- Speaker #0
Il y a un mail, on est OK. Donc, quand est-ce que tu commences ? Sans discuter, on va dire, un peu de tout ce qui est à côté. Donc, si le client te paye et que c'est conforme, on va dire, à ce que tu t'imaginais, tant mieux. Si ce n'est pas le cas, en fait, là, tu peux être extrêmement frustré, sachant que si la mission, en plus, doit durer dans le temps, là, ça peut être un peu compliqué et carrément te dégoûter. de ton métier.
- Speaker #1
Et un jour, j'en ai une qui m'a fait un message en me disant « Bon, je ne sais pas si je dois te le dire, mais j'ai vu qu'une telle avait fait un copier-coller de tes CGV et de tes mentions légales, mais comme elle n'avait pas relu, il y avait mon nom dessus. » Aujourd'hui, on va parler d'un scénario que... personne n'aime, mais que quasiment tout le monde vit un jour dans sa vie d'entrepreneur. C'est le moment où tu as un client qui arrête de te payer en pleine mission. Le moment où tu as une mission qui commence à déraper, une relation client qui se tend. Et ce moment où tu te dis, est-ce qu'au final, je me suis vraiment protégée ? Ou est-ce que je suis juste en train d'espérer que ça passe ? Pour cet épisode, je reçois Estelle Bi, avocate en droit des affaires. J'avais envie qu'on fasse un épisode utile, concret et surtout très rassurant pour toi parce que je sais que cette situation, émotionnellement, elle est très difficile à vivre. Mais dans cet épisode, on va t'aider à poser un cadre clair qui va protéger ton business et tes relations professionnelles. Tu vas voir, on va parler de contrat, on va parler de CGV, de ce qui compte, la situation se complique, et de la manière dont tu peux reprendre la main. sur la situation, sans être en surjustification en permanence, sans te retrouver à porter aussi toute la charge émotionnelle du problème. Donc, si tu es indépendant, freelance, prestat de service, solopreneur, peu importe comment tu t'appelles, ou juste tu es quelqu'un qui n'a pas envie de continuer à croiser les doigts à chaque signature, à chaque mission, cet épisode est fait pour toi. Avant de lancer l'épisode, j'ai quand même une petite question. Est-ce que là maintenant, tu sais exactement ce qui est rentable dans ton activité et ce qui te coûte de l'énergie ou même de l'argent sans t'en rendre compte ? Parce que souvent, quand la livraison client dérape, quand une mission client dérape, ce n'est pas juste un problème client. En fait, ça révèle le plus souvent un cadre qui floue, des conditions qui ne sont pas assez posées, un pricing pas assez solide ou même des problèmes qui te laissent trop souvent aller seul au front. Donc si tu veux, je t'offre un appel découverte gratuit de 15 minutes. On fait un point ensemble sur ta rentabilité, sur la structuration de tes process au niveau de ton offre. Et on repère les endroits où tu peux sécuriser ton business sans le transformer en usine à gaz. Comme d'habitude, tu auras le lien en description de l'épisode. Et maintenant, on laisse la place à Estelle. Salut Estelle, trop contente de faire enfin cet épisode. avec toi. Alors, dis-nous, on rentre dans le vif du sujet directement. C'est quoi pour toi le red flag numéro 1 que tu vois chez les entrepreneurs quand elles signent avec un client ?
- Speaker #0
Alors, le red flag numéro 1, c'est l'absence de négociation. Et je vais peut-être appuyer là où est-ce qu'en fait ça fait un peu mal. En fait, négociation, donc déjà, ce qui peut arriver, c'est qu'elles peuvent à la fois ne pas négocier de prix. Donc ça, clairement, il y a un sujet parce que le sujet de est-ce que j'arrive à bien facturer pour être rentable ? Donc, il y a déjà ça. Je sais que c'est quelque chose, c'est des sujets un peu récurrents que les coachs business, en fait, vont aider d'une manière générale et au-delà de la question du prix, c'est comment je suis payée. Donc, voilà. Mais surtout, le cadre de la mission que tu vas faire et quand je dis mission, parce qu'en général, ce que ici, voilà, Je suppose qu'il y a beaucoup de freelances qui t'écoutent. La question du cadre est aussi hyper importante parce que, tu vois, pour faire un peu le parallèle avec un contrat de travail, un certain nombre de freelances que j'ai accompagnées étaient antérieurement salariées. Et en étant salariée, on ne s'imagine pas, typiquement, ne pas signer de contrat de travail avant de commencer à travailler avec un employeur. En plus, au-delà du contrat de travail, tu as aussi, tu sais, l'aspect plus... réglementaires, les conditions, on va dire, le contexte général qui fait que quand tu es salarié, tu es extrêmement protégé. Quand tu es free, donc ça c'est l'erreur vraiment numéro un, c'est vraiment de ne pas réfléchir à ton cadre contractuel, à comment ta relation, on va dire, de freelance va être régie. Donc, à la fois c'est négocier et surtout poser un cadre et savoir, moi en tant que freelance, qu'est-ce que je veux, comment les choses doivent se passer avec mon client. Parce que tu vois, on est tellement content d'avoir plus... chopé, tu sais, un client et en plus en ce moment les temps sont un peu durs, quand t'en as un qui te dit oui, tu vas te contenter de dire ah bah c'est super, moi j'imagine régulièrement, il y a un mail, on est ok, donc quand est-ce que tu commences, sans discuter, on va dire, un peu de tout ce qui est à côté, donc si le client te paye et que c'est conforme à ce que tu t'imaginais, tant mieux. Si c'est pas le cas... En fait, là, tu peux être extrêmement frustré, sachant que si la mission, en plus, doit durer dans le temps, là, ça peut être un peu compliqué et carrément te dégoûter de ton métier de free. Et c'est sûr.
- Speaker #1
Tout à fait. Et tu n'imagines pas à quel point ça te fait plaisir que tu sois rentré sur le sujet dont on va aborder aujourd'hui par cette porte, parce qu'on a tendance à se dire, négocier le tarif, on peut y penser, ce n'est pas systématique. Mais poser le cadre, c'est un truc que je répète tout le temps dans Work in Process. Il faut structurer les choses, même de façon simple, tu vois. Mais il faut quand même amener un minimum de conditions pour que la collaboration se passe bien. Parce qu'effectivement, il y a des missions clients qui peuvent être en one shot. Et même celles-là, elles doivent bien se passer. Mais quand on a des missions qui sont sur plusieurs semaines, plusieurs mois, parfois plusieurs années, Je ne les imagine même pas sans contrat, sans CGV, etc. Parce qu'en fait, si jamais ça se passe mal, c'est compliqué. Dans le salariat, tu l'as dit, on a le contrat de travail. Si ça se passe mal, il y a les prud'hommes à la limite. Il y a de la médiation avant. En tout cas, tu as des solutions. Quand tu es free, tu te dis, si ça se passe mal, on a intérêt à ce que ça se passe bien.
