- Speaker #0
La grande tendance pour les experts de tout bord aujourd'hui, c'est de lancer leur podcast. On est saturé de podcasts sur l'entrepreneuriat, la parentalité ou toutes sortes de sujets avec de préférence des formations à vendre à la fin. Tu as peut-être toi déjà été tenté par l'expérience. Mais il y a des tas de questions qui restent sans réponse. Combien ça coûte réellement de lancer son podcast ? En argent mais aussi en temps ? Quels résultats on peut en espérer ? Est-ce qu'on est riche quand on est animateur de podcast ? Pour répondre à cette question, j'ai avec moi sur le plateau Claire Tenailleau, créatrice du podcast L'Industrie qui fait envie, et Pierre Sirot, créateur du Grow Podcast. Nous sommes tous les trois podcasteurs industriels, ce qui n'est pas encore si fréquent actuellement, et on va répondre sans filtre à toutes les questions qu'on se pose sur le média industriel. Bienvenue à tous les deux !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Alors on n'est pas dans le setup habituel, on est en plein cœur de Global Industrie, merci à GL Events d'avoir permis le tournage de ce podcast déjà. Pour la première section, je vais vous proposer de vous interroger sur ce qui vous a amené là, ce qui vous a amené à la création du podcast et présenter un petit peu plus votre parcours. Ça se passe immédiatement dans I Need a Hero. Ma première question, pour revenir aux bases, c'est de vous présenter comme vous l'auriez fait un client avant même d'avoir votre podcast, quand vous n'étiez pas assisté par ce formidable outil. Tu veux commencer Claire ?
- Speaker #1
Waouh ! Alors la question est assez dingue parce que moi j'ai lancé mon podcast en même temps que j'ai lancé mon activité, l'un allait avec l'autre, mais du coup ça m'amène il y a quasiment trois ans, je pense que j'aurais dit bonjour, je suis Claire, consultante RH dans l'industrie.
- Speaker #0
Tu préfères ta version actuelle ?
- Speaker #1
Carrément !
- Speaker #0
Et toi Pierre ?
- Speaker #2
C'est un peu la même chose, alors je l'ai lancé un petit peu après, un an après à peu près, m'être lancé en solo. Et ça aurait été exactement la même chose, j'aurais dit je suis consultant, expert en Lean Management. Ah ouais,
- Speaker #1
ça sonne expert.
- Speaker #2
Ce qui ne veut strictement rien dire en gros, parce qu'on n'explique pas ce qu'on fait. On essaie de trouver des mots, marketing et tout, qui essayent, mais on oublie le fond en fait. On oublie vraiment le fond, donc on évolue avec les années.
- Speaker #1
Donc toi aussi tu préfères ta version actuelle ?
- Speaker #2
Je préfère largement ma version actuelle.
- Speaker #1
Et du coup,
- Speaker #0
toi t'as dit, t'as lancé ton podcast après le lancement dans l'activité, c'est quoi le déclic ?
- Speaker #2
Le déclic. ça a été de dire je veux parler un petit peu autrement que de façon on va dire classique comme on fait de faire des postes assez techniques et autres j'aimerais bien aussi que potentiellement les futurs industriels avec qui je vais parler entendent ma voix, ne voient pas que le côté technique on parlait d'experts justement, l'expert c'est vraiment le côté technique mais aussi ma façon d'être, ma façon de parler de voir les choses Pour travailler avec quelqu'un, il faut savoir qui il est et il faut qu'il te ressemble, je pense, je trouve, parce qu'on avance beaucoup plus vite. Donc c'était une manière de se dire, essayons de trouver des personnes qui me ressemblent. Et le podcast, la voix, la façon de parler, de s'exprimer, c'était pour moi et d'une la grande aventure, et de deux, il n'y a pas tellement de podcast dans mon domaine, allez on va le faire, on va tester, on va voir ça.
- Speaker #0
Et ça faisait combien de temps, Attice Indicatif, que tu étais à ton compte du coup ?
- Speaker #2
Ça faisait un an à peu près.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, toi Claire, tu le lances les deux en même temps ?
- Speaker #1
Moi, j'ai commencé ma réflexion entrepreneuriale en septembre. Septembre 2023. Et en fait, je me suis dit, je suis RH. J'ai aussi fait beaucoup de pilotage de projets en industrie. Bon, je vais être consultante RH. C'était ma réflexion de base. Et chemin en faisant, recherche de mon positionnement, etc. Je me suis dit, de toute façon, je vais parler d'industrie. Je vais cibler que l'industrie, donc ça c'est vraiment mon positionnement de départ. Ensuite j'ai réfléchi évidemment à mes différentes compétences, c'était pas simple en termes de positionnement. Évidemment les sujets marque-employeur, recrutement, qui faisait partie de mon expertise de cœur, et les sujets de l'optimisation, notamment des processus. Et donc c'est là que je me suis dit, je vais parler d'industrie, d'industrie qui fait envie. Il faut que l'industrie fasse envie et en fait, les enjeux de la marque employeur, les enjeux des stratégies RH servent l'attractivité de l'industrie. Donc c'est comme ça que je me suis dit, je vais en faire un podcast. Mais c'est venu très rapidement. En fait, en décembre, je me suis dit, ok, l'industrie qui fait envie, j'ai un nom. Au départ, ça devait être des vidéos par contre.
- Speaker #0
Du coup là, en juin, tu vas avoir ton événement, les trophées de l'industrie qui fait envie. C'est un produit dérivé du podcast ?
- Speaker #1
Complètement, mais pour plein de raisons. Parce que vous forcez de constater qu'il y a une traction autour du podcast de l'industrie qui fait envie. Je pense que la ligne éditoriale, elle est claire. Donc ça, ça aide. Ça aide aussi, un peu comme tu le disais, c'est-à-dire que j'ai un boulevard. Je suis seule à traiter des enjeux de l'attractivité de l'industrie par le prisme des stratégies RH. Et c'est quand même ça que je me suis dit, il faut aller... Plus loin, il faut se regrouper, il faut qu'on valorise les initiatives des industriels, montrer que les industriels transforment leurs modèles sociaux, transforment leurs modèles organisationnels. Et donc c'est comme ça qu'un jour j'ai appuyé sur le bouton avec mon co-organisateur KM Powell de dire faisons un événement, les trophées d'industrie qui font vie. Et ça va être absolument incroyable, donc 5 catégories de trophées. Donc, c'est un dérivé du podcast. Oui et non, c'est plus un dérivé du... La suite logique. Et un dérivé de ce que je porte.
- Speaker #0
Et du coup, ton podcast, il a un an et demi, juste à titre indicatif,
- Speaker #1
c'est ça ? Eh bien, les premiers épisodes lancés en septembre 2024. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
OK. Et toi, ça fait combien de temps, Pierre ?
- Speaker #2
Mai 2024, donc ça va faire deux ans. Oui, deux ans. Je regarde la date exacte pour faire un épisode spécial anniversaire.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #2
Pour être bien.
- Speaker #0
Et toi, Pierre, t'as aussi écrit un livre ? Ça se place comment dans l'aventure podcast ? C'était en marge ? C'était en même temps ?
- Speaker #2
Dans l'aventure podcast, c'était le livre est sorti un mois avant le lancement du podcast. Donc en fait, on a sorti le livre et j'ai lancé le podcast derrière. Ouais, cette aventure du livre, c'était aussi une façon d'apporter de la valeur différemment. L'écriture, la lecture, la voix, etc. Mais c'était surtout aussi une volonté d'apporter quelque chose de plus simple. Et tu disais très bien, c'était d'apporter un prisme différent dans la façon dont on aborde les choses. Pas un livre d'experts, c'est pour ça que j'ai banni ce mot expert, justement au contraire, d'amener des choses simples au manager, des bonnes pratiques, à travers cinq piliers, où tout manager doit travailler, maîtriser au quotidien. Et ce livre, je l'ai écrit avec un manager que j'ai accompagné, justement que tu connais, on en a parlé juste avant, Thomas Verhoeven, j'ai accompagné son entreprise pendant deux ans sur divers sujets d'amélioration continue, managériale aussi, énormément. Et puis on a décidé un jour, en fin de journée, dans son bureau, On devrait écrire un livre de tout ce qu'on a fait, c'est passé, on devrait écrire un livre, bah viens on le fait. Il y a le deuxième qui est en préparation et qui va sortir au mois de mai. Un deuxième, moins technique, vraiment plus état d'esprit, culture lean, pour faire comprendre que les managers ont un rôle, mais tu le sais bien mieux que moi là-dessus, les managers ont un rôle clé dans l'accompagnement des équipes à la performance et à la création de valeurs. Seul, c'est toi. Donc voilà, tu vois, j'ai écrit le livre en premier avec quelqu'un. Maintenant, on dit, je vais écrire seul.
- Speaker #0
Est-ce qu'on a essayé de vous décourager quand vous avez lancé le podcast ?
