- Speaker #0
Est-ce que tu as déjà eu l'impression que ta visibilité et celle de ton business dépend à ta capacité à être là tout le temps, sur tous les réseaux, avec toujours une idée neuve, toujours un post à faire, une story à publier, bref, toujours quelque chose à dire ? Dans cet épisode, je reçois Valentine Soda. On va voir comment est-ce que tu peux faire en sorte que ton contenu continue à bosser pour toi, même quand toi, tu as envie de ralentir, de t'absenter, de partir en vacances, en bref, de prendre soin de toi. ou juste que tu as autre chose à faire que d'être scotché à ton téléphone. Hello Valentine, je suis tellement contente de te recevoir dans cet épisode de Working Process. Est-ce que toi tu te souviens dans tous les contenus que tu as créés, tous les formats que tu as pu créer et Dieu sait qu'il y en a beaucoup, est-ce que tu te rappelles d'un moment où tu t'es dit là mon contenu il m'apporte des opportunités même si moi je ne suis pas derrière mon écran en train de continuer à produire du contenu ?
- Speaker #1
Oui. Là où je l'ai le plus vu, c'est sur LinkedIn. C'est tout bête, ça paraît paradoxal, mais les lives. Le fait de faire des lives sur LinkedIn, c'est absolument fabuleux parce que déjà tu fais un post pour dire je veux faire un live, donc déjà des gens sont intéressés, s'inscrivent, etc. Ensuite quand tu fais le live, tu interagis directement avec les gens qui sont là, les viewers, donc tu as plein d'idées, tu es directement en contact avec eux, du coup tu réponds à quelque chose de très concret. Et après le live, il continue d'être propulsé, le replay. Ça, c'est super pratique. Et en plus, ce live-là, moi, ce que je fais, c'est que je réutilise après dans d'autres contenus, en newsletter, en post, en story, peu importe. Et ça me permet vraiment de recycler quelque chose qui est au plus près de la demande de mes clients. Donc ça, pour moi, même si c'est bizarre de se dire le live, c'est le plus utile à posteriori, mine de rien, c'est quand même le contenu le plus efficace que j'ai trouvé pour l'instant sur LinkedIn.
- Speaker #0
J'avoue que ce n'est pas le premier truc auquel j'aurais pensé. Je ne suis pas très à l'aise avec les lives. Je t'avoue que là, tu m'as mis la puce à l'oreille et je vais aller jeter un petit coup d'œil. Là, c'était beaucoup de formats. Donc, tu as parlé de post-lending, tu as parlé de live, de newsletter. Il y a tout ce qui se passe aussi sur Instagram, sur YouTube, TikTok, etc. Aujourd'hui, on a l'impression en tant qu'entrepreneur qu'on doit être partout, tout le temps. Je ne sais pas si toi, ça t'a fait ça ou si tu vois ça autour de toi. Comment toi, tu vis la chose ? Est-ce que tu te dis non, mais en fait, c'est une injonction inventée par l'Internet ou est-ce que c'est une réalité aujourd'hui ?
- Speaker #1
Non, non, non, c'est carrément une réalité. Je pense qu'il y a ce truc aussi où quand tu es sur les réseaux sociaux et tu crées sur les réseaux sociaux, tu as l'impression d'être efficace. Tu as l'impression que tu bosses sur ton business. Alors qu'en fait, pas du tout. Et c'est vraiment quelque chose que je disais à l'époque à mes clients quand je les coachais, c'est les réseaux sociaux sont un outil, mais vous ne travaillez pas pour eux. Ça ne sert à rien de se dire, purée, je n'ai pas fait mon poste du jeudi. Qu'est-ce que tu en as ? Affiche. Ton but, c'est de bosser pour tes clients. Aussi, il y a ceux qui créent beaucoup de contenu. Du coup, après, ils ont plein de clients. du coup après ils n'ont plus le temps de créer du contenu, du coup dès qu'ils n'ont plus de clients ils sont en panique, donc ils bourrinent. Et en fait les réseaux sociaux sont censés apporter une forme de pérennité. Donc moi ce que je conseille toujours, si c'est votre cas, c'est vraiment de se dire je veux un rythme qui me convienne sur le long terme. C'est-à-dire que moi aujourd'hui maintenant je suis à deux pauses par semaine sur LinkedIn, parfois trois, alors que pendant des années j'ai été à un pause par jour, même le dimanche. Aujourd'hui j'ai plus de bandes passantes, donc ça ne sert à rien à part allonger ma liste d'attente ou aussi pouvoir faire de l'apport d'affaires, mais ça c'est encore autre chose. Mais l'idée, c'est vraiment de se dire, les réseaux sociaux sont un outil. Mon but, c'est qu'on ne m'oublie pas que je reste top of mind. Donc, j'ai un rythme apaisant qui me permet d'avoir de la bande passante pour bosser pour mes clients. Sinon, ça ne sert à rien. Vous engrangez aussi un algorithme, vous êtes en train de nourrir une plateforme. Si ça ne vous nourrit pas, vous, ce n'est pas l'intérêt. Si je peux me permettre d'expression, vous n'êtes pas la pute des réseaux sociaux. Et il y aura toujours quelqu'un de plus efficace que vous. Aujourd'hui, en plus, avec l'IA, on a moyen de créer du contenu beaucoup plus... plus rapidement et vous ne serez jamais aussi efficace et aussi prolifique qu'une IA. Ce n'est pas possible. Vous ne gagnerez pas la guerre. Donc, soit vous créez du contenu comme une machine un peu à l'arrache et c'est du contenu qui fonctionne moins parce qu'on le voit, soit vous prenez un peu plus le temps d'avoir du contenu authentique et ce n'est pas grave de ne pas être au taquet tout le temps. Encore une fois, ce n'est pas votre métier. Vous n'êtes pas influenceur, vous n'êtes pas récompensé au nombre de postes que vous avez fait.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te dire, c'est qu'en fait, ça dépend aussi du mode d'entrepreneuriat qu'on choisit. Effectivement, quand tu... choisis la voie, la carrière d'influenceur, la création de contenu, c'est quand même un petit peu ton fonds de commerce. Quand tu es prestataire de service, que tu es formateur ou autre, effectivement, ton objectif premier pour engranger de l'argent, c'est trouver des clients, les servir, les fidéliser, en trouver d'autres, etc. Comment est-ce que toi, tu différencies la régularité, la présence et la performance dans la création de contenu ?
