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Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Invité ce 24 mars sur BFMTV, Jordan Bardella, le Président du Rassemblement National, le grand mouvement de l'extrême droite française, a défendu une série de mesures à mettre en place pour faire comprendre au gouvernement algérien que «nous ne sommes pas sous sa tutelle». Alors que le pays dirigé par Abdelmadjid Tebboune refuse de récupérer ses ressortissants visés par une procédure d’expulsion, le président du Rassemblement national (RN) a fait part de son scepticisme face à la stratégie déployée par Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur. «Il ne s’agit plus désormais de discuter d’une riposte graduée mais de prendre des mesures extrêmement fermes», a défendu le nationaliste. Le député européen souhaite notamment abroger les accords de 1968, suspendre la délivrance des visas à tous les ressortissants algériens et stopper l’aide au développement à destination de l’Algérie. Autant de mesures de rétorsion face à un pays qui «multiplie les injures, pour ne pas dire les parjures, à l’égard de la France, de la République, de ses dirigeants». «L’Union européenne engage des appels à projet avec l’Algérie s’agissant de la gestion de l’eau là-bas, quand on sait que dans nos territoires d’outre-mer, 1 Français sur 3 n’a pas accès l’eau potable», s’est indigné Jordan Bardella, qui appelle à «fermer à la fois le robinet de l’immigration et le robinet des subventions». «Et accessoirement, empêcher les dirigeants algériens de venir se faire soigner en France tant qu’ils refuseront toute coopération», a ajouté le bras droit de Marine Le Pen, alors que la dette laissée par l’Algérie aux hôpitaux parisiens s’élevait à près de 45 millions d’euros en 2023. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Après trois ans de tensions diplomatiques, l’Espagne redevient l'amie de l'Algérie ! Depuis sa décision controversée de reconnaître la prétendue «marocanité» du Sahara occidental, l'Algérie a adopté une politique très agressive, hostile et malveillante à l'égard de l'Espagne. Pour rappel, Alger avait décidé de rappeler son ambassadeur au lendemain de la publication par Rabat d'un communiqué le 18 mars 2022, y indiquant que « l'Espagne considère l'initiative marocaine d'autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend », reprenant les affirmations du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Dans son message adressé au roi Mohammed VI, Sanchez annonçait ainsi non seulement la fin de la crise diplomatique et le rétablissement complet des relations entre les deux pays après de longs mois de crise, mais affirmait donc son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc. Quelques semaines plus tard, en juin, Alger, ne se contentant pas de rappeler son ambassadeur et de lancer moult mesures économiques – augmentation du prix à l'export du gaz, suspension de lignes aériennes, blocages des importations d'Espagne –, est revenu à la charge après la confirmation de la position espagnole par Sanchez devant le Parlement, en suspendant la Traité d'amitié de bon voisinage et de coopération avec Madrid. Mais depuis le début de cette année 2025, l'Algérie a multiplié les gestes d’apaisement pour recoller les morceaux. Les premiers signes de détente sont apparus fin 2023, sans pour autant retrouver la relation privilégiée d’autrefois. Un ambassadeur espagnol a été nommé, et les échanges économiques ont repris timidement. Mais c’est véritablement la diplomatie qui a fait avancer le rapprochement, avec l’implication directe du président Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier, le 22 mars dernier, lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, a affirmé sereinement que les relations entre l’Algérie et l’Espagne «ont repris leur cours normal après une période de froid diplomatique ». Il a précisé que les relations diplomatiques et commerciales sont actuellement au beau fixe, soulignant que l’Algérie prévoit d’importer une partie de son cheptel depuis l’Espagne. Quelles sont les raisons de ce changement "à 180 degrés" de la position algérienne à l'égard de l'Espagne ? Voici les éléments de réponse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
20min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Pour remporter son bras-de-fer diplomatique et politique avec la France, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune mise sur les tensions et divergences qui divisent au plus sommet de l'Etat français. Ces divisions ont éclaté récemment entre le Président français Emmanuel Macron et son ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Et le Pouvoir Algérien a élaboré une stratégie consistant à exploiter ces tensions entre Macron et Retailleau pour faire aboutir sa feuille de route et protéger ses intérêts stratégiques en France. Il faut savoir qu'effectivement, les agissements du ministre de l’Intérieur français font grincer des dents, y compris à l’Elysée, assure à ce propos la station de radio française RTL qui note que le fait que Bruno Retailleau s’arroge des prérogatives qui relèvent du ministère des Affaires étrangères ou même du président français commence à poser problème. On s’agace sur un point précis – et c’est un ami du chef de l’Etat qui le confie à RTL – Emmanuel Macron déteste qu’on empiète sur son domaine réservé. Le président de la République n’apprécie pas du tout que l’action d’un ministre déborde sur ses prérogatives : la diplomatie et en l’occurrence les relations diplomatiques avec l’Algérie, indique la chaîne de radio. Dans l’entourage du chef de l’Etat (français), on rappelle que c’est Emmanuel Macron qui a fixé l’agenda des relations avec l’Algérie (…) que c’est le président, pas le ministre de l’Intérieur, qui gère la diplomatie, poursuit RTL. Le palais présidentiel rappelle que ce ne sont pas les agendas des ministres ou leurs ambitions politiques qui doivent guider les relations avec un pays étranger. Un petit rappel un peu sec, comme si la volonté du