- Speaker #1
Ah oui, je me suis pris un énorme coup de pelle. Je me rappelle d'un atelier dans ma commune, entrepreneuriat, etc., un truc comme ça. Et en fait, je me suis mise une pression de dingue. Je tombe sur un consultant, en plus, enfin, je ne sais pas si c'était du bol ou pas de bol, mais ancien dirigeant industriel. Et donc, je lui parle de mon projet que j'ai hyper mal pitché, évidemment. Et donc, je l'explique. Et là, il me dit, ça sert à rien. Personne ne va écouter ton podcast. Il n'y a pas de concept, quoi. Même sur le fait de bosser, d'être juste consultante RH dans l'industrie, les deux trucs, il ne validait pas du tout, quoi. Et donc là, je suis rentrée, j'étais mais au fond du seau.
- Speaker #0
C'est marrant parce que je m'attendais à ce que tu me dises des proches, parce que souvent nos proches qui ne sont pas dans ce qu'on fait ne se rendent pas compte. Mais là, tu as vraiment eu le coup de pelle, comme tu dis, de ta cible. C'est terrible. Je veux dire, on est en train de se dire que l'industrie qui vient en ville n'aurait plus jamais venu voir le jour.
- Speaker #1
Je me suis dit, c'est bon, j'arrête tout en fait. J'ai remis mon CV sur le pôle emploi, etc. Ah ouais,
- Speaker #2
à ce point-là.
- Speaker #1
Ah bah ouais, non mais ça, t'imagines, tu me dis, ok... « Dirigeant industriel, c'est ma cible. » « Il était à la jeunesse. » « Moi, j'étais là, toute petite, à la jeunesse du truc. » « En fait, c'est impossible. » « Et puis après, t'expliques à tes proches, ils comprennent pas forcément. »
- Speaker #2
« Les proches ne comprennent pas ce qu'on fait. »
- Speaker #1
« Et on départ du classe, tu t'attènes. » « T'as une idée, mais ton positionnement, il est pas clair. » « Donc en plus, toi, t'es pas bon. » « Et en fait, les gens, ils te projettent leur peur. » « Donc t'as ce travail à faire de... » « Non, j'ai pas envie d'écouter en vrai. » Et en même temps, il faut écouter.
- Speaker #2
Et voilà. Et toi, Pierre ? Point bloquant, les proches, ce que tu disais, c'est-à-dire que tu as lancé un podcast, mais tu es podcaster, tu travailles dans les usines, tu fais quoi en fait ?
- Speaker #1
Tu fais quoi en vrai ?
- Speaker #2
Ne t'inquiète pas, tu verras. En fait, tu n'as pas toutes les pièces du puzzle pour me dire si c'est bien ou pas bien, donc tu ne sais pas où je veux aller, comment je veux y aller. Tu ne connais pas ma stratégie, donc faisons-le. Si ça marche, ça marche. Si ça ne marche pas, ce serait une belle expérience quand même. Je trouve que le podcast et toute forme de communication, de diffusion, c'est un bon moyen aussi pour retrouver les personnes avec qui tu veux et tu vas travailler. Ça permet de mettre un filtre en disant, voilà les valeurs que je partage, voilà ma façon de voir les choses. Les personnes qui te ressemblent, qui sont alignées, vont venir naturellement. Les personnes qui ne te ressemblent pas et qui ne vont pas être alignées avec ce que tu dis, ne vont pas venir, et ce n'est pas grave. C'est plus une force qu'une faiblesse, en fait, au final.
- Speaker #1
Oui, et tu vois, pour te rejoindre, je trouve que tu l'as dit tout à l'heure, la voix. En fait, il y a une proximité que t'as.
- Speaker #2
Genre, ils te connaissent déjà. Ouais,
- Speaker #1
et en fait, tu peux pas être fake. Alors que sur un réseau social, tu peux tout à fait maîtriser ton image. Tandis que dans un podcast, c'est toi et t'es obligée d'être toi.
- Speaker #0
Non, on a l'impression de vous connaître avant. et c'est une remarque qu'on m'a déjà faite sur un stand de Je me demande si tu n'étais pas à Global Industrie l'année dernière. Ah mais, il y a deux gouttes que tu avais dans les oreilles ! C'est trop drôle ! J'ai une anecdote là-dessus. Tu es la même personne, vas-y !
- Speaker #2
Pour la semaine de l'industrie organisée par la CCI, la French Fab, etc. Il y a deux ans, j'ai fait un atelier dans ma région, la Rochelle, où il y avait des dirigeants, des managers et autres qui sont invités par la CCI. Donc un atelier Lean sur une demi-journée. Et quand je me présente au début, il y a quelqu'un, une femme, qui me dit « Je connais ta voix ! » mais réellement je me suis dit bah on s'est jamais vu pourtant et en fait j'avance d'une slide et je fais la promotion du grow podcast je me dis ah mais ça y est c'est ça le grow podcast je t'écoute toutes les semaines mais en fait elle avait pas mis mon visage sur la présentation et mon visage là en vrai elle m'a dit mais en fait je t'ai reconnu par ta voix je dis mais j'écoute je me dis ah mais je suis super content du coup parce que j'écoute tes podcasts etc etc donc la voix fait que oui bah effectivement tu connais la personne alors que tu ne l'as jamais vue
- Speaker #0
ça crée une proximité qui est assez longue dans Oser l'efficacité on aime bien les références pop si vos podcasts étaient des super-héros ou des films des séries vous les compareriez à quoi ?
- Speaker #2
un film alors je dirais pas dans le contenu mais plus dans l'aventure de ce podcast une sorte de Apollo 13 dans le sens où au début t'as une mission tu sais où tu vas t'es stratégique t'es motivé tout est prêt tout est calé et deux minutes après c'est une catastrophe Parce qu'il faut que tu ailles juste, il faut que tu répares quelque chose, il faut que tu fasses, il faut que tu te dis mais on va jamais y arriver, on va se crasher etc. En fait ça s'unit quand même plutôt pas mal parce que voilà ils reviennent. Donc c'est plus dans l'aventure podcast, tu parles et motivé, t'as tout le chemin là qui monte, qui monte, qui monte, tu te dis mais on va jamais y arriver et puis au final c'est bon, ça s'est bien passé en fait au final, ça fait pas mal.
- Speaker #0
Ça me fait penser à l'accroche d'un autre podcast qui est plus sur la parentalité pour le coup mais qui est tout va bien se passer juste rien comme prévu.
- Speaker #2
Ouais c'est ça en fait, c'est exactement ça, tu crois au process. T'inquiète pas, ça va se passer.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Est-ce qu'on a réfléchi par ici ?
- Speaker #1
On a réfléchi. En vrai, je suis vraiment une buse, moi, en culture. Je pense que si mon mari regarde cet épisode, il va beaucoup se marrer. Parce que je suis cette nana qui ne se rappelle absolument d'aucun titre de film. Très bien. Explique-le,
- Speaker #2
on va trouver.
- Speaker #1
Non, mais là, je n'ai pas pris de risque. Vous allez voir ma grande culture. Je dirais que c'est Friends. ok en même temps ça s'entend alors j'invite plein de gens parce que mon idée c'est de donner un coup de frais aussi avec l'industrie qui fait envie j'essaie toujours d'avoir ce ton en proximité où on se marre où on se détend et c'est hyper important et c'est pas toujours facile parce que j'ai quand même des invités qui sont en gros soit des DRH soit des dirigeants, en tout cas des profils RH dans des grands groupes donc mon cadrage c'est tout de suite Attention à pas être trop corporate mais d'un autre côté il faut quand même apporter RH c'est sérieux tu vois la ligne de crête et donc Friends pour le côté chaleureux convivial mais
- Speaker #0
on n'est pas non plus dans la fête à neuneu je vais juste apporter une petite précision s'il y a des gens un peu plus jeunes qui nous écoutent oui Friends apportait un coup de frais dans les années 90 D'accord ?
- Speaker #1
regardez pas ça maintenant ça a un peu vieilli mais voilà c'est génial mon fils il adore il a 15 ans il les regarde je te jure ça vieillit de ouf quand même mais non c'est trop bien en même temps je sais que je vais me faire détruire à dire ça il y a encore trop de fans actuellement commentez sur Youtube si vous n'êtes pas d'accord avec nous si
- Speaker #0
vous pensez que Friends est encore ultra hype dites nous en commentaire dans la prochaine section je vais vous proposer d'aller un petit peu débunker les mythes sur le podcast de reparcourir les étapes qu'il faut pour finalement le lancer. Pour maintenant, je vais vous proposer des propositions pour chacune. Vous me dites mythes ou réalité et vous pouvez développer derrière. Ça se passe dans la séquence mythes ou réalité. Ma première proposition, c'est lancer un podcast. C'est gratuit.
- Speaker #1
Moi, je dirais réalité.
- Speaker #2
Oui, réalité. Il y a des plateformes maintenant qui font que... Tu peux lancer gratuit, alors t'auras des contraintes, etc.
- Speaker #1
Et puis ça dépend ce que t'appelles gratuit, parce que si c'est gratuit, tu vas passer un max de temps. À un moment, soit t'as du temps, soit t'as du pognon, faut faire un choix. En fait, tu peux avoir un téléphone, un enregistreur et publier ton épisode.
- Speaker #0
Exactement. Oui, il y a des outils de montage qui sont gratuits, et t'as pas besoin de mettre de montage.
- Speaker #1
À minima, je dirais que t'as l'hébergeur.
- Speaker #2
Oui, non mais c'est ça, je disais, en fait,
- Speaker #0
c'est des marges en plus.