- Speaker #1
La régularité pour moi, ça va être si je vais sur ton profil et que je vois qu'il y a la dernière vidéo, enfin le dernier post il date de deux jours et celui d'avant dit à quatre jours et celui d'avant dit à six jours, ça c'est la régularité. La présence, pour moi, elle peut s'expliquer par un très gros buzz. C'est-à-dire, putain, tes derniers postes, je ne fais que de les voir et tout. Ben oui, parce qu'ils ont vraiment bien marché. Ça ne veut pas dire que j'ai été régulière, ça veut juste dire que je suis là. Et tu m'as dit la performance en dernier, c'est ça ? Oui.
- Speaker #0
Comment tu sais qu'un contenu est performant ?
- Speaker #1
Pour moi, la performance, en fait, encore une fois, ça dépend de ton type de business. Mais si c'est pour vendre tes services, ça va être le nombre de clics, ça va être le nombre de rendez-vous pris, ça va être le nombre de prospects. Ce n'est pas le nombre de vues. Si tu es plutôt influenceuse, si tu es payée à la performance de tes postes, ok, ça, c'est vraiment différent. Mais honnêtement, régularité, c'est je vois des postes régulièrement. Présence, c'est un gros poste qui a pété ou 3-4 postes qui ont vraiment bien marché. Et performance, c'est quelqu'un a booké, quelqu'un a acheté.
- Speaker #0
Donc performance, c'est rattaché plutôt à un objectif business financier, on va dire ça de façon simple. Ok, intéressant. Question un petit peu plus perso pour toi. Au fil des années, comment a évolué ton rapport au contenu ? dans la façon dont tu gères ton énergie, dont tu crées,
- Speaker #1
parce que moi, je l'avais vu, ton évolution entre tes différents formats et tout.
- Speaker #0
Mais comment est-ce que toi, tu l'as ressenti ?
- Speaker #1
Ce qui est pas mal, c'est que mon premier post-LinkedIn, je l'ai fait, j'avais 24 ans. Aujourd'hui, j'en ai 29. Ce qui est génial, c'est qu'en vieillissant, tout devient plus facile, tout devient moins grave. Je ne sais pas si tu as ça aussi, mais...
- Speaker #0
Il y a des avantages à vieillir, quand même.
- Speaker #1
Il y a des gros avantages à vieillir, franchement. Il y a ce truc de... Quand vous étiez ado à la cours d'en écrit, c'était hyper important au lycée, comment on était habillés, c'était hyper important, comment on parlait, quelle musique on écoutait. Maintenant, on est toujours entouré de gens, de collègues ou quoi, mais on est beaucoup moins dans la performance, tu vois, de tous les jours. LinkedIn, pour moi, c'est un petit peu pareil. Au début, c'était hyper important, combien de vues je faisais, qui likait. Je regardais la liste de ceux qui likent. Maintenant, ou regarder qui a regardé mon profil. Oh, j'en ai plus rien affiche. Vraiment, j'ai... J'ai mon petit pipeline, j'ai mes prospects qui arrivent, j'ai ma petite liste d'attente, donc je me prends vraiment moins la tête là-dessus. Par contre, de toi à moi et de nos auditeurs, il y a toujours un truc quand même de sérotonine. Quand tu as un poste qui n'a pas fonctionné, tu as le seum, tu n'as pas envie d'y aller. Et puis, d'un seul coup, tu as un poste qui va cartonner. Et là, tu es trop dedans, tu as envie de continuer à publier, ça motive trop. S'il n'y a quand même pas la récompense, si tu fais des postes qui ne font que deux likes à chaque fois, évidemment que tu vas arrêter, c'est logique. Il ne faut pas se voiler la face non plus. Et puis pour vendre, il faut quand même qu'il y ait du volume, pour avoir des gens qui cliquent. Je ne peux pas dire ce truc de « on s'en fout des likes, on s'en fout des commentaires, on s'en fout des vues » , mais on s'en détache vachement plus quand il y a des résultats business derrière.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en fait, si... Là, je parle pour celles et ceux qui sont en train de nous écouter. Si tu es focalisé sur combien j'ai fait d'impressions, combien j'ai fait de likes, encore une fois, on n'est pas sur un business model d'influenceur là. s'était focalisé là-dessus, mais qu'à côté, ça ne rapporte rien d'un point de vue business, pas de rendez-vous, pas de signature, pas de cash en fait, c'est peut-être que le focus n'est pas placé au bon endroit.
- Speaker #1
Exactement, je suis d'accord avec toi.
- Speaker #0
Ok. Et est-ce que tu as une ou plusieurs croyances qui se sont déconstruites sur la visibilité ? Ou construites peut-être ?
- Speaker #1
Déconstruites plutôt dans le sens où j'ai des postes qui ont absolument... pas marcher et qui m'ont apporté des clients. J'ai des posts qui ont cartonné et qui m'ont juste apporté des vraies emmerdes. J'avais un post sur LinkedIn qui avait fait 1,5 million à l'époque. C'était une époque où c'était plus facile de faire 1,5 million sur LinkedIn. Je n'ai eu que des galères. J'ai eu que des personnes, j'ai eu des haters aussi pour la première fois, ce qui était un peu étonnant. Mais tu sais, des haters où ça n'a pas de sens, tu vois, des gens qui pouvaient critiquer mon physique. C'était même pas sur ce que je pouvais dire. C'était des critiques sur ma photo. Je crois qu'il y en a un qui m'a dit, elle a un super grand front. C'est un truc qu'on ne m'avait jamais dit de ma vie. Du coup, je suis en mode...
