du jour au lendemain parce qu'il faut que le périnée et tout ce qu'il y a autour s'adaptent et que les tissus progressent. Donc, je pense que le délai de trois mois minimum, c'est une bonne fourchette pour se dire « Ok, je suis patiente si dans les trois mois, il ne se passe pas assez ou pas ce que j'attendais. » Et voilà, ça demande quand même un peu de travail et d'investissement. Ça, on ne peut pas le cacher. C'est un petit peu de boulot, mais ça se fait quand même très bien. Ce n'est pas juste un médicament, même si ça serait beaucoup plus simple.
- Speaker #1
On aimerait beaucoup vendre un médicament qui règle tous les problèmes, mais malheureusement, ce n'est pas le cas. Et une chose que j'aimerais rajouter sur la rééducation périnéale, c'est vrai que si vous nous écoutez, vous savez qu'on est peut-être beaucoup branchés là-dessus. Mais on aimerait aussi que vous soyez à l'aise avec la professionnelle ou le professionnel qui vous suit. Parce que pour nous, ça a une place très importante, la confiance, et qu'on puisse échanger sans tabou. Donc si vous avez des difficultés à échanger avec la personne qui vous accompagne, ou que vous avez l'impression que ce n'est pas en cohérence avec vos souhaits, même par exemple que vous voulez continuer une activité physique et qu'elle vous dit « non, c'est mauvais pour le périnée, quoi qu'il arrive, il faut changer » , Ah ! allez voir d'autres professionnels de santé, restez pas bloqués avec des personnes qui, vous avez l'impression, ne vous correspondent pas ou qui ne correspondent pas à vos attentes. Ça, c'est vrai que c'est notre point de vue à nous, mais nous, on aimerait que les femmes aient un petit peu plus de choix dans leur manière de se rééduquer. Et il faut savoir que c'est tout à fait possible de rééduquer son périnée sans passer par toucher vaginal ou par de l'endocavitaire, c'est-à-dire avoir des doigts dans le vagin, tout simplement, ou avoir une sonde. Bien sûr qu'on peut passer par là et que ça peut être... très intéressant et que des fois, nous, on préconise. Vraiment, je souhaite le souligner. Mais pour autant, il y a d'autres solutions qui existent. Et c'est important que ça soit en cohérence avec ce que vous souhaitez. Si, imaginons, vous êtes une femme, vous êtes jeune, vous n'avez jamais eu de rapport, vous n'avez pas envie d'avoir un toucher vaginal ou de faire des contractions volontaires de votre périnée avec des doigts dans votre vagin, c'est OK. Et c'est intéressant de le dire avec la professionnelle qui vous accompagne pour qu'elle vous trouve des solutions adaptées à vous. Donc, je sais que c'est un peu tabou de parler de ça, mais on voulait le souligner parce que ça peut être intéressant. Et nous, des fois, on le préconise et c'est vraiment des fois, c'est à titre de diagnostic. Il n'y a pas trop le choix de passer par là, mais il y a d'autres solutions. Donc, c'est important que vous soyez à l'aise avec ça et que vous en parliez avec la personne qui vous accompagne.
- Speaker #0
Je trouve que ça peut être un bon conseil de se dire, finalement, de se faire confiance quand des fois, il y a des professionnels de santé qui sont... Excellent. Et du coup, qui pose des questions et vous voyez, on se sent en confiance. Et quand on explique que le toucher vaginal ou ce genre de rééducation un peu classique, c'est indispensable. Oui, il faut y passer. Mais quand moi, en tout cas, ça m'est souvent arrivé en cabinet où on voit un peu la personne qui n'a pas forcément envie, qui a beaucoup de crainte ou peur. Et du coup. Je pense qu'à la place de cette personne-là, je me dirais que je me fais confiance. Si je vois que le feeling ne passe pas ou que ça ne répond pas à mes attentes, j'essaie quand même d'entendre le professionnel de santé qui sait ce qui est bon ou mauvais pour les patients. Mais je me dirais que je vais peut-être aller chercher quelqu'un d'autre qui va pouvoir correspondre et remplir un petit peu plus mes attentes. Parce que c'est quand même une rééducation qui touche le périnée. et bah vous Tout le monde n'est pas à l'aise avec cette partie-là. Donc, c'est quand même important de se sentir en confiance dans ce genre de rééducation.