- Speaker #0
Oui, et c'est ça. que tu peux te retrouver en fait, moi je trouve, extrêmement démuni. Parce que notamment si par exemple, t'es free et tu travailles pour des très grosses boîtes par exemple. En fait, t'as l'impression que c'est David contre Goliath. Et clairement, si tu n'as pas ni ma, ni posé un certain nombre de questions. Parce qu'en fait, poser un cadre, c'est quoi ? C'est pas forcément dire, non mais moi j'exige que ce soit comme ça. C'est surtout, à mon sens avant tout, communiquer sur... Moi, j'estime que c'est comme ça qu'il faut que ma mission soit réalisée, il faut que je sois payée de cette façon, que je ne suis pas disponible, par exemple, H24, voire même le week-end, parce que toi, client, tu as soi-disant une urgence. En fait, c'est tout ça qu'il faut venir mettre sur la table. Une fois qu'un client a dit oui, et voire même... avant que le client dise oui. Bon, en fait, il faut un peu discuter de tout ça. Voilà, donc en réalité, c'est assez subtil. Ce n'est pas forcément que la question du prix, parce que la question du prix, on a tous des copains qui sont fris. Moi, dans mon domaine, en fait, entre avocats, on discute aussi du montant de nos honoraires. Mais il n'y a pas que ça. Ce n'est pas que forcément le prix, c'est comment tu vas travailler. Comment tu vas être payé ? Est-ce qu'en fait, qu'est-ce qui rentre vraiment dans ce prix ? Qu'est-ce qui doit être surfacturé ? Donc en réalité, c'est quand on commence à rentrer un peu dans le détail, tu te rends compte que ce n'est pas aussi simple que ça. Ce n'est pas « Ok, ma mission, c'est 20 jours, TGM, aller 800 euros. » Ce n'est pas aussi simple que ça. C'est qu'il y a plein de petites subtilités et plein de choses qu'il faut aussi voir avec ton client avant de commencer ta mission.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Et puis, quand on parle de mission client qui peut mal se passer, qui déraille, ce qu'il faut avoir en tête aussi, c'est tous ces petits éléments subtils, par exemple des retards de son côté ou du vôtre, des non-conformités par rapport à ce qui était attendu, des attentes qui sont floues. Donc ça, c'est un manque de cadre. On peut tomber sur des clients ingérables et typiquement, l'épisode qu'on est en train de registrer, j'aurais bien aimé l'avoir il y a six ans. Pour cet exemple-là en particulier, on peut avoir un client qui change de scope ou qui demande des choses en plus en fait, qui n'étaient pas prévues. Et pour ça, je pense que toi et moi, Estelle, on n'insistera jamais assez. Il faut vraiment... Anticiper au maximum, essayer de se protéger le plus possible parce que ça nous protège, nous, ça protège notre business, mais ça protège aussi notre client quelque part.
- Speaker #0
Alors, protéger le client, oui, parce qu'en fait, si par exemple, tu n'es pas clair au début en tant que prestataire, il peut y avoir un sujet, tu vois, tu ne vas pas. Enfin, alors, dans l'idéal, parce que c'est intéressant cette histoire de scope, moi, par exemple, je trouve ça extrêmement sain de rediscuter. du prix régulièrement parce que tu vois, au début, tu as donné l'exemple, imaginons que tu travailles X mois, même plusieurs années. Question, est-ce que si je travaille pendant un an, un an et demi, est-ce que je veux que mon TGM reste le même ? Tu vois, très bête. Et en fait, le problème c'est que régulièrement, au début, on va te prendre par exemple sur une mission de 3 mois, tu vois. Mais si jamais on ne te propose jamais tout de suite un an et demi. sauf à rares exceptions. Et c'est pour ça que moi, à mon sens, c'est très sain de discuter à nouveau des conditions financières, voire même des conditions de réalisation de la mission, assez régulièrement. Et pas que tout le temps être dans la production de livrables, de ce que voudrait le client.
- Speaker #1
C'est être dans une posture de collaboration plutôt qu'une posture d'exécution.
- Speaker #0
Oui, et c'est une des erreurs que moi, je remarque qui arrive assez souvent.
- Speaker #1
Ok. Tout le monde ne fait pas signer un contrat à ses clients. Je ne citerai pas de nom, mais en tout cas, je connais pas mal de monde qui est dans cette situation. Qu'est-ce qui peut quand même servir de preuve pour nous sécuriser un petit peu ?
- Speaker #0
Alors, si vous ne signez pas de contrat, à minima, c'est quand même d'avoir un écrit. Donc, l'équilibre, en fait, bêtement, c'est de se dire, parce qu'en fait, on a abordé déjà plein de choses, tu vois, ça fait à peine dix minutes qu'on en discute, mais c'est vrai qu'on voit que compte tenu de ces différentes subtilités, en fait, c'est extrêmement important de poser quand même un certain cadre. Moi, j'aime bien en général, tu vois, lorsque les clients viennent me voir, moi, je trouve que la formule un peu, entre guillemets, idéale, c'est de te faire, en fait, un devis extrêmement détaillé avec, si tu veux... parce qu'on a parlé de TGM, donc peut-être TGM parce que tu vois encore, on va dire, un peu ton temps. Après, ça peut être aussi un livrable, tu vois, pas forcément donc corrélé à ton temps. Mais dans tous les cas, tu vois donc le devis qui doit être extrêmement détaillé, plus à côté, si tu veux, joindre des espèces de conditions générales de vente parce qu'en fait, tu vois, les conditions générales de vente, ce que je trouve assez bien, c'est que ça va te permettre un peu, toi, de te cadrer dans ta manière de travailler. En fait, au-delà, si tu veux, de ta relation de travail que tu vas avoir avec ton client, moi, en général, quand je fais des conditions générales de vente pour des free ou des solo-preneurs, en fait, c'est la mission à chaque fois lorsque moi, je livre, si tu veux, le jeu de CGV. En général, ce qui ressort souvent, c'est qu'on me dit, en fait, c'est vachement bien parce que ça m'a permis de me poser un moment et de réfléchir un petit peu à mon business. c'est pas réfléchir à son business, tu sais, comme pourrait le faire, parce qu'on a évoqué les coachs business. Pas forcément, tu vois, ok, on est sur une recherche de renta, mais plutôt sur, en fait, comment je fais pour me protéger quand je gagne cet argent, et pas me faire avoir. Donc, par exemple, moi, ça va être des sujets du style, la compte, quand tu commences à travailler, si par exemple, tu as un livrable que tu dois donner, et c'est facturé, je ne sais pas moi, 15 000 euros. il faut réfléchir à est-ce qu'en fait je me fais payer uniquement à la livraison ou est-ce qu'en fait je demande une avance à hauteur de X%. Et