- Speaker #0
C'était des trolls qui se promenaient et qui sont tombés sur ton poste.
- Speaker #1
Et ça m'avait choquée. Et j'étais vraiment en mode, ça n'a aucun sens et c'est un peu rigolo. Donc, ça m'avait vraiment apporté de la perte de temps. Parce que du coup, j'avais fait des posts aussi très émotionnels sur le burn-out, sur la dépression, des choses comme ça. Et j'avais reçu une flopée de messages qui étaient très touchants. Mais le problème, c'est que LinkedIn, c'était vraiment mon lieu de travail. Donc, tous mes DM étaient remplis de... témoignages très forts en émotions de personnes qui avaient frôlé la mort. C'était vraiment très intense. Pendant une semaine, deux semaines, tu étais dans ce truc et évidemment, tu pourrais entendre répondre à tout le monde parce que tu n'es pas Madonna. Je me souviens que je me suis dit que c'était hyper contre-productif. Ok, c'est chouette et c'est bien parce que j'ai créé du lien avec les gens et aujourd'hui, même trois, quatre ans plus tard, les gens m'en reparlent de ce poste. Je me dis que ça les a marqués et ça peut être aidé, donc c'est chouette. Mais en même temps, niveau business, c'était un peu une balle dans le pied. Donc, la performance du poste. cool, mais au final, ce n'est pas parce qu'un post cartonne que ça va apporter vraiment du business.
- Speaker #0
D'où l'importance de créer des contenus, un système de création de contenus qui permet de faire en sorte que ça puisse tourner, même si nous, on n'est pas derrière notre PC à cravacher comme un forcené. Quand on parle de contenu qui bosse pour toi, donc même quand tu n'es pas là, ça veut dire quoi pour toi ?
- Speaker #1
La première chose à laquelle je pense, c'est la programmation. C'est le recyclage et la programmation. C'est-à-dire, je crée, pour moi, je le vois comme ça, je crée un gros contenu long, en général plutôt vidéo. donc ça peut être un podcast, ça peut être une vidéo YouTube, ça peut être un live sur LinkedIn, ça peut être, allez, sur SQ sur de l'écrit, un très gros article, une grosse newsletter. Et après, on le redécoupe en plein de petits contenus qu'on programme. Et comme ça, pour moi, ça se fait en une journée. En une journée, tu as ton gros contenu, tu le découpes, tu le programmes, et c'est bon pour toute la semaine ou 15 jours.
- Speaker #0
Oui, et puis même moins d'une journée, maintenant avec l'IA, tu lui files ton gros contenu et l'IA fait le découpage. Si tant est que tu l'es bien nourri avant, bien sûr, mais il fait le découpage à ta place. C'est quoi pour toi les formats ou les types de contenus qui sont les plus intéressants à créer pour maximiser la valeur ? Donc, tu as parlé de live, tu nous as parlé de newsletter. Toi, c'est quoi tes chouchous ?
- Speaker #1
J'aime bien le côté newsletter parce que j'aime bien l'écrire. Je trouve ça apaisant de se poser, tu fais un petit bilan et tout ça, j'aime bien. Après, là où je suis, ce n'est pas du tout humble ce que je vais dire, mais là où je suis la meilleure, c'est vraiment la vidéo. La vidéo, je suis à l'aise, j'adore ça. En plus, c'est quelque chose dont j'ai eu le déclic il n'y a pas si longtemps, mais c'était à la free party de Flavie Prévost. C'était Pierre Guilbeault qui disait, de toute façon, l'entrepreneuriat, il faut faire ce qui est facile pour vous. À partir du moment où c'est facile pour vous, vous allez pouvoir le faire plus et toucher plus de gens et il faut faire ce qui vous paraît simple. Et moi, j'ai eu vraiment ce déclic de me dire, mais moi, c'est la vidéo. C'est-à-dire, j'ai une idée, je mets ma lumière, mon trépied, je pose. La vidéo, elle est tournée en 45 secondes. Je sais exactement quoi dire, quelles phrases. Je bégais pas, j'ai pas besoin de script. Je corrige un peu ce que je raconte. Et donc, pour moi, mon petit chouchou, c'est la vidéo. Parce que je peux entertainer, je connais les hooks par cœur. Je sais comment faire le truc. Et pour l'écrit, on est vraiment sur de la newsletter. Ouais, ça, c'est vraiment mon kiff.
- Speaker #0
Ça t'est venu d'un coup ? Enfin, on va dire... Est-ce que tu as un talent particulier ou est-ce que c'est venu cette facilité à force de t'entraîner ? Je ne sais pas si tu vois où j'essaie de t'amener, mais est-ce que c'est venu à force de t'entraîner, que ce soit newsletter ou vidéo, de faire des flops, de faire des réussites, bien sûr ? Comment est-ce que tu te situes là-dessus ?
- Speaker #1
Non, mais je vais te pourrir ton truc. Je vais te dire non, je suis hyper douée de base. Quand je suis née, je savais tout de suite.