- Speaker #1
Totalement. Et puis, une dernière chose, sur les femmes qui font de la rééducation périnéale ou globalement, vous avez juste appris à serrer votre périnée. Nous, on a beaucoup de sportives qui n'ont pas besoin d'apprendre à réellement serrer leur périnée, mais qui ont besoin d'apprendre à le relâcher. Donc, en tout cas, si vous n'avez pas bossé cette sphère-là, ça pourrait être intéressant de vous dire qu'il y a peut-être une piste là-dessus. d'apprendre à relâcher ce périnée parce qu'en fait, il est peut-être trop contracté ou en tout cas, vous avez du mal à le relâcher. Et donc là, il y a plein de choses à faire. Entre autres, nous, on aime beaucoup travailler la mobilité du petit bassin pour y parvenir. Mais en tout cas, il y a plein de choses à mettre en place dans ce cas-là. Et c'est peut-être votre cas. Et c'est pour ça, peut-être, que ça n'a pas marché.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Alors, une autre question. Est-ce que... Alors, j'allais sauter, j'allais refaire la même question. Est-ce que c'est normal d'avoir des fuites urinaires plusieurs mois après l'accouchement ?
- Speaker #0
Ça revient un peu à la question de j'ai fait ma rééducation et ça n'a pas fonctionné. Ça peut arriver d'avoir des fuites urinaires après l'accouchement, à distance comme ça. Il faut se poser du coup plusieurs questions. C'est de se dire, ces fuites urinaires, elles arrivent quand ? Parce que des fois, on entend... J'ai accouché, j'ai fait ma rééducation, j'ai repris le sport. Et allez, trois, six mois après la reprise du sport, c'est là que les futurs inaires peuvent arriver. Donc, même principe. Quel type de rééducation a été faite ? Est-ce que la rééducation a été suffisamment adaptée aux exigences ? Ça peut être aussi dans le quotidien, ça peut être pas forcément au sport, mais par exemple, le travail ou je vais avoir à porter... Soit je travaille avec des enfants, je dois porter des enfants. Dans ces moments-là, j'ai des fuites urinaires. Est-ce que la rééducation a été assez poussée pour pouvoir entraîner mon père aîné à porter des enfants, ou entraîner mon père aîné à faire tel ou tel sport ? C'est vrai que ce sont des choses qu'on voit souvent, qu'on entend souvent, qui arrivent souvent. Tout a été fait correctement.
- Speaker #1
C'est-à-dire que j'ai fait ma rééducation périnéale, ma rééducation abdo. et en fait on a Il y a eu des fois un petit laps de temps entre les deux, c'est-à-dire deux, trois mois. Et là, j'ai repris le sport et la patatra, la catastrophe. Par exemple, j'ai des fuites urinaires où j'ai repris mon activité professionnelle. Je me suis réexposée à des mouvements auxquels il y a plus de contraintes que juste la rééducation que j'ai faite. Et j'ai l'impression que mon périnée, du coup, est foutue.
- Speaker #0
Le périnée n'est pas foutu. Surtout si vous avez fait la rééducation périnéale après. Tout a été fait dans les règles, au moins dans les débuts. C'est peut-être juste qu'encore une fois, il faudra aller plus loin. Il faudra se rééduquer dans les conditions qui vont être demandées aux périnées. Il faut qu'on aille se rééduquer dans ces situations-là aussi. Totalement. Donc, en tout cas,
- Speaker #1
ce n'est pas normal d'avoir des fuites longtemps après votre accouchement ou alors que vous avez fait votre rééducation. pour ne pas se dire, OK... J'ai accouché ou même j'ai eu un accouchement traumatique. Donc, je dois faire avec. Encore une fois,
- Speaker #0
le périnée n'est pas foutu. Exactement.
- Speaker #1
Il y a vraiment plein de choses à mettre en place. Oui, en effet, ça va peut-être demander plus de temps qu'une rééducation des fois un petit peu classique. Quand l'accouchement, par exemple, s'est bien passé, quand la grossesse s'est bien passée. Mais pour autant, ça ne reste pas normal. Et on vous conseille vraiment d'aller mettre des choses en place parce qu'après, il risque d'avoir des compensations, d'avoir des maux de dos. des déterraillements bavants, des choses comme ça, ou des douleurs aux hanches qui peuvent arriver par la suite, parce que justement, vous ne vous occupez pas de votre périnée.