ça, tu vois, c'est tout ça qui fait que, qui font que justement, on va venir protéger ce que tu vas gagner. Donc, ça peut être les accomptes. Quand les gens travaillent, par exemple, de manière assez récurrente, un peu, tu vois, sur plusieurs mois. Est-ce qu'il ne faudrait pas organiser un peu, entre guillemets, la résiliation de ta mission ? Parce qu'en fait, si c'est trop brusque, par exemple, sans préavis, ça peut être dangereux. Parce que toi, en termes de cash et de flux financiers, tu n'as peut-être pas eu le temps de trouver un autre client derrière pour continuer, on va dire, à générer du chiffre. Donc, pour toi, c'est un manque à gagner. Tous ces petits process et tout. En fait, on le revoit de cette façon. C'est pour ça que moi, je trouve que si tu n'as pas de contrat aujourd'hui, par ailleurs, il y en a plein qui ne signent pas de contrat, et je voulais aussi le dire, c'est que... Ce n'est clairement pas obligatoire parce que dans ta relation avec ton client, comme tu es free, tu es pro, en fait, on est en B2B, même si tu es tout seul et que tu es avec toi et toi-même, avec ta SASU ou bien tu vois ton URL, voire même ta micro. Mais le sujet, c'est que comme tu es en train de proposer un service à titre professionnel, Au sens de la loi, tu es considéré comme étant professionnel. Donc, à partir de ce moment-là, tu dois te protéger toi-même. Tu sais, c'est un truc de responsabilisation.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et donc, en gros, plus tu es détaillé dans ton devis, tes conditions générales de vente, plus tu vas être protégé et t'assurer d'être bien payé. Parce qu'en plus, tu vois, s'il y a retard de paiement, tu peux invoquer, je ne sais pas moi, des pénalités de retard. La rétention d'un livrable, parce que... Enfin, voilà, toi, tu l'as réalisé, mais ton client, en fait, il ne t'a pas payé le solde. Du coup, pourquoi pas faire une rétention du livrable alors qu'il en a peut-être besoin ? Tu vois, tous ces trucs un peu, en réalité, qui sont très utiles quand les choses tournent un peu au vinaigre avec ton...
- Speaker #1
Oui, je te rejoins. Est-ce que... Alors, il y a probablement des moldus comme moi dans l'assistance. qui ne voient pas forcément de différence entre des CGV et un contrat de prestation. Est-ce que tu peux nous expliquer très simplement la différence entre les deux et ce que toi tu recommandes ?
- Speaker #0
Est-ce qu'il faut plutôt l'un, plutôt l'autre ? Un combo des deux peut-être ? Alors, en réalité, tu peux utiliser les deux. Mettons, si tu travailles, je ne sais pas, tu as une mission, prenons un DA qui travaille, je ne sais pas moi, pour une boîte. Pourquoi pas, en fait, il peut faire les deux. Au contrat de prestation, à mon sens, il sera beaucoup plus détaillé, tu vois, sur que par rapport à ce qui peut se passer sur des conditions générales de vente. Mais après, à voir, quelquefois, parce que moi, mes conditions générales de vente, en général, quand je les livre, en fait, à mes clients, les gens me disent toujours, en fait, OK, c'est ultra détaillé quand même, mais avec une certaine flexibilité. C'est-à-dire qu'on va se contenter de décrire, par exemple, tu vois, les services que je peux proposer. et ce qui va compter aussi c'est j'explique dans les conditions générales de vente notamment que ta relation contractuelle elle va être constituée à la fois de ton devis que tu auras en fait envoyé à ton client donc ce qui te permet on va dire quand tu as un jeu de CGV de dupliquer à chaque fois de réutiliser les mêmes conditions générales de vente il suffit juste que tu modifies ton devis à chaque fois pour chaque client différent d'accord ?
- Speaker #1
Donc c'est un travail qu'on mutualise, on fait un seul document et ensuite on n'a plus qu'à faire des devis personnalisés, sinon on vend encore des prestations de service.
- Speaker #0
Exactement. En fait, ce qui revient à dire un petit peu, c'est en gros, c'est clairement, c'est tes conditions de travail que toi, en tant que prestataire, que tu veux faire accepter à ton client. Alors qu'un contrat de prestation de service, sensiblement, tu vas retrouver un peu la même chose. mais qui va peut-être nécessiter à chaque fois que tu modifies un petit peu tout ce qui se trouve dans le contrat de prestation de service, même si en général, ça peut arriver aussi qu'on me demande un modèle de contrat de prestation de service et tu te contentes un peu de modifier c'est quoi l'objet de ta prestation. Mais moi, ce que je trouve intéressant, c'est que tu te contentes de travailler une fois sur tes conditions générales de vente, après ton devis, lorsque tu as quelqu'un qui est un peu... client qui vient te voir, tu te contentes de faire des devis. Ton travail, c'est de faire des devis. Devis que tu peux faire, par exemple, aujourd'hui sur Conto, parce qu'ils ont développé aussi ça. Je n'ai pas de partenariat rémunéré avec, mais en fait, c'est juste que comme c'est ma banque pro, je vois que c'est possible. Donc, ce qui est quand même assez pratique, au final, c'est que tu envoies, du coup, ton devis slash lettre de mission, peu importe comment tu... tu vas appeler ça parce qu'en fait, tu as même des gens, j'ai déjà eu des clients, ils font ça sur Canva, ils envoient un document comme ça. Puis à côté, ce qu'ils font, c'est qu'ils joignent en même temps les conditions générales de vente parce qu'en gros, encore une fois, c'est le cadre juridique qui va venir fixer ces règles du jeu quand tu vas venir travailler pour ton client. En fait, ça va venir encadrer la même chose, mais c'est juste que moi, je trouve en praticité. Et pas mal de, même toi en fait si tu veux, parce qu'on parle beaucoup d'efficacité, productivité, parce qu'on est dans Work in Progress tu vois. Je suppose qu'en fait il y a un truc aussi un peu de productivisation qui est intéressant, c'est que tu vas te contenter de faire à chaque fois un devis pour le client. Et tu expliques au moins ce que tu renvoies à ton devis. En fait, ce qui se passe, c'est que c'est le devis conformément à ce qu'on s'était dit. Parce que souvent, ce qui se passe, c'est que tu as déjà plus ou moins discuté de tes conditions financières, sans doute à l'oral, lors d'un appel découvert, ou ce genre de choses. Et puis plus, en gros, c'est mes conditions de travail. Veuillez prendre connaissance de ces conditions générales de vente. Les trois quarts du temps, les gens ne lisent pas. C'est aussi... C'est vrai,
- Speaker #1
il faut le dire, c'est vrai.