- Speaker #0
C'est pour ça que je t'ai fait venir aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est pour ça. ton bourbet. Non, non, vraiment, vraiment, c'est du travail. C'est du travail. Après, j'ai toujours bien aimé, petite, que la lumière soit sur moi. J'aime bien être au centre de l'attention, c'est quelque chose qui me plaît. Ça, j'en ai fait un métier, parce qu'autant rester connectée à ce petit enfant intérieur, tu vois. Mais oui, il y a des vidéos qui ont flopé, des trucs où j'avais bossé à mort, et en fait, comme l'accroche n'était pas terrible, on ne comprenait pas. Surtout au début, beaucoup de posts LinkedIn, où tu ne voyais pas du tout où je voulais en venir. Il y avait ce truc de, comme le post-link, c'est assez court, tu as intérêt à bien comprendre. Et genre, je ne mettais pas de contexte et j'allais d'un point A à un point D. Et les gens ne comprenaient pas ce que je voulais dire. Et ça, c'était un peu gênant. Et des newsletters beaucoup trop longs où je ne mettais aucun lien, où je voulais absolument donner un max de valeur. Et les gens étaient en mode, mais je n'ai pas besoin d'une encyclopédie dans mes mails trois fois par semaine. En fait, c'est imbuvable. Et je pense que la meilleure façon, j'anticipe. peut-être ta prochaine question, mais la meilleure façon de devenir meilleure dans son contenu, c'est l'empathie. C'est-à-dire vraiment aller à l'écoute des gens, aller vers eux et savoir ce dont ils ont besoin. Tu vois, tout à l'heure, on parlait des vidéos, tu m'as dit « Ah, ça me motive trop à faire du sport. » Trop bien ! C'est un truc qui m'a grave motivée. J'ai commencé à Insta pour documenter ma progression sportive. J'ai commencé début avril. Et ce que les gens me disent le plus, c'est « Il suffit que ton corps, parce que j'ai un corps, je suis en surpoids et du coup... » Il suffit que mon corps soit sur une piste d'athlétisme, ça suffit pour ouvrir des portes. Il suffit que mon corps soit en train de courir, ça suffit. Je n'ai pas besoin d'avoir un grand discours, je n'ai pas besoin d'en faire des tonnes. Il suffit juste d'être au bon endroit et ça suffit pour que les gens disent « Ah, je peux le faire aussi, ça c'est cool. » Je vais peut-être déborder un peu sur ta question.
- Speaker #0
Un petit peu, du coup, je cherche comment rattraper le fil. En fait, j'allais te demander, sur quoi on doit se concentrer quand on veut créer un bon contenu ? pas forcément pour le côté viral, tu vois. Il y a un bon contenu qui fonctionne d'un point de vue business. Tu nous as parlé plusieurs fois des hooks, donc j'imagine qu'il y a un petit peu de ça, mais pas forcément que ça. Ça serait quoi si tu avais une recette, parmi toutes les recettes que tu as, que tu pourrais nous partager si là, on finit l'épisode, on veut créer un super contenu, on commence par quoi ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est une cible avec un message, avec un objectif. C'est-à-dire que dans vos gros cerveaux, vous avez forcément beaucoup de choses à dire et vous avez envie de tout caler. Sauf que que ce soit dans une vidéo, un post-ending ou une newsletter, l'idée, c'est de bien segmenter ce que vous avez à dire. Toi et moi... on est submergé de contenu et tout le monde est submergé de contenu, on appelle ça aussi l'infobésité, on scrolle constamment, moi je suis à 8h de portable par jour, catastrophique mon médecin me déteste, et mon opticien aussi mais malheureusement les gens ne vont pas s'intéresser à tout ce que vous avez à dire, tout ce que vous pouvez faire c'est à la fois les entertainer et les éduquer, donc le hook pour avoir ce côté je suis en fait les méthodes des réseaux sociaux donc je t'accroche Merci. un seul message. Donc, on n'essaye pas de tout caler en vidéo pour regarder, regarder, il y a du fond. Et je mets quand même un truc en troisième, c'est la forme. Soigner la qualité de vidéo, soigner le son, faire en sorte qu'on soit un peu pimpé, que ça attire l'œil, qu'il y ait des belles couleurs à l'image, ces choses-là. C'est vraiment important pour un bon contenu qui fonctionne. Donc, c'est-à-dire, on respecte bien les codes des réseaux sociaux, on a un truc intéressant à dire pour éduquer et on soigne la forme.
- Speaker #0
Et si on a... un truc à dire qui est un petit peu lent. À la limite, on le découpe, on fait une mini-série.
- Speaker #1
Complètement. On découpe.
- Speaker #0
Génial. J'ai une idée de contenu, je la noterai une fois qu'on aura enregistré.
- Speaker #1
Fais gaffe, tu vas l'oublier.
- Speaker #0
Je ne vais pas l'oublier parce que je me suis dit que ça serait top. En ce moment, j'ai envie de me chauffer à faire des réels, pour apprendre à faire des réels. Moi, je suis encore au stade où je me mets en face cam, je ne bouge pas du tout, je parle et tu vois la goutte de transpiration qui... cool sur mon visage tellement je ne suis pas à l'aise. Mais là, en fait, depuis quelques semaines, je me dis, j'ai envie de me chauffer pour explorer ce format, voir ce que je suis capable de créer et y retrouver de la créativité, en fait. Tu vois un petit peu cette vibe-là.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Donc, affaire à suivre. Du coup, si vous voulez voir mes réels, retrouvez-moi sur Instagram. Vous allez voir,
- Speaker #1
c'est super, ces réels.
- Speaker #0
Petit CTA placé de façon impromptue. C'est ça. Est-ce que pour toi, il faut créer des contenus qui répondent à des objections, qui répondent à des questions, à des hésitations que nos potentiels futurs clients y peuvent avoir.
- Speaker #1
Oui, absolument. Je pense qu'il faut faire attention à ça aussi parce que je trouve que ce qui manque aujourd'hui dans les vidéos, c'est l'enthousiasme. Alors, ça ne veut pas dire être complètement hystérique, péter un câble et mettre des superlatifs à chaque phrase, comme parfois, tu vois, dans les réseaux sociaux, enfin, sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, il y a... Je suis trop trop trop contente, c'est un truc de malade, c'est une salade, et la meuf elle est comme une ouf. Et je trouve que parfois c'est un petit peu surjoué, mais quand on va sauver des objections, il y a beaucoup le côté bougou. Tu vois, il y a le côté un peu le chonchon du game en mode, c'est complètement fou que les gens pensent ça, ou alors si tu penses ça, tu vas te planter radicalement. Moi en tout cas, je pars du principe qu'aujourd'hui l'actualité elle est tellement anxiogène, et tout cherche à nous faire peur, tout cherche à nous faire cliquer. Même sur YouTube, tu vois, la plupart des trucs, c'est genre la guerre de l'eau, les diamants du sang. Enfin, tu vois, c'est toujours très négatif parce que c'est ça qui fait cliquer. Et je trouve qu'aujourd'hui, en entrepreneuriat, on gagne à soulever les objections avec joie, avec enthousiasme, avec bonne énergie, plutôt que c'est scandaleux que tu fasses encore ça à la main. Il y a une IA spéciale pour ça. Oui, d'accord, je suis conne. Tu peux peut-être me dire ça autrement.
