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2,077 episodes


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Abdelmadjid Tebboune a répondu hier samedi 22 mars lors d'une interview diffusée par les médias algériens aux critiques adressées à l'Algérie sur la question de la liberté d'expression. Le Président algérien a affirmé à ce sujet que ces critiques visaient principalement à "déstabiliser le pays", soutenant que "quiconque emprunte cette voie est un agent et fait partie de la cinquième colonne". Evoquant la notion de démocratie, Abdelmadjid Tebboune a expliqué que "privilégier une opinion par rapport à une autre en se basant sur des principes biaisés serait injuste et contraire aux fondements et valeurs de notre société". L'Algérie "n'est pas un Etat totalitaire" comme certains tentent de le faire croire sous couvert de "liberté d'expression", a insisté le président algérien, ajoutant que la société algérienne a "ses spécificités qu'il faut respecter". Le chef de l'Etat s’est en outre interrogé sur le deux poids deux mesures appliqué à la notion de liberté d’expression, en référence aux journalistes suspendus pour avoir parlé de la situation en Palestine. "C’est ce qu’ils essaient de faire avec nous, mais ils ne nous feront pas taire", a-t-il assuré. Force est de constater que cette analyse d'Abdelmadjid Tebboune est largement et entièrement éloignée de la réalité du terrain, la réalité que vivent ou subissent au quotidien les Algériennes et Algériens. Les emprisonnements arbitraires sont toujours d'actualité, les opposants réprimés, les journalistes indépendants harcelés ou censurés sans oublier de nombreuses personnalités nationales exilées de force ou réduites au silence par la contrainte. Et pourtant, depuis février 2019, la société algérienne a clairement et fortement exprimé son désir profond de vivre dans un pays de démocratie, Etat de Droit, d'alternance au pouvoir, de droits civiques et de libertés publiques respectés, tolérés et protégés. C'est, malheureusement, le Pouvoir aux commandes du pays qui n'a jamais respecté ses revendications spécifiques de la population algérienne. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Lors de son entrevue périodique avec les médias de la presse algérienne, diffusée samedi soir sur les chaines de Télévisions et de Radios nationales, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a abordé la question des Algériens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), dossier qui a enflammé les esprits à Paris début janvier quand des influenceurs, accusés d'avoir menacé des opposants au pouvoir algérien exilés en France, ont été expulsés mais immédiatement refoulés par l'Algérie. La crise a atteint son paroxysme après l'attentat de Mulhouse (est) ayant fait un mort, commis par un Algérien qui avait fait l'objet de plusieurs OQTF, refusées par l'Algérie. Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau a menacé d'une "riposte graduée" si l'Algérie continue de refuser d'admettre ses ressortissants expulsés. Abdelmadjid Tebboune a cité le cas d'un Algérien placé sous OQTF pour avoir "dénoncé le génocide à Gaza". "Ce sont des dizaines de cas par jour, c'est la liberté d'expression", a-t-il plaidé. Tebboune a réagi également à la déprogrammation du documentaire « Algérie, sections armes spéciales » par France 2, la chaîne de télévision publique français, en estimant que "la France officielle a reconnu l’assassinat de Ben M’hidi. L’histoire nous la connaissons. On ne refait pas l’histoire. Cela nous ramène à la question de la mémoire". "Quand on met la poussière sous le tapis, cela devient irrespirable (pour la France). Cela nous renvoie à la liberté d’expression", note le président de la République, citant Jean-Michel Apathie, les "Dreyfusards" et les OQTF (dont celui qui a dénoncé le génocide à Ghaza). "Pour eux (les Français), la liberté est je dis ce que je veux et tu te la fermes: On ne se la ferme pas", a-t-il martelé, ajoutant qu'il "faut savoir raison garder. Il y a des Français qui nous aiment et qui nous ont aidés". "Il y a des journalistes français honnêtes et courageux qui disent la vérité. On a beaucoup d’amis en France comme Audin, Maillot, Sartre, de Beauvoir, Simone Veil, Gisèle Halimi", a encore souligné le Président Algérien. Si ce dernier a totalement le droit d'avoir un regard critique sur la liberté d'expression en France, ne devrait-il pas pour autant faire preuve d'exemplarité et mettre fin, d'abord, aux persécutions dont sont victimes au quotidien les journalistes en Algérie avant de répondre aussi fermement aux détracteurs de l'Algérie en France et dans le monde ? Analyse, débat et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Dans la profonde crise diplomatique que traversent actuellement Paris et Alger, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a choisi, samedi 22 mars, de jouer la carte de l’apaisement. « Pour ne pas tomber dans le brouhaha ni le capharnaüm politique là-bas [en France], je dirais seulement trois mots : nous, on garde comme unique point de repère le président Macron », a déclaré Abdelmadjid Tebboune, en soirée, lors d’une interview avec un groupe de journalistes de médias publics, retransmise par la télévision algérienne. Il y a eu « un moment d’incompréhension, mais il reste le président français et tous les problèmes doivent se régler avec lui ou avec la personne qu’il délègue, à savoir les ministres des affaires étrangères entre eux », a-t-il poursuivi. Pour M. Tebboune, le contentieux actuel a été « créé de toutes pièces » mais désormais « il est entre de bonnes mains ». Il a cité notamment le ministre des affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, « qui a toute ma confiance ». Plusieurs communiqués de son ministère ont décrit l’Algérie comme victime d’une cabale de « l’extrême droite française revancharde et haineuse ». On est face à « deux Etats indépendants, une puissance européenne et une puissance africaine, et on a deux présidents qui travaillent ensemble, tout le reste ne nous concerne pas », a ajouté M. Tebboune. « [Emmanuel Macron est] mon alter ego, on a eu des moments de sirocco, des moments de froid » mais « c’est avec lui que je travaille ». Au sujet des visites des officiels français dans les territoires sahraouis occupés, il a fait remarquer que ces visites "ne sont pas une provocation"'. "Le jour où je comprendrai, j’expliquerai. Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’histoire de l’autonomie est française avant qu’elle ne soit défendue par nos voisins de l’Ouest. La France et le Maroc s’entendent bien et cela ne nous dérange pas. Cette manière ostentatoire pose un problème. Elle dérange l’ONU et la légalité internationale", a-t-il souligné. Force est ainsi de constater que le discours de Tebboune sur les origines de la crise avec la France a totalement évolué, mais pour ne pas dire changé radicalement. Ce n'est plus le Maroc et le Sahara Occidental qui causent problème dans les relations entre l'Algérie et la France. Sur ce sujet, il apparaît clairement que le Président algérien a fait une "reculade" à la suite d'une remise en cause de sa politique initialement prévue lors du déclenchement de la crise politique avec Paris à la fin du mois de juillet 2024. Par ailleurs, le Président algérien a subtilement décoché des flèches contre le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : nous avons fait le choix de publier et de traduire le compte-rendu de l’audience du procés de Boualem Sansal qui s’est tenu à Alger ce jeudi 20 Mars. Ce texte est le récit complet, précis et, surtout, sidérant des échanges qui se sont déroulés au tribunal de Dar El-Beida entre Boualem Sansal et les juges Algériens. "Le juge procède à l’interrogatoire de l’accusé Boualem Sansal. Le juge : Parlez-vous arabe ? Sansal : Monsieur le Président, franchement, je ne le maîtrise pas. Juge : Et Darija ? Nous parlerons « en langage familier », essayez de répondre autant que possible et de comprendre les questions qui vous seront posées. Le prévenu — Je ne comprends pas non plus le dialecte, Monsieur le Président. Le juge demande à Sansal son nom complet, vérifie son identité, sa date de naissance et ses informations personnelles, puis énumère les accusations : Délits d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à un corps constitué, de pratiques qui nuiraientt à la sécurité nationale et à l’économie nationale, de possession de vidéos qui menacent la sécurité nationale. Reconnaissez-vous ces accusations ou niez-vous ? Sansal : Non, Monsieur le Président, je nie catégoriquement ces accusations. Le juge : Une fouille électronique de vos appareils, y compris un téléphone portable, a permis de découvrir un message adressé à une personne nommée « Yazid », qui appartient au mouvement « MAK », lui disant que vous êtes satisfait de ce que l’organisation fait pour obtenir l’indépendance et la sécession de la région de la Kabylie. SANSAL : Non, je ne le lui ai pas envoyé, Monsieur le Président. Juge : Il y a un autre chef d’accusation lié à l’outrage à une institution, en l’occurrence le parlement algérien, où des messages ont été échangés entre vous et un membre de l’ambassade de France. Sansal : « je n’ai pas compris. Le juge explique : Il y a des messages via WhatsApp entre vous et l’actuel ambassadeur de France qui incluent une insulte à l’armée et aux institutions gouvernementales ? Sansal : Oui, je ne nie pas l’existence de ces messages, mais ils n’étaient qu’une conversation normale et ne contenaient aucune insulte. Le Juge : Une autre question, selon les résultats de la fouille électronique, des messages échangés entre vous et l’ancien ambassadeur de France en Algérie, où vous exprimiez votre satisfaction face à la situation actuelle en Algérie et ont été trouvés, vous lui disiez : « Je suis heureux, nous possédons du pétrole et Changriha ». Qu’entendez-vous par là ? Sansal : Oui, il y a eu des messages entre nous, nous sommes amis, dans lesquels je lui ai exprimé la réalité de la situation financière et sécuritaire en Algérie, et exprimé mon contentement de la situation sécuritaire et financière stable de notre pays. Cela n’inclut aucune insulte ou moquerie, et je n’avais aucune mauvaise intention derrière ces messages. Le juge : Qu’en est-il de l’article que nous avons trouvé en votre possession sur le sujet de la puissance militaire de l’Algérie et de l’armée ? Sansal : J’exprimais mon opinion en tant que citoyen algérien, et j’ai écrit cet article pour présenter mon point de vue sans aucune intention de nuire à l’institution militaire, que je respecte tant. Le juge : Il y a une autre accusation liée à l’atteinte à l’économie nationale, basée sur la recherche dans votre téléphone et la récupération de messages et de conversations personnelles avec l’ancien ambassadeur de France, où vous avez parlé à deux reprises des décisions de rejeter l’adhésion de l’Algérie aux BRICS. Sansal : Ces messages n’étaient qu’une conversation entre moi et l’ambassadeur, nous avons une amitié et non en vertu de sa position de diplomate français. Le juge : Que répondez-vous à l’accusation de diffusion de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité de l’Algérie à travers une interview té...