- Speaker #0
Mais en revanche, il faut être extrêmement conscient que le jour où tu as un problème avec ce client, toi, c'est un peu une bouée de sauvetage. Parce que par exemple, tu vois dans mon exemple de rétention du livrable jusqu'à ce que ton client te paye, en fait, c'était indiqué dans tes conditions générales de vente que si tu ne me payes pas, je peux ne pas te livrer. Donc ce qui est quand même... Ou mettre fin, cesser complètement ta mission parce qu'en fait, je ne sais pas, tu as deux factures qui, pour le moment, n'ont pas été réglées. Parce qu'en fait, ça, ça peut arriver aussi. Aujourd'hui, en fait, ça reste assez compliqué pour certains free et certains solo parce que le contexte économique n'est pas bon. Mais moi, ça m'est déjà arrivé de rencontrer des personnes en me disant, en fait, ils ne me payent pas, j'ai deux factures, qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais ? Est-ce que je continue ma mission ? En fait, vraiment, ça existe. Merci. Donc tu peux te poser la question alors que oui voilà j'avais signé pour une mission de trois mois, il m'a payé les deux premières factures mais en fait les deux dernières elles n'ont pas été du tout réglées, qu'est-ce que je fais ? Alors qu'en fait si tu l'indiques clairement dans ton TCEGV, c'est quand même un peu différent dans ta manière de gérer ta relation avec ton client. Tu te sens plus en position de force parce que tu peux très bien dire du jour au lendemain En fait, moi, je n'y viens plus parce que c'est ce qui a été convenu. Et quelquefois, tu vois, ça peut aussi te donner plus confiance pour taper du poing sur la table. C'est aussi ce truc.
- Speaker #1
C'est vrai. En fait, il ne faut pas sous-estimer l'impact d'un bon document. Moi, je parle souvent de process, mais pour le coup, un bon document juridique, c'est la même chose. Moi, ce que je me suis noté en préparant l'épisode au niveau des clauses à minima qu'il faut avoir, c'est Le périmètre, le livrable, les délais, les niveaux de dépendance avec le client, les obligations d'un côté de l'autre. Comment est-ce qu'on sait quand quelque chose est validé ou pas ? Tout ce qui est rattaché au paiement, donc tu parlais des accomptes tout à l'heure. Moi, je me suis noté les échéanciers, les pénalités de retard, ça tu l'as dit. Et puis après, il y a la gestion des litiges aussi. Où est-ce que ça se passe ? Comment ça se passe ? Est-ce que toi, tu vois d'autres choses que j'aurais peut-être... oublié ou peut-être une clause qui est la plus sous-estimée en fait dans ce genre de document ?
- Speaker #0
Moi j'aime bien reprendre l'exemple que j'ai donné déjà en fait, en gros tu ne payes pas, je ne travaille plus. Parce que c'est vraiment un truc parce qu'en fait malheureusement les boîtes elles n'ont plus trop de sous quoi. Voilà donc il y a aussi un sujet de se dire qu'est-ce que je fais ? Parce que c'est une très bonne copine à moi qui est coach business qui me le dit tout le temps, en fait un client qui ne paye pas n'est pas un client.
- Speaker #1
J'aime bien cette phrase. Je vais la réutiliser.
- Speaker #0
Non, mais bien sûr, un client qui ne paye pas n'est pas un client. C'est-à-dire qu'en fait, si ça fait déjà deux factures, parce que prenons le truc du TGM, tous les mois, tu factures quelque chose. En réalité, si ça fait deux mois, il y a un problème. Donc, de l'indiquer clairement, parce que tu ne t'exécutes plus de ton côté, parce qu'en fait, toi, ton obligation principale, c'était de me payer et que tu n'honores plus cette obligation. Moi, je me réserve le droit, clairement, de ne plus travailler. Il y a un côté un peu, quand même, je trouve que c'est quand même assez important, vu le contexte économique dans lequel on est. Et puis, surtout, moi, j'ai aussi ce truc de résiliation, parce que souvent, en fait, ce qui se passe, c'est que tu as énormément de freelances qui sont un peu en dépendance économique avec leurs propres clients. Et si ça fait, je ne sais pas moi, un an et demi, quasiment deux ans, et tu travailles sur trois ou quatre jours par semaine, si du jour au lendemain, il te dit « dans quinze jours, viens plus » , ça fait un peu mal. Et c'est de plus en plus fréquent maintenant parce que les gens sont dans un état… Tout le monde fait un peu attention à ses sous, en ce compris les grosses boîtes. Donc, ce qui veut dire que... Moi, j'aime bien quand même, en fait, l'intégrer. Alors, après... Il faut quand même pouvoir la négocier, tu vois, cette clause. Mais à minima, parce que comme les gens ne la lisent pas, le problème, c'est que les gens ne lisent pas non plus tes conditions générales de vente. C'est que moi, j'aime bien quand même mettre cette prévenance. Par ailleurs, même si tu n'as pas cette clause dans tes conditions générales de vente, en fait, tu as le droit commercial qui vient te protéger. Parce qu'en gros, on explique qu'il faut quand même un préavis raisonnable si tu es dans une situation de dépendance économique. Et on peut considérer que... la rupture de ta relation commerciale est un peu brutale et qui peut se résoudre en dommage et intérêt. C'est pour ça que j'aime bien quand même, quand je travaille avec mes clients, je leur demande, bon ben voilà, ok, je veux bien. Tu vois ta granularité de clientèle, est-ce qu'en fait tu fais du one-shot ou est-ce qu'en fait tu as deux clients fidèles et ça fait X temps que tu travailles avec ? Parce que ce n'est pas du tout le même sujet en termes de protection. parce que malheureusement, en fait, en réalité, beaucoup, c'est un peu limite, on est un peu sur du salariat déguisé et clairement, c'est pas de la vraie... Enfin, tu vois, il n'y a pas ce truc un peu de liberté et de prestataire, tu vois, qu'on pourrait voir et qui devrait fonctionner comme ça. Donc, après, c'est un peu les règles du jeu, on va dire, du marché actuel sur le freelancing. Mais donc, à minima, pour revenir à ce qu'on disait au début, Bye bye. personne n'est là pour te protéger, mis à part toi. Donc, en fait, il y a un moment, poser le cadre, encore une fois, c'est une protection.
- Speaker #1
En parlant de cadre, il y avait une question que je voulais te poser parce que je suis presque sûre de ce que tu vas répondre. Quel est ton avis sur les CGV qui sont copiés-collés sur Internet ?