- Speaker #0
Justement, si on prend un exemple pour ceux qui nous écoutent. L'objection, on va dire celle qui revient le plus souvent, c'est « c'est trop cher » . Plutôt que de faire un contenu, peu importe le format, qui va dire « c'est trop cher, mais est-ce que c'est parce que tu n'as pas un rond ? » Oui,
- Speaker #1
voilà. Exactement ce dont je voulais parler.
- Speaker #0
On évite de dire ça aux gens, de le penser dans la mesure du possible, mais bon, ça après c'est à voir entre vous et vous-même. Qu'est-ce qu'on pourrait dire à la place ? Là, si tu dois tourner un réel maintenant sur... L'objection, c'est trop cher.
- Speaker #1
Par exemple, tu as un produit à 1 000 euros. Tu peux dire, par exemple, pour 1 000 euros avec une agence, tu as ça. Alors que pour 1 000 euros avec moi, tu as ça, En fait, c'est jamais c'est trop cher. C'est juste c'est trop cher par rapport à la valeur perçue. Donc, si les gens n'ont pas capté la valeur perçue de ton produit, il faut que soit tu détailles les caractéristiques, soit tu détailles vraiment les bénéfices. C'est-à-dire, avec moi, tu as un contact direct. je vais te retirer de la charge mentale, je suis toujours dispo, je te réponds en moins de 24 heures. Toutes ces choses-là qu'on n'a pas avec le concurrent au même prix. Et si on ne veut pas tacler sur les concurrents, Moi, j'irais vraiment à fond sur empathie. OK, c'est quoi qui bloque ? La personne, en fait, elle a vraiment peur qu'elle n'ait pas de retour sur investissement. Eh bien alors, pour 1000 euros, regarde ce qu'elle a fait Patricia. Patricia, elle a cartonné avec ça, Et pareil, on est dans la joie, dans l'enthousiasme. On n'est pas dans le bashing. T'es nul et t'as pas de thunes. Sale pauvre, je te crache dessus.
- Speaker #0
J'adore parce qu'on voit directement, moi, je ressens directement le gouffre qu'il y a entre les deux en mode « C'est trop cher, je réponds à ton objection en mode un peu passif-agressif. » Et le « c'est trop cher » versus « regarde ce que d'autres ont pu faire avec le même budget que toi, soit en bossant avec nous, soit une étude de cas » . En fait, il y a toujours une solution pour transformer un contenu un peu chiant, on va dire, transformer un contenu un peu chiant en quelque chose qui peut-être captivant, ce n'est pas le mot, mais en tout cas qui est intéressant à garder.
- Speaker #1
Oui, on est d'accord.
- Speaker #0
Ok. Est-ce qu'il y a des contenus qu'on devrait tous… tout avoir dans notre écosystème avant de chercher à faire du volume en matière de création de contenu.
- Speaker #1
Pour moi, le must du must, et je te remercie pour ta question parce que je pense qu'elle va être hyper importante pour les gens, c'est la vidéo où on se présente. Enfin, la vidéo, le contenu où on se présente. Tout simplement. Même un premier post sur LinkedIn, « Hello, je m'appelle Justine, je propose tel service pour telle personne, pour tel bénéfice. » Et voilà ce que vous avez trouvé sur le compte. Des tips, et puis voilà. Mais un truc vraiment très, très simple. par exemple sur mon compte Instagram la vidéo qui a le plus fonctionné c'est pas celle où je me viande en faisant un trail c'est pas celle où j'ai réussi ma première course de 10 km, c'est celle où j'arrive en disant bon bah voilà j'ai ce corps là je fais 90 kg et sur mon compte du coup vous allez voir ma progression et celle là elle est partie à 250 000 vues c'était ma troisième vidéo juste parce que j'arrive clean. Voici qui je suis. Bonjour, je m'appelle Henri. Et j'aimerais bien réussir ma vie. Franchement, c'est aussi simple que ça. Pareil sur LinkedIn, pareil TikTok, Insta, même premier newsletter. La petite newsletter de bienvenue, ça va être bonjour, nom, prénom, je fais quoi, pour qui, pour faire quoi. Voici ce que vous allez trouver.
- Speaker #0
C'est tout. En fait, on se prend la tête, mais dans la vraie vie, tu fais ça. Quand tu rencontres quelqu'un pour la première fois, c'est assez rare, il y en a qui le font, mais c'est assez rare que tu y ailles en mode frontal. voilà ce que je vends, voilà mon RIB, j'attends.
- Speaker #1
Bien sûr, ça, ça n'arrive absolument jamais.
- Speaker #0
Voilà, alors des gens qui font de la prospection frontale comme ça, moi j'en ai vu, ça ne marche pas. Mais effectivement, il faut, je pense qu'en créant du contenu, déjà, il faut avoir du bon sens. Il faut se mettre, tu parlais d'empathie tout à l'heure, et j'ai trouvé ça tellement important d'être au clair sur est-ce que je crée du contenu pour moi, en mode journal intime, et pourquoi pas. Ou est-ce que je crée du contenu pour que mes clients me trouvent ? Parce que du coup, tu ne vas pas créer la même chose. Si tu filmes... Des fois, tu mets tes assiettes en contenu, ce que je trouve hyper inspirant, parce que moi, je ne sais jamais comment composer mes assiettes. Et plutôt que de dire, voilà ce que j'ai mangé, en mode journal intime, tu dis, voilà, dans mon assiette, j'ai mis, je n'en sais rien, des épinards, de la feta, des pois chiches, etc. Parce que... Et t'expliques pourquoi t'as fait ça, en fait. Et là, quelqu'un qui est dans ma situation, qui cherche à faire son assiette du midi, dit « Ah ben oui, j'avais pas pensé à associer les épinards, les pois chiches et la feta. Bon, ben, je vais tester. Et puis, bon, si j'aime pas, c'est mon problème. » Tu vois, la démarche n'est pas du tout la même, je trouve.