- Speaker #1
Oui, au pire, tu émerges sur
- Speaker #2
Spotify, c'est pas tout. Tu émerges sur Spotify,
- Speaker #0
tu peux très bien copier ton lien pour qu'il soit après répliqué partout. Je suis d'accord. Oui, complètement. Il faut du temps. Clairement, je ne me verrais pas aujourd'hui diffuser mon podcast sur Spotify, répliquer mon lien partout. Il y a plein d'outils qui existent pour te faire gagner du temps, mais factuellement, tu peux lancer gratuitement. Après, en faire quelque chose... Il y a un moment où j'écrivais beaucoup d'épisodes solo, un peu comme toi, je suis entre vous, j'ai testé plein de formats, donc j'ai un peu tout essayé, et clairement, écrire son script, l'enregistrer, je trouvais ça facile, j'étais devant mon PC avec mon micro et tout, mais derrière le boulot il commence en fait. Maintenant il faut que les gens l'écoutent, sinon ça sert à rien ce que je viens de faire. C'est exactement ça. Et bien mon deuxième mythe c'est si le contenu est bon, l'audience viendra naturellement.
- Speaker #2
Non, l'audience ne va pas venir naturellement, si vous ne dites pas que vous faites un podcast, si vous ne... N'emmenez pas les gens à l'écouter parce qu'ils ont envie de répondre à la question que vous leur avez posée avant, etc. Donc il y a quand même ce travail de communication et d'emmener les gens à l'écouter.
- Speaker #1
Gros mythe là-dessus. Et il faut quand même dire un truc technique, les plateformes d'écoute ont des algorithmes de découvrabilité qui sont très mauvais, donc il ne faut pas miser dessus.
- Speaker #0
Ça fait pur en fait.
- Speaker #2
Et puis au-delà de ça ? On est dans des niches qui sont des toutes petites niches. La preuve sur des plateformes, etc., où on peut avoir des stats. Moi, je vois un podcast lean, managerial, culture manageriale, etc. En plus, dans l'industrie, il n'y a pas de catégorie. Je suis, je crois qu'on doit être pareil, peut-être dans la catégorie gestion ou affaires. Là, moi, je me retrouve ennoyé là-dedans, dans le truc de bougeance, entreprenariale, etc., etc. Et en fait bah... Rien que ce constat-là fait qu'on ne va pas te trouver.
- Speaker #0
D'ailleurs, c'est de toi que vient le type, ce départ de déplacer nos podcasts, finalement, dans la catégorie manager. Merci à toi,
- Speaker #2
c'est Jérôme qui me l'a dit.
- Speaker #0
Oui, mais je l'avais vu chez Pierre. Et effectivement, maintenant, on est tous les trois plutôt bien classés dans cette catégorie.
- Speaker #2
Si tu te retrouves dans la mauvaise catégorie, tu vas être très mal classé.
- Speaker #1
Tu sais que je suis dans le top 10 en Ouzbékistan.
- Speaker #2
Madagascar, moi.
- Speaker #1
Algérie pour moi.
- Speaker #2
C'est vrai ? D'accord.
- Speaker #1
Top 5 Algérie.
- Speaker #2
Mais c'est marrant parce que sur ces plateformes-là, on peut voir justement. Tu dis, je suis écouté au Canada, je suis écouté au Maghreb, je suis écouté en Belgique aussi. Les podcast, ils voyagent plus que toi. J'ai été écouté en Chine, aux Etats-Unis et tout.
- Speaker #0
J'ai eu un pic d'écoute au Brésil, j'ai pas compris par contre.
- Speaker #2
Oui, Brésil, oui.
- Speaker #0
Moi aussi. Mais un jour, donc je ne sais pas, c'est bizarre.
- Speaker #2
Donc tu dis, écoute, ouais. Et moi,
- Speaker #1
le deuxième pays plus écoute, c'est les US.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #2
Un grand principe. Tu déménages.
- Speaker #0
Fais une communauté française aux États-Unis.
- Speaker #1
C'est la fame aux États-Unis.
- Speaker #0
En même temps, aujourd'hui, avec les VPN, tu ne sais même plus où sont les gens. Oui,
- Speaker #2
oui, oui.
- Speaker #0
Troisième mythe, au bout de dix épisodes, j'ai des clients qui vont me contacter, c'est sûr.
- Speaker #2
Oui. Rempli le chiffre d'affaires, non.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #2
C'est non non. Non non. Au bout du dixième, non. Par contre, au bout d'un certain temps, on va dire un an, un an et demi, oui. Mais ce n'est pas que le podcast. C'est tout un écosystème de LinkedIn, le livre, la newsletter, le podcast, qui fait qu'au bout d'un moment, la personne te connaît mieux que toi-même, mieux que ta mère.
- Speaker #0
Ils sont capables de te ressortir un épisode que toi,
- Speaker #2
tu as complètement oublié. Je vous envoie un petit message, j'écoute votre podcast, j'ai lu votre livre, je suis vos posts, je trouve ça super intéressant. Est-ce qu'on peut se faire un visio ? Et tu dis, en fait, j'ai même pas besoin de me présenter, parce qu'en fait, la personne me connaît déjà. Donc, ok, c'est beaucoup plus simple.
- Speaker #1
Après derrière de parler de communauté.
- Speaker #2
Donc oui, mais pas au bout de 10.
- Speaker #0
C'est là où tu as tout gagné. C'est quand tu n'as plus cet appel commercial où tu dois défendre ton biftec. Le podcast l'a fait pour toi.
- Speaker #1
Non, c'est une connerie.
- Speaker #0
On va vite ici, mais je prends connerie, ce n'est pas grave.
- Speaker #1
Excuse-moi, pardon. On peut couper si besoin.
- Speaker #0
Je suis très à l'aise avec les conneries.
- Speaker #1
En fait, il y a aussi le poids de la légitimité. Parce que du coup, tu construis ton audience. Pas au début, c'est long quand même. Ça, moi, c'était ma surprise. C'est-à-dire qu'il faut des mois avant de créer une audience qui est récurrente, etc. Mais après, en fait, le fait que tu aies un podcast, le fait que tu aies un média, en fait, tu crées une légitimité dans ton écosystème. Moi aussi, j'ai fait le choix, on n'a pas parlé de ça, mais vraiment d'avoir des invités. C'était vraiment l'idée de je fais rayonner ce qu'ils font et en même temps, moi, je m'en inspire. Donc c'était un peu j'apprends en même temps avec eux. J'adresse ma cible, parce que du coup je reçois des dirigeants et des DRH, donc je travaille mon réseau. Potentiellement ils vont me recommander du monde pour repasser dans le podcast. Ça, ça marche super bien. Et voilà, après oui, ça ouvre des portes. Moi c'est pas forcément la même manière que toi, mais parce qu'on n'a pas le même angle. Moi soit ça nourrit du coup ma communauté, le QGRH, soit en fait ça nourrit d'autres projets.
- Speaker #2
Effectivement, ça t'ouvre d'autres opportunités, d'autres idées. Et ce que tu dis, c'est super intéressant dans le sens où toi, tu reçois des invités. Moi, j'ai pris le parti de ne pas le faire. Peut-être que je le ferai plus tard, mais par contre, le podcast et plus globalement la création de contenu t'auto-forment. Ça te permet de grandir, d'assembler les dernières pièces du puzzle, etc. Parce que du coup, tu es obligé d'aller chercher des choses. obligé de... de comprendre les choses un peu différemment, de prendre de la hauteur. Donc en fait, c'est aussi quelque chose d'un développement personnel par rapport à tout ça. Donc c'est aussi riche que ça.
- Speaker #0
Mon mythe suivant, c'est un podcaster qui dure, c'est quelqu'un qui a beaucoup de temps libre pour faire son podcast justement.
- Speaker #1
Non, franchement, c'est un mythe. Par contre, c'est un acharné.
- Speaker #2
Oui. Je crois qu'il y avait une stat qui était sortie, c'était un podcast dur. Si vous tenez les 20 ou 21 premiers épisodes, quelque chose comme ça, c'est à partir du moment où tu tiens, t'as fait le 21e épisode, c'est bon, il dure un an.
- Speaker #1
T'es en vie série quoi.
- Speaker #2
Ouais c'est ça, t'es passé. Mais non, du temps non, encore une fois tout dépend du format. Si c'est sûr que tu veux faire un format vidéo de 4 heures toutes les semaines et que tu veux sortir un podcast par jour toutes les semaines d'une heure et tout, ouais dès le début tu vas jamais le tenir, c'est juste impossible. Donc en fait, tout dépend de quelle va être ta capacité à pouvoir le faire, comment tu l'orientes, quelle est ta stratégie en fait.