- Speaker #0
Donc autant agir dès les débuts, dès les premières apparitions, comme ça, plus vite vous allez agir, moins long peut-être sera la rééducation.
- Speaker #1
Et en lien avec ça, à quel moment je dois aller consulter une kiné spécialisée ?
- Speaker #0
À partir du moment où on a des symptômes, par exemple des fuites urinaires. Je pense que c'est vraiment important d'essayer d'en parler. Parce que souvent, ça peut arriver, on reste un peu dans notre coin en disant « Ok, j'ai des fuites, c'est tabou, j'en parle pas. » Ou alors « J'ai des douleurs. » Ou ça peut être tellement frustrant aussi d'avoir des douleurs que ça arrive de ne pas en parler. Des sensations de pesanteur. Enfin, tous signaux qui vont être anormaux. Je pense qu'à partir de ce moment-là, c'est bien d'en parler à des pros de santé. Ou peut-être déjà commencer à en parler dans son entourage. parce qu'il y a parfois... des gens dans notre entourage qui seront passés par les mêmes problématiques, qui arriveront à bien nous conseiller ou nous orienter vers des pros avec qui ils auront un bon feeling. Allez les consulter. D'abord, si on arrive à aller parler aux médecins généralistes, à des gynécologues. Et puis, en fait, même principe que tout à l'heure, il faut se faire confiance. Si on voit que ce n'est pas normal, qu'on n'est pas à l'aise avec le fait d'avoir des futurinaires, il ne faut pas les normaliser, ces futurinaires-là. Donc, peut-être, changeons de pro de santé pour quelqu'un... ce pro de santé-là puisse nous aiguiller vers une kiné spécialisée et du coup mettre des choses en place. Et je trouve que c'est aussi important de dire, de passer par un bon bilan. À partir du moment où on arrive vers un pro de santé, qu'on parle de kiné spécialisé, Peut-être que toi et moi, on n'aura pas les mêmes problématiques en rééducation périnéale. Du coup, c'est bien de se dire, je vais voir quelqu'un qui est spécialisé, qui sera capable de m'écouter, qui sera capable de bien me bilanter pour ensuite choisir le bon traitement. Si c'est des contractions volontaires ou pas. Si c'est d'aller bosser sur la mobilité parce que j'ai un périnée qui est trop tonique. Ça, je trouve que c'est vraiment aussi important de le souligner. de ne pas directement foncer tête baissée sur le principe De la rééducation, c'est de l'endocavitaire, donc avoir des doigts dans le vagin ou alors une sonde, de faire des contractions volontaires. Et qu'en fait, des fois, ça arrive, pas pour tout le monde, bien sûr, mais que nos collègues se limitent un peu à ça parce que c'est ce qu'elles ont appris. C'est ce que nous, on a aussi appris au début. Mais c'est important de se poser des bonnes questions.