ministre de l’Intérieur d’aller au bras de fer commençait à devenir un problème, signale la chaîne française. Elle affirme clairement, par ailleurs, que Bruno Retailleau, à travers ses attitudes agressives vis-à-vis de l’Algérie, sert l’agenda politique de son parti et son ambition personnelle d’homme politique. « Bruno Retailleau est aussi un ministre de l’Intérieur en campagne » pour son parti Les Républicains. « Ne rien céder, aller au bras de fer, voilà ce qu’ont en tête les militants que Bruno Retailleau doit convaincre pour être élu président des Républicains », soutient RTL. Le journal le Parisien fait lui aussi état de l’embarras du gouvernement français devant le comportement du ministre de l’Intérieur. « Dans les arcanes du pouvoir, le sujet, explosif, embarrasse », signale le journal. « Je ne comprends pas la stratégie de Bruno Retailleau, confie un ministre. Il radicalise son discours pour coller à l’opinion, mais il n’obtient aucun gain », indique le journal. « L’intérêt de la France et de millions de ses citoyens ne peut être confisqué pour servir le congrès de LR. Nous voulons paix, respect et amitié réciproque », soutient le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, également cité par le journal. Le Parisien signale au passage que le L’Elysée n’avait pas été avisé au sujet de la mise en exécution des derniers OQTF (Ordre de quitter le territoire français) qui concernait des ressortissants algériens. Une initiative du ministre de l’Intérieur français, lui-même, semble-t-il. « Macron était content de Retailleau au démarrage à Beauvau siège du ministère de l’Intérieur. Mais il est agacé par le fait qu’il soit candidat à la présidence de LR. Et ça le rend dingue qu’il ouvre sa gueule sur l’Algérie », assure un proche du chef de l’Etat français, informe le Parisien. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
18min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Alors que Paris et Alger s’enfoncent dans une crise diplomatique dont on ne voit pas le bout, l’Italie et l’Algérie n’ont de cesse d’afficher leur parfaite concorde. Dès son arrivée à la tête de l’exécutif italien en 2022, la présidente d’extrême droite du conseil, Giorgia Meloni, a eu un regard critique sur l’action de la France sur le continent africain. Elle cultive soigneusement ses relations avec l'Algérie devenu son premier fournisseur en gaz naturel depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et de son côté, le Pouvoir Algérien a su comment instrumentaliser et exploiter la rivalité politique croissante entre Rome et Paris pour se positionner en force sur l'échiquier politique régional avec toujours pour objectif de trouver en permanence un contrepoids à l'influence géopolitique de la France au Maghreb. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
24min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Abdelmadjid Tebboune a répondu hier samedi 22 mars lors d'une interview diffusée par les médias algériens aux critiques adressées à l'Algérie sur la question de la liberté d'expression. Le Président algérien a affirmé à ce sujet que ces critiques visaient principalement à "déstabiliser le pays", soutenant que "quiconque emprunte cette voie est un agent et fait partie de la cinquième colonne". Evoquant la notion de démocratie, Abdelmadjid Tebboune a expliqué que "privilégier une opinion par rapport à une autre en se basant sur des principes biaisés serait injuste et contraire aux fondements et valeurs de notre société". L'Algérie "n'est pas un Etat totalitaire" comme certains tentent de le faire croire sous couvert de "liberté d'expression", a insisté le président algérien, ajoutant que la société algérienne a "ses spécificités qu'il faut respecter". Le chef de l'Etat s’est en outre interrogé sur le deux poids deux mesures appliqué à la notion de liberté d’expression, en référence aux journalistes suspendus pour avoir parlé de la situation en Palestine. "C’est ce qu’ils essaient de faire avec nous, mais ils ne nous feront pas taire", a-t-il assuré. Force est de constater que cette analyse d'Abdelmadjid Tebboune est largement et entièrement éloignée de la réalité du terrain, la réalité que vivent ou subissent au quotidien les Algériennes et Algériens. Les emprisonnements arbitraires sont toujours d'actualité, les opposants réprimés, les journalistes indépendants harcelés ou censurés sans oublier de nombreuses personnalités nationales exilées de force ou réduites au silence par la contrainte. Et pourtant, depuis février 2019, la société algérienne a clairement et fortement exprimé son désir profond de vivre dans un pays de démocratie, Etat de Droit, d'alternance au pouvoir, de droits civiques et de libertés publiques respectés, tolérés et protégés. C'est, malheureusement, le Pouvoir aux commandes du pays qui n'a jamais respecté ses revendications spécifiques de la population algérienne. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Lors de son entrevue périodique avec les médias de la presse algérienne, diffusée samedi soir sur les chaines de Télévisions et de Radios nationales, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a abordé la question des Algériens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), dossier qui a enflammé les esprits à Paris début janvier quand des influenceurs, accusés d'avoir menacé des opposants au pouvoir algérien exilés en France, ont été expulsés mais immédiatement refoulés par l'Algérie. La crise a atteint son paroxysme après l'attentat de Mulhouse (est) ayant fait un mort, commis par un Algérien qui avait fait l'objet de plusieurs OQTF, refusées par l'Algérie. Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau a menacé d'une "riposte graduée" si l'Algérie continue de refuser d'admettre ses ressortissants expulsés. Abdelmadjid Tebboune a cité le cas d'un Algérien placé sous OQTF pour avoir "dénoncé le génocide à Gaza". "Ce sont des dizaines de cas par jour, c'est la liberté d'expression", a-t-il plaidé. Tebboune a réagi également à la déprogrammation du documentaire « Algérie, sections armes spéciales » par France 2, la chaîne de télévision publique français, en estimant que "la France officielle a reconnu l’assassinat de Ben M’hidi. L’histoire nous la connaissons. On ne refait pas l’histoire. Cela nous ramène à la question de la mémoire". "Quand on met la poussière sous le tapis, cela devient irrespirable (pour la France). Cela nous renvoie à la liberté d’expression", note le président de la République, citant Jean-Michel Apathie, les "Dreyfusards" et les OQTF (dont celui qui a dénoncé le génocide à Ghaza). "Pour eux (les Français), la liberté est je dis ce que je veux et tu te la fermes: On ne se la ferme pas", a-t-il martelé, ajoutant qu'il "faut savoir raison garder. Il y a des Français qui nous aiment et qui nous ont aidés". "Il y a des journalistes français honnêtes et courageux qui disent la vérité. On a beaucoup d’amis en France comme Audin, Maillot, Sartre, de Beauvoir, Simone Veil, Gisèle Halimi", a encore souligné le Président Algérien. Si ce dernier a totalement le droit d'avoir un regard critique sur la liberté d'expression en France, ne devrait-il pas pour autant faire preuve d'exemplarité et mettre fin, d'abord, aux persécutions dont sont victimes au quotidien les journalistes en Algérie avant de répondre aussi fermement aux détracteurs de l'Algérie en France et dans le monde ? Analyse, débat et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Dans la profonde crise diplomatique que traversent actuellement Paris et Alger, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a choisi, samedi 22 mars, de jouer la carte de l’apaisement. « Pour ne pas tomber dans le brouhaha ni le capharnaüm politique là-bas [en France], je dirais seulement trois mots : nous, on garde comme unique point de repère le président Macron », a déclaré Abdelmadjid Tebboune, en soirée, lors d’une interview avec un groupe de journalistes de médias publics, retransmise par la télévision algérienne. Il y a eu « un moment d’incompréhension, mais il reste le président français et tous les problèmes doivent se régler avec lui ou avec la personne qu’il délègue, à savoir les ministres des affaires étrangères entre eux », a-t-il poursuivi. Pour M. Tebboune, le contentieux actuel a été « créé de toutes pièces » mais désormais « il est entre de bonnes mains ». Il a cité notamment le ministre des affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, « qui a toute ma confiance ». Plusieurs communiqués de son ministère ont décrit l’Algérie comme victime d’une cabale de « l’extrême droite française revancharde et haineuse ». On est face à « deux Etats indépendants, une puissance européenne et une puissance africaine, et on a deux présidents qui travaillent ensemble, tout le reste ne nous concerne pas », a ajouté M. Tebboune. « [Emmanuel Macron est] mon alter ego, on a eu des moments de sirocco, des moments de froid » mais « c’est avec lui que je travaille ». Au sujet des visites des officiels français dans les territoires sahraouis occupés, il a fait remarquer que ces visites "ne sont pas une provocation"'. "Le jour où je comprendrai, j’expliquerai. Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’histoire de l’autonomie est française avant qu’elle ne soit défendue par nos voisins de l’Ouest. La France et le Maroc s’entendent bien et cela ne nous dérange pas. Cette manière ostentatoire pose un problème. Elle dérange l’ONU et la légalité internationale", a-t-il souligné. Force est ainsi de constater que le discours de Tebboune sur les origines de la crise avec la France a totalement évolué, mais pour ne pas dire changé radicalement. Ce n'est plus le Maroc et le Sahara Occidental qui causent problème dans les relations entre l'Algérie et la France. Sur ce sujet, il apparaît clairement que le Président algérien a fait une "reculade" à la suite d'une remise en cause de sa politique initialement prévue lors du déclenchement de la crise politique avec Paris à la fin du mois de juillet 2024. Par ailleurs, le Président algérien a subtilement décoché des flèches contre le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : nous avons fait le choix de publier et de traduire le compte-rendu de l’audience du procés de Boualem Sansal qui s’est tenu à Alger ce jeudi 20 Mars. Ce texte est le récit complet, précis et, surtout, sidérant des échanges qui se sont déroulés au tribunal de Dar El-Beida entre Boualem Sansal et les juges Algériens. "Le juge procède à l’interrogatoire de l’accusé Boualem Sansal. Le juge : Parlez-vous arabe ? Sansal : Monsieur le Président, franchement, je ne le maîtrise pas. Juge : Et Darija ? Nous parlerons « en langage familier », essayez de répondre autant que possible et de comprendre les questions qui vous seront posées. Le prévenu — Je ne comprends pas non plus le dialecte, Monsieur le Président. Le juge demande à Sansal son nom complet, vérifie son identité, sa date de naissance et ses informations personnelles, puis énumère les accusations : Délits d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à un corps constitué, de pratiques qui nuiraientt à la sécurité nationale et à l’économie nationale, de possession de vidéos qui menacent la sécurité nationale. Reconnaissez-vous ces accusations ou niez-vous ? Sansal : Non, Monsieur le Président, je nie catégoriquement ces accusations. Le juge : Une fouille électronique de vos appareils, y compris un téléphone portable, a permis de découvrir un message adressé à une personne nommée « Yazid », qui appartient au mouvement « MAK », lui disant que vous êtes satisfait de ce que l’organisation fait pour obtenir l’indépendance et la sécession de la région de la Kabylie. SANSAL : Non, je ne le lui ai pas envoyé, Monsieur le Président. Juge : Il y a un autre chef d’accusation lié à l’outrage à une institution, en l’occurrence le parlement algérien, où des messages ont été échangés entre vous et un membre de l’ambassade de France. Sansal : « je n’ai pas compris. Le juge explique : Il y a des messages via WhatsApp entre vous et l’actuel ambassadeur de France