- Speaker #0
Alors, moi, je n'ai pas de... Alors, est-ce que j'ai un avis ? Si, j'en ai, parce qu'en plus, tu sais, avec l'IA aujourd'hui, bon, en fait, tout le monde peut s'en créer. J'ai... Alors... Ça peut donner l'illusion que tu es protégé. Après, je ne dis pas que ça peut ne pas te protéger, mais encore faut-il que ces conditions générales de vente correspondent à ta manière de faire. Parce qu'en fait, si tu proposes des conditions générales de vente, en fait, tu ne sais pas ce qu'il y a écrit dedans. En fait, tu ne sais pas si cette protection, elle est viable ou pas. Tu vois, dans le meilleur des mondes, moi, j'adorerais que tout le monde ait des conditions générales de vente adaptées à sa propre situation. Mais la réalité, c'est que si tu te lances ou bien, je ne sais pas, ce n'est pas dans ta culture juridique de te dire, en fait, à un moment ou à un autre, je vais demander à quelqu'un de m'en faire pour que ce soit un peu cadré, pour être protégé au mieux. Tu ne vas pas t'en soucier jusqu'au jour où est-ce qu'en fait, tu découvres que ce que tu as fait signer à ton client, ça ne te protège pas. pas tant que ça, et qu'au final, même limite, il aurait valu réinsigner. En fait, moi, je trouve qu'il y a un côté un peu, surtout à l'ère qu'on est en train de vivre, c'est que tu sais, tout est un peu accéléré. Donc, en fait, pourquoi je ferais appel à un juriste, une avocate, pour m'aider à créer un document alors que la réalité, c'est qu'il y a l'IA qui peut m'aider ? Mais il ne faut pas oublier que quand ton client accepte ton devis plus les conditions générales de vente, toi tu es lié. Donc il y a quand même des obligations et des engagements qui vont venir obliger un certain nombre de choses. Engager à la fois le client et toi en tant que prestataire. En plus, tu vois aujourd'hui, du coup, on accepte les choses comme ça. Sinon, si tu fais un DocuSign ou bien un YouSign, les gens signent les devis. Tu as l'impression que les gens signent des choses, ils savent. Ils ne savent même pas ce qu'il y a dedans. Il y a un côté un peu comme ça, tu vois, sur l'accélération.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Qu'on est en train de vivre, qui fait que pour le coup, moi, je n'ai rien contre, encore une fois, les CGV. Si ça correspond bien à ce que toi, tu imaginais pour tes missions ou bien pour tes prestats, c'est OK. Mais là où est-ce qu'il faut faire attention, c'est qu'en fait, au vu de tout ce qui se balade sur Internet, tu vois, des CGV, tu en as qui sont faits, oui, pour un prestataire de service, mais après, tu peux avoir des CGV, je ne sais pas moi, pour vendre un sas, quoi. Donc, ça n'a rien à voir. Donc, c'est pour ça qu'il faut faire un peu attention. Et de se dire, en réalité, est-ce que ça me convient ? Et puis surtout, moi, en fait, je milite un petit peu sur le fait que les gens doivent prendre conscience aussi, lorsqu'ils proposent un document juridique, de se demander si, en fait, moi, j'ai bien compris. Parce que, tu vois, la plupart du temps, les gens ne relisent pas, ils ne relisent rien. Pourtant, c'est le seul filet de sécurité que tu peux avoir. au vu de tout ce qu'on s'est dit, tu sais, tout à l'heure.
- Speaker #1
C'est vrai. Et moi, je me rappelle, il y a quelques années de ça, j'avais des assistantes virtuelles qui écoutaient le podcast, pareil, qui venaient me voir en me faisant des compliments. Et un jour, j'en ai une qui m'a fait un message en me disant, bon, je ne sais pas si je dois te le dire, mais j'ai vu qu'une telle avait fait un copier-coller de tes CGV et de tes mentions légales. Mais comme elle n'avait pas relu, il y avait mon nom dessus. Bon, c'est un mauvais copier-coller, du coup.
- Speaker #0
Mais c'est pour ça. Oui.
- Speaker #1
Mais en fait, je peux comprendre que ça arrive dans le sens où, comme on le disait avant de lancer l'enregistrement, en fait, on n'a pas d'éducation juridique, à moins d'être passionné par ça ou d'en faire son métier, tu vois. Mais on n'a pas d'éducation juridique. Et du coup, on se dit, si un tel, il fait ça. Ça veut dire que probablement je dois faire la même chose, sauf que moi je ne sais pas rédiger un contrat, faire des CGV, etc. Donc solution de facilité, soit on prend un modèle, on télécharge un modèle, soit on regarde ce que fait la concurrence et on fait un copier-coller. Moi je trouve que les deux c'est un peu risqué parce que comme tu disais, c'est pas adapté à notre situation, c'est pas parce qu'une personne qui semble faire le même job que nous a certaines CGV que nous on doit avoir les mêmes. Parce que peut-être que cette personne elle en a boss. complètement différemment de nous. Ouais. Et surtout, moi, en fait, pour être complète sur la question, en fait, tu vois bien, en fait,
- Speaker #0
on a beaucoup parlé de TJM, mais la réalité, c'est qu'en fait, chez les free, chez les solo, t'as quand même un certain nombre qui essayent un peu de sortir de ce modèle. Donc, c'est-à-dire qu'il y a un vrai sujet de réflexion sur, tu vois, ton modèle économique. sur comment tu dois ou tu souhaiterais fonctionner. Et c'est vrai que moi, typiquement, j'ai une partie de ma clientèle, c'est des free et des solo. Mais comme ils ont un peu réfléchi sur leur modèle économique de comment les choses doivent se passer, en fait, mes conditions générales de vente que je vais faire, voire que je vais mettre à jour, en fait, elles sont relativement précises, tu vois, sur leur modèle économique. à proposer par exemple tu vas vendre des masterclass bah c'est pas pareil que de vendre un bootcamp tu vas ou bien complètement changé et vendre un sas ou ou bien vendre je sais pas un accès en fait à une communauté via un système d'abonnement donc tu vois faut quand même faire un peu gaffe parce que ça a beaucoup plus à voir avec tu vois ton modèle économique sur comment tu vas vendre des choses plutôt que en fait de se dire peut-être est-ce que c'est conforme en fait à moi ce que je peux proposer à mes clients. Donc tu vois le copier-coller en fait avec ton nom, ça ne m'étonne que peu. Alors qu'en plus ça se trouve tu sais tu ne vends pas du tout la même chose. Enfin tu vois sur une assistante virtuelle ou j'en sais rien tu vois ça peut être tout et n'importe quoi. Tu vois tu peux ne pas effectuer les mêmes livrables. il y a tout un sujet là-dessus qui fait que le copier-coller, si tu es... En fait, la réalité, c'est qu'il faudrait faire un copier-coller, mais relire le copier-coller et se demander si ça correspond à ta situation. Et encore, parce qu'il y a des juristes qui m'écoutent, copier les conditions générales de vente de quelqu'un, c'est de la contrefaçon. dommages d'intérêt voilà tout ce qui va bien en fait on n'a pas le droit de copier parce que je sais pas il y a du droit d'auteur quand même si c'est toi qui l'a rédigé c'est sur ton site il y a un moment ou un autre en fait faut un peu ne faites pas ça les gens qui nous écoutent donc on est d'accord