21min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : mécontent de la décision de la Justice française qui a refusé officiellement le 19 mars dernier d'extrader l'ancien ministre Abdeslam Bouchouareb, accusé de corruption et d'enrichissement illicite, le gouvernement algérien envisage sérieusement de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour demander une condamnation de la France et une décision qui l'oblige à rouvrir ce dossier judiciaire, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Les autorités algériennes veulent saisir la CEDH basée à Strasbourg pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une volonté manifeste de la part des autorités françaises d'offrir l'impunité et une protection à un ancien dirigeant politique algérien déchu et impliqué dans de graves scandales de corruption ou de détournement de fonds publics. Pour l'heure, les modalités de ce recours judiciaire n'ont pas été encore précisées, mais une réflexion sérieuse a été lancée pour mettre en place rapidement cette nouvelle procédure judiciaire. Il est à noter que toute personne physique, organisation non gouvernementale ou groupe de particuliers s’estimant victime de la violation commise par l’un des États Européens, membres d’un des droits garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme, peut saisir la CEDH pour dénoncer une violation ayant entraîné un préjudice important. Nos révélations et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Arrêtez tout et allez lire sans attendre le compte rendu du procès incroyablement délirant de Boualem Sansal qui s'est tenu le 20 mars dernier au tribunal de Dar El-Beida à Alger. L'audience a duré uniquement 20 minutes. 20 minutes seulement d'échanges entre Boualem Sansal, l'écrivain franco-algérien, et ses juges ont permis de dévoiler la chronique de la catastrophe qui ébranle de plein fouet la Justice Algérienne. Une justice totalement irrationnelle, extravagante et qui se nourrit de l'absurde. Et pour cause, toute l'affaire Boualem Sansal qui a provoqué un tollé international et une vague d'indignation planétaire repose au final sur... des messages personnels WhatsApp et des conversations privées de Boualem Sansal avec l'actuel ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet et un autre ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt. Des passages de ces échanges privés ont été instrumentalisés par la Justice algérienne pour accuser Boualem Sansal "d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à corps constitué (l’armée), d’atteinte à l’économie nationale et de détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité nationale". Pour appuyer ces accusations gravissimes, les juges algériens ont utilisé des messages personnels et totalement privés de Boualem Sansal y compris des propos extraits de blagues ou de traits d'humour retrouvés dans des conversations entre l'écrivain et Xavier Driencourt. A titre d'exemple, le passage suivant : "Pourquoi es-tu es heureux ? Parce qu’on a le pétrole et Chengriha" a été considéré comme une offense à Corps Constitué ! Le juge ayant présidé l'audience du procès a interrogé le plus sérieusement du monde Boualem Sansal sur ces propos privés et ces blagues personnelles échangées avec des contacts français. D'autres passages ont été exploités par les juges du tribunal de Dar El-Beida pour accabler Boualem Sansal. Il s'agit de propos échangés avec un "Kabyle" prénommé Yazid présenté comme membre du mouvement séparatiste "MAK" ou un commentaire concernant l'échec de l'Algérie dans le processus d'intégration au sein des BRICS+ en août 2023. Ce commentaire encore une fois totalement privé et contenu dans des messages WhatsApp a été considéré par la Justice Algérienne comme "une atteinte à l'économie nationale" ! Plongez avec nous dans les profondeurs du plus grand délire judiciaire de l'histoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25min | Published on March 22, 2025


"Sans Tabous avec Abdou" est votre nouvelle émission politique totalement indépendante, neutre et orientée vers le débat constructif et les analyses approfondies des évènements très complexes de l'actualité algérienne. Animée par Abdou Semmar, Directeur de Publication d'Algérie Part, cette émission est un nouveau concept médiatique qui va vous accompagner régulièrement pour vous apporter de l'analyse, du décryptage, des informations de premières mains et des commentaires de haut niveau pour éclairer l'opinion publique sur les véritables dessous de l'actualité algérienne, tous ses enjeux des différents dossiers politiques, économiques ou géopolitiques et sociétaux ainsi que leur impact direct sur le quotidien de la population algérienne. Dans cet épisode, le plateau dirigé par Abdou Semmar vous propose de découvrir le 2e épisode de la vaste enquête menée par Algérie Part au sujet de ces infortunés patients algériens qui ont payé des sommes conséquentes, voire colossales en devises, des sommes variant de 10 mille jusqu'à plus de 50 mille euros, pour obtenir des soins urgents et sophistiqués en Espagne et en France afin de guérir de leurs maladies rares, handicapantes, très graves ou incurables. Des maladies qui ne sont pas traitées ni prises en charge par le très déficient système de santé publique en Algérie. Malheureusement, les espoirs de ces patients algériens se transforment en un véritable cauchemar car une fois à l'étranger, ils se retrouvent "escroqués", "arnaqués" et "manipulés" par un organisme privé basé en Algérie, appelé Centre ADM International, qui leur a fait miroiter des soins complets dans le cadre d'une prise charge médicale et d'une assistance personnalisée. Au bout de quelques mois, voire de quelques semaines pour certains patients désespérés, ces Algériennes et Algériens se retrouvent piégés dans une situation inextricable : sans-papiers, sans-abris, SDF errant dans les rues et réduits à l'extrême précarité nécessitant ainsi l'intervention urgente des services sociaux