qui incluent une insulte à l’armée et aux institutions gouvernementales ? Sansal : Oui, je ne nie pas l’existence de ces messages, mais ils n’étaient qu’une conversation normale et ne contenaient aucune insulte. Le Juge : Une autre question, selon les résultats de la fouille électronique, des messages échangés entre vous et l’ancien ambassadeur de France en Algérie, où vous exprimiez votre satisfaction face à la situation actuelle en Algérie et ont été trouvés, vous lui disiez : « Je suis heureux, nous possédons du pétrole et Changriha ». Qu’entendez-vous par là ? Sansal : Oui, il y a eu des messages entre nous, nous sommes amis, dans lesquels je lui ai exprimé la réalité de la situation financière et sécuritaire en Algérie, et exprimé mon contentement de la situation sécuritaire et financière stable de notre pays. Cela n’inclut aucune insulte ou moquerie, et je n’avais aucune mauvaise intention derrière ces messages. Le juge : Qu’en est-il de l’article que nous avons trouvé en votre possession sur le sujet de la puissance militaire de l’Algérie et de l’armée ? Sansal : J’exprimais mon opinion en tant que citoyen algérien, et j’ai écrit cet article pour présenter mon point de vue sans aucune intention de nuire à l’institution militaire, que je respecte tant. Le juge : Il y a une autre accusation liée à l’atteinte à l’économie nationale, basée sur la recherche dans votre téléphone et la récupération de messages et de conversations personnelles avec l’ancien ambassadeur de France, où vous avez parlé à deux reprises des décisions de rejeter l’adhésion de l’Algérie aux BRICS. Sansal : Ces messages n’étaient qu’une conversation entre moi et l’ambassadeur, nous avons une amitié et non en vertu de sa position de diplomate français. Le juge : Que répondez-vous à l’accusation de diffusion de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité de l’Algérie à travers une interview té...
21min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : mécontent de la décision de la Justice française qui a refusé officiellement le 19 mars dernier d'extrader l'ancien ministre Abdeslam Bouchouareb, accusé de corruption et d'enrichissement illicite, le gouvernement algérien envisage sérieusement de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour demander une condamnation de la France et une décision qui l'oblige à rouvrir ce dossier judiciaire, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Les autorités algériennes veulent saisir la CEDH basée à Strasbourg pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une volonté manifeste de la part des autorités françaises d'offrir l'impunité et une protection à un ancien dirigeant politique algérien déchu et impliqué dans de graves scandales de corruption ou de détournement de fonds publics. Pour l'heure, les modalités de ce recours judiciaire n'ont pas été encore précisées, mais une réflexion sérieuse a été lancée pour mettre en place rapidement cette nouvelle procédure judiciaire. Il est à noter que toute personne physique, organisation non gouvernementale ou groupe de particuliers s’estimant victime de la violation commise par l’un des États Européens, membres d’un des droits garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme, peut saisir la CEDH pour dénoncer une violation ayant entraîné un préjudice important. Nos révélations et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Arrêtez tout et allez lire sans attendre le compte rendu du procès incroyablement délirant de Boualem Sansal qui s'est tenu le 20 mars dernier au tribunal de Dar El-Beida à Alger. L'audience a duré uniquement 20 minutes. 20 minutes seulement d'échanges entre Boualem Sansal, l'écrivain franco-algérien, et ses juges ont permis de dévoiler la chronique de la catastrophe qui ébranle de plein fouet la Justice Algérienne. Une justice totalement irrationnelle, extravagante et qui se nourrit de l'absurde. Et pour cause, toute l'affaire Boualem Sansal qui a provoqué un tollé international et une vague d'indignation planétaire repose au final sur... des messages personnels WhatsApp et des conversations privées de Boualem Sansal avec l'actuel ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet et un autre ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt. Des passages de ces échanges privés ont été instrumentalisés par la Justice algérienne pour accuser Boualem Sansal "d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à corps constitué (l’armée), d’atteinte à l’économie nationale et de détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité nationale". Pour appuyer ces accusations gravissimes, les juges algériens ont utilisé des messages personnels et totalement privés de Boualem Sansal y compris des propos extraits de blagues ou de traits d'humour retrouvés dans des conversations entre l'écrivain et Xavier Driencourt. A titre d'exemple, le passage suivant : "Pourquoi es-tu es heureux ? Parce qu’on a le pétrole et Chengriha" a été considéré comme une offense à Corps Constitué ! Le juge ayant présidé l'audience du procès a interrogé le plus sérieusement du monde Boualem Sansal sur ces propos privés et ces blagues personnelles échangées avec des contacts français. D'autres passages ont été exploités par les juges du tribunal de Dar El-Beida pour accabler Boualem Sansal. Il s'agit de propos échangés avec un "Kabyle" prénommé Yazid présenté comme membre du mouvement séparatiste "MAK" ou un commentaire concernant l'échec de l'Algérie dans le processus d'intégration au sein des BRICS+ en août 2023. Ce commentaire encore une fois totalement privé et contenu dans des messages WhatsApp a été considéré par la Justice Algérienne comme "une atteinte à l'économie nationale" ! Plongez avec nous dans les profondeurs du plus grand délire judiciaire de l'histoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25min | Published on March 22, 2025
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2,171 episodes