ne copiez pas les documents des autres c'est pas une bonne idée que ce soit des documents juridiques ou autres ne faites pas ça exactement donc en fait plutôt ok tu peux fortement t'inspirer parce qu'en fait faut-il une originalité sur des documents juridiques je ne sais pas mais en fait la réalité c'est qu'il faut aussi réfléchir à ce que c'est adapté à ma situation et si tu es on va dire un peu dans le game de demander tout le temps parce que moi je me pose toujours 3000 questions sur comment je souhaite fonctionner mes tarifs et tout la réalité c'est que on est tous un peu dans cette logique de se poser des questions avec une certaine mise à jour de ce que je souhaiterais vendre et tout franchement, elle est 90% de chance qu'en réalité ce que tu as copié-collé n'est pas forcément adapté à ta situation. C'est vrai. C'est pour ça que tu peux copier-coller avec cette réserve de contrefaçon et encore même d'un point de vue praticité, est-ce qu'en réalité c'est bien ou pas ? Limite, moi je trouve que tu perds un peu de temps à les copier-coller pour te rendre compte au final que clairement c'était... pas adapté à ta situation.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire, c'est une perte de temps parce que si tant est que tu le relises, si tant est que tu le relises, en fait, tu vas te rendre compte qu'il y a beaucoup d'endroits qu'il faut modifier et au final, tu aurais peut-être mieux fait soit de prendre un template à trous, pourquoi pas, à défaut d'avoir rien, c'est toujours mieux, soit bosser avec effectivement un ou une avocate qui est spécialisée là-dedans parce que... Quand tu fais le parallèle, tu parlais de business model tout à l'heure, on a parlé rapidement de rentabilité. Mais en fait, quand il y a une erreur dans ce type de document, on n'imagine pas le coût que ça peut représenter. Tu vois, si tu as des CGV qui ne sont pas à jour depuis X années, alors que ton business model ou ton fonctionnement a radicalement changé, en fait, s'il y a quelqu'un qui se retourne contre toi... je pense que ça peut coûter assez cher, quoi. Et pas que en argent.
- Speaker #0
Non, mais en fait, moi, j'ai un exemple un peu comme ça. En fait, ça fait un petit moment. Par ailleurs, j'ai eu ce même exemple en début d'année. Mais pour celle d'il y a un petit moment, en fait, pas du tout prestation, donc freelance, pas du tout de prestataire de service, tu vois, voilà, dans le tertiaire. Mais la réalité, c'est qu'ils avaient rajouté une activité économique en plus, si tu veux. mais pour le coup, pas du tout cadré, qui cadrait aucunement cette nouvelle activité. Donc du coup, tu te retrouves avec, et forcément le client contestant la facturation, en fait, il n'y avait rien. Du coup, tes conditions générales de vente, tu ne peux pas te raccrocher à ta branche des CGV, on va dire. Donc ce qui fait que, du coup, OK, tu as fait signer, certes, des conditions générales de vente. Mais en fait, en termes de protection, non. Enfin, vrai sujet. Ça ne marche pas, en fait. Ça ne marche pas. C'est un peu comme si tu travaillais et que pour le coup, tu n'avais pas de cadre. En plus, le pire, c'est que tu crois que tu as cadré. Donc, tu vois ce qu'il y a encore.
- Speaker #1
Oui, parce que tu as le document. Donc, tu te dis, c'est bon, je l'ai fait une fois. Donc, je n'ai plus à le refaire. Sauf que si toi, entre-temps, tu as changé. super tu as rajouté une nouvelle typologie d'offres, tu changes de business model, tu en as plusieurs.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Bah en fait faut faire des mises à jour comme pour les process quoi.
- Speaker #0
Exactement. Parce que alors c'est bien, j'aime bien que tu en parles en fait un petit peu tu vois de cette question de mise à jour. En fait je trouve que la difficulté c'est que bon bah ok si ton activité elle marche ceux qui viennent me voir bon bah par défaut ils se sont dit à un moment ah oui oui. Il faut qu'Estelle, elle m'aide. Mais après, ce qu'il faudrait faire, c'est de se dire, tu vas aller à chaque fois que tu changes. Alors, je ne dis pas à chaque fois, mais peut-être te poser la question avec Estelle ou une autre avocate, peu importe, de se demander est-ce qu'au final, il n'y a pas des modifications à faire, les mettre à jour parce que justement, j'ai changé de modèle économique, je vends autre chose. Ça pouvait m'arriver en fait. Alors, maintenant, c'est un peu moins vrai. Mais à un moment, tu vois, tu avais énormément de frites qui proposaient du TGM. Et après un moment, elles ont rajouté, tu sais, un peu de formation en ligne, ce genre de choses.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, le problème, c'est que ça n'a rien à voir, en fait, par rapport à ce que tu vends. Et même potentiellement, ça peut être une clientèle différente, tu vois. Ça peut être une clientèle, tu vois, tu fais du bidon en prestataire de service. Mais en fait, tu vends à des consommateurs. Parce qu'en fait, tu fais autre chose. Et clairement, là, tu as un sujet. Tu as un sujet de te dire, mais tu peux penser que pour le coup, parce que tu as fait des CGB pour ton activité de presta, et tu penses que ça peut couvrir aussi ta formation en ligne, mais en fait, que nenni, pas du tout. Ce n'est pas du tout mentionné que tu vends ça, en plus. Donc, ce qui est quand même un peu... C'est pour ça qu'il faut faire un peu attention. Pensez aussi beaucoup à cette mise à jour régulière. Il faudrait clairement se dire, est-ce que tous les un an, un an et demi, je me pose trois secondes et me demander est-ce qu'en réalité dans le process on est bon ?
- Speaker #1
Est-ce qu'il y a des choses qui ont changé ? De quel ordre ? Est-ce que ça nécessite de créer des CGV typiques pour les formations ? Par exemple, si tu continues la prestat de service, est-ce que tu ne fais qu'un seul document ou tu fais un genre de milkshake des deux ? Et ça, ça vaut pour tout, en fait. Moi, j'ai découvert il y a peu qu'il y avait des conditions d'utilisation. Alors, tu en as partout, mais pareil, les gens ne les lisent pas. Mais moi, j'ai découvert ça il n'y a pas longtemps. pour essayer de vendre des formations. Et je me suis dit, waouh ! Alors déjà, les CGV, c'est compliqué. Mais en plus, maintenant, il faut penser aux conditions d'utilisation de ton produit, formation en l'occurrence. C'est tout un tas de trucs. Comme tu l'as dit, il faut prendre du temps pour se poser. Je pense qu'une fois par an, c'est un bon rythme. Sauf si ton business évolue très vite et très souvent. Mais normalement, ceux qui écoutent Workin' Process, ce n'est pas trop le cas. Mais une fois par an... Peut-être que tu réserves, je ne sais pas, un rendez-vous de 30 minutes avec un avocat pour faire le point et voir s'il y a besoin de retravailler des contrats, ce genre de choses. Juste pour toi, ta sérénité, mieux dormir la nuit, en sachant que si quelqu'un se retourne contre toi, tu auras ce qu'il faut pour sécuriser ton activité.