- Speaker #1
Oui, complètement d'accord avec toi. Le côté « expliquer pourquoi on fait ça » , et il y a aussi ce côté « montrer l'exemple » aussi. Genre, si je le fais et que ça dure moins de 20 minutes, il n'y a pas raison que vous ne puissiez pas le faire. Moi, ce que j'aime bien en présentant mes assiettes, c'est de donner un contexte. C'est-à-dire, il fait trop chaud, du coup, je me fais une salade. J'ai grave la dalle parce que je sors d'une séance de sport. Du coup, je dégomme, je ne sais pas, deux tablettes de tofu. Enfin, tu vois, j'en ai marre de manger de la viande. Du coup, j'ai mis plus d'œufs et plus de poissons dans mon assiette. Il y a ce côté aussi, je ne suis pas madame parfaite. Je ne vous donne pas de leçons. Je fais ça parce qu'il y a telle raison pour laquelle je le fais. J'avais expliqué aussi, je suis obligée de mettre plus de protéines. parce que j'en mange pas assez, que j'ai constamment la dalle. Et du coup, comme tu expliques les pain points, il y a plein de gens qui se reconnaissent là-dedans. Du coup, c'est plus facile pour eux de passer à l'action. Donc, ça peut être. J'en ai marre d'être constamment la pute de LinkedIn. Il faut à chaque fois que j'écrive un milliard de posts pour espérer faire 10 000 vues. J'ai l'impression qu'il faut toujours que je prenne des photos de moi et je n'ai pas envie. Bon, ok, ça, c'est un énorme pain point. Eh bien, moi, j'ai décidé de programmer, donc j'ai utilisé tel outil. Enfin, tu vois, c'est... C'est plus facile de vendre quand tu expliques le pourquoi.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Qu'est-ce que je suis intelligente. Je suis en train de te réinventer la roue, là. Prude de malade.
- Speaker #0
Puis tu peux l'adapter à quasiment toutes les situations. Je pense qu'on prend n'importe quel job, ça fonctionne au final. Et ça me fait une belle transition avec ma prochaine question. Comment est-ce que toi, tu fais ta répartition de contenu, si tu en fais une, entre des contenus d'inspiration, des contenus plus d'autorité, on va dire, des contenus pour faire de la conversion et des contenus d'engagement ?
- Speaker #1
C'est une super bonne question, ça.
- Speaker #0
J'en ai plein. C'est pour ça que je fais un podcast, d'ailleurs.
- Speaker #1
C'est ça, j'ai envie de te dire, c'est ton métier, non ? Tu fais ça très bien. Le premier, tu m'as dit...
- Speaker #0
Contenu d'inspiration.
- Speaker #1
Inspiration. Alors, pour l'inspiration, moi, j'avoue que je vais être à un boom 40%.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce que c'est ce qui fonctionne le mieux, c'est ce qui ramène des gens vers mon profil et c'est ce qui me permet, en fait, de faire un peu de l'awareness, si tu veux, donc retirer des gens. Ensuite, tu m'as dit...
- Speaker #0
Autorité.
- Speaker #1
Autorité, je vais être à un bon 20%. Conversion, je vais être à un bon 20% aussi. Et le dernier, tu m'as dit engagement. Du coup, alors attends, on est à 20%.
- Speaker #0
Comment tu te connectes aux gens ?
- Speaker #1
Et à 20% aussi, du coup.
- Speaker #0
OK. Donc, pour toi, c'est d'abord canal de visibilité, awareness. Et ensuite, tu es à peu près équilibré entre de l'autorité, de la conversion, de l'engagement. Et tu fais une rotation avec toute cette salade.
- Speaker #1
Oui, exactement. Avec un peu de fraîcheur, tu as capté.
- Speaker #0
Tout à fait. En même temps, enregistre, l'été, il fait très chaud. Moi, j'ai remarqué que les bons contenus, et encore une fois, on ne parle pas de performance, de like et tout, mais il y a des bons contenus qui permettent de préqualifier nos clients avant de faire un appel découverte pour celles et ceux qui font des appels découvertes. Comment est-ce que tu les identifies, toi, ces bons contenus ?
- Speaker #1
En plus, plutôt à la qualité de l'engagement que ça crée. Je vais te prendre un exemple tout bête. j'ai voulu LinkedIn je connais bien et ça fait un peu Il y a quelques mois, voire presque une année, où la plupart de mes commentaires, c'est « Merci pour le partage. » « Ah, trop bien ce tips. » « Très inspirant. » Enfin, tu vois, c'est un peu genre je commande pour commenter. Récemment, je me suis mise à parler de sport sur LinkedIn. Et j'ai fait un post, du coup, pour dire « Il y a un truc qui me bloque pour aller faire du sport, c'est quand je ne me sens pas stylée. » Quand je me sens boudinée, quand je me sens moche, quand je voudrais faire une story Insta, mais que du coup, mon haut et mon bas n'est pas assorti. Voilà, ça me saoule. J'étais épatée. de la qualité des commentaires. Vraiment, les gens étaient trop marrants, faisaient là les vannes, me parlaient de leur chaussette Pikachu, du fait que la une, elle avait pris le t-shirt de son fils. Enfin, tu vois, c'est con, mais c'était hyper humain, c'était hyper touchant. Dans les commentaires, c'est con, mais il y avait plein de fautes d'orthographe. Du coup, ça veut dire que les gens ont écrit très vite, sans correcteur. Enfin, je ne sais pas comment dire ça, mais ça m'a touchée.