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Invité ce 24 mars sur BFMTV, Jordan Bardella, le Président du Rassemblement National, le grand mouvement de l'extrême droite française, a défendu une série de mesures à mettre en place pour faire comprendre au gouvernement algérien que «nous ne sommes pas sous sa tutelle». Alors que le pays dirigé par Abdelmadjid Tebboune refuse de récupérer ses ressortissants visés par une procédure d’expulsion, le président du Rassemblement national (RN) a fait part de son scepticisme face à la stratégie déployée par Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur. «Il ne s’agit plus désormais de discuter d’une riposte graduée mais de prendre des mesures extrêmement fermes», a défendu le nationaliste. Le député européen souhaite notamment abroger les accords de 1968, suspendre la délivrance des visas à tous les ressortissants algériens et stopper l’aide au développement à destination de l’Algérie. Autant de mesures de rétorsion face à un pays qui «multiplie les injures, pour ne pas dire les parjures, à l’égard de la France, de la République, de ses dirigeants». «L’Union européenne engage des appels à projet avec l’Algérie s’agissant de la gestion de l’eau là-bas, quand on sait que dans nos territoires d’outre-mer, 1 Français sur 3 n’a pas accès l’eau potable», s’est indigné Jordan Bardella, qui appelle à «fermer à la fois le robinet de l’immigration et le robinet des subventions». «Et accessoirement, empêcher les dirigeants algériens de venir se faire soigner en France tant qu’ils refuseront toute coopération», a ajouté le bras droit de Marine Le Pen, alors que la dette laissée par l’Algérie aux hôpitaux parisiens s’élevait à près de 45 millions d’euros en 2023. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
15min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Après trois ans de tensions diplomatiques, l’Espagne redevient l'amie de l'Algérie ! Depuis sa décision controversée de reconnaître la prétendue «marocanité» du Sahara occidental, l'Algérie a adopté une politique très agressive, hostile et malveillante à l'égard de l'Espagne. Pour rappel, Alger avait décidé de rappeler son ambassadeur au lendemain de la publication par Rabat d'un communiqué le 18 mars 2022, y indiquant que « l'Espagne considère l'initiative marocaine d'autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend », reprenant les affirmations du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Dans son message adressé au roi Mohammed VI, Sanchez annonçait ainsi non seulement la fin de la crise diplomatique et le rétablissement complet des relations entre les deux pays après de longs mois de crise, mais affirmait donc son soutien à l'intégrité territoriale du Maroc. Quelques semaines plus tard, en juin, Alger, ne se contentant pas de rappeler son ambassadeur et de lancer moult mesures économiques – augmentation du prix à l'export du gaz, suspension de lignes aériennes, blocages des importations d'Espagne –, est revenu à la charge après la confirmation de la position espagnole par Sanchez devant le Parlement, en suspendant la Traité d'amitié de bon voisinage et de coopération avec Madrid. Mais depuis le début de cette année 2025, l'Algérie a multiplié les gestes d’apaisement pour recoller les morceaux. Les premiers signes de détente sont apparus fin 2023, sans pour autant retrouver la relation privilégiée d’autrefois. Un ambassadeur espagnol a été nommé, et les échanges économiques ont repris timidement. Mais c’est véritablement la diplomatie qui a fait avancer le rapprochement, avec l’implication directe du président Abdelmadjid Tebboune. Ce dernier, le 22 mars dernier, lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, a affirmé sereinement que les relations entre l’Algérie et l’Espagne «ont repris leur cours normal après une période de froid diplomatique ». Il a précisé que les relations diplomatiques et commerciales sont actuellement au beau fixe, soulignant que l’Algérie prévoit d’importer une partie de son cheptel depuis l’Espagne. Quelles sont les raisons de ce changement "à 180 degrés" de la position algérienne à l'égard de l'Espagne ? Voici les éléments de réponse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
20min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Pour remporter son bras-de-fer diplomatique et politique avec la France, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune mise sur les tensions et divergences qui divisent au plus sommet de l'Etat français. Ces divisions ont éclaté récemment entre le Président français Emmanuel Macron et son ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Et le Pouvoir Algérien a élaboré une stratégie consistant à exploiter ces tensions entre Macron et Retailleau pour faire aboutir sa feuille de route et protéger ses intérêts stratégiques en France. Il faut savoir qu'effectivement, les agissements du ministre de l’Intérieur français font grincer des dents, y compris à l’Elysée, assure à ce propos la station de radio française RTL qui note que le fait que Bruno Retailleau s’arroge des prérogatives qui relèvent du ministère des Affaires étrangères ou même du président français commence à poser problème. On s’agace sur un point précis – et c’est un ami du chef de l’Etat qui le confie à RTL – Emmanuel Macron déteste qu’on empiète sur son domaine réservé. Le président de la République n’apprécie pas du tout que l’action d’un ministre déborde sur ses prérogatives : la diplomatie et en l’occurrence les relations diplomatiques avec l’Algérie, indique la chaîne de radio. Dans l’entourage du chef de l’Etat (français), on rappelle que c’est Emmanuel Macron qui a fixé l’agenda des relations avec l’Algérie (…) que c’est le président, pas le ministre de l’Intérieur, qui gère la diplomatie, poursuit RTL. Le palais présidentiel rappelle que ce ne sont pas les agendas des ministres ou leurs ambitions politiques qui doivent guider les relations avec un pays étranger. Un petit rappel un peu sec, comme si la volonté du ministre de l’Intérieur d’aller au bras de fer commençait à devenir un problème, signale la chaîne française. Elle affirme