- Speaker #0
Et puis c'est surtout, tu vois, cette question de mise à jour, elle est importante parce que... Parce qu'en fait, souvent, ce qui se passe, c'est que tu adjoins une nouvelle activité. Et en fait, tu t'es dit dans ta tête, bon, c'est pas grave, j'ai ce qu'il faut. Mais la réalité, c'est qu'il n'y a rien. En tout cas, sur cette nouvelle activité, ça peut poser un vrai problème et qui, au final, t'es un peu embêtée si, par exemple, il y a un sujet de contestation du prix. est-ce qu'en fait t'es conforme ou pas est-ce qu'en fait t'as eu un moment sur la formation en ligne peut-être qu'en fait c'était bien de se dire tu peux kiquer la personne parce qu'en fait elle t'a volé du contenu parce que le vol de contenu étant tellement légion même si maintenant peut-être un peu moins grâce à l'IA mais néanmoins en fait ça te... permet, encore une fois, de mieux protéger. Donc, c'est aussi important en termes de mise à jour de se poser un peu trois secondes. Parce qu'à un moment, tu sais, c'était un peu à la mode de se faire des CEO Day. Mais en fait, les CEO Day, c'est très rare que les gens se posent des questions sur est-ce qu'en fait, la conformité juridique, en fait, est-ce qu'elle est bonne ou pas ? Est-ce qu'aujourd'hui, je suis protégée comme il faut ? Tu sais, c'est un vrai truc. Il y a un trou dans la raquette, en fait. Enfin, tu vois.
- Speaker #1
Voilà. Ça aurait été bien qu'on enregistre cet épisode. Avant, puisque pour la petite anecdote, j'ai fait un épisode sur les CEO Day, plus tôt dans l'après-midi, et je n'ai pas pensé au volet juridique. Non, mais c'est pour ça que, en fait, moi, je n'ai pas fait d'offre dessus.
- Speaker #0
En réalité, moi, je trouve ça sympa de se poser la question, en fait, bêtement, de parler, tu vois, tu prends une heure de consultation et tu demandes... En fait, tu passes un peu en revue, tu discutes de ta situation, quels sont tes prochains steps, parce qu'en fait, la réalité, c'est que ça coûte aussi un peu cher. Ça peut coûter un peu cher, tu vois, en termes de budget. Te dire, bon, c'est quoi mes prochains steps, à quel horizon je mets à jour telle ou telle chose. Tu vois, ce n'est pas que les conditions générales de vente. Souvent, on peut me poser des questions sur est-ce qu'on m'en statue les bons ou pas, parce que tu as des projets sur telle ou telle chose. Enfin, voilà, c'est tout ça qui vit. doit venir en fait enfin ça doit rentrer en ligne de compte dans ton CEO day.
- Speaker #1
Oui voilà en fait c'est penser les choses de façon assez macro assez globale parce que comme tu l'as dit il peut y avoir la notion de faire évoluer son entreprise le plus souvent c'est passer de micro à société parfois ça peut être dans l'autre sens mais il y a la vie perso aussi qui rentre en ligne de compte par exemple je sais pas moi tu te maries par exemple Et tu as une entreprise, qu'est-ce qui va se passer ? Ou alors tu t'associes, c'est une forme de mariage, tu t'associes avec quelqu'un, comment est-ce que tu sécurises ça ? Comment est-ce que tu sécurises ton patrimoine ? C'est des questions, je trouve, et je reboute avec ce que j'ai dit un petit peu plus tôt, mais ce n'est pas grave, c'est des questions auxquelles on n'est pas éduqués, je trouve, pas assez en tout cas. Et c'est bien qu'on en parle dans cet épisode parce qu'il y aura au moins les... Les auditeurs, les auditrices de Working Process qui seront au courant maintenant. Pour toi, le meilleur investissement d'un point de vue juridique, quand on est solo, quand on est freelance, toi, tu mettrais l'argent où en premier ?
- Speaker #0
Hyper dur comme question.
- Speaker #1
Bah écoute, il ne peut pas y avoir que des questions trop faciles.
- Speaker #0
Quand tu es free, tu vois tes conditions générales de vente. En fait, comme c'est ton gagne-pain, c'est pas mal, je pense, de commencer comme ça. Après, tu vois, la question d'optimisation sur le statut, ça, c'est clairement, tu peux le faire. Les gens, souvent, ça leur arrive de venir me voir, mais en réalité, tu vois, fais d'abord du cash en étant sécurisé. Puis si vraiment, il faut changer des choses parce que tu n'as pas la bonne forme sociale et qu'il faut transformer. Oui, après je ne peux pas te dire parce que c'est vrai qu'il y a quelques mois, il y a une frie qui est venue me voir et son client principal lui a proposé de s'associer. Donc c'est aussi ces questions d'opportunité qui arrivent. Clairement, tu ne t'y vas pas à l'aveugle comme ça parce qu'il y a un sujet de se demander à un moment ou à un autre est-ce que c'est viable pour toi ou pas. Et donc moi je l'ai aidé à regarder un peu la doc juridique. pour voir en fait ce qui était proposé. Et au final, heureusement que j'ai fait ça parce qu'on s'est rendu compte que ce n'était pas viable du tout et qu'il y avait un certain nombre de choses, notamment par exemple la rémunération qui n'avait pas été abordée. Donc, ce qui est quand même un peu dommage parce que tu vas passer d'un… Tu es embêtant, oui. Oui, clairement, parce que tu passes d'un statut de prestataire à associé. Mais en fait, souvent ce qui se passe, c'est que quand tu deviens associé, la question peut se poser, est-ce qu'en fait tu travailles en vue d'une sortie pour la boîte ? pour enrichir la boîte, mais dans l'immédiat, tu n'es pas payé, tu vois. Ou moins, parce qu'en fait, tu tables sur l'avenir. Donc, c'est pour ça que c'est un peu difficile sur cette question de me demander qu'est-ce qui devrait être vu en premier. Après, moi, j'avoue, tes conditions générales de vente ou bien un modèle de contrat de prestation de service que tu vas proposer à tes clients parce que, encore une fois, c'est ton gagne-pain. et comme c'est ton gagne-pain ça peut valoir le coup de travailler dessus surtout que, en tout cas moi c'est comme ça que je fonctionne, quand je travaille avec mes clients dessus, en fait je discute beaucoup du modèle économique qui est proposé par le free tu vois moi ça a pu m'arriver en fait de réussir à proposer aux clients de fonctionner non plus par système de one shot mais plutôt faire un espèce d'abonnement. Donc, du coup, tu vois, tu adaptes un petit peu et pour faciliter, en fait, la rentrée de cash. Donc ça, c'est quelque chose qui a été accepté par une de mes clientes et qui, au final, a permis aussi de gagner plus d'argent. Parce qu'en fait, c'est pas que... Enfin, encore une fois, c'est pour ça que moi, j'aime bien dire, c'est pas tant le côté... OK, on a tous compris, juridique, protection. Mais il y a aussi une manière de voir comment tu peux gagner plus d'argent et surtout protéger cet argent.