- Speaker #0
C'est authentique, c'est spontané.
- Speaker #1
C'est plus authentique, plus spontané. Et ce n'est pas facile à avoir ça, je trouve, sur les réseaux. Et c'est là où j'ai vraiment senti un déclic et je me suis dit tiens, il y a un truc à aller chercher là-dedans, dans le côté très sincère partage sportif. Parce que les gens pètent des câbles là-dessus et honnêtement, pour parler aussi factuellement, mes posts aujourd'hui font entre 5 000 et 10 000 vues. Ce post-là a été tapé les 40 000 vues sur j'aime pas comment je m'habille pour faire du sport. Alors que moi, ça me semble pas non plus, tu vois, on n'est même pas sur de l'inspirationnel. Ouais,
- Speaker #0
c'est clair. Quand on parle de notre expérience de vie, en fait, en tant qu'être humain, même pas en tant qu'entrepreneur, en tant qu'être humain, moi, je l'ai remarqué sur un de mes posts récents aussi, où je disais, je flippe comme ce n'est pas possible, mais du coup, je t'annonce que je vais être maman. Ah, mais alors là, la quantité de retours que j'ai eus, mais je ne m'y attendais tellement pas, et des retours vraiment touchants de beaucoup de mamans, beaucoup de papas qui m'ont dit, t'inquiète. Ça va bien se passer. On est tous passés par là. C'est plus ou moins facile ou difficile. Voilà. Mais au moins, ils sont honnêtes, tu vois. C'est plus ou moins facile et difficile, mais ça va bien se passer. Et en fait, c'était pas un contenu pour faire des ventes, faire mes offres, mais c'était plus... J'avais besoin de partager ça. Je l'ai posté. Je me suis dit, bon, personne va le voir. Au pire, c'est pas grave. Et puis, le post, il est passé à, je crois, 4000 impressions. Le truc, pour moi, est énorme.
- Speaker #1
C'est vraiment bien. C'est génial. Tu as trop raison d'en parler. Je suis sûre que ça a parlé à énormément de gens. Il y a ce stress aussi de « est-ce que je l'annonce ? » C'est un gros changement de vie. Est-ce que mes clients vont se dire « d'accord, tu n'es plus dispo pour moi ? » C'est courageux que tu aies fait de l'annoncer.
- Speaker #0
C'est ça. Et puis, en fait, je te parle de ça parce qu'on se dit souvent que c'est des choses de notre quotidien qui n'intéressent personne. J'avoue que l'exemple des chaussettes Pikachu, il n'est pas mal, mais c'est des choses de notre quotidien, des peu, enfin petites. petites ou grandes choses de notre quotidien qui n'intéressent personne, alors qu'en réalité, elles touchent tout le monde. Et je pense que c'est important qu'on insiste là-dessus. Les meilleurs contenus, en tout cas pour la partie engagement et connexion, c'est votre vie. Vous n'avez pas forcément à inventer quoi que ce soit. Moi, j'ai kiffé ton poste d'ailleurs. Moi, je ne suis pas stylée non plus quand je fais du sport, ni avant, pendant et encore moins après. surtout pas après surtout pas après et franchement c'est déculpabilisant déjà de voir des contenus comme ça on se sent moins seule et si on se sent moins seule on va se connecter avec la personne qui a partagé ça complètement d'accord avec toi le fait de partager le fait de se sentir proche des gens c'est hyper important ouais c'est ça maintenant je voulais parler d'un truc parce que comme tu le sais je vais m'absenter dans quelques temps Merci. puisque je vais être fort occupée. Et je me suis dit, comment est-ce que je vais bien pouvoir être là au niveau de mes contenus sans être là derrière mon ordinateur ? Et donc, tout à l'heure, tu as déjà donné des pistes. Tu as parlé de programmation. Tu as parlé de recyclage de contenus existants. Toi, tu ferais quoi pour garder une présence qui est humaine, qui est chaleureuse, mais sans être derrière ton ordinateur ? Qu'est-ce que tu mettrais en place ? Comme système ?
- Speaker #1
Du batch. Franchement, tous mes tournages de vidéos, je les fais en batch. Et honnêtement, c'est peut-être un peu contre-intuitif, mais moi, je délègue énormément tout ce qui fait que je n'ai pas de valeur ajoutée. Par exemple, je suis une quiche au montage. J'aurais pu apprendre à monter. C'est OK, il y a plein de tutos, il y a plein de formations. Vraiment, j'aurais pu. Mais je trouve que moi, ma valeur ajoutée, elle est vraiment dans le tournage. Ça, personne ne peut le faire à ma place. Et je me suis dégotée d'une monteuse géniale. Je lui envoie toutes mes vidéos. Elle me les renvoie, je les corrige. Il n'y a quasiment rien à m'incorriger à chaque fois, parce qu'il est trop dingue. Et après, je programme et c'est réglé. Et je ne suis plus devant mon ordinateur. Moi, surtout, ce qui m'embête avec Instagram, c'est ce qui a ce côté très instantané. Tu vois, les stories, il faut en mettre tous les jours.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Les réels, pareil, c'est au moins un par jour. Ça, ça me prenait beaucoup trop la tête. Le fait de programmer et je me mets une petite alarme, genre une demi-heure après, je réponds à mes commentaires et c'est réglé. Ça me permet quand même de faire autre chose de ma vie que d'être constamment sur mon portable à attendre. Après, comme là, c'est le début de mon activité, j'avoue que je suis quand même encore à ce point. à actualiser, à regarder les chiffres. Je suis toute contente quand il y a un truc qui marche bien. Tu vas regarder qui regarde mes stories, c'est encore le début. Mais on se refera un bilan dans un an ou deux. Tu verras,
- Speaker #0
je serai pas sûre de tout. Et c'est intéressant parce que, tu vois, j'étais quasi sûre que tu allais me dire « Bon, tu crées un lit de magnètes et puis ensuite, tu as une séquence mail automatique qui renvoie sur ta newsletter, un truc comme ça. » Et en fait, le fait que tu parles de batching, je suis en train de le faire là pour le podcast d'ailleurs, c'est hyper intéressant parce qu'effectivement, ça permet... si tant est que vous ayez l'énergie, le temps, etc. de le faire, mais ça permet de regrouper pour ceux qui ne connaissent pas, la création de plusieurs contenus au format similaire, ou très proche en tout cas, sur une courte période. Comme ça, après, vous avez de la marge pour piocher dedans. Et top pour ta montée. Je pensais que c'était toi qui montais, tu vois.