- Speaker #0
Après, moi je l'ai fait. Oui, mais je pense que c'est la différence. Toi, comme tu l'as fait assez au début de ton activité, tu as calé ton activité autour. Pierre, il était déjà sur le terrain et donc tu cales différemment. Non, mais c'est sûr que c'est important. Ça dépend de la fréquence. C'est quoi ta fréquence ? Moi, ma fréquence,
- Speaker #2
alors au tout début, je sortais un épisode par semaine. Après, je sortais un épisode toutes les deux semaines parce que je me faisais l'idée que c'était chronophage. alors pas du tout je suis revenu à un épisode par semaine parce que tu prends des tips aussi pour pouvoir les enregistrer tu bosses ton process t'es calé maintenant moi enregistrer je fais des épisodes courts je fais 10 minutes un podcast c'est 10 minutes parce que c'est aussi pour donner la possibilité aux personnes qui l'écoutent les managers directeurs de site directeurs industriels managers prod amélioration continue etc de dire tiens j'ai le trajet dans la voiture pour aller au boulot pour revenir 10 minutes je le mets et je l'écoute donc
- Speaker #0
10 minutes moi pour faire un épisode de 10 minutes le poster avec le graphisme etc allez on va dire en 30-45 minutes un épisode il est fait il est fait il est planifié il est programmé moi j'en suis pas là moi non plus mais voilà tout dépend de l'endroit moi j'en suis pas là non mais je vois le truc c'est je vois par rapport à vous je remets mes formes en cause tout le temps ma ligne d'éditeur elle est pas aussi claire que la vôtre j'ai encore plein à apprendre Et on l'a vu.
- Speaker #2
C'est pareil, quand j'enregistre, j'enregistre d'une traite, parce que je veux amener une naturelle. Si j'ai des doutes, si j'ai des trucs, ça s'écoute aussi. Mais j'ai eu des retours en disant, c'est ça qu'on aime bien aussi. C'est-à-dire là, t'es parti à droite, à gauche, mais c'est pas grave, parce qu'on aime bien ça aussi.
- Speaker #0
Ce que je voulais dire aussi sur le côté, il faut avoir du temps libre pour durer. Si t'as trop de temps libre, si tu fais pas grand-chose à côté, t'as plus rien à raconter au bout d'un moment.
- Speaker #2
Oui, complètement.
- Speaker #0
Il y a un moment où il faut le nourrir le podcast aussi, donc c'est vivre des trucs en fait. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Moi, c'est un épisode par semaine. Après, il faut batcher. En vrai, moi, je batch à fond.
- Speaker #0
Cinq épisodes sur Global. Je tourne cinq épisodes.
- Speaker #1
Il faut batcher et il faut roder. Il faut poncer son process. Mais moi, je suis incapable de sortir en 30-40 minutes.
- Speaker #0
Ah oui, moi non plus. Déjà, tes interviews sont longues.
- Speaker #2
Parce qu'on n'est pas sur le même format. Moi j'ai construit le format pour qu'il soit rapide à faire.
- Speaker #1
Il y a le sourcing, il y a les échanges avec les invités en amont, il y a la coordination des agendas, il y a la prépa, une petite demi-heure de prépa avec l'invité, faire connaissance, etc.
- Speaker #2
C'est un autre format plus poussé. Moi je le prends plus, j'allais dire à l'arrache, c'est pas du tout à l'arrache. C'est travaillé, mais je le prends plus, tiens j'ai un cadre devant moi, je l'enregistre et puis je le préparerai deux jours après, je le mettrai, etc. Parce que j'ai fait ce choix-là.
- Speaker #0
Je pense que c'est smart. Mon dernier mythe, c'est un bon podcaster gagne bien sa vie.
- Speaker #2
Un millionnaire. Millionnaire par mille.
- Speaker #0
C'est comme ça,
- Speaker #2
non ? Oui, c'est ça. Mais encore une fois, tout dépend de ta stratégie. Est-ce que tu fais un podcast pour être payé ? Est-ce que tu fais un podcast pour augmenter ta communauté, apporter de la valeur aux gens ? Tout dépend de ta stratégie.
- Speaker #1
On s'est quand même retrouvés sur le tarmac dans nos jets privés respectifs. Oui, voilà.
- Speaker #2
je crois qu'un podcast je crois qu'ils ont augmenté maintenant tu commences à être payé par le nombre d'écoutes à partir de
- Speaker #0
1000 je sais même pas si c'est pas 10 000 maintenant c'est 10 000 et ça déclenche la monétisation tu vas gagner des petites copinettes c'est 1000 plus 1 et c'est à partir du plus 1 que t'es payé maintenant
- Speaker #2
Non, non, tu ne fais pas ça pour être payé. Il y a des podcasts qui existent depuis les gens de Génération do it yourself, etc. Bien sûr qu'ils ont payé parce que c'est le produit qui commercialise. Tout dépend de ce que tu veux en faire.
- Speaker #0
J'allais vous poser la question, justement, beaucoup de business modals autour, c'est quoi ? Toi, tu n'as pas du tout monétisé le podcast. Le but, c'est de décrocher ta émission.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
pour pas tout.
- Speaker #2
Pour apporter de la valeur, pouvoir me présenter, faire voir la façon dont... Je fais dans les entreprises que j'accompagne, mais peut-être que ça viendra dans des années, je ne sais pas. Mais là, actuellement, on a produit tout ça.
- Speaker #1
Et toi ? Moi, mon but aujourd'hui, c'est de passer en vidéo, donc vraiment en studio, etc. Donc avec des sponsors, pas dans l'idée de marger, dans l'idée de rentrer dans mes frais. pour passer au format vidéo. Donc quand même,
- Speaker #0
le podcast doit apporter autre chose, mais ne doit rien coûter à produire. C'est ça ton idée ?
- Speaker #1
Voilà, c'est un peu l'idée. Et puis du coup, on n'en a pas parlé, mais moi j'ai une assistante qui gère tout le post-prod et qui mêle sur la coordination un peu en amont. Donc mine de rien, il y a ça, Coucou Ève, le coût de la location du studio, du montage, le temps passé de Ève. Mon temps passe à moi, mine de rien. Voilà.
- Speaker #0
Par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure, si tout ça n'est pas obligatoire pour lancer un podcast, il y a un moment, comme tu le disais tout à l'heure, soit t'as du temps, soit t'as de l'argent.
- Speaker #1
Mais tout dépend de ta strat. Tu vois, en fait, une fois que moi j'ai décidé d'appuyer sur le bouton avec Empowheel des trophées de l'industrie qui fait envie, à un moment, soit tu fais les choses à fond.
- Speaker #2
Soit t'accélères et tu mets les moyens pour y arriver.
- Speaker #1
Et là, je me suis dit, je ne peux pas juste avoir un petit podcast. Et je l'adore, mon podcast. Mais là, je suis à un moment critique où je ne peux plus avoir mon petit podcast peinard avec mes pantoufles, les autonaires au pied, tu vois. En fait, c'est une question de strat. C'est une question de strat. Au bout d'un an et demi,
- Speaker #0
c'est aussi normal de se poser la question.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
De se dire, j'ai un produit qui est quand même... qui est quand même sympa, et puis par rapport à Pierre, toi tu fais des interviews, c'est vrai qu'on n'a pas insisté là-dessus, tu fais des interviews, tu apportes de la valeur à des invités aussi, c'est pas qu'un podcast qui est pour toi et pour tes clients ou tes prospects, il y a une autre personne qui tire un intérêt de passer dans ton podcast aussi.
- Speaker #1
Et tu vois, je vais pas spoiler les prochains invités, mais je vois aussi qu'en passant vidéo, il y a des invités que j'aurais pas eus avec des pantoufles et des tonnerres.
- Speaker #2
Tu crées ta crédibilité au fur et à mesure.
- Speaker #0
Ça c'est intéressant parce que moi j'ai des invités qui seraient pas venus, enfin qui préféraient qu'ils ne soient pas vus, qu'ils sont plus à l'aise avec le fait qu'il n'y ait que la voix. Donc je pense que tu te couvres aussi de certaines personnes qui sont dans un état d'épand.
- Speaker #1
Alors du coup, là je suis en pleine mutation, parce que j'ai fait mes premiers épisodes en studio, donc voilà. Mais alors j'ai un peu le travail à faire, surtout les RH qui n'ont pas l'habitude d'être exposés, etc. De les rassurer. Et ça fait mon job en tant qu'hôte, de les mettre à l'aise.
- Speaker #0
par contre j'ai des invités d'entreprises de marques que j'aurais jamais eu si c'était en vision sans spoiler ce qui arrive après t'as Airbus qui est passé dans le podcast par exemple ça t'es déjà passé et
- Speaker #1
là j'ai une très très belle boîte
- Speaker #0
fleurons de dingue on est impatients de toute façon on mettra tous les liens en description dans la prochaine partie je vais vous proposer des formats grand public à réutiliser ou pas dans vos podcasts pour chaque proposition vous me dites si c'est classe vous me piquez l'idée vous allez le mettre dans votre podcast Ou ça casse, franchement arrête tes conneries, on essaie d'aller dans l'industrie quoi !
- Speaker #1
Mais faut pas me donner des idées, tu me saoules !
- Speaker #0
Allez c'est ça, on va les faire après ! Allez !
- Speaker #2
On va tuer un vingt ans !
- Speaker #1
Faut que tu fasses ça !
- Speaker #0
Ça se passe dans la section C-Class, ou ça casse ! Alors ma première proposition, c'est un épisode version True Crime, True Crime Industry. On revient sur la fermeture d'une usine, où est-ce que ça a merdé, qui ou quoi a merdé, voilà. On en fait quoi de ça ?
- Speaker #2
Ça peut être intéressant pour orienter sur l'expertise, pour faire voir ce qu'il ne faut pas faire justement et comment on aurait pu orienter, effectivement.