de l'Etat français qui leur offrent "le gîte et le couvert" ainsi que la fameuse Aide Médicale d'Etat (AME), un dispositif public permettant aux étrangers en situation irrégulière en France de bénéficier d'un accès aux soins avec un droit à la prise en charge à 100 % des soins médicaux et hospitaliers, leur ouvrant ainsi la porte à une précieuse hospitalisation gratuite qui sauvera leur vie d'une mort certaine. Dans ce troisième volet de notre enquête, un témoin clé passe aux aveux et fait des révélations fracassantes sur le fonctionnement d'un véritable réseau de trafic de visas médicaux et de détournement de patients algériens entre l'Algérie et l'Espagne. Ce témoin clé est une femme qui a été l'un des piliers de ce réseau qui œuvrait pour accueillir des patients algériens à Barcelone en Espagne, superviser leurs transferts médicaux depuis l'Algérie vers l'Espagne pour ensuite les diriger clandestinement vers la France et les accompagner en toute illégalité dans un véritable processus d'émigration clandestine tout en les encadrant pour les amener à profiter des aides sociales ainsi que médicales de l'Etat français mises à la disposition des étrangers nécessiteux, très précaires et en situation irrégulier sur le territoire français. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
55min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : l'Algérie est assurément un pays... anormal. Et ce n'est guère une insulte ou de la moquerie méprisante lorsqu'on dresse ce constat, certes amer, mais ô combien vrai. Oui, vrai et pour vérifier que l'Algérie n'est pas un pays normal, un pays comme les autres, il suffit juste de prendre connaissance et d'analyser les verdicts de la Justice Algérienne. Un exemple est éloquent : le 20 mars 2025, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal fait l'objet au tribunal de Dar El Beida à Alger d'un réquisitoire de 10 ans de prison ferme pour "atteinte à l'unité nationale" et "l'intégrité territoriale du pays". 3 jours auparavant, le tribunal d'Essenia (Cour de justice d'Oran) a prononcé une peine de 15 ans de prison ferme à l'encontre d’un commerçant de... bananes. Quel est son tort ? Il est accusé d'avoir stocké 3718 kg de bananes "destinées à la spéculation illicite". En clair, dans l'Algérie de 2025, un simple commerçant de bananes est considéré comme plus "dangereux", plus "subversif" et plus "maléfique" qu'un "agent d'Israël", du "Makhzen" et de l'Extrême Droite française", tous réunis ! A la lecture de ces faits absurdes et uniques au monde, comment peut-on considérer encore que l'Algérie est un pays normal ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
20min | Published on March 21, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le gouvernement algérien a réagi, jeudi, à la décision de la justice française de rejeter les demandes d'extradition de l'ancien ministre de l’industrie, Abdesselam Bouchouareb, poursuivi en Algérie pour "corruption". "Le Gouvernement algérien a pris acte de la décision de la justice française d’opposer une fin de non-recevoir à la demande d’extradition d'Abdeslam Bouchouareb, condamné par la justice algérienne dans de multiples affaires de corruption, de malversation et de trafic d'influence causant au trésor algérien des pertes considérables", a indiqué un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. Alger a déploré, selon la même source, l'attitude du gouvernement français qui refuse toute coopération en matière d'entraide judiciaire. «Sans préjudice du recours à d'autres voies de droit encore possibles, le Gouvernement algérien saisit cette occasion pour relever l'absence totale de coopération du Gouvernement français en matière d'entraide judiciaire en dépit de l'existence de nombreux instruments juridiques internationaux et bilatéraux prévus à cette fin », a ajouté le communiqué. Une analyse honnête et rigoureuse permet de constater que la position du gouvernement algérien face à cette décision judiciaire française est totalement empreinte d'un amateurisme consternant et résulte d'une bêtise incompréhensible à ce très haut niveau de la hiérarchie de l'Etat algérien. Et pour cause, ce n'est pas le pouvoir politique ou le pouvoir exécutif français qui a refusé d'extrader l'ancien ministre déchu et accusé de corruption Abdesselam Bouchouareb. C'est bel et bien le Pouvoir Judiciaire qui est totalement indépendant du Pouvoir politique et les juges français ayant traité l'affaire Bouchouareb ne sont guère soumis à la hiérarchie politique du gouvernement français. Par ailleurs, pour motiver leur refus d'extradition d'Abdesselam Bouchouareb, les juges français se sont appuyés sur des principes de droit consignés dans la Convention d'extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne signée par les dirigeants algériens eux-mêmes en janvier 2019. Au regard de tous ces paramètres, le commentaire du ministère algérien des Affaires Etrangères semble infondé et absurde, voire malvenu et déplacé. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
21min | Published on March 21, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le torchon continue de brûler entre la France et l'Algérie. Après s'être opposés sur le statut du Sahara occidental ou le sort de l'écrivain Boualem Sansal, arrêté à l'aéroport d'Alger mi-novembre, les deux pays ferraillent ouvertement au sujet d'une liste d'Algériens expulsables fournie par Paris à Alger, vendredi. Trois jours plus tard, lundi 17 mars, l'Algérie a opposé une fin de non-recevoir à cette liste. "Les autorités algériennes ont décidé de ne pas donner suite à la liste soumise par les autorités françaises" et les ont "invitées à suivre le canal d'usage, en l'occurrence celui établi entre les préfectures et les consulats", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien. Dans la foulée, Bruno Retailleau a promis d'engager une "riposte graduée", "comme l'a décidé le comité interministériel sous la présidence du Premier ministre", a-t-il fait savoir sur le réseau social X, lundi soir. Le ministre a par ailleurs dit regretter "que l'Algérie refuse d'appliquer le droit international". Et en guise de sanctions adoptées contre les Dirigeants Algériens accusées de "menacer les intérêts de la France " et de "lui manquer de respect" en refusant de reprendre ces ressortissants algériens expulsables et au profil dangereux, les autorités françaises ont décidé d'élargir la liste des hauts responsables algériens indésirables sur le territoire français à plus de 4000 personnalités civiles et militaires, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Nos révélations. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15min | Published on March 21, 2025