- Speaker #1
Non, au début, oui. Vraiment, je me suis dit, ça sert à rien. Je passe quatre fois plus de temps à le faire. Non, j'ai abandonné le projet.
- Speaker #0
Hum, ok. Bon, bah c'est noté comme quoi même un monteur pour des réels ou quoi, ça peut valoir le coup. Est-ce que pour toi, il faut dire qu'on va être absent ? Moi, par exemple, je vais être en congé mat, donc j'ai déjà commencé à prévenir tous mes clients, etc. Est-ce que sur les réseaux, même si tu programmes tes contenus, tu dis que tu vas être absent ? Ou au contraire, vu que tu as programmé tes contenus, tu n'en parles pas ?
- Speaker #1
Moi, je suis partisane de ne pas le dire. à partir du moment où les gens se rendent compte pas compte. Je trouve que quand il y a une jolie raison, tu vois, comme une naissance qui permet de créer du lien, c'est une bonne chose. Je vois vachement de stories de « j'ai été un peu absente les deux dernières semaines, j'en suis désolée » . On n'a pas capté. Vraiment, on n'a pas vu. Il y a un milliard de gens sur Instagram, vraiment, c'est pas grave. Ou alors « je fais un peu off ces prochains jours, je serai en famille » . T'inquiète. Vraiment, après, j'en sais rien. Peut-être que c'est la reçoit des messages tous les jours de « pas de story » . Dans ce cas-là, si ta communauté te demande, il faut justifier. Je pense qu'à un moment, on n'est pas censé être aussi esclave quand même de quelque chose d'aussi impalpable. Donc honnêtement, pour ces choses-là, moi, personnellement, j'attache moins d'importance à des postes quand je sais que c'est un ghostwriter ou quand je sais que ce n'est pas la personne derrière. Je suis en mode, bon, bah, flemme, je vois bien que ce n'est pas toi, tu vois. Si je le pense, je ne pense pas être la seule, mais je pense aussi qu'il y a plein de gens qui s'en fichent. Donc je pense honnêtement que tant que tu as des postes de prévus, si ce n'est pas une absence totale pendant des mois, je ne pense pas que tu aies besoin de justifier à qui que ce soit. Ce n'est pas tes patrons, ce n'est pas des gens. prévenir tes clients, évidemment que c'est logique, mais prévenir tes abonnés, je trouve ça un petit peu trop capillot-tracté.
- Speaker #0
Ok, intéressant. Est-ce que tu aurais un dernier conseil de la grande Valentine au niveau de la création de contenu, justement, pour qu'on ait du contenu qui bosse un peu pour nous ?
- Speaker #1
Faire les choses avec le cœur, vraiment. On le voit quand on kiffe un contenu, quand on kiffe faire le format, tu vois, on sent vraiment la différence. Aujourd'hui, encore une fois, vous ne gagnerez pas la guerre avec l'IA, vous ne serez jamais plus productif qu'une IA. donc autant faire pile la chose qu'elle ne sait pas faire, c'est-à-dire mettre du cœur, mettre de l'humain, mettre de la sincérité. Et honnêtement, je crois que c'est le meilleur conseil que je puisse donner. Faire les choses avec le cœur.
- Speaker #0
J'adore. Je pense à la citation « Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris » . C'est à peu près la même chose au final.
- Speaker #1
C'est un peu ça, oui. Très bien dit.
- Speaker #0
Génial. Du coup, où est-ce qu'on peut te suivre pour... Vérifier tes petites assiettes, s'inspirer de recettes, se motiver à faire du sport ou suivre tes aventures de façon globale.
- Speaker #1
Moi, je suis sur Insta sous le pseudo GoGoGoValosh et je suis toujours aussi sur LinkedIn et j'ai toujours ma newsletter Lupercut.
- Speaker #0
Génial. Comme d'habitude, tous les liens sont dans les notes de l'épisode. Je t'invite vraiment à aller suivre Valentine sur Instagram parce que ses stories quotidiennes, elles valent vraiment le détour. Je ne te spoil pas plus, tu n'auras qu'à aller regarder, vérifier et puis tu nous diras ce que tu en as pensé. J'ai adoré cet échange avec Valentine. J'espère qu'on t'a aidé à voir ta création de contenu différemment. Moi, ce que je retiens de notre conversation, c'est qu'on n'a pas besoin d'être partout tout le temps pour avoir des résultats qualitatifs. Par contre, tu as besoin de trouver un rythme qui tient dans ta vraie vie. Tu as besoin de contenus qui sont bien pensés et tu as besoin de systèmes simples. En bref, je pense que... Dans notre création de contenu, on a besoin de remettre de l'humain dans notre façon de créer et d'interagir avec les autres. Les outils vont pouvoir t'aider, c'est clair, notamment l'IA. La programmation aussi peut t'aider. Mais en fait, ce qui va faire que les gens s'attachent à toi, à une marque, à une expertise, c'est la sincérité. Donc si tu veux retrouver Valentine, tous ses liens sont dans les notes de l'épisode. Son compte Insta, son LinkedIn, sa newsletter l'Upercute. Abonne-toi ! sur ta plateforme d'écoute préférée ou sur YouTube si tu nous as regardé. On se retrouve très vite pour continuer à construire un business beaucoup plus clair, plus durable et surtout plus vivable.