- Speaker #1
Là, tu parles d'un sujet sur lequel je suis méga en maîtrise, qui est le sujet de la décroissance. Et je suis super bien placée pour savoir qu'il faut maîtriser sa communication sur ce sujet-là. Moi, ce n'est pas dans ma ligne édito. Je parle d'industrie qui fait envie. Ce n'est pas déjà des sujets que j'ai envie de traiter, d'une part. Et d'autre part, je n'aime pas le clivant pour le clivant. Voilà. Donc, ça ne va pas être dans ma ligne édito. C'est pas ce que j'ai envie de faire du podcast.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
donc plutôt ça casse pour toi.
- Speaker #2
Je trouve que ça peut être subliminé, mais je le ferai pas non plus. Mais potentiellement, toi quelqu'un qui lance un podcast en disant on va regarder là où les entreprises malheureusement se sont cassées la gueule et le pourquoi pour donner de la valeur et pas pour pointer du doigt derrière mais de dire... Voilà la stratégie qui potentiellement a fait que...
- Speaker #1
Après c'est touchy, il faut poser, il faut connaître... Il t'a pas toutes les cartes en main, tu sais pas toute la boîte, tu connais pas la strata de la boîte... Non,
- Speaker #2
non, je suis complètement d'accord.
- Speaker #1
Touchy, tu te fais pas des potes.
- Speaker #0
Je vous ai posé la question, j'ai volontairement poussé le curseur True Crime, c'est évidemment pas comme ça que je l'ai amené, mais il y a quand même trois épisodes sur ma chaîne qui sont comme ça. c'est méga après je ne suis pas clivante du tout c'est ça le truc en même temps ce n'est pas mon ADN d'être clivante dans tous les cas il faut être le plus neutre oui c'est ça j'ai fait un épisode sur Brand j'ai fait un épisode sur Gifi aussi et je fais avec les moyens les communications qui sont publiques et je donne ce que tu as dit exactement un avis expert sur ma vision à moi et ce que moi je peux apporter voilà on a une boîte qui se plante à cause d'un projet informatique malmené C'est quand même mon expertise. Voilà, ça c'est pour le cas de Jilly. Ça c'est clair. Après, pour Brandt, je suis revenue sur l'historique.
- Speaker #1
Moi, je ne me serais pas sentie capable de faire ça. Après, c'est du taf.
- Speaker #0
Il y a un boulot de documentaire qui est...
- Speaker #1
Il y a un taf de recherche et de justesse.
- Speaker #0
Après, je ne me suis pas pris de commentaires ultra-foulants non plus. Prochain format, un before-after version Christina Corboulam et dans votre domaine. Vous prenez l'usine avant, l'usine après, votre passage ?
- Speaker #2
Oui, dans le sens où de toute façon, si on intervient quelque part, c'est pour avoir des livrables et des résultats. Donc c'est intéressant avec deux angles de vue, de dire vous regardez potentiellement des entreprises qui vous ressemblent, ce qu'elles peuvent atteindre et comment elles peuvent l'atteindre, donc copier et dans un angle aussi commercial marketing, de dire on a intervenu, on a mis ça en place. Mais pas que le regarder avant c'était ça, maintenant c'est ça, c'est plus le chemin qui est intéressant.
- Speaker #0
C'est un peu cette approche là, dans tes épisodes tu pars souvent d'une situation de terrain et de l'évolution de la mentalité, donc c'est pas tout à fait un avant-après mais pas un dessin.
- Speaker #2
Il n'y a pas forcément d'avant-après mais c'est plus de dire voilà ce qui peut freiner actuellement, derrière voilà le chemin à parcourir et voilà ce qu'on peut atteindre derrière. Donc effectivement c'est plus ça qui est intéressant, c'est le chemin.
- Speaker #1
Moi, ce n'est pas si simple que ça. Je ne peux évidemment pas le faire sur tous les sujets. Moi, je pourrais le faire sur des sujets de communication employeur, etc. Maintenant, sur des sujets de strat, de stratégie RH, il y a quand même beaucoup d'enjeux de cofinancialité. C'est possible d'anonymiser en partie, mais du coup, la situation, le contexte ne devient plus très palpable. Ce n'est pas simple dans mon activité, je trouve.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ça marche. Ouais, c'est beaucoup de confidentialités qui ne sont pas évidentes.
- Speaker #0
Allez tout vloguer en mode... mais en version expertise. Vous vous levez le matin et vous vous filmez dès le début, vous filmez tout à l'usine et puis pareil, jusqu'au coucher le soir, bidon de la journée.
- Speaker #2
Ce serait mon objectif ultime.
- Speaker #0
Ah ouais ? Ok. Ouais,
- Speaker #2
ouais, ouais, complètement. Parce que la voix c'est bien, expliquer c'est bien, mais faire voir concrètement.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #2
C'est puissance 1000. Ok,
- Speaker #0
il faut trouver le client qui est d'accord.
- Speaker #2
Il faut trouver le client qui est d'accord, effectivement. Tout dépend de ta cible. Moi, arriver dans un atelier des sujets, un atelier avec des opérateurs, etc. La caméra est haute. Quelle crédibilité tu as derrière ? Tu ne fais pas ça pour nous accompagner, tu fais ça pour toi. Par contre, ce serait un sujet super intéressant. En mode même reportage, c'est-à-dire au regardiste. Encore une fois, ce qui est potentiellement possible de faire. dans tel ou tel environnement.
- Speaker #1
Moi, alors, passer la journée, déjà, ça va être très chiant. La plupart du temps, en vrai, je n'ai pas grand-chose. Quand je suis chez des clients, je n'ai pas grand-chose à filmer.
- Speaker #0
Je te rejoins là-dessus. Moi, mon activité se prête peut-être plus qu'effectivement à tes procès.
- Speaker #2
Si tu veux, voilà. Moi, c'est quand même beaucoup des réunions. Non, mais je suis complètement d'accord. Les formats se prêtent plus à mon activité.
- Speaker #1
Après, c'est une question de format, parce que mon format de départ, c'était de la vidéo. Plus justement pour aller dans les ateliers, interroger les dirigeants, les RH, etc. Ça, carrément. Là, tu montres, tu es imprégnée, etc. Après, franchement, je pense que ma journée, enfin moi, ma vie est chiante. C'est-à-dire que je me lève le matin, j'emmène mes enfants à l'école, je vais travailler, je reviens le soir. En vrai, j'ai une vie simple. Ma dernière proposition,
- Speaker #0
c'est des épisodes entièrement générés par IA, du script, au montage, vous touchez plus à rien, votre format il existe, on verra bien si les gens t'en rendent compte.
- Speaker #2
Non, parce qu'on casse tout ce qu'on a dit depuis le début, de créer un lien avec la voix. certainement exister.
- Speaker #0
Ah bah évidemment !
- Speaker #2
Il y a des podcasts où on se rend plus compte, où c'est des gars qui parlent et autres, mais t'auras pas ce côté humain derrière, ce...
- Speaker #0
Ça servira pas ton business et ta strat,
- Speaker #2
t'es sûr ? Non, non, non, c'est sûr. Non, c'est sûr.
- Speaker #0
Autant se faire aider à l'écriture du script, mais encore à prendre de grosses pincettes, parce qu'il faut quand même que ça vienne de toi, sinon ça va être plat et insipide, c'est clair. mais alors ce qu'on a dit tout à l'heure c'était tellement facile finalement de prendre son téléphone et d'enregistrer pour quoi cloner ta voix à part de le faire dans une autre langue ça effectivement,
- Speaker #1
pourquoi pas pour percer aux US c'est avec ton podcast qui est complètement imprégné culture française aucun chancel si on le fait c'est qu'on aime le truc aussi parce que c'est quand même là on vous dit ça ça fait quand même un peu longtemps que nos épisodes et que nos podcasts sont installés Merci. C'est quand même un taf d'acharné !
- Speaker #0
Ah bah oui, oui !
- Speaker #1
On ne peut pas lâcher, c'est-à-dire qu'à un moment, c'est parce qu'on aime le faire aussi.
- Speaker #0
Justement, dans le côté acharné, dans la prochaine partie, on va parler des erreurs, des coups de pelle que vous êtes pris sur le chemin et de la leçon que vous en avez tirée justement pour que nos auditeurs, qui seraient potentiellement intéressés pour lancer leur podcast, tirent la leçon sans avoir à vivre l'expérience douloureuse. Ça se passe tout de suite dans la section Tchit Code ! Alors voilà, l'idée, est-ce que vous avez un truc qui vous est arrivé en particulier et la leçon à en tirer ? Je vais peut-être commencer par toi Claire, parce que j'avais une idée particulière, parce que c'est quelque chose dont on a déjà parlé. Le premier format que tu voulais lancer était vidéo. Ah ouais ! Au-delà du fait que tu nous aies dit que la personne ne t'a pas du tout validé en face. Mais il y avait un autre souci sur le format vidéo au départ.