clairement, par ailleurs, que Bruno Retailleau, à travers ses attitudes agressives vis-à-vis de l’Algérie, sert l’agenda politique de son parti et son ambition personnelle d’homme politique. « Bruno Retailleau est aussi un ministre de l’Intérieur en campagne » pour son parti Les Républicains. « Ne rien céder, aller au bras de fer, voilà ce qu’ont en tête les militants que Bruno Retailleau doit convaincre pour être élu président des Républicains », soutient RTL. Le journal le Parisien fait lui aussi état de l’embarras du gouvernement français devant le comportement du ministre de l’Intérieur. « Dans les arcanes du pouvoir, le sujet, explosif, embarrasse », signale le journal. « Je ne comprends pas la stratégie de Bruno Retailleau, confie un ministre. Il radicalise son discours pour coller à l’opinion, mais il n’obtient aucun gain », indique le journal. « L’intérêt de la France et de millions de ses citoyens ne peut être confisqué pour servir le congrès de LR. Nous voulons paix, respect et amitié réciproque », soutient le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, également cité par le journal. Le Parisien signale au passage que le L’Elysée n’avait pas été avisé au sujet de la mise en exécution des derniers OQTF (Ordre de quitter le territoire français) qui concernait des ressortissants algériens. Une initiative du ministre de l’Intérieur français, lui-même, semble-t-il. « Macron était content de Retailleau au démarrage à Beauvau siège du ministère de l’Intérieur. Mais il est agacé par le fait qu’il soit candidat à la présidence de LR. Et ça le rend dingue qu’il ouvre sa gueule sur l’Algérie », assure un proche du chef de l’Etat français, informe le Parisien. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
18min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Alors que Paris et Alger s’enfoncent dans une crise diplomatique dont on ne voit pas le bout, l’Italie et l’Algérie n’ont de cesse d’afficher leur parfaite concorde. Dès son arrivée à la tête de l’exécutif italien en 2022, la présidente d’extrême droite du conseil, Giorgia Meloni, a eu un regard critique sur l’action de la France sur le continent africain. Elle cultive soigneusement ses relations avec l'Algérie devenu son premier fournisseur en gaz naturel depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et de son côté, le Pouvoir Algérien a su comment instrumentaliser et exploiter la rivalité politique croissante entre Rome et Paris pour se positionner en force sur l'échiquier politique régional avec toujours pour objectif de trouver en permanence un contrepoids à l'influence géopolitique de la France au Maghreb. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
24min | Published on March 24, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Abdelmadjid Tebboune a répondu hier samedi 22 mars lors d'une interview diffusée par les médias algériens aux critiques adressées à l'Algérie sur la question de la liberté d'expression. Le Président algérien a affirmé à ce sujet que ces critiques visaient principalement à "déstabiliser le pays", soutenant que "quiconque emprunte cette voie est un agent et fait partie de la cinquième colonne". Evoquant la notion de démocratie, Abdelmadjid Tebboune a expliqué que "privilégier une opinion par rapport à une autre en se basant sur des principes biaisés serait injuste et contraire aux fondements et valeurs de notre société". L'Algérie "n'est pas un Etat totalitaire" comme certains tentent de le faire croire sous couvert de "liberté d'expression", a insisté le président algérien, ajoutant que la société algérienne a "ses spécificités qu'il faut respecter". Le chef de l'Etat s’est en outre interrogé sur le deux poids deux mesures appliqué à la notion de liberté d’expression, en référence aux journalistes suspendus pour avoir parlé de la situation en Palestine. "C’est ce qu’ils essaient de faire avec nous, mais ils ne nous feront pas taire", a-t-il assuré. Force est de constater que cette analyse d'Abdelmadjid Tebboune est largement et entièrement éloignée de la réalité du terrain, la réalité que vivent ou subissent au quotidien les Algériennes et Algériens. Les emprisonnements arbitraires sont toujours d'actualité, les opposants réprimés, les journalistes indépendants harcelés ou censurés sans oublier de nombreuses personnalités nationales exilées de force ou réduites au silence par la contrainte. Et pourtant, depuis février 2019, la société algérienne a clairement et fortement exprimé son désir profond de vivre dans un pays de démocratie, Etat de Droit, d'alternance au pouvoir, de droits civiques et de libertés publiques respectés, tolérés et protégés. C'est, malheureusement, le Pouvoir aux commandes du pays qui n'a jamais respecté ses revendications spécifiques de la population algérienne. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Lors de son entrevue périodique avec les médias de la presse algérienne, diffusée samedi soir sur les chaines de Télévisions et de Radios nationales, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune a abordé la question des Algériens sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), dossier qui a enflammé les esprits à Paris début janvier quand des influenceurs, accusés d'avoir menacé des opposants au pouvoir algérien exilés en France, ont été expulsés mais immédiatement refoulés par l'Algérie. La crise a atteint son paroxysme après l'attentat de Mulhouse (est) ayant fait un mort, commis par un Algérien qui avait fait l'objet de plusieurs OQTF, refusées par l'Algérie. Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau a menacé d'une "riposte graduée" si l'Algérie continue de refuser d'admettre ses ressortissants expulsés. Abdelmadjid Tebboune a cité le cas d'un Algérien placé sous OQTF pour avoir "dénoncé le génocide à Gaza". "Ce sont des dizaines de cas par jour, c'est la liberté d'expression", a-t-il plaidé. Tebboune a réagi également à la déprogrammation du documentaire « Algérie, sections armes spéciales » par France 2, la chaîne de télévision publique français, en estimant que "la France officielle a reconnu l’assassinat de Ben M’hidi. L’histoire nous la connaissons. On ne refait pas l’histoire. Cela nous ramène à la question de la mémoire". "Quand on met la poussière sous le tapis, cela devient irrespirable (pour la France). Cela nous renvoie à la liberté d’expression", note le président de la République, citant Jean-Michel Apathie, les "Dreyfusards" et les OQTF (dont celui qui a dénoncé le génocide à Ghaza). "Pour eux (les Français), la liberté est je dis ce que je veux et tu te la fermes: On ne se la ferme pas", a-t-il martelé, ajoutant qu'il "faut savoir raison garder. Il y a des Français qui nous aiment et qui nous ont aidés". "Il y a des journalistes français honnêtes et courageux qui disent la vérité. On a beaucoup d’amis en France comme Audin, Maillot, Sartre, de Beauvoir, Simone Veil, Gisèle Halimi", a encore souligné le Président Algérien. Si ce dernier a totalement le droit d'avoir un regard critique sur la liberté d'expression en France, ne devrait-il pas pour autant faire preuve d'exemplarité et mettre fin, d'abord, aux persécutions dont sont victimes au quotidien les journalistes en Algérie avant de répondre aussi fermement aux détracteurs de l'Algérie en France et dans le monde ? Analyse, débat et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Dans la profonde crise diplomatique que traversent actuellement Paris et Alger, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a choisi, samedi 22 mars, de jouer la carte de l’apaisement. « Pour ne pas tomber dans le brouhaha ni le capharnaüm politique là-bas [en France], je dirais seulement trois mots : nous, on garde comme unique point de repère le président Macron », a déclaré Abdelmadjid Tebboune, en soirée, lors d’une interview avec un groupe de journalistes de médias publics, retransmise par la télévision algérienne. Il y a eu « un moment d’incompréhension, mais il reste le président français et tous les problèmes doivent se régler avec lui ou avec la personne qu’il délègue, à savoir les ministres des affaires étrangères entre eux », a-t-il poursuivi. Pour M. Tebboune, le contentieux actuel a été « créé de toutes pièces » mais désormais « il est entre de bonnes mains ». Il a cité notamment le ministre des affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf, « qui a toute ma confiance ». Plusieurs communiqués de son ministère ont décrit l’Algérie comme victime d’une cabale de « l’extrême droite française revancharde et haineuse ». On est face à « deux Etats indépendants, une puissance européenne et une puissance africaine, et on a deux présidents qui travaillent ensemble, tout le reste ne nous concerne pas », a ajouté M. Tebboune. « [Emmanuel Macron est] mon alter ego, on a eu des moments de sirocco, des moments de froid » mais « c’est avec lui que je travaille ». Au sujet des visites des officiels français dans les territoires sahraouis occupés, il a fait remarquer que ces visites "ne sont pas une provocation"'. "Le jour où je comprendrai, j’expliquerai. Nous ne sommes pas dupes. Nous savons que l’histoire de l’autonomie est française avant qu’elle ne soit défendue par nos voisins de l’Ouest. La France et le Maroc s’entendent bien et cela ne nous dérange pas. Cette manière ostentatoire pose un problème. Elle dérange l’ONU et la légalité internationale", a-t-il souligné. Force est ainsi de constater que le discours de Tebboune sur les origines de la crise avec la France a totalement évolué, mais pour ne pas dire changé radicalement. Ce n'est plus le Maroc et le Sahara Occidental qui causent problème dans les relations entre l'Algérie et la France. Sur ce sujet, il apparaît clairement que le Président algérien a fait une "reculade" à la suite d'une remise en cause de sa politique initialement prévue lors du déclenchement de la crise politique avec Paris à la fin du mois de juillet 2024. Par ailleurs, le Président algérien a subtilement décoché des flèches contre le ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau. Explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
23min | Published on March 23, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : nous avons fait le choix de publier et de traduire le compte-rendu de l’audience du procés de Boualem Sansal qui s’est tenu à Alger ce jeudi 20 Mars. Ce texte est le récit complet, précis et, surtout, sidérant des échanges qui se sont déroulés au tribunal de Dar El-Beida entre Boualem Sansal et les juges Algériens. "Le juge procède à l’interrogatoire de l’accusé Boualem Sansal. Le juge : Parlez-vous arabe ? Sansal : Monsieur le Président, franchement, je ne le maîtrise pas. Juge : Et Darija ? Nous parlerons « en langage familier », essayez de répondre autant que possible et de comprendre les questions qui vous seront posées. Le prévenu — Je ne comprends pas non plus le dialecte, Monsieur le Président. Le juge demande à Sansal son nom complet, vérifie son identité, sa date de naissance et ses informations personnelles, puis énumère les accusations : Délits d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à un corps constitué, de pratiques qui nuiraientt à la sécurité nationale et à l’économie nationale, de possession de vidéos qui menacent la sécurité nationale. Reconnaissez-vous ces accusations ou niez-vous ? Sansal : Non, Monsieur le Président, je nie catégoriquement ces accusations. Le juge : Une fouille électronique de vos appareils, y compris un téléphone portable, a permis de découvrir un message adressé à une personne nommée « Yazid », qui appartient au mouvement « MAK », lui disant que vous êtes satisfait de ce que l’organisation fait pour obtenir l’indépendance et la sécession de la région de la Kabylie. SANSAL : Non, je ne le lui ai pas envoyé, Monsieur le Président. Juge : Il y a un autre chef d’accusation lié à l’outrage à une institution, en l’occurrence le parlement algérien, où des messages ont été échangés entre vous et un membre de l’ambassade de France. Sansal : « je n’ai pas compris. Le juge explique : Il y a des messages via WhatsApp