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2,077 episodes


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Abdelmadjid Tebboune a répondu hier samedi 22 mars lors d'une interview diffusée par les médias algériens aux critiques adressées à l'Algérie sur la question de la liberté d'expression. Le Président algérien a affirmé à ce sujet que ces critiques visaient principalement à "déstabiliser le pays", soutenant que "quiconque emprunte cette voie est un agent et fait partie de la cinquième colonne". Evoquant la notion de démocratie, Abdelmadjid Tebboune a expliqué que "privilégier une opinion par rapport à une autre en se basant sur des principes biaisés serait injuste et contraire aux fondements et valeurs de notre société". L'Algérie "n'est pas un Etat totalitaire" comme certains tentent de le faire croire sous couvert de "liberté d'expression", a insisté le président algérien, ajoutant que la société algérienne a "ses spécificités qu'il faut respecter". Le chef de l'Etat s’est en outre interrogé sur le deux poids deux mesures appliqué à la notion de liberté d’expression, en référence aux journalistes suspendus pour avoir parlé de la situation en Palestine. "C’est ce qu’ils essaient de faire avec nous, mais ils ne nous feront pas taire", a-t-il assuré. Force est de constater que cette analyse d'Abdelmadjid Tebboune est largement et entièrement éloignée de la réalité du terrain, la réalité que vivent ou subissent au quotidien les Algériennes et Algériens. Les emprisonnements arbitraires sont toujours d'actualité, les opposants réprimés, les journalistes indépendants harcelés ou censurés sans oublier de nombreuses personnalités nationales exilées de force ou réduites au silence par la contrainte. Et pourtant, depuis février 2019, la société algérienne a clairement et fortement exprimé son désir profond de vivre dans un pays de démocratie, Etat de Droit, d'alternance au pouvoir, de droits civiques et de libertés publiques respectés, tolérés et protégés. C'est, malheureusement, le Pouvoir aux commandes du pays qui n'a jamais respecté ses revendications spécifiques de la population algérienne. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Lors de son entrevue périodique avec les médias de la presse algérienne, diffusée samedi soir sur les chaines de Télévisions et de Radios nationales, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a abordé la question des Algériens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), dossier qui a enflammé les esprits à Paris début janvier quand des influenceurs, accusés d'avoir menacé des opposants au pouvoir algérien exilés en France, ont été expulsés mais immédiatement refoulés par l'Algérie. La crise a atteint son paroxysme après l'attentat de Mulhouse (est) ayant fait un mort, commis par un Algérien qui avait fait l'objet de plusieurs OQTF, refusées par l'Algérie. Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau a menacé d'une "riposte graduée" si l'Algérie continue de refuser d'admettre ses ressortissants expulsés. Abdelmadjid Tebboune a cité le cas d'un Algérien placé sous OQTF pour avoir "dénoncé le génocide à Gaza". "Ce sont des dizaines de cas par jour, c'est la liberté d'expression", a-t-il plaidé. Tebboune a réagi également à la déprogrammation du documentaire « Algérie, sections armes spéciales » par France 2, la chaîne de télévision publique français, en estimant que "la France officielle a reconnu l’assassinat de Ben M’hidi. L’histoire nous la connaissons. On ne refait pas l’histoire. Cela nous ramène à la question de la mémoire". "Quand on met la poussière sous le tapis, cela devient irrespirable (pour la France). Cela nous renvoie à la liberté d’expression", note le président de la République, citant Jean-Michel Apathie, les "Dreyfusards" et les OQTF (dont celui qui a dénoncé le génocide à Ghaza). "Pour eux (les Français), la liberté est je dis ce que je veux et tu te la fermes: On ne se la ferme pas", a-t-il martelé, ajoutant qu'il "faut savoir raison garder. Il y a des Français qui nous aiment et qui nous ont aidés". "Il y a des journalistes français honnêtes et courageux qui disent la vérité. On a beaucoup d’amis en France comme Audin, Maillot, Sartre, de Beauvoir, Simone Veil, Gisèle Halimi", a encore souligné le Président Algérien. Si ce dernier a totalement le droit d'avoir un regard critique sur la liberté d'expression en France, ne devrait-il pas pour autant faire preuve d'exemplarité et mettre fin, d'abord, aux persécutions dont sont victimes au quotidien les journalistes en Algérie avant de répondre aussi fermement aux détracteurs de l'Algérie en France et dans le monde ? Analyse, débat et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Dans la profonde crise diplomatique que traversent actuellement Paris et Alger, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a choisi, samedi 22 mars, de jouer la carte de l’apaisement. « Pour ne pas tomber dans le brouhaha ni le capharnaüm politique là-bas [en France], je dirais seulement trois mots : nous, on garde comme unique point de repère le président Macron », a déclaré Abdelmadjid Tebboune, en soirée, lors d’une interview avec un groupe de journalistes de médias publics, retransmise par la télévision algérienne. Il y a eu « un