- Speaker #0
douce Pourtant, 8 à 10 millions d'hectares de forêts naturelles disparaissent chaque année, notamment en zone tropicale.
- Speaker #1
Les forêts sont bien plus que des espaces verts ou des puits de carbone. Elles sont des refuges pour la biodiversité, des sanctuaires pour les animaux et surtout des lieux où nous aussi pouvons nous reconnecter à l'essentiel, à ce qui fait battre notre cœur et vibrer notre esprit. En leur sein, nous sommes ramenés à quelque chose de plus grand, quelque chose d'ancestral.
- Speaker #0
Quel est donc ce lien mystérieux qui nous unit à la forêt ? Pourquoi ressentons-nous un apaisement profond, une forme de retour à soi lorsque nous foulons le sol forestier entouré de ces arbres qui semblent observés, silencieux et bienveillants ? C'est cette question que nous explorons avec Audrey Ranchin dans notre projet « Au creux de mon arbre, l'écho du vivant » .
- Speaker #1
A l'occasion de l'exposition « L'appel de la forêt » organisée par la Bibliothèque municipale de Lyon, nous vous avons invité à partager vos expériences en forêt. Des souvenirs, des moments suspendus, des instants de communion avec ce monde végétal si puissant. Nous vous proposons ces récits, échos d'une relation précieuse avec la nature, qui résonne encore en nous.
- Speaker #2
Il y a quelques années, j'étais dans un coin forêt, je dirais, d'une maison que je possédais à l'époque. Et j'allais d'arbre en arbre et je retirais le lierre pour que l'arbre n'étouffe pas. Il y avait des murets de pierres, c'était en Ardèche. Et j'ai eu tout d'un coup la sensation viscérale d'être dans la nature, d'être de la nature. D'ailleurs j'ai écrit à cette époque un texte « Je suis de nature » . Le sentiment physique, l'odeur de tous les cinq sens d'être dans cette forêt comme si j'en faisais complètement partie. Ça m'a beaucoup troublé, j'avais l'impression d'être plus dans le monde réel et je suis quand même quelqu'un de très pratico-pratique. En tout cas c'est de ce moment là que je me suis dit je fais partie de cette nature, c'est la respecter, c'est me respecter, c'est moi au milieu du vivant. Je suis du vivant, je suis dans le vivant et la nature est moi. C'est pareil, c'était une sensation aussi bien physique que philosophique, existentielle. C'était exaltant, magnifique.
- Speaker #3
J'ai grandi dans les Yvelines, dans un lotissement. Juste à côté du lotissement, près de ma maison, il y avait une forêt derrière. J'y allais très très régulièrement, avec mon frère, des copains, on faisait des cabanes à gogo, des batailles entre amis. La forêt était mon amie, je m'y sentais bien. Un jour, avec une copine, on a décidé d'y dormir. Je devais à peu près avoir 11 ans. D'y dormir seule... Mes parents nous ont laissé faire. Aujourd'hui, je ne sais même pas si moi je serais capable de laisser faire mes enfants. Les grands, mon frère et ses copains, sont quand même venus nous voir. On avait installé une tente, on fait un petit feu de bois, on avait identifié déjà notre emplacement. Ensuite, les garçons sont partis. Et on ne s'est retrouvés que toutes les deux dans notre tente. Et là... Un bruit, mais qui se rapprochait. On a eu très très peur, on ne savait pas du tout ce que c'était. Et donc, comme on a eu peur sous notre tente, on se disait mais qu'est-ce que c'est ? Ça doit être une bête, une bête féroce. On savait bien que ce n'était pas un rhinocéros puisqu'on était dans les Yvelines. Mais... Un sanglier ! Et si jamais il sentait, et si jamais il retournait la tente ? On a commencé à prendre nos lampes torches et à les balancer un petit peu partout dans la tente pour peut-être effrayer l'animal qui s'approchait de plus en plus de notre tente. Mais les bruits s'intensifiaient. On a eu encore plus peur et on avait pris une radio pour écouter de la musique. Donc j'appuie sur la radio et là, au lieu d'avoir oui, bonjour, nanana, c'était des chhhht, chhhht, chhhht, de la radio qui ont commencé. Alors ça effrayait encore plus la bête. qui était à côté de nous. Et c'était de plus en plus proche. Et donc, avec ma copine, je pense qu'on a eu la peur de notre vie. Et