- Speaker #1
Mais j'ai eu beaucoup trop de soucis avec ce format. Déjà, moi, je m'étais dit, ça va être facile, je prends un téléphone, un stabilisateur, je vais dans les boîtes, tout va bien se passer, quoi. Et donc, vu que j'ai tendance à m'emballer, je rencontre une dirigeante, elle me dit, ah, c'est super cool, etc. Et en fait, force est de constater que j'ai été rattrapée par la réalité, que ça se fait pas juste comme ça. Donc, premier un peu truc qui m'a fait dire, bon, le format vidéo, c'est un peu ambitieux quand même, ou alors ça va me coûter très cher et j'ai pas envie d'investir au lancement de cette manière-là. Mais bon, il a fallu encaisser quand même qu'elle me dise, bah non, ça fait trop amateur. Et elle avait carrément raison, en fait. Heureusement qu'elle me l'a dit. Mais sur le coup, fou. Voilà.
- Speaker #0
Il y a aussi le truc que t'étais pas toi-même consommatrice de vidéos.
- Speaker #1
Ah bah oui !
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Voilà. Et je ne le suis toujours pas.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
J'étais pas consommatrice de vidéos, donc je ne comprenais pas les codes, etc. Du coup, ça ne m'amusait pas, en fait. Au final, je suis très contente d'avoir commencé par l'audio.
- Speaker #0
Ouais, et puis c'était un format dont tu étais consommatrice, donc c'est vrai que c'est un truc dont on a parlé ensemble. Se lancer dans un format qu'on connaît parce qu'on l'aime, c'est quand même simple.
- Speaker #1
Ouais, ouais, puis le format audio, il est quand même vachement plus simple. Enfin, je pense qu'on l'a dit au départ, on veut lancer un épisode, il faut un téléphone, un enregistreur, point.
- Speaker #0
Et toi ?
- Speaker #2
C'est de ne pas être trop ambitieux, en fait, dès le début. Déjà, de ne pas se dire, ok, c'est tous les jours, deux épisodes, une heure et demie chacun et tout, etc., etc. Comme une fois, si l'agenda le permet, pourquoi pas ? Il faudra accélérer fort dès le début. Mais toujours mettre ça en face dès l'activité, parce que tu te plongues tout de suite. Si moi je me dis tiens je vais faire trois formats de 45 minutes toutes les semaines, sur quatre jours, je suis deux jours et demi, trois jours en entreprise de 6h du matin à 19h. Je ne pose juste pas. Donc c'est aussi de dire un épisode par semaine sera toujours mieux que zéro, de toute façon, par rapport à ça. Il ne faut pas poster une fois tous les six mois non plus, ça ne sert strictement à rien. Non et la deuxième c'est d'apprendre à faire avec les imperfections. Enregistre, tourne, et les petites erreurs et les petites modifications que tu vois, il n'y a que toi qui les vois. Celui qui écoute ou celui qui voit ne va pas les voir. Donc c'est de dire, ok, c'est bien.
- Speaker #0
Toi, t'es le sage de la bande. Complètement, complètement. Je vais écouter les conseils de Pierre.
- Speaker #2
Quand on fait quelque chose ou autre, on voit toujours nous, nos imperfections. On dit, ah mais ça, ça, non mais c'est catastrophique, etc. Ah, il y a une demi-seconde de trop, attends, je n'en ai rien à faire. Fais-le, pense. Personne ne va s'en rendre compte.
- Speaker #0
mais c'est un truc dont on parlait je crois la première fois qu'on s'est rencontré d'ailleurs on t'y disait de choisir la cadence que tu permets de tenir ça permet de pas en louper parce que le problème tu rates un épisode une fois c'est pas grave tu commences à le rater deux fois t'as perdu la routine on s'est dit attends il devait sortir un truc et il n'y a plus rien toi
- Speaker #2
tu perds la routine tu perds l'habitude donc c'est exactement ce que tu dis c'est tenir la cadence que tu peux tenir et construire le podcast autour de ça et pas l'inverse mais oui non mais oui oui
- Speaker #1
Moi je l'ai pas fait comme ça, moi j'ai construit du coup mon activité autour de ça. Mais après, tu vois là, typiquement au mois de janvier, j'étais à la bourre, j'ai galopé sur tout, j'étais en stress.
- Speaker #2
Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais. Donc on retient faire des formats simples qu'on maîtrise, accepter ses imperfections.
- Speaker #1
Ouais. Écoutez Pierre.
- Speaker #0
Et ne pas être trop ambitieux. Et écoutez Pierre, on en est dans une quatrième.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux juste dire un truc sur le quota ambitieux ?
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Donc moi, pour rappel, j'ai lancé en septembre 2024. Je n'avais aucune idée du nombre d'écoutes. C'est vrai ça ! C'est hyper drôle, il faut parler de ça ! Tu ne te rends pas compte, tu ne connais pas de podcasteur, tu ne te rends pas compte combien tu vas faire d'audience.
- Speaker #0
Pour ceux qui ne savent pas, les écoutes podcast, contrairement aux écoutes vidéo sur YouTube, ne sont pas visibles. On ne peut pas savoir, quand on est auditeur de podcast, on ne peut pas savoir combien l'épisode a été écouté. Non,
- Speaker #1
on ne sait pas. Et donc moi je m'étais dit, bon, je sors en septembre, allez, en quatre mois j'ai fait dix mille écoutes.
- Speaker #2
c'est hyper drôle je la connaissais l'histoire elle est hyper drôle c'est vrai que c'est pas mal 4 mois t'avais fait quoi 400 t'avais fait 300 écoutes à peu près 700 250 le premier épisode ouais elle s'est mis à être franchie elle avait un débarquement il faut aussi repositionner dans à qui on parle on parle à l'industrie on n'a pas un podcast de génération do it yourself légende de déclic on n'a pas ce public en face donc en fait, il ne faut pas s'attendre à avoir un million d'écoutes,
- Speaker #1
même par an mais quand tu arrives à avoir un flux constant en progression tu te dis ok,
- Speaker #2
c'est bon, j'ai trouvé le bon angle ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas continuer à s'améliorer
- Speaker #0
Les 10 000 écoutes sont arrivées quand ? Moi aussi On s'est passé en même temps, au bout du coup, à peu près un an et demi un peu avant 10 000 écoutes depuis le début
- Speaker #2
Tu as entendu la force du ministère Je l'ai dit, c'est bon Merci. 18 000.
- Speaker #0
Pas mal.
- Speaker #2
Je suis à peu près à 350-400 mois.
- Speaker #0
OK. C'est bien ? Solide. C'est bien.
- Speaker #2
18 000.
- Speaker #0
Ça dépend vraiment du volume. Il y a un moment où je faisais des mini-séries, donc 5 épisodes sur le même thème dans la semaine. Forcément, je faisais plus de 1 000 écoutes le mois. Tu lui donnais la chance d'être écoutée aussi.
- Speaker #1
Oui. Après, moi, je fais des gros pics en fonction des invités.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Toi, tu as ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Clairement.
- Speaker #1
Il y a des épisodes qui surperforment. Je sais que, je ne sais pas, en janvier, en janvier, Total, YouTube et Ecoute, j'ai dû faire 1 700, 1 800.
- Speaker #0
Je n'ai pas compté YouTube pour le coup. Et toi, sur YouTube,
- Speaker #1
tu en fais beaucoup.
- Speaker #0
C'est la grosse différence. L'épisode dont on parlait tout à l'heure, Jiffy, il fait 2 500 écoutes sur... C'est pas ça qu'il fallait sur YouTube. Sur YouTube, avec la découvrabilité qu'on apporte sur les plateformes d'écoute. Et oui, c'est un format vidéo, c'est un format qui est plutôt travaillé, donc j'en suis hyper contente. Mais effectivement, je n'ai jamais fait ça en audio.
- Speaker #2
Mais c'est là où c'est intéressant, et peut-être dire à ceux qui veulent lancer un podcast, c'est que ne jamais se comparer au meilleur podcast.
- Speaker #1
Pas de son domaine,
- Speaker #2
mais c'est sûr que si on dit à Agui et Ompley, les gens dans notre pays, ouais, j'ai fait 18 000 en deux ans.
- Speaker #0
C'est rien.
- Speaker #2
Mais par contre,
- Speaker #0
dans notre niche... Oui,
- Speaker #2
c'est beaucoup. Puis il faut se passer un peu de tomate. Des fois, tu dis, je suis content. Je suis content d'avoir fait 18 000 écoutes en deux ans. C'est honorable. Les gens m'écoutent, ils aiment la réaction.
- Speaker #1
C'est 18 000 quand même.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
J'ai lancé une chaîne WhatsApp. Le dimanche, bien souvent, c'est le jour où les gens m'écoutent le plus.
- Speaker #1
Des fois, tu finis la journée du dimanche, tu as 110 écoutes. Je dis, mais vous n'avez pas autre chose à faire que le dimanche. Arrêtez de m'écouter le dimanche.
- Speaker #0
Restez avec votre famille, vous m'écoutez le dimanche. C'est hyper bizarre.
- Speaker #2
mais tant mieux je suis reconnaissant je suis très reconnaissant mais c'est marrant mais oui je suis d'accord c'est ça qui va consommer qui va bien mais c'était juste cette anecdote de dire non faut que je réécris arrêtez de m'écouter dimanche à 7h30 faites des pancakes avec vos enfants mais
- Speaker #0
c'est intéressant ce que tu dis parce que des fois il y a un moment où clairement la première chose que je faisais le matin c'est de regarder les écoutes du podcast et quand tu te lèves à 7h, 7h30 tu as déjà 10 écoutes bien sûr le fait que je fasse des épisodes courts valide le fait que c'est écouté dans la voiture quand tu vas à la dîner.