- Speaker #1
Quand Lise parle de contractions volontaires du périnée, c'est en fait juste de je serre mon périnée, je pense à le serrer. et c'est vrai que... Il y a beaucoup de femmes qui s'autodiagnostiquent en disant « j'ai des fuites urinaires, donc j'ai un périnée faible, et donc je vais essayer de m'auto-rééduquer en achetant par exemple une sonde connectée, en faisant des contractions de mon périnée. » Et quoi qu'il arrive, en tout cas j'ai en tête que si je le renforce et qu'il soit plus fort, je vais pouvoir retrouver mon quotidien, je ne vais plus être gênée et peut-être retrouver une pratique sportive. On vous dit franchement, ça peut améliorer les choses déjà. Mais ça se trouve, c'est absolument pas votre problème, comme on l'a pu l'évoquer juste avant. Et quoi qu'il arrive, imaginons que vous avez un sport un petit peu contraignant, ça ne suffira pas. Et c'est même sûr, c'est-à-dire qu'on ne vous dit pas peut-être, c'est que c'est sûr que ça ne suffira pas. C'est pour ça qu'on vous conseille vraiment d'aller voir des professionnels de santé qui puissent vous aiguiller, qui puissent vous faire bouger, que vous puissiez comprendre, parce que vous pouvez vraiment par la suite être autonome et comprendre un peu comment ça se passe, parce que malheureusement, on ne nous donne pas trop. les clés pour comprendre un peu nos spécificités et entre autres le périnée. Mais c'est tout à fait possible. Et donc normalement, en fait, ce qu'on vous conseille, vous, c'est une fois que vous imaginez que vous avez des fuites urinaires, vous vous êtes rendu compte, vous avez toussé, vous avez une fuite, vous avez fait un rire un peu soutenu, vous avez une fuite, vous avez couru après vos enfants, vous avez une fuite. Tout ça, ça doit vous alerter en vous disant, OK, ce n'est pas normal. Dès qu'il y a un petit peu trop de contraintes, j'ai des problématiques. Et d'aller voir un professionnel de santé. Dans ces cas-là, vous pouvez aller voir votre médecin, votre gynéco. Souvent, ils vont vous réorienter vers de la rééducation périnéale. Et donc là, l'idéal, c'est d'aller voir une kiné spécialisée en pelvipérinéologie. Et pour nous, en tout cas pour les sportifs qui nous écoutent, qui s'entraînent même deux, trois fois par semaine, on vous conseille d'aller voir dans l'idéal une kiné. spécialisée autour du périnée, mais aussi dans le sport. Pourquoi on vous parle de sport ? Parce qu'en fait, elle va comprendre les contraintes que vous avez de par votre activité physique et elle va avoir une rééducation qui va être sûrement un petit peu plus adaptée et qui va aller plus loin. Parce que ce n'est pas du tout pour leur lancer la pierre, mais par exemple, les sages-femmes sont, dans leurs études et dans leur formation, ont un bagage beaucoup moins poussé dans le mouvement. Voilà, la biomécanique du sport, sur comment bouger, les contraintes que ça engendre sur leur périnée. De par leur bagage, en fait, elles en apprennent très, très peu sur le sujet. Et malheureusement, elles ne vont pas pouvoir vous amener, vous donner les outils nécessaires pour aller plus loin. Donc, il ne faut pas faire de généralité. Il y a beaucoup de sages-femmes qui ont envie de se former et qui veulent aller plus loin. Mais malheureusement, sincèrement, dans leur cursus et même dans les formations qu'on leur propose, elles n'ont pas grand-chose. Et ça vaut aussi pour d'autres kinés. Parce que sincèrement, quand on sort de l'école, on n'a pas beaucoup, beaucoup de formation sur le périnée. Et même si on veut se former, des fois, ça reste très, très classique et ça ne va pas très loin. Donc, c'est pour ça qu'on veut vraiment essayer de vous éveiller sur le sujet pour que vous puissiez vous dire « Ok, ma rééducation périnéale, elle était peut-être bien dans un premier temps, mais je vais peut-être aller voir quelqu'un d'autre d'un petit peu plus spécialisé parce que moi, j'ai besoin d'aller plus loin pour régler mes problèmes de périnée. » Et qui va en lien avec la question d'après, c'est est-ce que ça peut vraiment disparaître ? un jour où est-ce que je vais vivre avec parce que vous n'êtes pas censé vivre avec c'est à dire qu'avec Fliss on a accompagné aussi des cas compliqués et sincèrement il y a toujours des solutions ça ne veut peut-être pas dire que vous n'aurez plus jamais de fuite urinaire peut-être que ça pourrait arriver certains moments avec certains facteurs une grosse bronchite euh Vous êtes extrêmement fatiguée, une charge mentale importante. Peut-être que dans certains moments de votre vie, ça pourra revenir un peu et que de temps en temps, ça pourra arriver de manière plus exceptionnelle. Mais que globalement, c'est possible de s'en sortir sans fuite urinaire et qu'il y a plein de choses à mettre en place pour y arriver.