puis, la bête s'est éloignée. Au début, on avait même pensé que c'était les garçons qui nous faisaient une blague. Mais non. Le lendemain matin, quand on est sortis de la tente, parce que, je vous rassure, nous ne sommes absolument pas sortis de la tente, nous avions beaucoup trop peur, nous avons prospecté autour de la tente pour voir si on voyait des traces et j'ai repéré des traces de cerfs notre grosse bête féroce était un énorme cerf un peu plus tard dans dans ma vie peut-être à 12 ans j'ai fait la rencontre sur un chemin où une biche traverser le chemin suivi de son fan est alors là j'ai eu J'ai eu de nouveau peur en me disant, mais forcément il doit y avoir le cerf qui va arriver. Et puis j'étais quand même pas très grande. J'ai vite rebroussé chemin et j'ai couru. Je ne sais pas si le cerf est passé. Mais n'empêche que cet animal et ses expériences m'ont éveillée la curiosité par rapport à cette espèce. Au mois de novembre en 2023, j'ai emmené mes enfants et en l'occurrence mon fils de 8 ans au brame du cerf. Mais pour pouvoir les entendre et les observer, nous devions marcher pendant 2 heures dans une pente très très très raide. Il a réussi. Il avait un objectif. On entendait les cerfs et on voulait s'y rapprocher de plus en plus. Dans notre marche, on a découvert un squelette. Il a mis dans son staccato quelques os. Puis quand il a vu un des cerfs vraiment proche de nous, nous étions tapis à l'affût. J'ai vu dans ce regard des yeux émerveillés. Un petit peu comme les miens quand la première fois j'en ai vu un. Dans cet après-midi là, on a dû en voir une vingtaine de cerfs, de biches, par-ci, par-là, pas forcément en groupe. Le lendemain, mon fils voulait y retourner malgré qu'on avait fait quatre heures de marche sur des pentes très très raides, montées et descendantes. Il était hyper motivé. Il a trouvé un bois de cerf, c'était un peu sa récompense du moment. Et tout ça, il l'a présenté ensuite en classe à l'école. Il a fait partager son expérience. Il était très heureux de tout ça, moi aussi. Et c'est ça qui me porte aujourd'hui, de leur faire découvrir toute cette nature. Donc voilà, je voulais vous faire partager cette histoire, parler de vos souvenirs à vos enfants.
- Speaker #4
Quand j'ai été en forêt, j'ai cru voir un putois et c'était pas ça. J'ai été déçu et content parce que en même temps c'était un animal qui sentait mauvais. Il y a des choses qui peuvent rester en place et qu'on ne doit pas toucher, qu'on doit laisser pousser, qu'on doit laisser révoluer, laisser la nature tranquille, essayer de ne pas la polluer.
- Speaker #5
Je me remémore les sentiers, marcher dans la forêt au petit matin. c'est un sentiment assez agréable, j'imagine un petit rayon de soleil, un petit brouillard, une sensation de fraîcheur et de soleil qui prend le bout de son nez. C'est le début d'une journée et c'est agréable de se réveiller, d'émerger. Avec des petits bruits d'oiseaux. Enveillé par la beauté de la nature, par l'espèce de simplicité apparente.
- Speaker #6
Souvent je ferme les yeux et je suis au milieu d'une clairière et le ciel est très bleu au-dessus de moi et l'herbe est très verte. C'est baigné de lumière et je suis au centre de ce cercle-là. Et ce cercle est délimité tout autour par une forêt très épaisse, très sombre, et qui paraît peut-être encore plus sombre à cause de la lumière qu'il y a dans la clairière. Et pour autant, elle n'a rien d'inquiétant. Elle semble juste... extrêmement vivante. C'est ça, il y a de la vie de partout, ça grouille, c'est comme si elle était pleine d'animaux, de sons, de déplacements, de vies. Et puis moi je suis juste là, au centre de la clairière, et... Je sais que toute cette vie, elle est juste là, tout autour de moi. Et moi, je suis au milieu du verre, dans le silence et sous la lumière. Et je sais que tout est possible à cet endroit-là. Et souvent quand je pense à cette chose-là, cet endroit dans lequel je suis si bien, je m'allonge sur la pelouse qui est de l'herbe épaisse et qui me recouvre un peu et qui m'accueille. Et je peux sentir le soleil sur moi. Et c'est juste extraordinairement paisible.