- Speaker #1
Oui, parce que faire rentrer des clients, c'est une chose. Rentabiliser, c'en est une autre. D'ailleurs, j'ai fait aussi un épisode 7 après-midi là-dessus. Et c'est vachement important ce dont on parle. J'ai plein, plein d'autres questions pour toi, mais je vois que l'heure défile. Donc, ce que je te propose, c'est... Si jamais cet épisode, il a plu, ou il a interrogé des gens et que ces personnes font du bruit, donc toi qui es en train de nous écouter, je compte sur toi. Sur les réseaux sociaux, tu fais un max de bruit. On refait venir Estelle. Comme ça, je continue ma liste de questions que je mets bien Ausha en attendant. En tout cas, Estelle, si là, tu devais donner un dernier conseil aux personnes qui sont en train de nous écouter, ça serait quoi ?
- Speaker #0
Si, alors, moi, je suis plutôt... Je sais que c'est difficile de pousser la porte d'un avocat parce qu'on peut manquer quelquefois de culture juridique. Alors ça ne vient pas du tout de vous, c'est aussi comment fonctionne le système. Si dans ta famille, on a l'habitude de faire appel à un avocat, c'est beaucoup plus simple. Et si dans ton entourage, j'ai des avocats d'affaires, c'est plus facile. Mais à minima, moi je trouve ça intéressant quand même, tu vois, bêtement de se prendre... un premier rendez-vous et de se dire qu'est-ce que je peux faire pour optimiser. Parce qu'en fait, les gens pensent beaucoup qu'on ne fait que du contentieux, mais la réalité c'est qu'on est quand même des super partenaires parce qu'en fait, il y a une jonction entre le business qu'on maîtrise sur les obligations légales, de ce qui doit être fait, et on est très smart. Tu vois, sur la réglementation, sur le régulatory, tu vois, par exemple, moi, on peut me poser des questions sur données personnelles ou bien, tu vois, le régime maths, tu vois, tout ça, je sais, en fait. Et pour nous, ça a l'air évident comme ça quand on est avocat d'affaires, mais pourtant, je pense que... On gagne à être connu en tant qu'avocat d'affaires. Donc si moi, le conseil, c'est vraiment essayer de pousser la porte d'un ou d'une avocate, moi, ça sera avec plaisir. Mais c'est vrai que pour le coup, à chaque fois quand les clients repartent, en fait, ils sont tous hyper contents. Ils me disent « Non mais Estelle, tu m'as ouvert les chakras, tu vois. » Parce qu'il y a vraiment un côté un peu « Ah, je ne pensais pas. » Enfin, ton métier, c'est quand même un sacré hyper intéressant parce que clairement, c'est du conseil pur. mais avec une expertise plus, Et surtout, je sais que l'entrepreneuriat a quand même le vent en poupe. Et la réalité, c'est que plus ça va et plus c'est compliqué. Et malheureusement, en fait, les gens, on en a parlé tout à l'heure, les gens font les choses de plus en plus vite, sans s'informer, sans se dire, bon, en fait, il y a peut-être ça, il y a peut-être ces personnes qui pourraient m'aider. Et c'est un peu dommage, je trouve. Voilà.
- Speaker #1
Je récapitule. Entourez-vous d'un ou d'une bonne avocate. Ça vous coûtera toujours moins cher que d'avoir des contentieux non cadrés avec vos clients. En tout cas, moi, j'ai passé un super moment, Estelle, avec toi. Où est-ce qu'on peut te retrouver pour en apprendre un petit peu plus sur le juridique, mieux sécuriser notre activité et puis suivre aussi tes aventures entrepreneuriales ?
- Speaker #0
Bah, bêtement sur LinkedIn. Et puis, comme je sais que Marine est une fervente auditrice de mon podcast, je vais faire un peu de pub pour le podcast. Donc, mon podcast s'appelle LawHer. Donc, voilà, vous pouvez me suivre sur toutes les plateformes. Il n'y a pas de souci. J'étais un peu en pause. Je suis un peu moins régulière que toi, Marine. Mais après, je pense que c'est quand même intéressant. Il y a quand même pas mal d'épisodes, notamment sur les contrats, le statut, régime mat. Et les gens en général sont assez contents quand j'ai des bons retours sur le podcast. Donc si ça vous intéresse, n'hésitez pas à aller m'écouter.
- Speaker #1
Bon, j'espère que cet échange t'a fait du bien. Je sais que ce n'est pas un sujet très facile à aborder. Mais en tout cas, ce qu'on a essayé de faire avec Estelle, c'est que tu repartes avec une meilleure lecture de ce qui te protège vraiment. Et moi, ce que j'espère aussi, c'est que ça t'a motivé à poser un cadre plus net, plus clair pour ton activité. Ce que j'ai aimé dans le sujet d'aujourd'hui, c'est en fait, on n'a pas parlé que juridique, même si ça y ressemble. On a parlé d'une façon de bosser qui est plus sereine, d'une façon de te respecter dans la relation pro et de rendre aussi ton business plus robuste quand les choses ne se passent pas comme prévu. Donc, si tu veux retrouver Estelle, je te mets tous ses liens dans les notes de l'épisode. Je te recommande aussi vivement d'aller écouter... son podcast si tu veux continuer à t'éduquer sur ces sujets juridiques sans te noyer. Si cet épisode t'a fait réaliser qu'il y a peut-être un angle mort dans ta façon de cadrer tes missions par exemple, que ce soit sur ton prix, ton organisation, ton modèle économique ou ta rentabilité, dans ce cas tu peux réserver ton appel découverte gratuit de 15 minutes. On fait un point ensemble, c'est simple, sans douleur et tu repartiras avec une direction claire. Le lien est en description. Pense à t'abonner au podcast si ce n'est pas déjà fait. Et si tu connais une entrepreneur à qui cet épisode éviterait un stress monumental, s'il te plaît, envoie-lui cet épisode. Allez, on se retrouve très vite. Merci d'avoir été là.