- Speaker #0
Ce n'est pas une fatalité de se dire, OK, dans ma famille, il y a des fuites urinaires. J'ai des fuites urinaires depuis que j'ai fait du sport de haut niveau. En gros, encore une fois, c'est foutu. Non, ce n'est pas foutu. On a des collègues qui sont incroyables. Les choses évoluent quand même. La rééducation périnéale évolue et est de plus en plus efficace parce que, encore une fois, nos collègues se posent des bonnes questions. Nous aussi, on s'éveille, tout le monde continue de se former. Ce qui fait que ça change. Les prêts deviennent de plus en plus efficaces parce que les prises en charge sont beaucoup plus ciblées, beaucoup plus... pousser parfois. Et du coup, c'est chouette que leur éducation périnéale évolue et que ce qui fait que la finalité, c'est que vous, vous ayez des solutions encore plus adaptées. C'est pas une fatalité de vivre avec des futurs iner. On peut s'en sortir. Peut-être que oui, il y a certaines pratiques ou certains exercices thérapiques qui ne seront pas forcément adaptés à l'instant T. Donc du coup, on essaie de chercher, de changer. On sait que c'est pas facile de trouver des professionnels de santé. formés auprès de chez soi. On sait que c'est même complexe des fois d'avoir accès à des soins. Mais il y a des façons de... On vous mettra aussi en description peut-être des annuaires pour trouver des pros de santé. Mais vous n'avez pas à rester avec vos fuites. Exactement. Il y a vraiment des choses à mettre en place. Pour s'en sortir, s'entraîner sereinement, vivre sereinement, pouvoir avoir un éclat de rire serein, et ne pas avoir à penser tout le temps à son périnée, même si, comme tu le disais, des fois, il y a des petites récidives, mais ça ne veut pas dire non plus que c'est mort quand on a à nouveau une fuite, alors que ça faisait des mois et des semaines qu'on n'en avait pas eu. Mais il faut mettre des choses en place.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et là, vous n'avez pas le choix de vous investir un minimum. C'est vrai que ça peut demander du temps d'aller chercher des professionnels de santé, de vous rendre compte que peut-être qu'il n'y en a pas dans votre coin, que ça soit assez démotivant, sincèrement. Mais sachez que ça évolue. Vous voyez, nous, on a créé justement Women Progress parce qu'on voulait accompagner plus de femmes, parce qu'on ne voulait pas le faire qu'en local. Et vous voyez, maintenant, on accompagne des femmes à distance qui ont des problématiques périnéales et on les soigne. Et donc, vous voyez, c'est possible. Donc, n'hésitez pas à chercher autour de vous. Les réseaux sociaux ont peut-être des mauvais côtés et des fois désinforment peut-être beaucoup. Mais pour autant, c'est quand même magnifique. C'est-à-dire que même sur les réseaux, vous pouvez trouver des clés, vous pouvez poser des questions. Il y a de plus en plus de professionnels de santé comme nous qui se mettent sur les réseaux sociaux. Donc n'hésitez pas, allez-y, poussez des portes et vous allez voir que ça va changer votre vie. Parce que c'est vrai que ça peut tellement vous impacter quand votre périnée ne fait pas le job. Et sincèrement, on trouve ça tellement dommage qu'il y a des femmes qui n'osent plus. faire certaines activités, autant physiques, autant du quotidien, parce qu'elles ont des problèmes de périnée, c'est absolument pas normal. Je pense qu'on en parlerait plus si les hommes étaient davantage touchés. Mais vu que c'est les femmes, ça reste quand même très tabou. On se dit, ok, on va faire avec, et c'est comme ça. Non, c'est pas comme ça, et il y a des solutions. Donc c'est ce que vous voulez vous proposer aujourd'hui.
- Speaker #0
Nous, c'est vraiment notre combat, c'est de pouvoir trouver, vous apporter des solutions. Et donc justement, on va vous parler un peu d'un accompagnement qu'on a créé pour pouvoir amener des solutions à des femmes qui, soit n'ont pas le temps d'aller au cabinet, soit n'ont pas d'accès aux soins, soit des rééducations classiques qui n'ont pas forcément fonctionné, elles ont envie de voir des choses un peu différentes, ou pas forcément envie de passer par une sonde, ou connecter ou un toucher vaginal, comme elles ont eu l'habitude de faire. Vraiment, pour des raisons diverses, on a créé cet accompagnement. On va vous mettre, pareil, toutes les informations en description. Ça s'appelle Tolérance Zéro Fuite, donc pour celles qui ont des fuites. aux sports, aux impacts, que ce soit la course à pied, que ce soit sur du fractionné en course à pied, que ce soit sur du dénivelé en descente, sur du trail, pour celles qui ont des fuites un peu sur pas mal de sauts, genre des jumping jacks, pour les filles qui vont se reconnaître avoir des fuites sur la course à pied, la corde à sauter. Corde à sauter, si on fait simplement des simples sauts, nous on ne peut pas s'empêcher de vous parler de crossfit, donc pour des filles qui font ... des double-unders ou qui ont des fuites sur les... Les doubles sauts à la corde à sauter. On a développé des profils comme ça, des programmations différentes, de façon à ce que chacune, vous ayez votre programmation adaptée. Donc voilà, on vous remet les informations en description. N'hésitez pas encore à nous poser des questions aussi.