- Speaker #7
Le jour où j'ai entendu que les enfants aux Etats-Unis n'étaient pas capables de reconnaître dix plantes dans leur environnement proche, mais par contre étaient capables de citer de nombreuses marques à partir du logo, je me suis dit que j'allais transmettre à mes filles ce savoir, même si je n'ai pas forcément beaucoup de connaissances sur les plantes, reconnaître le romarin, reconnaître le plantain, etc. Et ça me renvoie à mon souvenir par rapport à la nature qui est l'alose herbe où je viens, où c'est vraiment mon retour aux sources et le poumon où je vais me ressourcer, prendre une bouffée d'air. Et j'espère transmettre cet intérêt à mes filles pour la nature, pour se balader sans but dans une forêt, dans un pré, regarder les bêtes qui marchent par terre. Les différentes plantes qui poussent, les différents arbres, les animaux, etc. Donc c'est quelque chose que j'ai envie de leur transmettre et ça a été un déclic de me dire qu'en tant que citadine, mes filles n'auraient pas forcément la chance de côtoyer autant que moi la nature.
- Speaker #8
Wow, wow, wow ! On est au milieu de la nuit et je viens de me réveiller. Je suis avec trois amis et j'ai juste un sac de couchage posé sur un matelas de sol. Et il y a un cerf qui brame et qui s'approche de nous. Et j'ai le cœur qui bat à 100 km par heure, qui est sur le point d'éclater tellement j'ai peur. Et il s'approche et on ne sait pas s'il va vraiment venir vers nous. Et c'est un moment vraiment magique parce qu'en même temps on sent ce danger incroyable, on ne sait pas ce qui va se passer. Et en même temps on se sent très connecté à la nature. Et heureusement le cerf s'en va, il tourne un peu autour de nous en bramant. Et probablement qu'on était sur un endroit où il n'avait pas envie qu'on soit. Voilà une expérience en forêt.
- Speaker #9
Je pense à la chanson de Marie-Mériam On a tous un banc, un arbre ou une rue Où l'on a bercé ses rêves Eh bien personnellement dans ma vie j'ai un arbre, un bel arbre. Quand j'avais 8 ans je suis allée en sortie pédagogique avec l'école dans une forêt non loin de mon quartier et là j'ai ramassé, peut-être arraché je ne me souviens plus, un petit marronnier avec l'aide de mon père. Je l'ai planté dans le jardin et il a poussé. Mais un jour, mon père m'a dit que les racines étaient trop grandes et qu'il fallait enlever. Alors j'étais en larmes et le voisin de mon père, qui était son cousin, a suggéré de le planter sur le terrain municipal en face de la maison de mes parents. Ce qui fut fait. Et l'arbre a été planté là, sous les fenêtres de ma chambre. Et il a poussé, grandi. Alors maintenant, ça fait peut-être au moins 65 ans qu'il a été planté. Je retourne dans le quartier de mon enfance et je le vois cet arbre se marronner. Il est super, majestueux. Il a plus de 15 mètres de hauteur. Et à un moment donné, une de mes filles a voulu monter dans l'arbre. Elle est montée et elle m'a dit « Tu me le donnes ton arbre » . Alors je lui ai dit… je te le transmets. » Et ainsi, cet arbre qui a poussé devant les fenêtres de ma chambre quand je faisais mes études, c'était un compagnon silencieux, mais il m'a beaucoup aidée. Il m'a aidée en particulier dans les moments de difficultés, mais aussi dans les moments de joie, parce qu'il m'a permis de regarder toujours vers le ciel et de garder l'espérance. Alors maintenant... Maintenant, il y a mes petits-neveux qui sont venus faire de la balançoire sur la première branche de cet arbre. Les voitures se garent à l'ombre de ce magnifique marronnier. Et même dernièrement, j'ai un autre petit-neveu qui a même été filmé par sa maman en train de présenter l'arbre de Tata Monique en disant, en riant, que j'avais mis de l'engrais. Mais il a le poussé naturellement. Donc c'est un très beau souvenir, non seulement un souvenir bien sûr, mais que j'ai transmis dans la famille, mais c'est aussi la preuve que la nature est là, pacifiante, belle et aimant les êtres humains.