entre vous et l’actuel ambassadeur de France qui incluent une insulte à l’armée et aux institutions gouvernementales ? Sansal : Oui, je ne nie pas l’existence de ces messages, mais ils n’étaient qu’une conversation normale et ne contenaient aucune insulte. Le Juge : Une autre question, selon les résultats de la fouille électronique, des messages échangés entre vous et l’ancien ambassadeur de France en Algérie, où vous exprimiez votre satisfaction face à la situation actuelle en Algérie et ont été trouvés, vous lui disiez : « Je suis heureux, nous possédons du pétrole et Changriha ». Qu’entendez-vous par là ? Sansal : Oui, il y a eu des messages entre nous, nous sommes amis, dans lesquels je lui ai exprimé la réalité de la situation financière et sécuritaire en Algérie, et exprimé mon contentement de la situation sécuritaire et financière stable de notre pays. Cela n’inclut aucune insulte ou moquerie, et je n’avais aucune mauvaise intention derrière ces messages. Le juge : Qu’en est-il de l’article que nous avons trouvé en votre possession sur le sujet de la puissance militaire de l’Algérie et de l’armée ? Sansal : J’exprimais mon opinion en tant que citoyen algérien, et j’ai écrit cet article pour présenter mon point de vue sans aucune intention de nuire à l’institution militaire, que je respecte tant. Le juge : Il y a une autre accusation liée à l’atteinte à l’économie nationale, basée sur la recherche dans votre téléphone et la récupération de messages et de conversations personnelles avec l’ancien ambassadeur de France, où vous avez parlé à deux reprises des décisions de rejeter l’adhésion de l’Algérie aux BRICS. Sansal : Ces messages n’étaient qu’une conversation entre moi et l’ambassadeur, nous avons une amitié et non en vertu de sa position de diplomate français. Le juge : Que répondez-vous à l’accusation de diffusion de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité de l’Algérie à travers une interview té...
21min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : mécontent de la décision de la Justice française qui a refusé officiellement le 19 mars dernier d'extrader l'ancien ministre Abdeslam Bouchouareb, accusé de corruption et d'enrichissement illicite, le gouvernement algérien envisage sérieusement de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour demander une condamnation de la France et une décision qui l'oblige à rouvrir ce dossier judiciaire, a pu confirmer Algérie Part au cours de ses investigations. Les autorités algériennes veulent saisir la CEDH basée à Strasbourg pour dénoncer ce qu'elles considèrent comme une volonté manifeste de la part des autorités françaises d'offrir l'impunité et une protection à un ancien dirigeant politique algérien déchu et impliqué dans de graves scandales de corruption ou de détournement de fonds publics. Pour l'heure, les modalités de ce recours judiciaire n'ont pas été encore précisées, mais une réflexion sérieuse a été lancée pour mettre en place rapidement cette nouvelle procédure judiciaire. Il est à noter que toute personne physique, organisation non gouvernementale ou groupe de particuliers s’estimant victime de la violation commise par l’un des États Européens, membres d’un des droits garantis par la Convention européenne des droits de l'Homme, peut saisir la CEDH pour dénoncer une violation ayant entraîné un préjudice important. Nos révélations et explications. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
13min | Published on March 22, 2025


Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Arrêtez tout et allez lire sans attendre le compte rendu du procès incroyablement délirant de Boualem Sansal qui s'est tenu le 20 mars dernier au tribunal de Dar El-Beida à Alger. L'audience a duré uniquement 20 minutes. 20 minutes seulement d'échanges entre Boualem Sansal, l'écrivain franco-algérien, et ses juges ont permis de dévoiler la chronique de la catastrophe qui ébranle de plein fouet la Justice Algérienne. Une justice totalement irrationnelle, extravagante et qui se nourrit de l'absurde. Et pour cause, toute l'affaire Boualem Sansal qui a provoqué un tollé international et une vague d'indignation planétaire repose au final sur... des messages personnels WhatsApp et des conversations privées de Boualem Sansal avec l'actuel ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet et un autre ancien ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt. Des passages de ces échanges privés ont été instrumentalisés par la Justice algérienne pour accuser Boualem Sansal "d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à corps constitué (l’armée), d’atteinte à l’économie nationale et de détention de vidéos et de publications menaçant la sécurité et la stabilité nationale". Pour appuyer ces accusations gravissimes, les juges algériens ont utilisé des messages personnels et totalement privés de Boualem Sansal y compris des propos extraits de blagues ou de traits d'humour retrouvés dans des conversations entre l'écrivain et Xavier Driencourt. A titre d'exemple, le passage suivant : "Pourquoi es-tu es heureux ? Parce qu’on a le pétrole et Chengriha" a été considéré comme une offense à Corps Constitué ! Le juge ayant présidé l'audience du procès a interrogé le plus sérieusement du monde Boualem Sansal sur ces propos privés et ces blagues personnelles échangées avec des contacts français. D'autres passages ont été exploités par les juges du tribunal de Dar El-Beida pour accabler Boualem Sansal. Il s'agit de propos échangés avec un "Kabyle" prénommé Yazid présenté comme membre du mouvement séparatiste "MAK" ou un commentaire concernant l'échec de l'Algérie dans le processus d'intégration au sein des BRICS+ en août 2023. Ce commentaire encore une fois totalement privé et contenu dans des messages WhatsApp a été considéré par la Justice Algérienne comme "une atteinte à l'économie nationale" ! Plongez avec nous dans les profondeurs du plus grand délire judiciaire de l'histoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
25min | Published on March 22, 2025