moment d’incompréhension, mais il reste le président français et tous les problèmes doivent se régler avec lui ou avec la personne qu’il délègue, à savoir les ministres des affaires étrangères entre eux », a-t-il poursuivi. Pour M. Tebboune, le contentieux actuel a été « créé de toutes pièces » mais désormais « il est entre de bonnes mains ». Il a cité notamment le ministre des affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, « qui a toute ma confiance ». Plusieurs communiqués de son ministère ont décrit l’Algérie comme victime d’une cabale de « l’extrême droite française revancharde et haineuse ». On est face à « deux Etats indépendants, une puissance européenne et une puissance africaine, et on a deux présidents qui travaillent ensemble, tout le reste ne nous concerne pas », a ajouté M. Tebboune. « [Emmanuel Macron est] mon alter ego, on a eu des moments de sirocco, des moments de froid » mais « c’est avec lui que je travaille ». Au sujet des visites des officiels français dans les territoires sahraouis occupés, il a fait remarquer que ces visites "ne sont pas une provocation"'. "Le jour où je comprendrai, j’expliquerai. Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’histoire de l’autonomie est française avant qu’elle ne soit défendue par nos voisins de l’Ouest. La France et le Maroc s’entendent bien et cela ne nous dérange pas. Cette manière ostentatoire pose un problème. Elle dérange l’ONU et la légalité internationale", a-t-il souligné. Force est ainsi de constater que le discours de Tebboune sur les origines de la crise avec la France a totalement évolué, mais pour ne pas dire changé radicalement. Ce n'est plus le Maroc et le Sahara Occidental qui causent problème dans les relations entre l'Algérie et la France. Sur ce sujet, il apparaît clairement que le Président algérien a fait une "reculade" à la suite d'une remise en cause de sa politique initialement prévue lors du déclenchement de la crise politique avec Paris à la fin du mois de juillet 2024. Par ailleurs, le Président algérien a subtilement décoché des flèches contre le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : nous avons fait le choix de publier et de traduire le compte-rendu de l’audience du procés de Boualem Sansal qui s’est tenu à Alger ce jeudi 20 Mars. Ce texte est le récit complet, précis et, surtout, sidérant des échanges qui se sont déroulés au tribunal de Dar El-Beida entre Boualem Sansal et les juges Algériens. "Le juge procède à l’interrogatoire de l’accusé Boualem Sansal. Le juge : Parlez-vous arabe ? Sansal : Monsieur le Président, franchement, je ne le maîtrise pas. Juge : Et Darija ? Nous parlerons « en langage familier », essayez de répondre autant que possible et de comprendre les questions qui vous seront posées. Le prévenu — Je ne comprends pas non plus le dialecte, Monsieur le Président. Le juge demande à Sansal son nom complet, vérifie son identité, sa date de naissance et ses informations personnelles, puis énumère les accusations : Délits d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à un corps constitué, de pratiques qui nuiraientt à la sécurité nationale et à l’économie nationale, de possession de vidéos qui menacent la sécurité nationale. Reconnaissez-vous ces accusations ou niez-vous ? Sansal : Non, Monsieur le Président, je nie catégoriquement ces accusations. Le juge : Une fouille électronique de vos appareils, y compris un téléphone portable, a permis de découvrir un message adressé à une personne nommée « Yazid », qui appartient au mouvement « MAK », lui disant que vous êtes satisfait de ce que l’organisation fait pour obtenir l’indépendance et la sécession de la région de la Kabylie. SANSAL : Non, je ne le lui ai pas envoyé, Monsieur le Président. Juge : Il y a un autre chef d’accusation lié à l’outrage à une institution, en l’occurrence le parlement algérien, où des messages ont été échangés entre vous et un membre de l’ambassade de France. Sansal : « je n’ai pas compris. Le juge explique : Il y a des messages via WhatsApp entre vous et l’actuel ambassadeur de France qui incluent une insulte à l’armée et aux institutions gouvernementales ? Sansal : Oui, je ne nie pas l’existence de ces messages, mais ils n’étaient qu’une conversation normale et ne contenaient aucune insulte. Le Juge : Une autre question, selon les résultats de la fouille électronique, des messages échangés entre vous et l’ancien ambassadeur de France en Algérie, où vous exprimiez votre satisfaction face à la situation actuelle en Algérie et ont été trouvés, vous lui disiez : « Je suis heureux, nous possédons du pétrole et Changriha ». Qu’entendez-vous par là ? Sansal : Oui, il y a eu des messages entre nous, nous sommes amis, dans lesquels je lui ai exprimé la réalité de la situation financière et sécuritaire en Algérie, et exprimé mon contentement de la situation sécuritaire et financière stable de notre pays. Cela n’inclut aucune insulte ou moquerie, et je n’avais aucune mauvaise intention derrière ces messages. Le juge : Qu’en est-il de l’article que nous avons trouvé en votre possession sur le sujet de la puissance militaire de l’Algérie et de l’armée ? Sansal : J’exprimais mon opinion en tant que citoyen algérien, et j’ai écrit cet article pour présenter mon point de vue sans aucune intention de nuire à l’institution militaire, que je respecte tant. Le juge : Il y a une autre accusation liée à l’atteinte à l’économie nationale, basée sur la recherche dans votre téléphone et la récupération de messages et de conversations personnelles avec l’ancien ambassadeur de France, où vous avez parlé à deux reprises des décisions de rejeter l’adhésion de l’Algérie aux BRICS. Sansal : Ces messages n’étaient qu’une conversation entre moi et l’ambassadeur, nous avons une amitié et non en vertu de sa position de diplomate français. Le juge : Que répondez-vous à l’accusation de diffusion de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité de l’Algérie à travers une interview té...