- Speaker #1
Parce que c'est vrai que ce qui peut nous être reproché, c'est souvent qu'on parle très peu de ce qu'on met dans nos programmes. Parce que comme vous l'aurez compris, en fait, vu que nous, on n'est pas focus que sur le périnée, on travaille tellement de choses que des fois, on a du mal à résumer. Mais pour vous faire un petit débrief, qu'est-ce que vous allez trouver là-dedans, dans ce Tolérance Zéro Fit ? C'est que pendant trois mois, on va vous accompagner. Vous allez avoir un programme. Et en plus de ça, on va répondre à vos questions. Il y a des kinés spécialisés qui sont là pour répondre à vos questions. On a des lives une fois par mois. Et dans ce programme, vous allez, en fonction de votre profil, avoir deux à trois séances par semaine, assez courtes pour que ça soit intégré. Au sein de vos entraînements ou dans votre quotidien, tout simplement.
- Speaker #0
Pas une charge supplémentaire.
- Speaker #1
C'est ça, que ça soit assez facile. Et dedans, on va intégrer comment reconnecter le périnée, qu'il le fasse de manière un petit peu automatique. On va le bosser différemment. On va apprendre à mobiliser toute la zone autour de la région périnéale pour qu'il bouge correctement et qu'il soit bien mobilisé. On va renforcer tout ce qui entoure le périnée et qui lui permet d'être fort, qui permet de le soutenir. On va bosser les hanches, le dos. Et bien sûr, les abdos, parce qu'il y a toujours une histoire de gestion des pressions qui n'est pas toujours adaptée. On va vous apprendre à respirer. Et puis, on va travailler le mouvement qui pose problème. Et c'est souvent ce qui n'est pas fait. Et ça, on va le bosser. Donc voilà, pour vous faire un petit peu...
- Speaker #0
C'est vrai qu'on a développé ce programme-là et ce qu'on trouve dedans. C'est comme on disait tout à l'heure, des fois, on se focalise trop sur le périnée. Et du coup, dans ce programme-là, on a développé une façon de travailler et de bosser sur le périnée. Comme tu disais, les muscles des hanches, les abdos, certains muscles du dos, certains fessiers. Et on sait que ces muscles-là vont avoir un impact sur le périnée, vont pouvoir le rendre plus fort, plus compétent. Et donc, c'est comme ça qu'on a organisé. C'est un hybride un peu entre des séances de sport et des séances de rééducation périnée qui vont être un peu plus actives. Comme ça, c'est en fait une rééducation par le mouvement. mais qu'on a vraiment réfléchi et détaillé pour que ce soit le plus efficace possible et qu'on a fait plusieurs programmations pour que ça réponde à chacune de vos problématiques.
- Speaker #1
Voilà le petit résumé. Comme dit Daly, si vous avez des questions, vous n'hésitez pas. Ce serait avec plaisir de vous répondre. Mais en tout cas, s'il y a un petit mot de la fin, bougez. Faites des activités physiques qui vous plaisent et puis surtout, ne soyez pas freinés par votre... de périnée, mettez des choses en place pour que ça ne soit plus un frein parce que ça ne devrait pas l'être.
- Speaker #0
Parfait. En tout cas, merci d'avoir poursuivi tout cet épisode avec nous. Si vous avez d'autres questions, vous n'hésitez pas. Nous, on aime bien prendre le temps de lire vos questions et puis prendre du coup ce genre d'épisode pour y répondre. Merci encore et puis on vous retrouve au prochain épisode.
- Speaker #1
À bientôt !