- Speaker #2
Utiliser les indicateurs pour positionner encore une fois.
- Speaker #1
Et c'est marrant parce que du coup, moi, je suis sur du long. Oui, du coup,
- Speaker #0
tu n'es pas écoutée à la même heure par contre.
- Speaker #1
Si, maintenant. Maintenant, oui. Maintenant, oui. Après, j'accepte, je sais que j'ai de la déperdition, tout le monde n'écoute pas jusqu'au bout.
- Speaker #2
C'est un particulier. Oui, parce que c'est ça, la durée aussi d'écoute. Oui, il dure longtemps. Les gens l'écoutent dans la voiture ou en se préparant le matin. Ils ne sont pas obligés de regarder la vidéo.
- Speaker #1
Oui, et ils peuvent écouter. Des fois, ils écoutent soit en plusieurs fois, c'est ce qu'on dit, soit ils écoutent les chapitres qui les intéressent.
- Speaker #2
Soit tu regardes la vidéo, mais bien souvent, je suis sûr qu'il y en a énormément qui m'écoutent.
- Speaker #1
Ah bon, c'est sûr.
- Speaker #2
Qui regardent.
- Speaker #1
Moi, je suis sûre.
- Speaker #2
Effectivement.
- Speaker #0
Merci pour tout ça. Prochaine section, je vais vous proposer de passer sur le grill. C'est les questions un peu plus inconfortables. Alors là, c'est un format ultra rapide. Vous répondez sans trop... réfléchir. Et un seul joker par personne. C'est un bon point. Je suis octave-feu, déjà. Ça se passe tout de suite dans le grill. Si c'était à refaire, est-ce que vous lanceriez votre podcast au même moment ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Vous avez déjà publié un épisode dont vous n'êtes pas fier ? Et pourquoi vous l'avez fait quand même ?
- Speaker #2
Oui, par manque de temps. Où j'ai repris quelque chose que j'avais déjà créé, un article, etc. que j'avais posté. J'ai vraiment pas le temps, je vais le faire sur cette base, un peu en lisant et tout. Chose que je fais pas, j'ai des trames, j'ai des grandes idées, après je parle. C'était vraiment le truc un peu à l'arrache, le son était pas bon, c'était fait. J'ai posté rapide, j'ai dit il faut que je poste, il faut que je poste. Maintenant au pire si j'ai pas le temps, je poste pas. Tout simplement.
- Speaker #0
Ça marche. Tu te lâches la grappe, quoi.
- Speaker #1
C'est ça. Moi, je n'ai pas posté d'épisode dont je n'étais pas fière que je n'aimais pas, mais j'ai décidé de ne pas poster un épisode.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je m'arrête là.
- Speaker #0
Oui. Très bien. Est-ce que ton podcast vous a déjà coûté un client, un contrat ou une relation professionnelle ? Quelqu'un s'est dit, c'est bon, s'il fait ça, je n'ai pas envie de travailler avec lui.
- Speaker #2
Non, mais d'un autre côté, en amont, ce que je disais, ça filtre. Oui. Ça filtre avec qui tu veux bosser. pendant que tu bosses, non, au contraire. Au contraire, ça emmène à l'accompagnement que tu as un petit peu, voilà, ça amène de la valeur. Bah,
- Speaker #1
je pense que ceux qu'on a loupés, du coup, on le sait pas, quoi.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #2
Ceux qu'on a loupés, ouais.
- Speaker #1
C'est qu'ils ont peut-être écouté un épisode, ils se disent bah, ça nous plaît pas, voilà, et du coup, on le sait pas.
- Speaker #0
Combien d'heures vous y passez par mois ?
- Speaker #2
30-45 minutes par semaine. Donc, 3-4 heures.
- Speaker #1
C'est vraiment jodé quoi ! Mon taf, juste à moi ? Ouais. 10h, 15h. Ça vaut le coup ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Je suis quelqu'un en PLS. Oui, ça ira mieux demain. Je suis comme une agence ouf. Pourquoi me faire tant de mal ? Mais oui, ça vaut le coup.
- Speaker #0
Question spéciale pour Pierre. Quand tu écris le livre, c'est une vraie ambition ou c'est de la procrastination déguisée ?
- Speaker #2
Non, c'est de vraie ambition. C'est de l'aventure. Tu ne sais pas où tu vas, mais tu y vas. Tu écris, tu te dis, est-ce que ça va plaire ? Comme le podcast, comme à chaque fois. Est-ce que ça va plaire ? Est-ce que ça ne va pas plaire ? Est-ce que ça va trouver preneur ? Est-ce qu'il n'y a que ma mère qui va l'acheter ? Est-ce que tout ça va ? Et en fait, au final, tu te rends compte, comme toi, le podcast, tu en fais un environnement, un écosystème. Le podcast, tu as les trophées, tu as ci, tu as là. Là, maintenant, le livre, ça a permis aussi, je vous disais, de grandir, d'apprendre des choses. Tu es obligé d'aller chercher, de mettre les dernières pièces du puzzle les unes avec les autres. Et maintenant, j'ai pris le chemin d'accompagner les entreprises en instaurant des vraies cultures manageriales. J'oriente mes accompagnements à travers ces cinq piliers du manager. C'est-à-dire que quand je rentre dans une entreprise, j'utilise les cinq piliers du manager qui sont le sujet du livre, en donnant un livre, en donnant plein d'autres supports de ressources digitales, etc. Je fais la formation à travers les cinq piliers du manager, et après derrière, on déploie des outils là où il faut déployer. Management visuel, du pilotage d'atelier, etc. Donc en fait, j'en ai fait une force et la base de mon accompagnement. Mais tout ça, à la base, je ne l'avais pas projeté, je le voyais un petit peu. On a écrit un livre, on l'a fait. Aujourd'hui, il y a des entreprises qui l'utilisent. C'est pareil, ça peut paraître petit, mais j'ai 470 exemplaires de vendus. C'est rien.
- Speaker #0
Il y a 470 personnes qui t'ont vendu ? C'est énorme.
- Speaker #2
Et plus les 150 managers que j'ai accompagnés à travers tout ça. Donc voilà, le livre est entre les mains de 600 personnes.
- Speaker #0
C'est des super stats.
- Speaker #2
Pour un livre niche, lean, amélioration continue, je suis très fier de Thomas et moi par rapport à tout ça.
- Speaker #0
je posais la question, je l'avais préparée avant mais de ce que tu nous as raconté, quand tu bosses le soir sur l'écriture de ton bouquin avec le mec que t'es en train d'accompagner dans la journée, on n'est pas sur de la procrastination, on est sur de l'acharnement c'est ça,
- Speaker #2
encore une fois c'est de la rigueur, de l'acharnement et je connais rien qui soit performant sans rigueur sans acharnement.
- Speaker #0
Est-ce que votre podcast vous a rendu meilleur ou juste plus visible ?
- Speaker #1
il m'a clairement rendu meilleur plus visible j'avais carrément sous-estimé la rigueur que ça allait nécessiter Merci. Et je pense, heureusement, sinon je ne l'aurais pas fait. Parce que je ne m'en serais pas capable d'être si rigoureuse que ça. Je ne sais pas si j'ai été claire.
- Speaker #0
Oui, c'est clair.
- Speaker #2
C'est meilleure visibilité, les deux. Mais effectivement, ça t'apporte de la rigueur. Ça t'apporte une aisance en oral. Ça te rend encore plus expert dans ton domaine et crédible parce que tu vois qu'il y a des retours. Tu dis, je suis sur le bon chemin, je suis dans le bon sens. Ça t'apprend une méthode de travail aussi, d'être plus à l'aise là-dessus. Les deux.
- Speaker #0
Merci pour ce grill. Maintenant, je vais vous proposer de vous interroger sur l'avenir de votre podcast, l'avenir du podcast dans le milieu industriel en général. Ça se passe dans Retour vers le futur. Au départ, je voulais vous demander, dans 5 ans, vous voyez comment votre podcast, mais je me suis limitée à 1 an parce que ça change beaucoup trop vite actuellement, c'est impossible de me projeter, donc on va dire 1 an, c'est pas mal. C'est ça. 1 an, vous voyez des changements ?
- Speaker #1
Moi oui, je l'ai dit, je vais faire vite, passage format vidéo, stabiliser le format vidéo.
- Speaker #0
Ça c'est ton objectif ?
- Speaker #1
Peut-être créer du coup un peu une suite d'événements, bon là il y a les trophées, est-ce que du coup on fait pas une déclinaison dans les territoires ?
- Speaker #2
mais il faut que je commence à me manier peut-être d'évoluer vers de la vidéo pas sur tous les épisodes peut-être sortir un épisode par mois vidéo avec un client avec un invité quelconque pour parler de tout ça mais il ne faut pas que ça vienne se rajouter il faut que je me libère du temps pour pouvoir le faire
- Speaker #0
Et justement, le côté montée en puissance du format vidéo, vous le voyez comment ? Ça devient un peu obligatoire ou vous le faites par envie ?