21min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : mécontent de la décision de la Justice française qui a refusé officiellement le 19 mars dernier d'extrader l'ancien ministre Abdeslam Bouchouareb, accusé de corruption et d'enrichissement illicite, le gouvernement algérien envisage sérieusement de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour demander une condamnation de la France et une décision qui l'oblige à rouvrir ce dossier judiciaire, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Les autorités algériennes veulent saisir la CEDH basée à Strasbourg pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une volonté manifeste de la part des autorités françaises d'offrir l'impunité et une protection à un ancien dirigeant politique algérien déchu et impliqué dans de graves scandales de corruption ou de détournement de fonds publics. Pour l'heure, les modalités de ce recours judiciaire n'ont pas été encore précisées, mais une réflexion sérieuse a été lancée pour mettre en place rapidement cette nouvelle procédure judiciaire. Il est à noter que toute personne physique, organisation non gouvernementale ou groupe de particuliers s’estimant victime de la violation commise par l’un des États Européens, membres d’un des droits garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme, peut saisir la CEDH pour dénoncer une violation ayant entraîné un préjudice important. Nos révélations et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Arrêtez tout et allez lire sans attendre le compte rendu du procès incroyablement délirant de Boualem Sansal qui s'est tenu le 20 mars dernier au tribunal de Dar El-Beida à Alger. L'audience a duré uniquement 20 minutes. 20 minutes seulement d'échanges entre Boualem Sansal, l'écrivain franco-algérien, et ses juges ont permis de dévoiler la chronique de la catastrophe qui ébranle de plein fouet la Justice Algérienne. Une justice totalement irrationnelle, extravagante et qui se nourrit de l'absurde. Et pour cause, toute l'affaire Boualem Sansal qui a provoqué un tollé international et une vague d'indignation planétaire repose au final sur... des messages personnels WhatsApp et des conversations privées de Boualem Sansal avec l'actuel ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet et un autre ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt. Des passages de ces échanges privés ont été instrumentalisés par la Justice algérienne pour accuser Boualem Sansal "d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à corps constitué (l’armée), d’atteinte à l’économie nationale et de détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité nationale". Pour appuyer ces accusations gravissimes, les juges algériens ont utilisé des messages personnels et totalement privés de Boualem Sansal y compris des propos extraits de blagues ou de traits d'humour retrouvés dans des conversations entre l'écrivain et Xavier Driencourt. A titre d'exemple, le passage suivant : "Pourquoi es-tu es heureux ? Parce qu’on a le pétrole et Chengriha" a été considéré comme une offense à Corps Constitué ! Le juge ayant présidé l'audience du procès a interrogé le plus sérieusement du monde Boualem Sansal sur ces propos privés et ces blagues personnelles échangées avec des contacts français. D'autres passages ont été exploités par les juges du tribunal de Dar El-Beida pour accabler Boualem Sansal. Il s'agit de propos échangés avec un "Kabyle" prénommé Yazid présenté comme membre du mouvement séparatiste "MAK" ou un commentaire concernant l'échec de l'Algérie dans le processus d'intégration au sein des BRICS+ en août 2023. Ce commentaire encore une fois totalement privé et contenu dans des messages WhatsApp a été considéré par la Justice Algérienne comme "une atteinte à l'économie nationale" ! Plongez avec nous dans les profondeurs du plus grand délire judiciaire de l'histoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25min | Published on March 22, 2025


"Sans Tabous avec Abdou" est votre nouvelle émission politique totalement indépendante, neutre et orientée vers le débat constructif et les analyses approfondies des évènements très complexes de l'actualité algérienne. Animée par Abdou Semmar, Directeur de Publication d'Algérie Part, cette émission est un nouveau concept médiatique qui va vous accompagner régulièrement pour vous apporter de l'analyse, du décryptage, des informations de premières mains et des commentaires de haut niveau pour éclairer l'opinion publique sur les véritables dessous de l'actualité algérienne, tous ses enjeux des différents dossiers politiques, économiques ou géopolitiques et sociétaux ainsi que leur impact direct sur le quotidien de la population algérienne. Dans cet épisode, le plateau dirigé par Abdou Semmar vous propose de découvrir le 2e épisode de la vaste enquête menée par Algérie Part au sujet de ces infortunés patients algériens qui ont payé des sommes conséquentes, voire colossales en devises, des sommes variant de 10 mille jusqu'à plus de 50 mille euros, pour obtenir des soins urgents et sophistiqués en Espagne et en France afin de guérir de leurs maladies rares, handicapantes, très graves ou incurables. Des maladies qui ne sont pas traitées ni prises en charge par le très déficient système de santé publique en Algérie. Malheureusement, les espoirs de ces patients algériens se transforment en un véritable cauchemar car une fois à l'étranger, ils se retrouvent "escroqués", "arnaqués" et "manipulés" par un organisme privé basé en Algérie, appelé Centre ADM International, qui leur a fait miroiter des soins complets dans le cadre d'une prise charge médicale et d'une assistance personnalisée. Au bout de quelques mois, voire de quelques semaines pour certains patients désespérés, ces Algériennes et Algériens se retrouvent piégés dans une situation inextricable : sans-papiers, sans-abris, SDF errant dans les rues et réduits à l'extrême précarité nécessitant ainsi l'intervention urgente des services sociaux de l'Etat français qui leur offrent "le gîte et le couvert" ainsi que la fameuse Aide Médicale d'Etat (AME), un dispositif public permettant aux étrangers en situation irrégulière en France de bénéficier d'un accès aux soins avec un droit à la prise en charge à 100 % des soins médicaux et hospitaliers, leur ouvrant ainsi la porte à une précieuse hospitalisation gratuite qui sauvera leur vie d'une mort certaine. Dans ce troisième volet de notre enquête, un témoin clé passe aux aveux et fait des révélations fracassantes sur le fonctionnement d'un véritable réseau de trafic de visas médicaux et de détournement de patients algériens entre l'Algérie et l'Espagne. Ce témoin clé est une femme qui a été l'un des piliers de ce réseau qui œuvrait pour accueillir des patients algériens à Barcelone en Espagne, superviser leurs transferts médicaux depuis l'Algérie vers l'Espagne pour ensuite les diriger clandestinement vers la France et les accompagner en toute illégalité dans un véritable processus d'émigration clandestine tout en les encadrant pour les amener à profiter des aides sociales ainsi que médicales de l'Etat français mises à la disposition des étrangers nécessiteux, très précaires et en situation irrégulier sur le territoire français. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