- Speaker #0
C'est le souvenir d'un bruit de chouette. On entendait quand ? Tu l'entendais quand ça ?
- Speaker #10
Pendant les vacances au Sable de Lune.
- Speaker #0
Il y avait une forêt pas loin.
- Speaker #10
Pas loin pour aller à la plage.
- Speaker #11
J'ai traversé la forêt au milieu de la nuit. En Bourgogne, je me suis senti tout petit. J'ai entendu le bruit des animaux. J'ai eu peur, mais finalement, rien ne m'est arrivé. J'ai été dans le calme pendant quelques heures et à la fin, je me suis senti réanimé.
- Speaker #10
J'étais dans une forêt en plein jour, je ramassais du bois et j'ai vu un renard. Il était en train de poursuivre une chèvre et puis quand il nous a vus, il a commencé à nous poursuivre. Et la chèvre est partie.
- Speaker #12
Cet été, j'ai vraiment aimé. Passer du temps pour lire en forêt. J'ai séjourné quelques jours dans la forêt de Sous, dans le village de Sous je séjournais et je suis allé chaque jour à lire en forêt avec un livre qui parlait du chamanisme et qui était très intéressant sur l'idée de voir, vivre, voyager dans l'invisible. Et j'ai trouvé que j'étais vraiment à ma place à le lire comme ça dans la forêt, avec une ambiance tout à fait adaptée, tout à fait apaisée, dans le calme du murmure des mousses et des lichens dans les petits champs d'oiseaux par moments. et vraiment une lumière feutrée qui me suffisait pour lire, qui était douce et une fraîcheur au milieu de cette torpeur de l'été hors de la forêt. Voilà, j'ai passé de bons moments, je suis rentré dans cette lecture et j'ai fini ce livre vraiment... avec regret parce que c'était un petit peu la fin du séjour aussi. Et voilà, c'était quelque chose que je peux recommander aussi comme expérience, comme rapport, comme communion avec la forêt.
- Speaker #13
Quand j'étais petite, j'habitais dans la région parisienne et je me souviens très bien qu'on allait à Fontainebleau, dans cette forêt, et on ne faisait pas de bruit du tout parce que mon père nous montrait où étaient les différents animaux qui survivaient. circulait dans la forêt. Et je me souviens aussi que quand je m'étais allongée sur le sol, je me souviens que je regardais les arbres et ça faisait une sensation un peu bizarre, comme si on appartenait à la forêt.
- Speaker #14
L'histoire, ça passe en Roumanie où existe la plus grande famille des ours d'Europe. Un jour ma tante se sentait pas bien, elle a appelé l'ambulance et en train d'attendre l'ambulance, elle est sortie en face de la porte de sa maison. Elle vomissait, elle se sentait pas bien, elle attendait l'ambulance et du coup à côté d'elle est passé en grande vitesse en courant Un ours ! Bien sûr, c'était très, très comique. Elle a vu l'ours, elle a ouvert les yeux, elle s'est arrêtée de vomir. L'ours, il est passé tranquille et après, tout va bien. L'ambulance, elle est arrivée. L'ours, il n'a rien fait de mal. Il ne fait pas mal aux gens s'il n'est pas attaqué. En Roumanie, ça existe la plus grande... famille, communauté des ours d'Europe. Des ours qui cohabitent ensemble avec les gens. Maintenant, il faut préserver la nature, il faut préserver le bois parce qu'ils ont besoin de leur intimité, de leur espace.
- Speaker #15
Je me souviens Je me souviens d'un souvenir de forêt, une forêt dans le Vercors, avec un magnifique paysage automne, des feuilles de toutes les couleurs, qui virevoltent, que l'on ramasse, que l'on rejette parfois. Un souvenir... Avec des décors de mousse, il nous emmène dans un paysage un peu féerique. Une balade, un peu au hasard, et une finalité avec un très beau paysage en point de vue. Et puis bien sûr, il y a le retour. Le retour parfois sous la pluie, car on est en automne, mais on est équipé de caouets donc tout va bien. Et au retour, il y a le bon chocolat chaud pour se réchauffer de cette belle journée automnale en forêt. Qu'est-ce que ça fait du bien !