- Speaker #1
Moi, je pense que ça devient un peu obligatoire. Moi, je l'ai vu sans être passée en studio. J'ai doublé le nombre d'écoutes et de vues depuis janvier juste parce que je mets les interviews visuels sur YouTube. Donc quand même, je pense que ça pèse. Ça m'a confortée dans l'idée d'aller vers la vidéo. et puis en vrai c'est un format sympa,
- Speaker #2
pas que le studio faire plein de formats dérivés différents etc c'est indispensable c'est pas dire qu'il faut commencer par la vidéo tu peux très bien prendre ton téléphone faire un podcast comme ça d'aller vers la vidéo te permet d'accélérer beaucoup plus fort, d'avoir un impact beaucoup plus fort les gens te connaissent par la voix par ton physique, par ta façon de faire ta façon d'être etc, il faudra y aller et n'importe quel secteur d'activité Pour moi,
- Speaker #1
vraiment. Oui, je suis d'accord. Oui, c'est universel.
- Speaker #0
Est-ce que vous voyez votre podcast comme un active business ou juste comme un levier marketing ?
- Speaker #1
J'avoue que j'ai du mal à faire la différence entre les deux. Parce que les deux sont liés. Oui, les deux sont liés. Moi, les deux sont carrément liés. Donc, je ne peux pas...
- Speaker #0
Toi, j'ai l'impression que tu vas vers l'active business. Si déjà, il génère de l'argent pour être autosuffisant, c'est quand même pas mal. Oui,
- Speaker #1
mais il est le cœur de mon écosystème, tu vois. Donc, il est les deux, en fait.
- Speaker #2
Un levier marketing, commercial, mais un active business aussi parce qu'il m'a rapporté, il me rapporte des opportunités de travailler avec des entreprises, donc indirectement.
- Speaker #1
Oui, puis tu mets des barrières à l'entrée, tu vois.
- Speaker #2
Et on met des barrières à l'entrée. En fait, c'est là où c'est un active business. Forcément,
- Speaker #1
tout le monde n'a pas un podcast qui traite du lean management, tu vois. D'accord. Donc forcément que c'est un active business. C'est pour ça que je te disais, je ne vois pas trop la limite.
- Speaker #0
Oui, donc tu as raison.
- Speaker #2
Là on mène l'autre et...
- Speaker #1
T'as qu'à se coucher de ma question ! C'est nul !
- Speaker #0
Vous pensez qu'il y a plus de gens dans notre secteur d'industrie qui vont se lancer dans les prochains temps ?
- Speaker #2
Une nouvelle génération peut-être. Une nouvelle génération qui arrive peut-être, qui vont se lancer là-dessus.
- Speaker #0
Plus de base peut-être.
- Speaker #2
C'est naturel.
- Speaker #0
Il n'a jamais été aussi facile de prendre la parole aujourd'hui. On n'a plus besoin qu'on attende qu'on nous la donne, c'est fou.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr.
- Speaker #0
On arrive à la fin de l'épisode, je vais clore avec mes dernières petites questions signatures, ça se pose dans les questions signatures Ce serait quoi votre première mesure si vous étiez ministre de l'industrie ?
- Speaker #1
Oh là là !
- Speaker #0
Qui vous vient ? Le but c'est pas de trop réfléchir
- Speaker #2
Moi je vais parler vraiment par rapport à mon vécu terrain ce que je fais au quotidien je disais que je mets un point d'honneur et j'accentue vraiment sur la montée en compétence et la culture managériale c'est la performance, la valeur Une entreprise est créée par ceux qui font, sur les ateliers, mais par contre, la performance est créée et animée par les managers. Et peut-être qu'on a trop tendance actuellement à parler d'industrie, en investissement, en capex, machines, technologies, etc. Mais si tu n'as pas les personnes qui n'ont pas les bons modes de pensée, les bons mécanismes de réflexion, de résolution de problèmes, de pilotage d'activités, tout ça ne sert strictement à rien. Parce qu'en fait, on aura deux choses. Quelque chose de très puissant, 100 personnes pour les piloter et les animer.
- Speaker #0
Du coup, tu financerais les trophées d'investissement ? Du coup,
- Speaker #2
voilà. Non, mais j'axerais et j'appuierais très fortement et je faciliterais l'accès à des formations managériales vraiment de terrain. Amélioration continue, posture, etc. Chose qui actuellement met beaucoup l'accent sur l'investissement technique, physique. Et quand est-ce qu'on le fait ? Pour l'humain, au final. Il y a des choses qui existent, bien sûr, mais j'accélérerai plus de ce côté-là.
- Speaker #1
Je pense que je travaillerai sur les achats publics. Faisons des catalogues d'achats publics avec du made in France. Enfin, en fait, voilà, c'est un truc qui me hérisse le poil. On fait des milliers de descents pour trouver des solutions d'investissement, pour picouzer avec des aides, etc. Mais en fait, les boîtes industrielles françaises, elles ont juste besoin qu'on achète leurs produits. Donc déjà, au lieu d'acheter des produits à des prix complètement délirants, parce qu'il y a quand même un paquet d'exemples qui sont sortis, sécurisons un catalogue d'achats publics made in France. Au moins, tu te dis 80%, c'est du made in France. Je ne comprends pas.
- Speaker #0
Quel serait le conseil que vous vous donneriez juste avant de lancer votre podcast avec l'expérience d'aujourd'hui ? Le truc que vous diriez juste avant de premier appuyer sur REC.
- Speaker #1
Justement, appuyez sur REC, réfléchis pas trop.
- Speaker #2
Réfléchis pas, fais confiance à ton expertise. Si t'es là, c'est pour une bonne chose. Si tu proposes ça à tes clients, à des entreprises, c'est que t'es expert dans le domaine, c'est que t'as une façon de faire. Donc, ça veut dire que t'as une légitimité, une crédibilité à parler de ça. Sinon, t'as rien à faire.
- Speaker #1
C'est quoi pour vous, oser l'efficacité ? C'est peut-être justement un peu ce qu'on vient de se dire. Moi, c'est un vrai point de progrès. C'est à la fois d'oser, de chercher à faire bien tout de suite, mais sans se mettre trop de pression. Moi, je n'ai pas trouvé la solution.
- Speaker #0
Une progression.
- Speaker #2
Tu as un domaine d'expertise, tu sais ce qu'il faut faire. Fais-le rapidement, avance vite. Et d'être intelligemment fainéant. Cherche tout de suite 50-60% du résultat. ce sera toujours mieux que zéro.
- Speaker #0
Je vais retenir ça. Oser l'efficacité, c'est être intelligemment fainéant. C'est ce que je dis, tu vois,
- Speaker #2
l'accompagnement des managers, c'est soyez intelligemment fainéant. Il ne faut pas se disperser et mettre des actions à droite, à gauche. Tape là. où tu auras le plus d'impact.
- Speaker #1
C'est vraiment le sage de la bande.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
On a tellement de choses à apprendre de toi.
- Speaker #2
Si je n'ai pas ce discours-là, je n'ai rien à faire dans les entreprises.
- Speaker #1
On sait tous les deux ce que tu dis. Bien sûr,
- Speaker #0
on a tous les deux été formées au lean.
- Speaker #1
Les deux piquées au lean, mais de là, se dire, il faut faire comme ça.
- Speaker #2
C'est toujours se poser la question de ce que ça peut m'apporter derrière, quel est l'impact. Tu veux le faire parce que ça te fait kiffer, c'est cool, c'est bien, ou alors ça a un vrai impact. Ce sera peut-être un peu moins fun mais ça aura un vrai impact.
- Speaker #0
comment est-ce qu'on vous contacte ? le meilleur moyen de travailler avec vous ? qu'est-ce que je mets dans la description de l'épisode pour qu'on vous retrouve ?
- Speaker #1
les trophées de l'industrie qui fait envie. avant tout candidatez les RH au trophée de l'industrie ça va être super jusqu'au 16 avril l'année prochaine. Exactement et rejoignez-nous sur le QGRH Industrie qui est la communauté dédiée au RH de l'industrie. on mettra ça dans la description de l'épisode c'est génial
- Speaker #2
Simplement LinkedIn, LinkedIn Pierre Sirot. Vous retrouverez l'accès au groupe WhatsApp, au podcast, au livre, au contenu, au tout. C'est le point de regroupement central.
- Speaker #0
S'il y avait un seul truc à retenir de cet épisode ?
- Speaker #2
Oser l'efficacité,
- Speaker #0
oser le podcast. Oser le podcast. Soyez fainéants.
- Speaker #2
Non mais osez, osez faire des choses.
- Speaker #0
Osez faire des trucs,
- Speaker #2
c'est ça. Vous n'aurez que des regrets à ne pas le faire, c'est tout.
- Speaker #0
vivez vous aurez plein de trucs à raconter les gens contents seront contentes, les gens pas contents ne seront pas contents mais vous ne voudrez pas travailler avec eux donc c'est pas grave on va prendre ça. moi je lui laisse le mot de la fin le sage. bah super nous on s'arrête là pour aujourd'hui on se retrouve dès la semaine prochaine pour une nouvelle vidéo en attendant on s'abonne pour ne pas la rater et surtout on n'oublie pas d'oser l'efficacité