55min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : l'Algérie est assurément un pays... anormal. Et ce n'est guère une insulte ou de la moquerie méprisante lorsqu'on dresse ce constat, certes amer, mais ô combien vrai. Oui, vrai et pour vérifier que l'Algérie n'est pas un pays normal, un pays comme les autres, il suffit juste de prendre connaissance et d'analyser les verdicts de la Justice Algérienne. Un exemple est éloquent : le 20 mars 2025, l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal fait l'objet au tribunal de Dar El Beida à Alger d'un réquisitoire de 10 ans de prison ferme pour "atteinte à l'unité nationale" et "l'intégrité territoriale du pays". 3 jours auparavant, le tribunal d'Essenia (Cour de justice d'Oran) a prononcé une peine de 15 ans de prison ferme à l'encontre d’un commerçant de... bananes. Quel est son tort ? Il est accusé d'avoir stocké 3718 kg de bananes "destinées à la spéculation illicite". En clair, dans l'Algérie de 2025, un simple commerçant de bananes est considéré comme plus "dangereux", plus "subversif" et plus "maléfique" qu'un "agent d'Israël", du "Makhzen" et de l'Extrême Droite française", tous réunis ! A la lecture de ces faits absurdes et uniques au monde, comment peut-on considérer encore que l'Algérie est un pays normal ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
20min | Published on March 21, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le gouvernement algérien a réagi, jeudi, à la décision de la justice française de rejeter les demandes d'extradition de l'ancien ministre de l’industrie, Abdesselam Bouchouareb, poursuivi en Algérie pour "corruption". "Le Gouvernement algérien a pris acte de la décision de la justice française d’opposer une fin de non-recevoir à la demande d’extradition d'Abdeslam Bouchouareb, condamné par la justice algérienne dans de multiples affaires de corruption, de malversation et de trafic d'influence causant au trésor algérien des pertes considérables", a indiqué un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. Alger a déploré, selon la même source, l'attitude du gouvernement français qui refuse toute coopération en matière d'entraide judiciaire. «Sans préjudice du recours à d'autres voies de droit encore possibles, le Gouvernement algérien saisit cette occasion pour relever l'absence totale de coopération du Gouvernement français en matière d'entraide judiciaire en dépit de l'existence de nombreux instruments juridiques internationaux et bilatéraux prévus à cette fin », a ajouté le communiqué. Une analyse honnête et rigoureuse permet de constater que la position du gouvernement algérien face à cette décision judiciaire française est totalement empreinte d'un amateurisme consternant et résulte d'une bêtise incompréhensible à ce très haut niveau de la hiérarchie de l'Etat algérien. Et pour cause, ce n'est pas le pouvoir politique ou le pouvoir exécutif français qui a refusé d'extrader l'ancien ministre déchu et accusé de corruption Abdesselam Bouchouareb. C'est bel et bien le Pouvoir Judiciaire qui est totalement indépendant du Pouvoir politique et les juges français ayant traité l'affaire Bouchouareb ne sont guère soumis à la hiérarchie politique du gouvernement français. Par ailleurs, pour motiver leur refus d'extradition d'Abdesselam Bouchouareb, les juges français se sont appuyés sur des principes de droit consignés dans la Convention d'extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République algérienne signée par les dirigeants algériens eux-mêmes en janvier 2019. Au regard de tous ces paramètres, le commentaire du ministère algérien des Affaires Etrangères semble infondé et absurde, voire malvenu et déplacé. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
21min | Published on March 21, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le torchon continue de brûler entre la France et l'Algérie. Après s'être opposés sur le statut du Sahara occidental ou le sort de l'écrivain Boualem Sansal, arrêté à l'aéroport d'Alger mi-novembre, les deux pays ferraillent ouvertement au sujet d'une liste d'Algériens expulsables fournie par Paris à Alger, vendredi. Trois jours plus tard, lundi 17 mars, l'Algérie a opposé une fin de non-recevoir à cette liste. "Les autorités algériennes ont décidé de ne pas donner suite à la liste soumise par les autorités françaises" et les ont "invitées à suivre le canal d'usage, en l'occurrence celui établi entre les préfectures et les consulats", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères algérien. Dans la foulée, Bruno Retailleau a promis d'engager une "riposte graduée", "comme l'a décidé le comité interministériel sous la présidence du Premier ministre", a-t-il fait savoir sur le réseau social X, lundi soir. Le ministre a par ailleurs dit regretter "que l'Algérie refuse d'appliquer le droit international". Et en guise de sanctions adoptées contre les Dirigeants Algériens accusées de "menacer les intérêts de la France " et de "lui manquer de respect" en refusant de reprendre ces ressortissants algériens expulsables et au profil dangereux, les autorités françaises ont décidé d'élargir la liste des hauts responsables algériens indésirables sur le territoire français à plus de 4000 personnalités civiles et militaires, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Nos révélations. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15min | Published on March 21, 2025