- Speaker #16
Alors hier, j'ai réalisé quelque chose concernant le sapin de Noël. J'en ai, comme beaucoup de personnes, on a énormément de... Vraiment de très doux souvenirs, de bons souvenirs spéciaux. Alors c'est vrai que par période j'aime bien regarder les films sur Noël. Il y a de la magie et surtout j'ai réalisé que, me concernant, ce n'est pas une fête religieuse, tout en respectant les religions de chacun, bien sûr. Mais c'est une invitation de la forêt dans la maison. C'est-à-dire que j'ai réalisé que comme une fête païenne peut-être, ou quelque chose de très ancien qui nous relie à la nature, le sapin dans la maison c'est vraiment un lien très fort.
- Speaker #17
Et bien voilà un petit moment d'intimité en ville. Moi je viens de la campagne, je viens du buget, des montagnes et je passe des heures entières avec mon chien à me promener en forêt et j'avoue que je ressens plein de choses et l'appel de la forêt ça se ressent, ça s'entend et ça se partage. Donc voilà, c'est quelque chose qui me tient à cœur et ça me ressource donc merci la forêt.
- Speaker #18
Mon rêve était de découvrir la forêt de Bruxelles-Liande, là où toutes les créatures imaginaires, les fées, les elfes, les gobelins et toute autre chose vivaient. Mon rêve était d'aller là-bas et j'y suis allé. J'ai pu découvrir cette magique forêt, ces magnifiques lieux et toutes les autres choses qui y vivent. Un sublime moment. J'espère que vous pourrez y aller.
- Speaker #19
Je vous en souhaite. toute seule et c'était quand même en journée mais j'ai quand même eu un petit peu peur parce que j'étais seule et les arbres étaient immenses, j'entendais plein de bruit et en fait ça m'a fait peur bon peut-être parce que je savais que j'étais un peu perdue et que je ne voyais plus mes amis Et j'ai ressenti vraiment le potet mystérieux de la forêt. Mais pour moi, c'est vrai que j'ai eu un sentiment de peur. Je dois avouer peut-être que c'est tous les pontes que j'ai entendues qui sont reliées à la forêt avec le loup, les ours, le sanglier. Voilà, j'ai plutôt eu ce sentiment. Alors que quand je me promène avec des gens, j'aime la forêt. Je trouve que ça amène un appellement, une sérénité. Mais il y a aussi du mystère. Et voilà, bon, je pense que c'est le fait que je me sois retrouvée seule. Mais je me rappelle très bien de ce moment-là. Et je me suis dit, mais ça envoie de l'humilité. L'homme, on est... Quand on est face à la nature seule, elle est grandiose et on se sent petit, on se sent plus respectueux. On sent aussi que c'est comme une mère, c'est notre mère nature et on a envie encore plus de la respecter.
- Speaker #20
Le plus souvent dans la nature, ce que je fais c'est de faire un câlin à l'arbre. Et le plus souvent, ce que l'on m'a dit, c'est que l'arbre va nous donner notre énergie pour être de mieux en mieux en forme. Et puis après on peut passer une merveilleuse journée et voilà.
- Speaker #0
La forêt, comme vous l'avez entendu à travers ces témoignages, est bien plus qu'un simple décor naturel. Elle est à la fois apaisante et sauvage, un lieu où l'on se ressource, mais aussi un lieu où l'on peut se perdre.
- Speaker #1
C'est un espace de déconnexion, où les bruits du monde moderne s'effacent, laissant place aux chants des oiseaux, au craquement des branches et aux échos de nos propres pensées.
- Speaker #0
Mais la forêt c'est aussi un territoire où l'inconnu règne.
- Speaker #1
Les récits anciens nous parlent de bêtes féroces, de loups et de créatures qui rôdent. de force qui ne se plie pas à la volonté humaine.
- Speaker #0
C'est cette dualité entre refuge et danger qui rend la forêt si fascinante. Elle nous attire comme un appel irrésistible, l'appel de la forêt. Un appel qui nous pousse à revenir.
- Speaker #1
Alors que la forêt vous apaise ou qu'elle éveille en vous des frissons, souvenez-vous que dans ses profondeurs, c'est toujours le vivant qui bat. Chaque pas que vous y faites, chaque souffle que vous y prenez, vous rapproche un peu plus de cette connexion essentielle avec le monde naturel.